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Les 5 plus gros mythes sur Photoshop qui t’empêchent d’atteindre ton plein potentiel

Depuis que j’enseigne la photographie, j’ai entendu énormément de commentaires de gens qui ne veulent toucher à Photoshop sous aucun prétexte. Je comprends ça.

Le web est rempli de commentaires de gens qui ont essayé d’utiliser Photoshop et qui ont eu de mauvais résultats. Ensuite, ils disent à qui veut l’entendre à quel point Photoshop est horrible! Ça, c’est décourageant et ça ne donne pas envie de s’y mettre. 

Par contre, il y a un gros problème avec ça. Sans Photoshop, on ne peut simplement pas atteindre le plein potentiel de nos photos ou rendre notre workflow optimal. Point. 

Alors, aujourd’hui, j’avais envie d’écrire sur les plus gros mythes sur Photoshop, afin de t’aider à apprivoiser la bête une fois pour toutes et abandonner les croyances qui t’en empêchent. C’est parti!  

Mythe numéro 1 : Photoshop, c'est vraiment compliqué


Tu cliques sur un outil, 3 autres apparaissent. Tu cliques sur ta photo pour retoucher quelque chose, un message d’erreur apparaît. Tu recommences, encore pareil. Les outils que l’instructeur utilise dans sa vidéo YouTube ne sont nulle part sur ton écran. Etc. Etc. Etc.

Si ça t’arrive, tu n’es pas seul. Même qu’au moment même où tu lis ces lignes, je parie que c’est en train d’arriver à quelqu’un.

Mais ce n’est pas parce que Photoshop est si complexe que ça. En réalité, Photoshop peut être très simple. 

La vraie raison pourquoi photoshop semble compliqué...et comment le simplifier

Le problème, c’est que la plupart des gens ne l’abordent pas de la bonne manière. Ils pensent qu’il faut simplement cliquer sur quelque chose pour l’effacer, le déplacer, le transformer. Ils pensent qu’une retouche est censée se faire en une seule étape avec un outil magique caché quelque part. 

Mais inévitablement, quand on essaie de tout faire en une seule étape, ça ne marche jamais. 

Ensuite, ils pensent qu’on peut passer l’étape d’apprendre le fonctionnement de base du logiciel avant de sauter dans les retouches. Qu’ils peuvent juste aller voir un tutoriel sur YouTube pour retoucher un truc précis et suivre les étapes. Ça, c’est un désastre assuré!

Pourquoi? Parce que la plupart des instructeurs passent par des chemins vraiment complexes avec des outils compliqués que tu n'utiliseras probablement plus jamais, sans t’expliquer les bases les plus fondamentales. Donc tu n'arrives pas à maîtriser quoi que ce soit. 

Les 6 outils qui vont faire la plus grosse différence

Je te garantis une chose. Tu peux devenir un maître de la retouche de portrait dans Photoshop en connaissant juste SIX outils et fonctions. SIX. 

Les voici :

  1. L’outil Pinceau
  2. L’outil correcteur et correcteur localisé
  3. L’outil tampon
  4. Le fonctionnement des calques
  5. Le fonctionnement des calques de réglages
  6. Le fonctionnement des masques

Si tu comprends bien le fonctionnement de chacun de ces outils et fonctions, je te promets que tout va bien aller pour retoucher au moins 80 à 90% des choses qui t’énervent dans tes photos et avoir de magnifiques résultats.

Mythe numéro 2 : Photoshop, c'est vraiment cher 


Plusieurs me disent qu’ils n’ont pas envie de s’abonner au logiciel et payer un montant par mois. Après tout, quand on consulte le site web d’Adobe, Photoshop est affiché à 28$ canadiens par mois. Cela fait cher assez rapidement, et je comprends.

Toutefois, plusieurs ne le savent pas, mais il existe une formule spéciale exprès pour les photographes, à seulement 13$ canadiens par mois. La formule comprend toutes les mises à jour de Photoshop, Lightroom Classic, Lightroom mobile, Photoshop express pour mobile, en plus de plein de bonus intéressants.

Parmi mes bonus préférés, on retrouve Adobe Portfolio, qui permet de se créer un beau site web pour afficher son travail complètement gratuitement, ainsi que Creative Cloud express, qui ressemble énormément à Canva. 

Petite démonstration d'Adobe portfolio, qui est gratuit avec ton abonnement à Creative cloud!

Dans le passé, acheter la dernière version de Lightroom coûtait environ 100$ par an, et Photoshop environ 600$. 

Avec tous les ajouts du forfait Creative Cloud pour la photographe, de payer 156$ canadiens par an pour avoir toujours la dernière version des logiciels les plus utilisés par les pros de l’industrie, ça semble bien peu en comparaison…surtout qu’on peut annuler l’abonnement à tout moment si on n’en a plus besoin.

Alors, pourquoi se contenter d’autres logiciels moins performants pour éviter de s’abonner? 

Mythe numéro 3 : Je n’ai pas besoin de Photoshop pour faire de belles photos, je veux juste faire des corrections mineures


Lightroom Classic est maintenant très puissant. Pour quelqu’un qui n’a que des retouches globales à faire, ou seulement de toutes petites retouches très mineures, Lightroom peut tout à fait convenir.

Je le crois sincèrement. J’ai d’ailleurs créé une formation complète sur la retouche de portrait en utilisant seulement Lightroom, exprès pour les gens qui n’ont pas envie de s’aventurer dans Photoshop, que tu peux voir en cliquant ici.

Lightroom ne peut pas tout faire : ce que Photoshop fait mieux...


Qu’est-ce qui arrive si on doit retoucher une distraction plus importante? Que faire si on a une retouche un peu plus complexe? 

Lightroom ne peut tout simplement pas remplacer un visage dans une photo de groupe, enlever efficacement les mauvais plis dans les vêtements, changer entièrement un arrière-plan, enlever un reflet de lunette, etc.

Si on essaie de faire ce genre de retouche, on ne trouvera dans Lightroom que de la frustration, et beaucoup de ralentissement de l’ordinateur. 

Bref, tu auras compris que Lightroom, bien que très efficace pour la plupart des retouches qu’on doit faire tous les jours, il faut apprendre Photoshop pour sauver des photos qui seraient bonnes pour la poubelle autrement. 

En plus, comme mentionné au point précédent, que tu aies Lightroom seulement ou Lightroom ET Photoshop…c’est le même prix!

Mythe numéro 4 : Retoucher dans Photoshop, c’est beaucoup trop long


Je vais y aller avec une métaphore. Qu’est-ce qui va plus vite? Construire la charpente d’une maison avec un simple marteau et des clous ou apprendre comment manoeuvrer une cloueuse pneumatique? 

Oui, tu vas pouvoir construire la maison avec ton marteau et tes clous, mais ça va prendre une éternité. La cloueuse, elle, ira beaucoup plus vite, même si elle demande un temps d’adaptation et plus de prudence au début.

Avec Photoshop, c’est pareil. Tu as à ta disposition plein d’outils pour faire les retouches que tu veux. Il y a mille et une façons d’arriver à ton but. 

Par contre, pour 10 façons de faire, il y en a 7-8 qui ne sont pas terribles…et elles sont lentes et compliquées! 

Mon conseil : réfère-toi à des pros qui connaissent le logiciel par cœur pour connaître les façons les plus efficaces de faire les choses. Crois-moi, ça peut être très simple, surtout si tu connais bien les 6 outils et fonctions que j’ai nommés au point 1!

Mythe numéro 5 : Photoshop dénature les gens! Je n’ai pas envie que mes sujets aient l’air d’avoir la peau en plastique!

Comme dans toute chose, tout est une question de dosage. Il existe des méthodes de retouche de peau, par exemple, qui rendent la peau beaucoup trop lisse et floue. 

Un petit peu trop d’intensité sur l’effet, et WOUPS on l'échappe. 

Si tu as peur de faire des retouches qui donnent ce genre de résultat un peu trop artificiel, je te comprends! Par contre, on peut éviter cela en changeant nos méthodes de retouche!

Pour bien retoucher sans que ce soit trop, il faut utiliser les bonnes techniques!


Il existe des méthodes qui respectent beaucoup plus les détails de la photo pour accentuer et parfaire ce qui est déjà là… plutôt que de tout bousiller.

Par exemple, la séparation de fréquences est une technique de retouche de peau très populaire puisqu’elle donne généralement de bons résultats rapidement. Par contre, il est facile d’en faire trop en ajoutant trop de flou. 

Bien que c’était ma méthode préférée lorsque j’ai débuté ce blogue (tu peux d’ailleurs trouver mon tuto à ce sujet ici), je préconise plutôt la méthode de dodge and burn désormais pour égaliser le teint sans rendre la peau floue et sans détails. 

Cette méthode consiste à éclaircir les zones trop foncées et rendre plus sombres les zones trop claires. En minimisant les écarts entre les couleurs, on obtient un teint plus harmonieux…mais sans effacer la texture qui fait de nous des…HUMAINS.

TLDR : Alors, comment on fait pour apprivoiser Photoshop?

D’abord, il faut aborder Photoshop comme un outil puissant pour la retouche d’image, qui peut carrément faire de petits miracles… et non comme un gros monstre qui n’attend que le bon moment pour faire exploser nos ordinateurs. 

La formule d’Adobe Creative Cloud pour la photographie à 13$ par mois est très accessible et avantageuse pour tout ce qu’elle contient, donc on peut s'y mettre à peu de frais et cesser les paiements si on change d’avis.

Ensuite,  au lieu de chercher des tutoriels de qualité variable sur le web et de se lancer dans la gueule du loup les yeux fermés, il vaut mieux apprendre les outils et fonctions les plus essentiels et leur fonctionnement avec une bonne formation structurée donnée par de vrais experts.

En ayant des bases solides, on évite les erreurs irritantes qui nous ralentissent dans notre travail et on bâti notre confiance une étape à la fois, dans la bonne séquence. 

Pour cela, je recommande ma formation Les essentiels de Photoshop, une formation de 11h de vidéos pour maîtriser le logiciel le plus puissant du monde, afin que tu puisses retoucher avec confiance sans frustration!

En plus, si tu bloques, mon équipe et moi sommes là pour t’aider à continuer! 

Au plaisir de t’accompagner dans tes belles retouches! 

À bientôt, 

Ton inspiratrice


à propos de moi

Je m'appelle Joannie Therrien. Ma mission? Inspirer les photographes passionnés de portrait à créer des photos dont ils sont fiers, se sentir accomplis dans leur art et affirmer leur créativité.

Photographe professionnelle depuis 2015, mais passionnée de photo depuis bien plus longtemps, j'ai touché à environ tous les créneaux photo imaginables, avant de découvrir une passion encore plus grande : l'enseignement! Pour te donner une idée, chacun de mes contrats se transformait en une cours de photographie 101 pour mes clients...qui devaient me trouver un peu intense!  

C'est ainsi que désormais, plusieurs photographes me choisissent comme mentor à cause de mon approche honnête, simple, factuelle et surtout, humaine. Parce qu’être photographe, c’est bien plus que de peser sur un piton : c'est mon oxygène.

Comment faire de belles photos avec un seul flash

Quand on débute en photographie de studio pour faire de beaux portraits, c’est normal de se sentir perdu. Après tout, savoir quel genre d’éclairage acheter, quels accessoires utiliser, où placer notre source de lumière et à quelle puissance, ce n’est pas simple!

En plus, il y a énormément de photographes qui montrent leurs méthodes d’éclairage dans des studios hyper grands, et avec 3 ou 4 flashs. 

Alors, pas étonnant qu’on pense avoir besoin de plusieurs flashs, d’une foule d’accessoires et d’un énorme studio pour réaliser de beaux portraits…ce qui peut donner l’impression que de réussir un bel éclairage avec peu de moyens, c’est quasiment mission impossible. 

Mais aujourd’hui, je veux te prouver que ce n’est pas le cas. 

Je vais t’enseigner comment j’arrive à faire de superbes photos avec un seul et unique flash! 

Étape 1 : utiliser le bon modificateur de lumière

Un modificateur de lumière, c’est un accessoire qu’on va poser sur le flash dans le but de (tu l’auras deviné) modifier la lumière! 

Pourquoi doit-on modifier la lumière? Parce que si tu utilises ton flash nu sans aucun accessoire, la lumière qui va en sortir ne donnera pas un bel effet sur le visage. 

Les ombres seront très foncées et découpées au couteau, ton sujet va avoir le visage tout brillant, et cela va accentuer tous les défauts sur son visage, comme sur cette photo :

jeune femme assise sur le sol dans un studio de photographie, éclairée au flash avec une lumière dure

On appelle ça de la lumière dure.

Donc, il faut ajouter un accessoire à notre flash pour rendre la lumière plus douce, afin de réduire les reflets de lumière et les ombres trop marquées sur le visage, comme ceci :

Insert Image

Comment choisir le bon modificateur de lumière? 

Je vais te simplifier la vie : peu importe la forme et le style de modificateur de lumière, que ce soit un softbox octogonal, un softbox carré ou rectangulaire, un parapluie…tu ne verras pratiquement aucune différence sur la qualité de la lumière sur ton sujet, si ceux-ci sont tous de la même taille et placés au même endroit. 

Pour te le prouver, j’ai fait un article pour comparer les différents modificateurs de taille similaires que tu peux lire ici.

Certains me diront que la profondeur et la forme du modificateur influencent la largeur du jet de lumière, et ils ont raison.

Toutefois, quand tu choisis ton premier modificateur de lumière, ce n’est pas le temps de penser à ça.  La seule chose dont tu dois te préoccuper, c’est sa TAILLE. 

Plus la source de lumière est grande en relation avec le sujet, plus la lumière sera douce. Inversement, plus la source de lumière est petite par rapport au sujet, plus la lumière est dure. 

Donc, il te faut un modificateur de lumière qui sera suffisamment grand pour avoir de la lumière douce, tout en étant assez petit pour que tu puisses le placer assez haut, même dans une petite pièce. 

Donc, un modificateur d’environ 120 centimètres sera un excellent choix. Mes préférés sont ce parapluie neewer et ce parapluie de chez paul C buff, que j’utilise avec le tissu extérieur noir. Avant que tu me poses la question : oui, ça fonctionne aussi avec un softbox carré ou rectangulaire de taille similaire! 

Étape 2 : placer le modificateur de lumière à la bonne hauteur

Une erreur fréquente en éclairage est de positionner notre source lumineuse principale trop haute ou trop basse.

Trop haute, les yeux seront plongés dans l’ombre. Il n’y aura pas de reflet de lumière dans les yeux du modèle, ce qui donne un regard sans vie. 

De plus, si la source de lumière est trop latérale ou trop haute en relation avec le sujet, la texture de peau devient plus apparente, ce qui n’est pas souhaitable.

À l’inverse, si on positionne la source lumineuse trop bas, l’éclairage devient très plat, ce qui enlève complètement l’effet 3 dimensions sur le visage. 

Pire encore, lorsque la source est très basse, on voit apparaître des ombres indésirables sur le visage. De l’ombre apparaît au-dessus de la lèvre supérieure, donnant l’effet d’une moustache. On voit aussi apparaître de l’ombre au-dessous des pommettes, ce qui donne l’impression que le sujet est très cerné. 

Alors, quelle est la hauteur idéale? Je te dirais que si le bas de ton modificateur de lumière est environ entre la hauteur des yeux de son sujet et son menton, c’est une très bonne position pour éviter les ombres disgracieuses. 

Étape 3 : placer le modificateur au bon endroit par rapport à ton modèle

On me demande souvent quel est le meilleur endroit pour placer la lumière principale par rapport au sujet.

La vérité, c’est qu’il n’y a pas de position idéale, puisque cela dépend du goût du photographe et de la morphologie du sujet. 

Plusieurs positions d’éclairage donnent de bons résultats…et d’autres, pas vraiment! 

Pour te simplifier la vie, voici quelques conseils faciles à suivre. 

  1. Ne positionne pas ta source de lumière trop latéralement par rapport à ton modèle, pour éviter de trop faire apparaître d’ombres indésirables et faire ressortir les imperfections de la peau. 
  2. De manière générale, le nez du sujet devrait être tourné au moins minimalement vers la source de lumière.

Pour t’aider, voici un cadran de positionnement de la lumière avec, en vert, les positions de lumière que je juge favorables, et en rouge, celles que je n’aime pas, en supposant que le sujet a les épaules légèrement de trois quarts vers notre gauche. 

Étape 4 : ajuster la puissance du flash, les réglages de l’appareil photo, et ajuster le niveau de contraste

Maintenant que tu as installé ton flash au bon endroit par rapport à ton sujet, tu devrais avoir une installation similaire à ceci. Personnellement, j’ai placé mon flash pour qu’il ne soit pas aligné directement vers moi, ce qui rend la lumière un peu plus douce. Je me suis positionnée un peu en retrait derrière le flash, ce qui m’a donné un éclairage que j’aimais.

Toutefois, il reste à déterminer la bonne combinaison de réglages pour l’appareil photo et le flash. La bonne combinaison de réglages dépend de plusieurs facteurs :

  1. Le niveau de contrôle que tu as sur ton flash et sa puissance (et l’exposition qui en résulte)
  2. La quantité de profondeur de champ que tu veux
  3. Le niveau de contraste que tu veux avoir entre ton flash et l’éclairage ambiant, s’il y a lieu 

Tu peux faire ces choix dans n’importe quel ordre, selon ce qui importe le plus pour toi au niveau du résultat. 

Tu veux plus ou moins de profondeur de champ? Utilise une petite ouverture ou une grande ouverture dans ta combinaison de réglages, puis ajuste la puissance du flash et complète avec un réflecteur. 

Tu veux intégrer de la lumière ambiante pour déboucher les ombres? Ajuste les réglages de ton appareil pour la lumière ambiante, puis ajuste ensuite le flash.

Comment ajuster les réglages de l’appareil et la puissance du flash avec la lumière ambiante comme remplissage? 

Pour ma photo, j’ai choisi d’utiliser ma porte-fenêtre et la lumière naturelle pour déboucher les ombres dans ma photo et réduire le contraste. 

Donc, j’ai commencé par choisir une combinaison de réglages pour obtenir une photo sous-exposée par la lumière naturelle avant d’intégrer mon flash. Cette photo sous-exposée m’indique à quel point les parties non éclairées par le flash seront claires, ou sombres.

Plus ta photo est sous-exposée, plus les ombres seront foncées. Moins elle est sous-exposée, plus les ombres laissées par le flash seront claires. 

Les réglages que j’ai obtenus étaient  f/5.6, 1/100s, iso 100. Attention! Peu importe le niveau de lumière ambiante que tu veux, il faut que la vitesse d’obturation soit de moins de 1/200s ou 1/250s selon l’appareil.

Ensuite, j’ai allumé mon flash et réduit sa puissance jusqu’à obtenir la bonne exposition. Je ne te donnerai toutefois le réglage exact de mon flash, puisque ton flash est probablement différent du mien de toute manière. Dans mon cas, le flash était à sa puissance minimale, mais ça pourrait être différent si ton flash est moins puissant ou possède plus de possibilités de réglages que le mien.

Voici le résultat obtenu ensuite.

En conclusion : comment faire de belles photos avec un seul flash?

Comme tu as pu le constater, obtenir un éclairage flatteur et bien balancé avec un seul flash, c’est possible!

Il suffit d’avoir un modificateur de lumière de bonne taille (de plus ou moins 120 centimètres), de le placer à la bonne hauteur et en bonne position par rapport au modèle, et de gérer le contraste avec un simple réflecteur…ou la lumière ambiante! 

J’espère que ce petit tuto va te motiver à faire des photos avec 1 seul flash! 

Après tout, une bonne photo, ça n’a pas besoin d’être compliqué! 

À bientôt! 

Ton inspiratrice

PS : Tu aimerais relever le défi et recevoir mon feedback sur tes photos? Joins mon groupe L’École des Photographes Inspirés sur Facebook et partage ta photo! Qui sait…je présenterai peut-être ta photo dans une de mes vidéos!

à propos de moi

Je m’appelle Joannie Therrien. Ma mission? Inspirer les photographes passionnés de portrait à créer des photos dont ils sont fiers, se sentir accomplis dans leur art et affirmer leur créativité.Photographe professionnelle depuis 2015, mais passionnée de photo depuis bien plus longtemps, j’ai touché à environ tous les créneaux photo imaginables, avant de découvrir une passion encore plus grande : l’enseignement! Pour te donner une idée, chacun de mes contrats se transformait en une cours de photographie 101 pour mes clients…qui devaient me trouver un peu intense!  

C’est ainsi que désormais, plusieurs photographes me choisissent comme mentor à cause de mon approche honnête, simple, factuelle et surtout, humaine. Parce qu’être photographe, c’est bien plus que de peser sur un piton : c’est mon oxygène.

La magie de l’heure dorée

Le golden hour, ou l’heure dorée, est un outil formidable pour les photographes.  

En effet, l’heure dorée nous facilite la vie de nombreuses façons. Elle nous permet de retrouver de magnifiques tons chauds dans nos images, d’avoir plus de textures et de longues ombres, en plus de pouvoir contrôler plus facilement la direction de la lumière et le contraste de nos photos.  

Dans cet article, nous allons discuter de l’heure dorée, ou golden hour, pour vous aider à en tirer le maximum et faire de magnifiques photos.  

Prêts? C’est parti!  

Planifier une séance au Golden hour


La première étape pour réussir vos photos à l’heure dorée est de bien planifier la prise de vos photos. Typiquement, l’heure dorée, ou golden hour, a lieu pendant l’heure suivant le lever du soleil et l’heure précédent le coucher du soleil.  

Une façon simple de savoir à quel moment de la journée l’heure dorée aura lieu est de consulter votre application de météo préférée pour y trouver l’heure du lever coucher du soleil à l’emplacement choisi.  Vous pourrez donc choisir le bon moment pour vous rendre sur les lieux de la prise de photo.  

L'application Accuweather ainsi que Yahoo Météo indiquent toutes les deux l'heure du lever et du coucher du soleil de la journée.

Mais, l’heure de la séance n’est pas le seul élément à prendre en compte. Il faut aussi pouvoir estimer si l’emplacement du soleil conviendra à la composition et à l’éclairage que vous souhaitez obtenir.

Pour mieux prévoir la direction de la lumière, il existe des applications mobiles créées spécifiquement pour les photographes. 

L’une des plus populaires est probablement Sunseeker, disponible sur iOS et Android. Cela dit, c’est une application payante. Sur iOS, l’application Lumos est une des meilleures alternatives gratuites à Sunseeker que j’ai testé. Grâce à l’application, vous pourrez prévoir l’emplacement exact du soleil dans votre environnement lors de votre repérage. C’est juste fantastique!  

L'application Lumos vous permet de prévoir exactement où sera le soleil à un moment précis. Dans la première image, jai utilisé la fonction de prévision pour voir si l'application avait raison, et les prévisions était vraiment exactes! Sur la deuxième image, l'application montre l'emplacement du soleil sur une vue aérienne.

Le matériel à prévoir pour une séance photo au golden hour

Le matériel à avoir avec vous dépend de ce que vous souhaitez photographier. Voici toutefois mes suggestions pour la photo de paysage et la photo de portrait. 


Le matériel à privilégier pour les photos de paysage au golden hour

Le matériel à privilégier pour les photos de paysage à l’heure dorée 

Apportez votre appareil photo et votre trépied, afin de pouvoir travailler votre composition et votre cadrage le plus précisément possible, ou faire du HDR

Vous pouvez aussi apporter un sac de plastique vide dans lequel vous pourrez placer des pierres ou un autre objet lourd pour stabiliser votre trépied si le vent se mettait de la partie. 

Privilégiez un objectif fixe ou un zoom à courte focale, comme l’objectif de kit 18-55mm, un  20mm fixe, un 11-16mm, 10-20mm, 14-24mm ou 24-70mm, pour ne nommer que ceux-ci.  

N’oubliez pas le pare-soleil de votre objectif. Lorsque le soleil se rapproche de l’horizon, celui-ci peut se réfléchir dans votre objectif et créer un effet de voile indésirable. Le pare-soleil de l’objectif aidera à éviter le problème. 

L'angle du soleil par rapport à mon objectif a créé un énorme reflet. Cela a aussi créé un gros voile dans l'image, qui aurait pu être évité si j'avais simplement placé le pare-soleil sur mon objectif.

Le cheval de la photo du haut semble avoir d’étranges proportions : sa tête semble énorme en relation avec le reste de son corps. C’est à cause de la focale utilisée (environ 16 à 18 millimètres). Pour réussir à photographier la grue en entier sur l’image du bas sans introduire d’éléments superflus, il fallait avoir recours à une très grand angle tout en restant près du sujet. Focale utilisée : 20 millimètres.

Le matériel à prévoir pour une séance de portrait au golden hour

Pour faire une belle séance de portrait au golden hour, apportez votre appareil et votre objectif préféré pour le portrait, que ce soit un 50mm fixe, un 85mm fixe, ou encore un 24-70mm ou 70-200mm.  

Assurez-vous d’avoir le pare-soleil de votre objectif pour éviter l’effet de voile. 

Si vous prévoyez intégrer le soleil dans vos photos, apportez un linge microfibre pour nettoyer votre objectif. Vous éviterez ainsi les taches qui pourraient apparaître dans vos photos.  

Un diffuseur et un réflecteur sont aussi très utiles à avoir, au cas où vous devriez contrôler un peu mieux l’éclairage dans votre photo.  

Dans cette photo, j'ai placé notre modèle de dos au soleil. Puis, pour avoir l'éclairage exacte que je désirais, j'ai utilisé un réflacteur argent pour réfléchir la lumière du soleil sur mon sujet, et ainsi obtenir un éclairage plus uniforme.

Dans ces deux images, j’ai utilisé une focale d’environ 24mm. Dans les deux cas, le grand angle m’a permis de donner de l’information au spectateur sur le contexte de chaque situation. En haut, le tournage d’un vidéoclip. En bas, une séance de signature d’autographes.

Les réglages à utiliser pendant l'heure dorée

L’heure dorée comporte ses propres défis techniques. Voici quelques points à considérer.  

La balance des blancs


Au golden hour, la lumière est particulièrement jaune orangé. Ainsi, si vous utilisez la balance des blancs automatique, votre appareil risque de supprimer complètement la couleur chaleureuse de l’éclairage.  

Essayez plutôt de faire vos photos en mode de balance des blancs ombragé ou nuageux pour des photos très jaunes, ou ensoleillé pour un effet plus subtil.  

Pour plus de détails concernant la balance des blancs, vous pouvez consulter cette vidéo : 

Les réglages de l'appareil

Comme l’intensité de la lumière diminue rapidement à l’heure dorée, préparez-vous à garder un oeil sur le posemètre de votre appareil et ajuster vos réglages souvent.  

Un bon point de départ pour vos réglages serait, par exemple, f/4 - 1/500sec - ISO 100 ou équivalent. Les réglages vont changer selon l’effet souhaité. Utilisez une grande ouverture pour un bel arrière-plan flou, ou une petite ouverture pour un effet de rayons de soleil. Nous y reviendrons plus loin! 


Le mode de mesure de l'exposition


Comme l’éclairage peut varier énormément lors de l’heure dorée selon l’emplacement de votre appareil par rapport au sujet, vous serez confrontés à certains défis pour mesurer votre exposition.  

En effet, si votre appareil ne lit pas la lumière de la bonne façon pour l’effet que vous voulez, il sera très difficile d’avoir la bonne exposition.  

Pour avoir une bonne exposition globale, privilégiez le mode de mesure matriciel ou évaluatif. Ce dernier permet à l’appareil de vous donner les bons réglages selon une moyenne de la photo en entier. 

Pour un sujet à contre-jour bien exposé, utilisez le mode pondéré central ou spot.  

Pour un effet de silhouette, le mode de mesure spot vous aidera, à condition de mesurer votre exposition aux endroits dans l’environnement qui sont les plus éclairés, comme dans le ciel ou près du soleil. 

Pour plus de détails concernant les modes de mesure de l'exposition, vous pouvez consulter cette vidéo :

Les effets d'éclairages possibles à l'heure dorée

La beauté de l’heure dorée est que non seulement vous avez de superbes couleurs, mais il y a aussi une panoplie d’effets de lumières possibles. Voici les principaux.  

L'éclairage frontal 

Avec ce type d’éclairage, votre sujet est éclairé directement par le soleil qui se trouve devant lui.  Il sera éclairé avec une lumière égale, évitant de trop faire apparaître la texture. Cet éclairage n’est pas possible au soleil de midi, alors pourquoi ne pas en profiter?  

Pour obtenir cet éclairage, il suffit de vous placer afin d’avoir le soleil directement derrière vous. Si la lumière est trop dure, vous pouvez la diffuser à l’aide d’un diffuseur.  

Dans la première photo, le soleil était de plus en plus bas et près de l'horizon, ce qui a créé une belle direction de mon éclairage. Par chance, le ciel était un peu voilé ce jour là, ce qui a diffusé la lumière du soleil. Dans la deuxième photo, le soleil n'était pas diffusé par les nuages, ce qui explique l'ombre très découpée. Toutefois, comme le soleil est moins fort durant l'heure dorée, le contraste est beaucoup plus raisonable qui si la photo avait été prise au soleil de midi. De plus, la lumière bien dirrigée est convenable pour notre modèle.

L'éclairage de derrière

Si vous placez votre sujet de dos au soleil, vous obtiendrez une belle séparation entre votre sujet et l’environnement. Votre sujet aura alors un beau contour doré et lumineux.  

Vous devrez toutefois augmenter votre exposition pour vous assurer que vos sujets ne sont pas trop sombres. Pour vous aider, utilisez le mode de mesure d’exposition pondérée centrale ou spot. 

Si vous faites un portrait, il serait sage d’utiliser un réflecteur pour rendre l’éclairage plus uniforme et de la même couleur partout. 

Pour ces deux photos, je n'ai pas eu besoin d'un réflecteur pour obtenir un bel éclairage uniforme. Dans la première image, la neige agissait comme un réflecteur géant. Dans la deuxième image, c'est le béton de couleur pâle qui a créé une lumière douce sur mon sujet. 

L'effet de voile

L’effet de voile réduit le contraste de l’image et donne un effet plus lumineux à l’image. Il peut être indésirable dans certains cas, ou intéressant dans d’autres situations. 

Pour l’obtenir, il faut enlever le pare-soleil de l’objectif. Puis, il suffit de placer votre appareil face au soleil, et de cadrer pour que le soleil se retrouve très près du rebord du cadre, mais sans être dans l’image.  

Pour cette photo, mon sujet était de dos au soleil. Ce dernier était au dessus des arbres, juste un peu plus haut que le bord suppérieur du cadrage. C'est ce qui a créé l'effet de voile qui brille par dessus le chapeau de Nikki. 

Rayons de soleil et reflets d'objectif (Lens flare)

Ajouter le soleil dans votre photo peut donner un effet très intéressant. En effet, lorsqu’une source de lumière forte entre directement dans l’objectif, celle-ci se réfléchit sur les lentilles, créant des reflets.  

Si vous souhaitez tester cet effet, assurez-vous d’avoir bien nettoyé votre objectif.  

Vous pouvez aussi créer un effet de rayons de soleil en utilisant une petite ouverture comme f/11 ou plus petit.  

Le soleil entrera alors dans l’objectif et se faufilera à travers les lamelles du diaphragme, créant des rayons bien définis. Cet effet est encore plus apparent lorsque le soleil est partiellement caché par le sujet.  

L'effet de silhouette

Lorsque le soleil est plus bas et que le ciel se remplit de belles couleurs, le moment est idéal pour une photo en silhouette.  

Pour obtenir cet effet, placez votre sujet de dos au soleil. Puis, avec le mode de mesure d’exposition spot, faites une lecture de posemètre dans le ciel. Ajustez vos réglages pour exposer le ciel correctement.  

Votre sujet sera alors en silhouette. 

Pour cette image, j'ai utilisé une petite ouverture pour créer les rayons de soleil en plus d'attendre que le sujet passe devant le soleil pour accentuer l'effet. J'ai également sous exposé volontairement mon image pour obtenir une silhouette du piéton.  

Même si la taille du kiwi est restée la même dans ces 4 photos, la taille des bananes a beaucoup changé entre la première et la dernière image. Je vous promet qu’aucun des objets n’a bougé! En fait, ces différences sont entièrement créées par la focale utilisée. De haut en bas : 24mm, 35mm, 50mm, 200mm. 

Pour terminer

Bref, le golden hour, ou heure dorée, est un moment idéal pour jouer avec la lumière et faire de superbes photos.  

Selon votre emplacement par rapport à votre sujet au moment de prendre la photo, vous aurez une foule d’effets d’éclairage possibles.  

Pour réussir votre prise de vue, il suffit de bien la planifier, d’avoir le bon équipement à votre disposition, et surtout, d’être créatif!  

Dans cet article, je vous ai partagé une foule de trucs et astuces pour vous permettre de réussir vos photos au golden hour à toutes les fois!  

Maintenant, c’est à vous de jouer!  

Pour relever le défi golden hour, faites vos plus belles photos pendant l’heure dorée et partagez-le sur le Lab des Photographes inspirés!  

J’ai hâte de voir vos oeuvres! 

À bientôt!  

Votre inspiratrice 


à propos de moi

Plusieurs années après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Couleurs complémentaires : on vous a menti!

Les couleurs complémentaires sont un outil formidable en photographie. 

Elles permettent de faire ressortir des éléments, rendre les photos plus harmonieuses et vives, et même de nous aider à mieux maîtriser le traitement d'image. 

Mais pour cela, encore faut-il connaître quelles sont véritablement les couleurs complémentaires. 

Si vous avez répondu que les complémentaires sont rouge-vert, bleu-orange et mauve-jaune...on vous a menti. 

Dans cet article, je vous donne enfin la vérité sur les couleurs complémentaires et comment mieux les utiliser dans vos photos! 

Qu'est-ce que les couleurs complémentaires? 


Les couleurs complémentaires sont des couleurs qui sont contraires, opposées sur la roue des couleurs. 

Bon, jusque là, si vous avez une roue des couleurs d'artiste peintre, vous verrez probablement les mauvaises couleurs. 

Et oui! 

La roue des couleurs qu'on nous apprend à l'école primaire est un modèle fondamentalement erroné qui a été transmis à travers le temps.

En vérité, un couple de couleurs complémentaires est un couple de  couleurs qui, mélangées, annulent la perception de couleur, produisant un gris neutre.

Si vous essayez de mélanger du rouge avec du vert, vous n'obtiendrez pas du gris, mais bien du brun. Mauve et jaune...brun. Bleu et orange...encore brun. 

Mais alors, quelles sont les vraies couleurs complémentaires?

Les couleurs complémentaires selon la science


Si les peintres d'une époque lointaine avaient tout faux, quelle est finalement la VRAIE roue des couleurs sur laquelle on doit se fier? 

Il y a deux réponses possible : la synthèse additive et la synthèse soustractive. 

La synthèse additive : couleurs de la lumière


Avec le temps, les scientifiques ont découvert que nos yeux perçoivent les couleurs grâce aux cônes rouge, verts et bleus. À partir de ces 3 couleurs, nous sommes capables de percevoir toutes les couleurs. 

Nos appareils photos créent toutes les couleurs à partir de cellules rouges, vertes et bleues sur leur capteur. 

Gros plan des photosites d'un capteur d'appareil photo numérique.

Les écrans de nos appareils électroniques fonctionnent également avec des pixels rouge-vert-bleu pour afficher toutes les couleurs. 

Gros plan des pixels d'un écran.

Dans cette image, on voit clairement la lampe à DEL utiliser des ampoules rouges et vertes pour obtenir l'éclairage jaune sur la scène.

Ainsi, dans la synthèse additive, on peut produire toutes les couleurs à partir de la lumière rouge, verte et bleue. Les couleurs secondaires obtenues en mélangeant ces primaires sont le cyan (bleu+vert), le magenta (rouge+bleu) et le jaune (vert+rouge). 

La roue des couleurs de la synthèse additive ressemble finalement à ceci :

Et les couples de couleurs complémentaires principaux sont rouge-cyan, magenta-vert et bleu-jaune.

LA SYNTHÈSE sousTractIVE : couleurs de l'encre, de la peinture et de la teinture


Si on peut produire toutes les couleurs avec de la lumière rouge, verte et bleue, il nous faut aussi un moyen de créer toutes les couleurs sur les matériaux avec de la peinture, de l'encre ou de la teinture. 

Vos cartouches d'encre d'imprimantes sont cyan, magenta et jaune. Grâce à ces trois couleurs, toutes les autres couleurs (à l'exception du blanc) peuvent êtres créées. 

Si on mélange les trois couleurs primaires en quantité on obtient du noir. 

Si on mélange le cyan et le magenta, on crée du bleu. Le magenta et jaune donnent du rouge. Finalement, le jaune et le cyan donnent du vert. 

Pour créer cette image, j'ai utilisé des gouttes d'encre pour imprimante magenta, jaune et cyan sur du papier absorbant pour démontrer le résultats des mélanges de couleurs dans la synthèse soustractive. 

La roue des couleurs de la synthèse soustractive ressemble donc à ceci : 

Et le plus intéressant est que les couples de couleurs complémentaires principaux sont encore rouge-cyan, magenta-vert et bleu-jaune.

Couleurs primaires différentes. Même roue des couleurs. Mêmes complémentaires.

Intégrer les couleurs complémentaires dans vos photos


Si vous observez bien votre environnement, vous trouverez facilement des harmonies de couleurs complémentaires. 

L'une des plus courantes est l'harmonie complémentaire orange-turquoise. 

Vous pouvez la trouver dans les plumes d'un oiseau...

Dans les vêtements ou les cheveux de votre sujet...

Au golden hour...

Ou vous pouvez la créer avec des gélatines de couleur!

La seule limite est votre imagination!

L'importance des couleurs complémentaires en retouche Photo


Corriger et modifier les couleurs devient un jeu d'enfant lorsqu'on connaît les couleurs complémentaires, surtout pour corriger les dominantes de couleur, ou faire du color grading.

Corriger les dominantes de couleur grâce aux couleurs complémentaires


Il arrive qu'une photo ait une dominante de couleur, c'est à dire qu'il semble y avoir un filtre de couleur par dessus. 

Cela peut arriver lorsque la balance des blancs n'a pas réussi à la prise de vue, ou qu'un élément dans l'environnement réfléchisse de la lumière de couleur sur le sujet. 

Une bonne façon de contrer les dominantes de couleur est d'ajouter de sa couleur complémentaire pour la neutraliser. 

L'outil balance de couleur de Photoshop est très intéressant pour démontrer cet effet.  

La première image a une dominante de vert, puisque j'ai ajouté le maximum de vert avec l'outil balance de couleur. La deuxième image a reçu le maximum de magenta. Mais lorsque les deux filtres sont appliquées en même temps, il n'y a plus aucune dominante : les complémentaires s'annulent.

En passant, vous allez remarquer que le curseur part de magenta à vert pour vous aider à mémoriser les couleurs complémentaires. 

Utiliser les couleurs complémentaires en color grading


Pour obtenir un fini intéressant dans vos photos, vous pouvez faire une colorisation, qu'on appelle également color grading.

J'ai d'ailleurs fait un tutoriel complet à ce sujet pour Lightroom et Photoshop, que vous pouvez lire en cliquant ici. 

J'ai découvert récemment un truc infaillible pour créer un color grading de couleur complémentaire facilement et rapidement.

Il s'agit du mode de fusion exclusion. 

Voici comment l'utiliser. 

Au bas du panneau des calques, cliquez sur l'icône demi-lune pour aller chercher le calque d'ajustement de couleur unie. 

Lorsque le panneau de couleurs s'ouvre, choisissez la couleur que vous souhaitez utiliser dans les ombres.

Convertissez le calque de couleur unie dans le mode de fusion exclusion dans le menu déroulant en haut du panneau des calques 

Pour un effet mat, réduisez simplement l'opacité du calque. Si vous voulez un effet plus contrasté, passez à l'étape suivante sans toucher à l'opacité.

Créez un nouveau calque contenant tous les changements faits jusqu'à présent avec le raccourci clavier command+option+shift+E sur mac (control+alt+shift+E sur PC).

Convertissez le nouveau calque en mode de fusion incrustation, lumière tamisée ou lumière vive, au goût. Modifiez l'opacité au besoin.

Conclusion


Si vous avez lu jusqu'ici, vous êtes devenu un vrai pro des couleurs complémentaires! 

Nous avons non seulement mis un terme à la fausse croyance que le jaune-violet, vert-rouge et jaune-bleu sont des harmonies complémentaires, mais nous avons aussi découvert les véritables complémentaires!

Je vous ai aussi amené à en savoir plus sur les technologies qui nous entourent pour produire les bonnes couleurs, comment trouver les harmonies de couleurs complémentaires dans votre environnement, et finalement, comment utiliser les couleurs complémentaires en retouche photo. 

Vous aimeriez vous aventurer dans le merveilleux monde des couleurs complémentaires? 

Faites votre meilleure photo en utilisant ce que vous avez appris et partagez-là dans le Lab des photographes inspirés! 

Pas encore membre? Il suffit de vous inscrire ici et de répondre aux 3 questions!

J'ai hâte de voir vos belles photos! 

À bientôt!

Votre inspiratrice.


à propos de moi

Plusieurs années après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Des portraits envoûtants grâce à l’éclairage Rembrandt

La lumière. C'est l'un des éléments les plus importants à maîtriser pour devenir un photographe accompli. Pas pour rien que le mot photographie vient des mots grecs photos (qui utilise la lumière) et graphien (peindre, dessiner, écrire).

Bien avant la photographie, l'art de l'éclairage permettait déjà aux artistes visuels d'atteindre des sommets de célébrité. Parmi ceux ci, on retrouve l'un des peintres les plus connus de l'époque Baroque : Rembrandt.

Imaginez maintenant connaître et maîtriser les secrets de ce peintre portraitiste célèbre pour élever la qualité de vos portraits, même sans avoir d'équipement de studio.

C'est exactement ce que je vous propose dans cet article, dans lequel nous allons voir comment utiliser la lumière comme Rembrandt!

C'est qui, Rembrandt?

Rembrandt (1606-1669) est un artiste peintre néerlandais. Il est connu comme l'un des plus grands peintres de l'histoire de la peinture, particulièrement de l'époque Baroque

Il a réalisé au cours de sa vie plus de 400 peinture, en majorité des portraits et  autoportraits, ainsi que des scènes bibliques.

Rembrandt est reconnu spécialement pour son usage d'un éclairage contrasté et ses jeux d'ombre et lumière, ainsi que sa façon de montrer la compassion et l'humanité, qui ressortent dans l'expression de ses personnages.

autoportrait de rembrandt

Autoportrait aux deux cercles est une peinture à l'huile du peintre hollandais Rembrandt réalisée entre 1665 et 1669 et aujourd'hui exposée à la Kenwood House de Londres.

Comment Rembrandt éclairait-il ses portraits?


Rembrant est particulièrement reconnu pour sa façon d'éclairer ses sujets. Tellement que type d'éclairage qu'il utilisait porte maintenant son nom et est reconnu par quiconque s'intéresse à l'étude de la lumière. 

Mais comment éclairait-il ses sujets? À quoi ressemble l'éclairage Rembrandt? Comment fait-on pour le reconnaître? 

Caractéristiques de l'éclairage Rembrandt


En observant les peintures de Rembrandt, on constate une constance dans son éclairage.

L'une des caractéristiques les plus faciles à remarquer est sans doute le triangle inversé sous l'oeil du sujet, du côté ombragé du visage. 

En observant quelques unes de ses peintures, on constate rapidement la tendance! 

Rembrandt van Rijn, A Polish Nobleman, 1637

Rembrandt van Rijn: Kökspigan, 1654

Rembrandt van Rijn:  Lucretia, 1654

Le studio de Rembrandt


Le studio du peintre célèbre, qu'on peut visiter au musée de la maison de Rembrandt, à Amsterdam, nous donne beaucoup d'indices sur l'éclairage qu'il utilisait. 

Les petites fenêtres situées en hauteur à 90 degrés de ses sujets étaient idéales pour obtenir la direction de la lumière qui a fait son succès. 

Rembrandt's studio, par  Stuart Maxwell, 2011

Comment recréer l'éclairage Rembrandt


Jusqu'à présent, on a appris que : 

  1. Rembrandt positionne la lumière de façon à créer un triangle de lumière inversée sous l'oeil de ses sujets du côté ombragé
  2. Le studio de Rembrant était éclairé principalement avec de petites fenêtres situées plutôt en hauteur

Donc, on peut conclure que pour reproduire l'éclairage de Rembrandt, il faut d'abord avoir une source de lumière relativement douce de taille moyenne placée en hauteur par rapport au sujet sans autre source de lumière du côté opposé.

Puis, on doit travailler sur la position du sujet pour créer le petit (ou moyen, ou gros) triangle inversé sous l'oeil.

Choisir sa source de lumière pour l'éclairage Rembrandt


Pour obtenir la lumière douce et contrasté de l'éclairage Rembrandt, il suffit d'utiliser la lumière provenant d'une fenêtre, ou d'un softbox en studio. Tant que la source d'éclairage est de taille moyenne, l'éclairage sera idéal.

Comment placer l'éclairage pour obtenir un Rembrandt


Pour  créer le triangle sous l'oeil de votre sujet, il faut placer la source de lumière de sorte que l'ombre du nez s'allonge vers le bas et de côté pour aller toucher à la partie ombragée de la joue.

Donc, la source de lumière doit être suffisamment haute et latérale. Comme la plupart de nos fenêtres sont plutôt basses, un bon truc est d'asseoir le modèle au sol, les épaules à 90 degrés de la fenêtre. 

Il suffit ensuite de lui faire tourner la tête ou de le faire avancer ou reculer pour obtenir la bonne forme d'éclairage.

Le principle est semblable en studio. Placez le softbox (ou parapluie) le plus haut possible dans votre studio, environ à 90 degrés de votre modèle. Assoyez votre sujet. Puis, ajustez la position de votre sujet ou de votre flash pour obtenir le Rembrandt.

Voici quelques exemples d'éclairages Rembrandt créés en studio et un aperçu du placement de l'éclairage : 

Conclusion


Rembrant est l'un des peintres les plus acclamés de son époque. Son travail sur la lumière et l'expression de ses sujets est acclamé partout dans le monde par les amateurs d'art visuel.

Ainsi, pour obtenir des portraits dramatiques et envoûtants, vous pouvez vous inspirer de l'oeuvre de Rembrandt pour recréer l'éclairage qui porte son nom.

Pour ce faire, il suffit d'avoir une source de lumière douce de taille moyenne suffisamment haute et de placer le sujet plus ou moins à 90 degrés de la lumière, pour ensuite s'ajuster. 

Envie de relever le défi? Rendez-vous sur le Lab des photographes inspirés et partagez vos images avec la communauté. Vous courrez la chance de voir vos photos être présentés durant un de mes live!  

Sur ce, je vous dit à bientôt et au plaisir de voir vos oeuvres!

Votre inspiratrice,

Joannie


à propos de moi

Plusieurs années après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Comment réussir son autoportrait!

J'adore les autoportraits. Ils sont une excellente occasion de tester nos connaissances, expérimenter de nouveaux éclairages et nouveaux concepts et se voir autrement.

En bonus, on se retrouve avec de super portraits exactement comme on voulait, parce qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même. 

Cela dit, l'autoportrait amène son lot de défis. Faire la mise au point correctement, cadrer et composer les images et avoir une belle pose n'a rien de facile quand on joue à la fois le rôle du photographe et du modèle. 

C'est pourquoi, dans cet article, je vous partage mes trucs et astuces pour faire votre auto portrait plus facilement!

Défi technologique : comment se voir avant la photo, déclencher à distance et faire la mise au point correctement


On ne peut pas avoir un bon cadrage si on ne peut pas se voir avant ou pendant la prise de vue. De placer un miroir devant vous ne sera tout simplement suffisant. Pourquoi? Parce que l'appareil photo ne voit pas comme nous. L'angle de vue, la perspective ainsi que le cadrage ne seront pas représenté dans le miroir. 

Le déclenchement est aussi un défi. On pense immédiatement au retardateur, mais celui-ci peut s'avérer inefficace. Sur plusieurs appareils, la mise au point se fait lorsqu'on appuie sur le déclencheur, ce qui sera inutile si vous n'êtes pas en position. 

Finalement, comment s'assurer une mise au point impeccable? Les heureux propriétaire des appareils sans miroir avec détection des yeux seront comblés, mais pour les autres, on fait quoi?

Voici les possibilités.

Option numéro 1 : Utiliser votre téléphone avec le wi-fi de votre appareil


Si vous avez un appareil photo qui a la fonction wi-fi, utiliser l'application du fabricant avec votre téléphone intelligent peut vous aider à avoir un aperçu de votre photo et déclencher votre appareil à distance. Certains appareils vont aussi capables de faire la mise au point où vous touchez votre écran. Vous pouvez aussi utiliser l'appareil en live view et activer la détection du visage ou des yeux si votre appareil le permet.

Si vous avez un appareil Nikon, vous pouvez utiliser l'application Nikon WMU. Chez Canon, il y a l'application Camera Connect

Je dois toutefois vous prévenir que l'application de Nikon a usé ma patience à un point tel que je l'ai abandonnée complètement. Difficultés de connexion, instabilité, usage excessif de la batterie de l'appareil photo et de l'appareil mobile, et qualité d'affichage ordinaire ont suffit à me fâcher. Je l'ai essayé de nouveau pendant l'écriture de cet article et...surprise, ça a chié.

En souhaitant que vous n'aurez pas les mêmes problèmes que moi! Essayez-le avec votre appareil!  Lorsque l'application fonctionne bien, c'est tout simplement génial!

Option numéro 2 : Brancher l'appareil dans un écran, déclencher avec une télécommande


C'est la solution que j'utilise. Avec un câble hdmi, je branche l'appareil dans un écran d'ordinateur 27 pouces que je peux faire pivoter en vertical ou horizontal selon la composition souhaitée. Peu importe la distance à laquelle je me trouve, je peux prévoir la composition et la mise au point très facilement. Par contre, c'est peu pratique en dehors du studio et potentiellement couteux.

Pour le déclenchement, j'utilise la télécommande Nikon ML-L13, pour laquelle il existe plein d'imitations très abordable comme celle ci : https://amzn.to/2JKgLwj. L'avantage de cette télécommande, c'est qu'elle est petite et facile à cacher dans la paume de votre main pendant la photo.

Finalement, il y a la question de la mise au point. Comme mon appareil fonctionne très mal pour faire la mise au point en live view, je fais souvent la mise au point manuellement sur un trépied d'éclairage à l'endroit où je prévois m'installer, puis je m'arrange pour rester toujours à la même distance de l'appareil photo. Si vous choisissez de faire cela, je vous conseille d'utiliser une petite ouverture pour vous donner plus de jeu pour la profondeur de champ.

Vous pouvez aussi mettre l'appareil en mise au point automatique, ce qui fonctionnera suffisamment bien si vous êtes bien éclairé et que la mise au point en live view de votre appareil fonctionne convenablement.

autoportrait dans une piscine d'eau noire avec une peau blanche cadavérique

Pour cette photo, j'avais la tête placée vers le beauty dish et les pieds vers les écrans qui étaient sur la table. Je pouvais ainsi voir le résultat en direct (on voit d'ailleurs le reflet du flash dans l'eau sur l'écran de gauche). J'ai déclenché avec la télécommande, qui est cachée dans ma main gauche.

Option numéro 3 : La capture en mode connecté


L'avantage de cette option, c'est que vous pouvez importer vos images dans votre ordinateur à mesure et avoir un aperçu de votre traitement final. Si vous travaillez avec un portable, vous pouvez placer l'ordinateur près de vous et déclencher avec la barre espace du clavier. Par contre, vous ne pourrez pas voir le résultat avant la photo. Vous ferez donc plus de déclenchements.

Pour utiliser la capture en mode connecté, vous aurez besoin d'un logiciel de traitement raw, comme Lightroom ou Capture One. Personnellement, j'utilise Capture One puisqu'il est beaucoup plus rapide que Lightroom pour importer les images. 

Puis vous aurez aussi besoin d'un fil usb à usb mini. Il y en a souvent un qui vient avec votre appareil photo. Sinon, vous pouvez trouver le câble dont vous avez besoin chez Tether Tools ou sur Amazon.

DÉFI créatif : comment créer un autoportrait mémorable


Pour réussir votre autoportrait, vous pouvez conceptualiser votre shooting à l'avance afin de penser au résultat final. Parmi les éléments à prévoir, il y a l'émotion et les couleurs, l'éclairage, la pose et les vêtements et accessoires.

Les couleurs


Les couleurs utilisées vont main dans la main avec les accessoires que vous utiliserez ainsi que le décor. Allez-vous utiliser des couleurs vives ou plus neutres? Des couleurs complémentaires ou semblables? 

L'inspiration pour la palette de couleur peut venir d'une pièce de vêtement, de l'environnement choisi, ou encore d'une photo qui n'a rien à voir avec le portrait. 

Par exemple, c'est une photo de design d'intérieur qui m'a inspiré les couleurs pour cet autoportrait!

autoportrait dans le style d'un éditorial de mode, dans l'eau turquoise avec un maquillage orange

Pour cet autoportrait, c'est le rouge à lèvres mauve qui a été la première inspiration.

autoportrait inspiré d'un publicité de rouge à lèvre violet

L'éclairage


Si votre photo est prise en lumière naturelle, vous aurez peut-être besoin de planifier votre séance en fonction de l'état de la lumière naturelle selon les moments de la journée.

Par exemple, si vous souhaitez prendre la photo à l'extérieur, il se pourrait que vous ayez besoin d'attendre la fin de la journée. Vous pouvez planifier votre séance à l'avance en faisant quelques tests la veille de votre prise de vue.

Si vous faites plutôt une séance en studio, ce sera plus facile si vous possédez des flashs avec une lampe de modelage ou un éclairage continu. Ainsi, vous pourrez prévoir l'éclairage final pendant la prise des photos.

Finalement, un autoportrait a les mêmes exigences pour l'éclairage que n'importe quel type de portrait. Un éclairage plus latéral aura tendance à faire ressortir les défauts de la peau tandis qu'un éclairage plus frontal ou à 45 degrés sera généralement plus avantageux.

Il serait aussi préférable d'avoir une lumière douce, par exemple la lumière d'une journée nuageuse, la lumière provenant d'une fenêtre, ou encore la lumière modifié par un soft Box en studio.

Exemple, pour cette auto portrait, j'ai simplement utiliser un soft Box à l'avant à 45° ainsi qu'un éclairage pour les cheveux derrière moi.

autoportrait sur find gris neutre et maquillage intense

Les vêtements


Parfois, on peut baser une séance entière sur le vêtement porté pendant la séance.

En effet, nous avons tous (enfin, les filles surtout!) des pièces de vêtements que nous gardons pour des occasions spéciales mais qui, dans la réalité, ne sont pas faciles à porter ou à agencer.

Un autoportrait et le moment parfait pour utiliser ces vêtements là.

Pour cette photo, j'ai utilisé un body suit qui me faisait penser à un justaucorps de danse. Ainsi, tout le concept tournait autour d'une coiffure, d'un maquillage et d'une pose qui rappelait une danseuse de ballet.

autoportrait inspiré de la danse classique avec un bodysuit noir et un chignon de ballerine

La pose


Lorsqu'on fait un autoportrait, cela peut prendre une éternité lorsqu'on doit changer constamment de pose, surtout si notre appareil photo a de la difficulté à faire la mise au point.

Ça peut être un défi de taille également lorsque l'espace est limité et lorsqu'on doit constamment changer le cadrage. Un remède à ce problème est d'avoir une idée claire du concept qu'on veut réaliser et de savoir déjà quel type de cadrage et de pose on souhaite avoir.

Par exemple, cette photo a été inspiré d'une publicité de produits capillaires. Je voulais m'inspirer de l'éclairage et de la pose dans la publicité pour en faire ma propre version.

Il y avait aussi certaines restrictions techniques pour cette photo. Entre autres, avant de faire le montage pour les cheveux, il était plus facile pour moi de me prendre de profil afin de pouvoir voir le résultat final dans mon écran en même temps que je prenais la photo. Je m'assurais ainsi que mes cheveux restaient dans le cadrage.

autoportrait de profil mettant en valeur une queue de cheval qui vole en l'air et une retouche esthétique avancée

Conclusion


Bref, créer un autoportrait mémorable comporte son lot de défi, à commencer par la technologie. L'une des meilleures options demeure d'utiliser l'application mobile du fabricant pour déclencher, faire la mise au point et avoir un aperçu de la photo finale à partir de votre téléphone.

Si votre appareil n'a pas la fonction wi-fi, vous pouvez également utiliser un écran et une télécommande à distance, ou encore utiliser la capture en mode connecté de Lightroom ou Capture One

Ensuite, tout portrait réussi nécessite un bel éclairage et une certaine recherche esthétique. Pensez à votre pose, concept et accessoires à l'avance pour un résultat impeccable! 

Enfin, certains logiciels peuvent vous aider à prévoir votre éclairage à l'avance, comme Set a Light de Elixxier. C'est d'ailleurs le logiciel que j'ai utilisé pour les simulations d'éclairage dans cet article. Vous pouvez trouver la version d'essai ici: ​https://www.elixxier.com/​​​

Maintenant que je vous ai donné mes trucs et astuces, oserez-vous relever le défi? Partagez votre autoportrait dans le Lab des Photographes inspirés!


à propos de moi

Plusieurs années après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Les 5 erreurs d’éclairage qui gâchent vos portraits!

Certains photographes semblent être de vrais magiciens. Leurs photos sont parfaites à tous les coups. Comment font-ils? Est-ce leur équipement? Non! Leur façon de retoucher leurs images? En partie. Leur cadrage? Aussi! 

Mais, on oublie souvent un élément capital dans l'équation : l'éclairage. 

Les maîtres photographes portraitistes sont aussi des maîtres de la lumière. Ils savent comment éclairer leurs sujets pour les rendre encore plus beaux. Non seulement ça, mais ils savent aussi éviter les faux pas en éclairage qui gâchent les portraits instantanément! 

Alors, cette semaine, je vous parle des 5 pires erreurs d'éclairage en portrait. Nous allons voir comment les identifier, et surtout, comment y remédier! 

Erreur numéro 1 : la source d'éclairage est trop haute

Si vous avez déjà fait des photos en plein soleil de midi, vous savez de quoi je parle! 

Comme le soleil est haut, juste au-dessus de la tête des sujets ou presque, le soleil éclaire le front, le nez et les pommettes de vos sujets, mais laisse leurs yeux dans le noir total. C'est ce que j'appelle le look raton laveur! 

Dans ce cas, les yeux ne sont pas illuminés et le visage est bariolé de lignes d'ombres trop marquées. 

D'ailleurs, ce genre d'effet peut se manifester avec n'importe quelle source de lumière trop haute : un luminaire au plafond, un puits de lumière dans la maison, le ciel au-dessus d'une longue ruelle, ou un flash mal positionné! 

Lorsque la source de lumière est trop haute,  ​les yeux se retrouvent dans le noir...

La solution à un éclairage trop haut
 

Premièrement, tentez de changer la position de vos sujets en relation avec la source de lumière. Essayez de leur faire incliner la tête vers la lumière. Sinon, cherchez un endroit couvert pour bénéficier d'un éclairage plus facile à contrôler. 

Si vous pouvez changer l'angle de votre éclairage parce que vous utilisez de la lumière artificielle, n'hésitez pas! 

Pour éliminer le problème de l'éclairage trop haut, essayez de faire placer votre sujet plus en direction de la lumière... ou à l'opposé!

Erreur numéro 2 : La source de lumière est trop basse


Ce problème est très fréquent lorsque vous faites des photos à l'extérieur. 

Le soleil se réfléchit sur le trottoir, la rue ou une surface pâle quelconque. 

Ainsi, vous éclairez votre sujet par-dessous. 

Résultat : les ombres se retrouvent à des endroits inhabituels sur le visage de vos sujets, notamment au-dessus de la lèvre, sur le nez et au-dessus des pommettes, ce qui n'est pas flatteur du tout. 

Lorsque la source de lumière est trop basse, on se retrouve avec un éclairage anormal qui n'avantagent pas nos sujets!

Ce genre de problème survient aussi lorsque vous utilisez un réflecteur argenté que vous positionnez trop bas. Pour voir l'effet, je vous recommande cette vidéo:

Comment remédier à l'éclairage trop bas?

Lorsque vous remarquez que la lumière se réfléchit sur une surface pâle, causant un éclairage par dessous, essayez d'empêcher la réflexion. 

Par exemple, si la lumière se réfléchit au sol, déposez-y quelque chose de noir pour absorber la lumière. Ça peut être un tissu, un manteau ou le côté noir de votre réflecteur. 

Si la lumière se réfléchit sur un comptoir, essayez d'y déposer un napperon. 

Si c'est à cause de votre réflecteur, changez-en la position, soit en l'amenant plus en hauteur pour changer l'angle de la lumière. 

Si vous placez votre réflecteur plus haut, les ombres et lumières seront plus naturels. Bon. Je sais que mon exemple n'est pas idéal compte tenu le fait que je tenais le réflecteur moi-même... mais vous comprenez l'idée! 

Erreur numéro 3 : l'éclairage est trop frontal

L'éclairage trop frontal est le problème typique du flash intégré de l'appareil photo... et des photos de passeport! 

L'éclairage se trouve exactement à la même hauteur que le sujet, en plus d'être de face complètement. 

Résultat : il n'y a aucune ombre sur le visage. Ainsi, le visage de votre sujet semble complètement plat, sans aucun volume. 

Personne n'est avantagé par la lumière du flash direct de l'appareil! 

Comment éliminer l'éclairage trop frontal?

Si vous utilisez le flash intégré de votre appareil, éteignez-le. 

Besoin d'éclairage d'appoint pour les situations d'éclairage plus faible? Préférez un flash cobra possédant une tête rotative.

Cela vous permettra de faire rebondir la lumière au plafond, et cela aura pour effet de changer la direction de la lumière et de la rendre plus douce! 

La même photo, prise avec un flash cobra pointé vers le plafond blanc. La lumière se réfléchit sur le plafond, devenant ainsi plus douce et mieux dirigée!

Erreur numéro 4 : l'éclairage est inégal

Cette situation se produit souvent lorsque vous faites des photos de votre sujet à l'ombre d'un arbre et que la lumière passe à travers les feuilles. 

Ceci crée un éclairage inégal et très contrasté. Résultat : votre sujet se retrouve avec des taches surexposées sur le visage. 

Sous l'ombre de l'arbre, la lumière fait des taches sur le sujet, ce qui fait en sorte de surexposer certaines zones et d'en sous-exposer d'autres.

Comment éliminer l'éclairage inégal?

D'abord, si c'est possible, essayez de placer les parties éclairées à des endroits stratégiques. Par exemple, exposez pour les parties plus éclairées, et placez la lumière vis-à-vis les yeux de votre sujet.

Sinon, utilisez un réflecteur pour atténuer les parties trop claires.

Si vous n'avez pas de réflecteur, tournez votre sujet dos à la lumière. Ainsi, peu importe les taches, elles n'affecteront pas négativement votre sujet!

Une fois tournée dans la direction opposée, je profite encore de la lumière plus douce à l'ombre de l'arbre, Cependant, je me suis débarrassée des taches de lumières, qui sont maintenant dans mon dos!

Erreur numéro 5 : vous avez des sources de lumières de couleurs différentes

Avez-vous déjà eu l'impression que la lumière sur votre sujet était de différentes couleurs? Que votre sujet à la moitié du visage orange sur vos photos? 

Ceci arrive souvent lorsque vous faites des photos à l'intérieur et que vous utilisez à la fois la lumière du jour et la lumière artificielle.

Ça arrive aussi en studio, lorsque vos flashs sont réglés à faible intensité et que les luminaires de votre studio sont allumés.

Enfin, si vous utilisez un flash cobra en même temps qu'un éclairage artificiel, vous aurez aussi des problèmes.

Comme ces deux (ou trois, ou quatre) sources de lumière ont une couleur différente, aucun réglage de balance des blancs ne vous permet d'égaliser tout cela, et la couleur n'est jamais vraiment à point.

La lampe de chevet, beaucoup plus orangée que la lumière du jour venant de la fenêtre, donne un aspect orangé au visage.

Comment éliminer les problèmes de couleurs d'éclairage?

La première solution est de simplement éliminer les lumières parasites. Si vous êtes à l'intérieur et que vous utilisez la lumière d'une fenêtre, éteignez l'éclairage artificiel de la pièce. En studio, éteignez les lumières pour n'utiliser que vos flashs.

Si vous utilisez un flash cobra à l'intérieur, placez une gélatine correctrice sur votre flash pour que la couleur du flash soit la même que la lumière ambiante!

SAns la lampe de chevet, l'éclairage est plus cohérent!

Conclusion

Bref, l'art de l'éclairage est une discipline à part entière qui nécessite beaucoup d'attention.

Lorsqu'on est distrait par les réglages, le cadrage et les poses, ce n'est pas facile d'identifier et de corriger les problèmes d'éclairage.

Cela dit, dans cet article, je vous ai parlé des 5 erreurs les plus fréquentes en éclairage, ainsi que comment les identifier et les corriger. 

Si vous appliquez tous ces trucs, vous verrez une nette amélioration dans vos photos! 

Sur ce, je vous dis à bientôt, et bonnes photos!


à propos de moi

Plusieurs années après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

5 trucs pour améliorer votre composition!

Est-ce qu’il vous arrive de vous retrouver devant une photo qui avait tout pour réussir, mais qui est restée un peu BOF? 

Vous êtes vous déjà demandé pourquoi vos photos n’attirent pas l’attention? 

Si oui, vous allez adorer le thème de la semaine! Cette semaine, je vous donne mes trucs les plus utiles pour améliorer votre composition! 


Truc numéro 1 : gardez la ligne d’horizon droite!
 

Imaginez entrer dans une maison et voir un plancher qui penche! Vous allez vous sentir en déséquilibre, n’est-ce pas? Ça ne sera pas agréable. 

C’est exactement ce que ressentent vos spectateurs lorsqu’ils voient une photo «croche».

Mais comment s’assurer d’avoir un horizon droit? 

D'abord, activez la grille dans votre viseur. Ainsi, vous allez voir tout de suite si l’horizon n’est pas droit. Vous pouvez aussi valider le tout en affichant le niveau dans votre appareil. Si la ligne d’horizon n’est pas visible, utilisez les lignes verticales comme repères (les arbres, les édifices, etc).

Grille dans le viseur d'un appareil nikon

Mais si l’horizon n’était pas droit à la prise de vue ou que la ligne d’horizon semble courbée, voici quoi faire!

Premièrement, activez la correction de l’objectif dans votre logiciel de traitement. Cet outil permet d’éliminer les défauts de l’objectif quand votre photo a l’air bombée.

Panneau de Correction de l'objectif dans Lightroom

Ensuite, dans l'outil transformation, vous pouvez  corriger les perspectives s’il y a lieu. C'est très utile surtout en architecture lorsque les verticales ne sont pas droites. 

Module de transformation de Lightroom

Deuxièmement, utilisez l’outil de recadrage pour faire tourner votre photo jusqu’à qu’elle ait l’air bien droite! 

Outil de recadrage de Lightroom


Truc numéro 2 : utilisez la règle des tiers!
 

Vous avez probablement déjà entendu parler de la fameuse règle des tiers. Mais qu’est-ce que c’est exactement? 

La règle des tiers divise une image en 9 parties égales, avec deux lignes verticales et deux lignes horizontales, comme une grille de tic-tac-toe.

La règle des tiers veut que les points les plus forts de l’image se trouvent sur les lignes et au croisement des lignes de tiers. 

Donc, essayez de placer votre sujet principal ou la ligne d’horizon sur la ligne de tiers. En portrait, placez l’oeil le plus net au croisement des lignes. 

Si vous avez de la difficulté à visualiser la règle des tiers, vous pouvez aussi utiliser les outils de recadrage de vos logiciels de traitement. Ils ont souvent une grille pour vous aider à mieux visualiser la règle des tiers! 

Photo recadrée selon la règle des tiers dans Lightroom


Truc numéro 3 : Simplifiez! 

Avez-vous déjà eu besoin d’expliquer ce que vous avez photographié? C’est poche! Mais pourquoi ça arrive?

Si vous devez expliquer ce que vous avez photographié, c’est parce que le sujet principal de votre photo n’est pas évident.

Quand vous décidez de prendre une photo, posez-vous la question : «qu’est-ce que je veux montrer?». 

Puis, simplifiez. Avant de prendre votre photo et de vous en aller, demandez-vous ce que vous pouvez éliminer de votre photo. 

Ensuite, vous pouvez: 

  • Vous rapprocher de votre sujet
  • Zoomer quitte à remplir le cadre presque uniquement avec ce sujet
  • Rendre l’arrière-plan plus flou
  • Vous déplacer et changer l’angle de l’appareil pour éliminer les distractions


Il y a plein de solutions possibles! Mais le principe est simple : si ça n’ajoute rien à la photo…enlevez-le! 

Voici un exemple de photo simplifiée par la composition. Dans la première photo, la fenêtre est une distraction. Alors, je me suis déplacée de l'autre côté de la rue pour avoir un arrière-plan plus uniforme.

Photo de modèle sur la rue avec une fenêtre derrière elle qui dérange la composition
Photo de modèle sur la rue devant un mur de couleur et texture neutre et uniforme


Truc numéro 4 : faites des compositions équilibrées

Avez-vous déjà utilisé la règle des tiers, pour ensuite constater que votre photo n’est pas tellement mieux? 

La vérité est que la règle des tiers n’est pas parfaite. Parfois, de placer le sujet au tiers de la photo crée du vide inutile. Tout le «poids» dans l’image se retrouve d’un seul côté. 

Pour régler le problème, on ajoute alors un autre élément dans l’image pour redonner de l’équilibre à la photo.

Comment fonctionne l'équilibre en composition? Voici quelques exemples.

Pour la première photo prise par Robert Lukeman, la cascade est très à droite dans le cadrage. Par contre, son «poids» est balancé avec celui du ciel, qui a autant d’intérêt et occupe autant d’espace, du côté opposé.

Photo d'une cascade au coucher du soleil par Robert Lukeman

Pour la deuxième photo, prise par David Marcu, le lac et la montage sont de la même taille et sont placés de façon presque symétrique de part et d’autre de la diagonale centrale. Encore une fois, un équilibre parfait! 

Photo d'un lac dans les montages, par David Marcu

Pour la troisième photo, il y a un bel équilibre entre les tons clairs et foncés. La moto prend beaucoup d’espace, mais la personne à côté en plus des rochers vient équilibrer la composition. Remarquez aussi comme l’espace entre les sujets et les côtés de la photo est pratiquement identique!

Photo d'un motard et sa moto en silhouette sur le bord de l'eau au coucher du soleil, par harley davidson

Comment appliquer l'équilibre à vos images? 

Pensez en termes de grand vs petit, vertical vs horizontal, ombre vs lumière, intérêt primaire et secondaire, emplacement dans le cadrage. Essayez de vous positionner de différentes façons pour créer de l’équilibre! 

Insert Video


Truc numéro 5 : encadrez vos sujets! 

Avez-vous déjà entendu parler du cadre dans le cadre? 

Cette technique de composition est très simple. Le but est d’utiliser des éléments du décor pour encadrer votre sujet. 

De cette façon, vous empêchez au regard de vos spectateurs de se «sauver» en dehors de votre photo! Cool, non? 

Vous pouvez utiliser toutes sortes de choses pour encadrer vos sujets : les bâtiments, les arbres, du feuillage, etc. 

Voici quelques exemples, de Nathan Dumlao, Benjamin Suter et Ole Witt ! 

Rocher encadré par des rochers sur la plage, par Nathan Dumlao
Piéton encadré par les édifices et les lignes au sol dans une grande ville américaine, par Benjamin Suter
Chalet dans les montages encadré par les branches enneigées d'un connifère, par Ole Witt

Conclusion

Bref, il y a une tonne de façons d'améliorer votre composition. 

Dans cet article, j'ai inclus les trucs et astuces qui m'ont le plus aidé à avoir des photos mieux cadrées qui ont plus d'impact! 

J'espère que cet article vous aidera à faire de meilleurs photos! 

N'hésitez pas à me partager vos astuces préférées dans les commentaires! 

Sur ce, je vous dit à bientôt, et bonnes photos! 


à propos de moi

Plusieurs années après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Comment changer la couleur des vêtements dans Photoshop

Il peut arriver que vous ayez besoin de changer la couleur des vêtements dans Photoshop.

Que ce soit pour mieux agencer les vêtements de plusieurs personnes dans un portrait de famille ou pour un catalogue à la demande d'un client,  savoir changer la couleur vous sera très utile. 

Donc, aujourd'hui, je vous enseignerai comment changer la couleur des vêtements dans Photoshop, avec l'outil teinte-saturation et le filtre de couleur unie. 

Ces deux techniques très simples vous dépanneront dans la une gros éventail de situations. Vous allez pouvoir utiliser la même méthode pour changer la couleur d'à peu près n'importe quoi. 

Et si vous préférez apprendre en vidéo, voici le tuto! 

Étape 1 : la sélection


Il existe plusieurs façons de faire un sélection dans Photoshop. 

Par contre, plusieurs méthodes sont longues, difficiles ou simplement inefficaces. 

Ma méthode de sélection préférée, surtout lorsqu'il s'agit de précision, est la sélection par plage de couleurs.

Avec cette méthode, Photoshop sélectionne tout ce qui est inclus dans les teintes que vous avez déterminées. 

Voici comment utiliser la sélection par plage de couleur : 

Allez à sélection / plage de couleurs.

Dans la fenêtre de plage de couleur, sélectionnez l'option pipette dans le menu déroulant en haut de la fenêtre.

Cliquez sur le vêtement à modifier avec la pipette.

Vous pouvez enlever ou ajouter des parties à la sélection avec les pipettes à droite de la fenêtre.
Si la sélection n'est pas parfaite à ce point-ci, pas de panique! La sélection est enregistrée sur un calque, que vous pourrez modifier facilement.


étape 2 : le changement de couleur


Pour changer la couleur des vêtements ou d'autres objets, il y a 2 techniques que j'utilise très souvent : teinte-saturation et couleur unie.  Certaines situations se prêtent mieux à l'une ou l'autre des techniques. Alors n'hésitez pas à essayer les deux!

Changer La couleur avec teinte-Saturation

La technique de teinte saturation permet de changer n'importe-quelle couleur pour une autre en faisant des variation de la couleur (teinte) et de la saturation.

Cette méthode permet aussi de changer uniquement certaines plages de couleurs sans avoir fait de sélection au préalable. Si vous voulez voir comment faire, je vous suggère d'aller voir cette vidéo.

Pour notre photo d'exemple, voici la marche à suivre. 

Assurez-vous que la sélection faite précédemment est encore active. Sélectionnez le réglage de teinte-saturation dans le panneau des ajustements. Un masque sera automatiquement ajouté au réglage.

Comme la sélection a déjà été faite pour le chandail, nous allons simplement bouger les curseurs de teinte et de saturation jusqu'à ce que la couleur soit convenable, en laissant le paramètre prédéfini  à par défaut et le réglage de zone à global.

Dans le cas de cette photo, il semblerait que le chandail ait certaines dominantes de couleurs. Pour avoir un meilleur résultat, nous allons utiliser un autre technique.

CHANGER LA COULEUR AVEC le filtre de couleur unie

Le filtre de couleur unie sert à appliquer une couleur spécifique à l'image en entier ou à certaines zones. La beauté de cette technique est qu'il est très facile de changer l'effet de la couleur sur l'image en changeant le mode de fusion ou en ajoutant un masque.

En plus, comme c'est un réglage dynamique, il est très facile de changer la couleur en quelques clics. C'est donc beaucoup plus efficace que de peindre directement sur un calque et avoir à changer le calque en entier. 

Pour notre photo, voici comment faire.

Dans le bas du panneau des calques, cliquez sur le biscuit demi-lune. Puis, cliquez sur le premier réglage en haut du menu, c'est à dire couleur unie.

Dans le sélecteur de couleur, choisissez une couleur proche de ce que vous voulez. Pas besoin d'être précis, parce que vous pourrez changer la couleur très facilement plus tard.

Changez le mode de fusion de l'ajustement pour teinte ou couleur. Vous pouvez le changer pour teinte si vous voulez conserver le niveau de saturation d'origine. Dans ce cas, on veut avoir plus de saturation, alors allons-y pour couleur.

Maintenant, la couleur prendra toute la place dans la photo. Par contre, nous pouvons utiliser la sélection faite précédemment pour appliquer la couleur à ce qu'on veut. Pour cela, il suffit de cliquer sur le masque en tenant la touche opt ou alt enfoncée, puis de le glisser sur l'ajustement de couleur unie.

Si la couleur n'est pas exacte, il suffit de cliquer à nouveau sur l'ajustement de couleur unie pour changer la couleur. Le sélecteur apparaîtra et vous pourrez cliquer sur un élément du décor avec la pipette pour l'agencer parfaitement.

ÉTAPE 3 : Parfaire la sélection

Généralement, la sélection par plage de couleur fonctionne très bien sans laisser trop d'éléments indésirable dans la sélection. 

Par contre, lorsque la couleur sélectionnée se retrouve un peu partout dans le décor, on a un peu plus de défi à relever. 

Dans ce cas-ci, le chandail à changer de couleur était peu saturé, et notre sélection a inclus la neige et le ciel aussi. 

Voici donc comment y remédier. 

Pour modifier un masque facilement, il faut d'abord bien voir ce qu'on fait. Pour bien voir votre masque, cliquez dessus tout en tenant la touche opt ou alt enfoncée. 

Sélectionnez l'outil pinceau avec l'opacité et le flux à 100%. Puis, peignez par dessus les parties blanches autre que le chandail à changer. N'allez pas trop près du chandail pour ne pas dépasser.

Pour noircir les parties près du chandail sans dépasser, utilisez l'outil densité plus. Puis, dans la barre d'outils du haut, changez la gamme pour tons foncés. De cette façon, vous allez foncer uniquement les tons foncés.

Pour pâlir les zones déjà pâles sans affecter les zones foncées, utilisez l'outil densité moins. Pour la gamme de tons, utilisez tons clairs.

S'il reste des zones à arranger, vous pouvez finir avez le pinceau. 

Une fois terminé, cliquez à nouveau sur votre réglage en tenant la touche alt ou opt enfoncée pour revoir votre photo dans son état normal.


Conclusion

Bref, c'est comme cela que je change la couleur de n'importe quel objet dans Photoshop. 

Que vous ayez des vêtements à changer de couleur ou n'importe quoi d'autre, la méthode demeurera sensiblement la même. 

En résumé, pour changer la couleur d'un élément dans Photoshop, vous devez, dans un premier temps, effectuer une sélection efficace. Pour cela, j'utilise souvent la sélection par plage de couleur. 

Ensuite, vous pouvez utiliser l'ajustement de teinte-saturation ou le filtre de couleur unie. Dans ce cas précis, nous avons vu que le filtre de couleur unie était plus efficace. 

Enfin, il faut finaliser la sélection si la sélection initiale n'était pas parfaite. Pour y arriver facilement, je vous ai enseigné comment le faire en affichant d'abord clairement votre masque, puis en peignant par dessus. Pour éviter de dépasser, n'oubliez pas la magie de l'outil densité plus et densité moins! 

Bref, j'espère que ce tutoriel vous sera utile pour vos futurs projets de retouche! 

N'hésitez pas à me laisser vos questions et impressions dans les commentaires!

Sur ce, je vous dit à bientôt, et bonnes photos! 


à propos de moi

Quatre ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Comment ajouter de la netteté avec Lightroom!

Ça nous est tous déjà arrivé de souhaiter avoir des photos vraiment nettes, avec les contours aussi tranchants qu’une lame de rasoir.

Mais, on rencontre souvent plusieurs défis lorsque vient le temps d’ajouter de la netteté. Comment faire? Quelle est la meilleure façon de faire pour avoir un beau résultat naturel? 

Aujourd’hui, je vous montre comment y arriver grâce à Lightroom! Vous allez voir que son module de développement nous donne de très bons outils pour ajouter de la netteté.

Pour y arriver, on va se baser sur l’outil de netteté qui se cache dans l’onglet Détails du module de développement. Prêts? C’est parti!


Les erreurs à éviter lors de l’ajout de netteté 


Évidemment que les photos nettes sont plus intéressantes que les photos floues, ça ne fait aucun doute.

Alors, on est tous intéressés par l’idée de rendre nos photos ultras nettes dans différents logiciels de traitement comme Lightroom et Photoshop.

Mais, on peut se retrouver avec certains problèmes si on ne fait pas assez attention.

Par exemple, il arrive souvent qu’on y aille un peu trop fort, ce qui a tendance à rendre les images trop texturées.

On voit aussi apparaître des espèces de halos plus pâles au niveau des contours de l’image.

Il arrive aussi que le fait d’ajouter de la netteté va aussi accentuer le bruit dans la photo.

Le pire est quand on  ajoute de la netteté à une photo qui avait déjà été prise avec un iso élevé, parce que dans ces cas-là, le bruit est vraiment très accentué.

On peut aussi, à l’occasion, voir les lignes droites plus fines devenir comme des escaliers, et les photos qui deviennent pixellisées. Bref, avec l’ajout de netteté comme avec la consommation d’alcool, la modération a meilleur goût! 


Pourquoi ajouter de la netteté avec Lightroom? 


Lightroom vient avec plein d’outils très pratiques pour ajouter de la netteté à vos photos, facilement et rapidement, dans l’onglet Détails du module de développement.

Cet outil ressemble beaucoup à l’outil unsharp mask (ou renforcement), mais en mieux, parce qu’il nous donne plus de contrôle sur la façon exacte d’ajouter de la netteté.

L’avantage d’utiliser Lightroom est que vous pouvez facilement appliquer la même netteté à une série complète d’images en seulement quelques clics.

En plus, le faire dans Lightroom est non destructif, c’est-à-dire que vous pourrez facilement annuler ce que vous avez fait si jamais vous changez d’avis, en autant que vous n’ayez pas fait d’autres retouches dans Photoshop par la suite.

Enfin, vous pouvez aussi créer un paramètre prédéfini d’ajout de netteté que vous pourrez ensuite ajouter à toutes vos photos lors de l’importation, ce qui vous fera sauver beaucoup de temps. 


Quels réglages utiliser pour ajouter de la netteté dans Lightroom?


Maintenant que je vous ai convaincu que Lightroom était une excellente option pour ajouter de la netteté à vos photos, je vais vous montrer comment le faire sur vos images.

Je vais utiliser une de mes photos comme exemples, mais je vous conseille de suivre avec votre propre photo en même temps pour vous exercer.

Premièrement, une fois dans Lightroom, appuyez sur le raccourci clavier D de votre clavier pour accéder au module de développement.

Zoomez ensuite dans votre photo pour la voir à 100%. Vous pouvez le faire en appuyant sur la barre espace. Si cela ne fonctionne pas, vérifier que vous avez appliqué la bonne échelle dans la fenêtre de navigation qui se trouve en haut du panneau de gauche.

Ensuite, dans le panneau de droite, défilez vers le bas jusqu’à arriver à l’onglet détails. Si vous ne voyez rien, cliquez sur le triangle à droite pour ouvrir cet onglet.

Vous allez voir 4 différents curseurs que vous pourrez utiliser. Voici leur utilité.


Le curseur de gain


Le curseur de gain sert à décider de la quantité de netteté à appliquer. Lorsque le curseur est à zéro, cela signifie qu’il n’y a pas d’ajout de netteté.

Plus le chiffre augmente, plus il y a de netteté d’ajouté.

Personnellement, je mets souvent ce curseur entre 50 et 60 par défaut, mais il arrive que j’en mette plus ou moins selon si j’ai du bruit dans mes images ou non.


Le curseur de rayon

Le curseur de rayon sert à déterminer en quelque sorte de quelle largeur vous voulez appliquer la netteté.

Par exemple, si vous utilisez un rayon de 1, cela veut dire que Lightroom va appliquer la netteté à raison de 1 pixel autour des lignes de votre image.

Si vous allez jusqu’à 3, qui est le maximum, vous allez ajouter 3 pixels au niveau des contours, ce qui va être un peu trop intense. Je vous suggère de rester autour de 1, voir 1.5 au maximum.


Le curseur de détail


Le curseur de détail vous permet de contrôler à quel point Lightroom va ajouter de la netteté aux détails fins de votre photo.

Si la valeur de détail est à 0, cela signifie que la netteté va être appliquée seulement aux contours les plus marqués, tandis qu’à 100, même les plus petits détails seraient touchés.

Essayez de rester en bas de 50 pour garder le bruit au minimum.

Le curseur de masquage

Le curseur le plus intéressant est probablement le curseur de masquage. Cet outil vous permet d’être vraiment précis pour déterminer ce qui sera touché ou non par la netteté.

En fait, le masquage sert à cacher certaines parties de la photo pour qu’elles ne soient pas touchées par l’ajout de netteté.

Par exemple, pour un portrait, vous pourriez vouloir ajouter de la netteté pour les contours du visage, les sourcils, les cils, les yeux, les lèvres, mais pas tous les pores de peau.

Ou, si vous avez un sujet sur un fond flou, appliquer de la netteté partout va créer du bruit dans les zones floues.

Mais, avec le masquage, vous pouvez l’éviter facilement.


La fonction cachée de Lightroom : la touche ALT ou OPT

Même quand votre image est à 100%, il peut être difficile de vraiment bien voir l’effet de l’ajout de netteté dans votre photo.

Mais, si vous appuyez sur la touche alt sur PC ou opt sur mac, en même temps que vous utilisez les curseurs, vous verrez exactement l’effet sur votre photo.

Par exemple, si vous le faites avec le curseur de rayon, vous allez bien voir l’effet sur votre photo. Si on monte le curseur à 3, vous allez vous que la photo a beaucoup de halos blancs au niveau des contours.

Avec les curseurs gain et de détail, vous allez aussi voir votre photo sur un fond gris pour mieux percevoir la différence.

Pour le curseur de masquage, c’est un peu différent avec la touche alt ou opt.

En fait, un peu comme les masques dans Photoshop, ce qui est noir est caché et ce qui est blanc apparaît.

Donc, lorsque le curseur de masquage est à zéro, vous allez voir des éléments blancs un peu partout dans la photo.

Mais, plus vous allez bouger le curseur vers la droite, plus il y aura de parties noires, et donc des parties qui n’auront pas d’ajout de netteté. 


La netteté de sortie, c’est quoi?

La netteté de sortie dans Lightroom est faite pour rajouter de la netteté lorsque vous exportez votre photo en dehors de Lightroom.

Vous vous demandez certainement pourquoi il serait nécessaire d’ajouter de la netteté à une photo que vous venez de rendre plus nette.

En fait, si vous exportez votre photo en taille réelle, vous n’avez pas besoin d’activer la netteté de sortie.

Je vous recommanderais même de la laisser décochée.

Mais, si vous devez redimensionner vos photos en plus petit pour le web, les photos ont tendance à perdre un peu de netteté. Vous pouvez donc l’activer en mettant l’option netteté pour écran à faible.

Allez-y avec parcimonie, parce que cette fonction n’est pas aussi précise que les outils du module de développement et l’image va devenir plus nette dans l’ensemble. 


Conclusion

Bref, dans cet article, je vous ai montré comment bien utiliser l’onglet détails du module de développement.

On a vu comment les 4 curseurs fonctionnent, ainsi que leurs principaux avantages.

Grosso modo, j’utilise pour la plupart de mes photos, un gain d’environ 50 à 60, un rayon de 1 à 1.5, le détail autour de 50 au maximum et le masquage varie selon les photos. Évidemment, c’est à titre de référence seulement, mais vos photos pourraient avoir besoin de plus ou moins selon les situations. 

Sachez aussi que ce tutoriel a été pensé plutôt pour les photos normales qui ont besoin d’un léger ajout de netteté. Mais, si vous avez une photo qui est vraiment floue, il se peut que vous n’arriviez pas à la corriger avec Lightroom.

Sur ce, n’hésitez pas à me laisser vos questions et vos impressions dans les commentaires!

À bientôt et bonnes photos! 


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

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