Technique Archives - Page 3 sur 3 - Joannie Therrien

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Évitez ces erreurs de débutant en retouche photo!

Comment faire pour éviter les erreurs en retouche photo?

La retouche photo est quelque chose de vraiment merveilleux. Lorsqu’une photo a été bien exécutée à la prise de vue, la retouche peut être un excellent outil pour exercer votre créativité et donner une signature visuelle à vos images.

Avec des logiciels aussi puissants que Photoshop, les possibilités sont vraiment infinies. Tout peut être fait avec les bonne techniques, les bonnes connaissances et une bonne dose de minutie et de patience. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la culture populaire a bien intégré le verbe Photoshoper à son vocabulaire.

Mais si tout peut être fait, est-ce que tout DOIT être fait?

Comme je suis une grande passionnée de retouche photo, je n’effleurerai même pas la question de si on doit retoucher ou non. Pour moi, la retouche est une nécessité et un plaisir. Je ne dirai donc jamais à quelqu’un qu’il ne devrait pas retoucher.

Cependant, il est très facile d’aller trop loin en retouche. Lorsqu’on a les yeux collés sur une image depuis de longues minutes, il est facile de ne plus voir clair.

Alors comment faire pour savoir si un portrait est retouché correctement? Aujourd’hui, je vous montrerai quelques exemples, ainsi que quelques conseils pour vous aider à juger votre travail de manière objective!

Les erreurs en retouche de peau


La retouche de peau est définitivement très répandue. Avec les mannequins à la peau parfaite dans les magazines et les filtres sur les applications comme instagram, Facebook et Snapchat, il semblerait que tout le monde cherche a avoir la peau le plus lisse possible. Mais pour les photographe, à quoi ça rime? Quelles sont les normes? Comment savoir si un retouche de peau est bien exécutée, ou de mauvais goût? Voici quelques exemples.

La peau : trop retouchée


Dans ce cas précis, on a eu recours à un type de retouche qui est indiqués par plusieurs pseudo experts en retouche. L’idée générale : rendre la peau plus floue, pour ainsi faire presque disparaître les irrégularités dans la peau. Le problème avec cette approche est qu’elle ne fait pas disparaître uniquement les problèmes de texture…mais bien toute la texture de peau! On se retrouve donc avec une peau qui semble être en plastique et une retouche qui paraît beaucoup trop.

Comment retoucher la peau de la bonne façon?


À mon avis, la meilleure façon de retoucher la peau, c’est de traiter les problèmes de couleur de peau, de luminosité et de texture séparément. Ainsi, la retouche est non destructive.

Il existe deux techniques utilisées dans l’industrie de la mode pour une retouche de peau indétectable : la séparation de fréquence et Dodge and Burn.

La séparation de fréquence est une technique qui utilise deux copies d’une même images, sur deux calques différents dans Photoshop. L’une de ses copies est rendue floue pour n’affecter que les couleurs. L’autre copie ne conserve que la texture de l’image. Ainsi, on retouche les problèmes de couleur sur un calque et les problèmes de texture sur l’autre.

De cette façon, on peut lisser la peau sans que la texture ne disparaisse. Attention cependant de ne pas trop ajouter de flou sur le calque de couleur! Si vous voulez vous assurer que votre effet est réaliste, essayez de regarder votre image en plus petit. Si la beau semble floue, vous êtes allés un peu trop loin. Pour en savoir plus sur cette technique essentielle, je vous recommande de lire mon article à ce sujet!

L’autre technique, Dodge and burn, est celle qui est utilisée dans les magazines haut de gamme. Aucun flou n’est appliqué. À la place, chaque creux ou bosse sur la peau est éclairci ou assombri pour égaliser la texture. Cette technique prend cependant beaucoup de temps. Je ne la recommande que si vous faites des projets qui nécessitent un très haute qualité ou que vous êtes payé pour le faire!

Voici une vidéo qui démontre le procédé du Dodge and burn, par le retoucher de renommée mondiale Pratik Naik : 

Les erreurs en retouche des yeux


La retouche des yeux est souvent effectuée pour ajouter un peu d’éclat au regard et faire ressortir la beauté qui s’y trouve déjà. Les pratiques les plus communes sont la retouche des veines, éclaircir le blanc des yeux, accentuer l’iris, etc. Il est important de mentionner qu’aucune retouche ne pourra sauver un mauvais éclairage. Si les yeux n’ont pas été éclairés correctement, essayer de les éclaircir à la retouche ne donnera jamais un résultat naturel.

Les yeux : trop retouchés


Voici un exemple de photo où les yeux ont été trop retouchés. Le blanc des yeux est beaucoup trop blanc partout, ce qui donne un air d’extra terrestre au modèle. Le contour de l’iris est beaucoup trop foncé par rapport au reste de l’oeil, ce qui est à éviter. Enfin, la couleur de l’iris est beaucoup trop saturée. Personne n’a les yeux de cette couleur dans la réalité.

Retoucher les yeux de la bonne façon


Il existe une foule de méthodes pour retoucher les yeux. Je décris mes préférées dans cet article. Pour éclaircir le blanc des yeux, il est préférable d’appliquer l’effet un peu plus autour de l’iris en diminuant vers les côtés.  De cette façon, on conserve l’effet 3D. Pour foncer le contour de l’iris, allez-y doucement, quitte à activer et désactiver votre réglage fréquemment. De plus, appliquez chaque effet sur des calques séparés. Ainsi, vous pourrez diminuer l’intensité de n’importe quel effet à tout moment.

Les erreurs en retouche des couleurs : saturation, vibrance et actions photoshop


S’il y a bien un type de retouche dont il est facile d’abuser, c’est bien les retouches de couleurs en général. Comme je l’explique dans mon article sur le Color Grading, les couleurs peuvent vraiment améliorer une image en y ajoutant de l’harmonie, ou en lui donnant votre signature visuelle. Toutefois, le secret est d’y aller en subtilités afin de rester dans le bon goût sans endommager vos images. Alors comment faire pour ne pas tomber dans le panneau?

La saturation


Honnêtement, si j’étais conceptrice de logiciels de traitement d’image, j’enlèverais carrément la possibilité de toucher à la saturation de façon globale.

Pourquoi?

Quand on y pense, la saturation accentue toutes les couleurs de l’image, partout, à la même puissance. Supposons que vous faites un portrait dans la nature. Vous voulez accentuer un peu (je dis bien un peu) la couleur du ciel et du feuillage. Alors, vous augmentez la saturation.

Le problème, c’est que ce n’est pas que le vert des feuilles et le bleu du ciel qui est accentué. Tout ce qui est rouge, orange ou jaune aussi. Et qu’est-ce qui est orange, rouge et jaune? La peau de votre sujet. Si la personne a des rougeurs au visage, bonjour les problèmes.

Alors quelle est la solution? Mon conseil serait de modifier la saturation pour chaque canal de couleur séparément, grâce à l’outil TSL de Lightroom.

J’aime beaucoup utiliser cet outil avec la cible, qui permet de changer la saturation des couleurs par glissement dans l’image.

En passant, peu importe la technique utilisée pour saturer une image, toute ou en partie, il faut y aller avec pacimonie. Autrement, les zones de l’image qui sont très saturées pourraient manquer de détails. Ce problème ressemble à une surexposition, mais par les couleurs.

La vibrance


La vibrance sert à faire briller un peu plus les couleurs dans vos photos. Au lieu de saturer toutes les couleurs de la même façon, la vibrance est en fait un type de saturation intelligente. La vibrance ne sature que les couleurs qui sont plus terne, en laissant les couleurs déjà saturées telles quelles. Ainsi, il est plus facile d’éviter d’en faire trop.

Les actions photoshop


Avec l’industrie des actions photoshop qui ne cesse de grandir, vous avez probablement déjà essayé ou acheté des actions dans Photoshop. Le but de ces actions est de vous permettre de reproduire un style particulier en quelques clics.

Cependant, je comparerais les actions photoshop aux vêtement one size. Est-ce que le one size fait à tout le monde? Non.

Même chose pour les actions Photoshop. Comme chaque image est différente, les actions n’agissent pas toutes de la même façon sur toutes les photos. Il faut donc ajuster l’effet.

Par expérience, je trouve que les effets des actions photoshop sont un peu trop intense. Souvent, je diminue l’opacité de l’effet d’au moins 10%. Ainsi, cela m’évite les débordements!

Les erreurs en ajout de netteté : clarté, détail, accentuation, passe haut et compagnie


Les outils sont nombreux pour ajouter de la netteté à vos images. L’ajout de netteté est d’ailleurs nécessaire pour tirer le meilleur de vos images, surtout si vous les avez prises en raw.

Les outils les plus fréquemment utilisés pour ajouter de la netteté sont la clarté et le détail dans Lightroom et l’accentuation et le filtre passe haut. Cependant, il y a généralement deux règles à respecter pour s’assurer de faire un ajout de netteté non destructeur.

La première est de ne pas tenter de sauver une photo floue avec un des outils mentionnés plus haut. Peu importe la quantité de netteté ajoutée, une photo floue ne deviendra pas nette pour autant. Il y a de fortes chances que le fait d’ajouter de la netteté ajoutera plus de problème qu’autre chose.

La seconde règle  à respecter est de garder l’effet de netteté assez faible pour éviter de faire apparaître des halos. Les halos sont des zones plus pâles près des contours de l’image qui peuvent apparaître lorsque les effets comme la clarté, l’accentuation ou le filtre passe haut sont appliqués.

Si vous voyez des halos apparaître, essayez de réduire votre effet jusqu’à ce qu’ils disparaissent.

Comment juger ses photos objectivement : quelques conseils pour éviter l’embarras


Il nous est tous déjà arrivé de publier une photo sur notre site web sur les médias sociaux pour ensuite recevoir des commentaires peu favorables. Ce genre de situation peut être vraiment embarrassante. Alors comment faire pour l’éviter?

Conseil numéro 1 : demander l’avis d’un ami photographe


Vous pouvez demander à tous vos amis si votre photo est réussie. Mais s’ils ne sont pas photographes, il trouveront toutes vos images belles.

C’est bon pour l’égo, un peu moins pour développer vos talents!

 Demandez à vos amis photographe ce qu’ils pensent de votre image avant de la publier. Ainsi, ils vous donneront l’heure juste et cela vous aidera à progresser!

Conseil numéro 2 : mettre la retouche sur pause!


Si vous retouchez une image depuis de longues minutes, essayez d’arrêter votre travail, puis de recommencer le lendemain matin. Vous aurez un regard nouveau sur votre image, et vous pourrez ainsi corriger le tir, au besoin.

Conseil numéro 3 : activez et désactivez vos effets souvent!


Dans Lightroom, chaque réglage peut être activé et désactivé séparément. Chaque onglet a un interrupteur qui permet d’activer ou non votre réglage.
 
Vous pouvez aussi retourner à n’importe quelle étape de votre retouche grâce à l’onglet historique du module de développement.

Dans Photoshop, vous pouvez activer et désactiver vos réglages avec le petit oeil qui se trouve à côté de chaque calque et chaque réglage. Vous pouvez ainsi voir un avant-après de chacune des étapes de votre workflow.

Je vous conseille également de garder une copie de la photo originale sur un calque en haut de tous les autres calques. De cette façon, vous pouvez voir rapidement la différence entre la photo de départ et là où vous en êtes.

Conclusion


Bien que la retouche soit un outil formidable pour amener vos photos au prochain niveau, il peut être difficile de retoucher correctement.

Tout comme la photographie, la retouche est un art qui demande de la pratique et beaucoup de minutie pour arriver à un beau résultat.

En résumé, vous avons vu les erreurs les plus communes en retouche ainsi que des manières simples de les éviter.

D’abord, nous avons parlé de l’importance de ne pas rendre la peau floue pour enlever les imperfections. Les techniques comme la séparation de fréquence ainsi que dodge and burn son beaucoup plus appropriées pour obtenir un effet réaliste.

Ensuite, pour la retouche des yeux, l’essentiel est de toujours garder à l’esprit que le réalisme est le but ultime. Donc, il est préférable d’éviter de trop éclaircir les yeux, trop saturer l’iris ou trop foncer certaines parties de l’oeil.

Puis, j’ai aussi abordé la question de la correction des couleurs. Il est fréquent de voir des images qui ont été trop saturées de manière globale, ce qui a tendance à créer plusieurs problèmes.

Premièrement, cela peut donner un teint très étrange aux modèles. De plus, trop de saturation ajoutée peut faire en sorte de faire diminuer les détails dans certaines parties de l’image.

J’ai aussi discuté de l’importance de ne pas ajouter trop de netteté, pour éviter les halos qui trahissent automatiquement cet effet.

Finalement, je vous ai donné quelque trucs pour juger de vos images objectivement. D’abord de demander conseil à un ami photographe. Ensuite, de ne pas hésiter pour prendre des pauses lors de la retouche. Finalement, d’activer et désactiver les effets appliqués régulièrement lorsque vous êtes en train de retoucher

Bref, j’espère que cet article vous aidera à améliorer vos habiletés en retouche, tout en vous évitant l’embarras! Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les écrire dans les commentaires!

Sur ce, je vous dit à la prochaine, et bonne photos! 


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Pourquoi vous devez copier les autres photographes

Pinterest, Instagram, magazines... L'inspiration peut être trouvée partout. Qu'on se l'avoue ou non, nous avons tous, tôt ou tard, copié la photo d'un autre photographe...ou tenté de le faire. En apparence, tout le monde semble condamner ce genre de pratique. Mais est-ce vraiment aussi diabolique qu'on le dit? Au risque de choquer les puristes du droit d'auteur, voilà mon opinion sur la question : oui, vous DEVEZ copier les autres photographes.

Quoi?

Attention, je ne vous dit pas de copier les photos des autres dans les moindres détails, de l'éclairage aux réglages en passant par le décor, le concept, la pose, voir même le physique du modèle lui-même!

Par contre, le fait de savoir analyser une image que vous aimez vous aidera énormément à progresser et à établir votre propre style.

Alors, comment reproduire les effets qui vous plaisent sans plagier? Comment devriez-vous analyser des images? En quoi copier les autres photographes peut vous aider à développer votre style? Aujourd'hui, je vous donne quelques pistes de solutions.

Copier les autres photographes sans plagier : quelques mots sur les droits d'auteurs

Avant de copier les photos d'autres photographes, il est important de faire mention des droits d'auteurs. Attention, je ne suis pas avocate. Je ne peux donc pas vous donner de conseils légaux, mais voici mon opinion sur la question.

Depuis 2012, au Québec, la loi sur le droit d'auteur accorde automatiquement aux photographes le droit d'auteur sur leurs images, du moment qu'ils appuient sur le déclencheur.

Donc, techniquement, si vous reproduisez la photo d'un autre, mais avec votre propre appareil, vous êtes propriétaire du droit d'auteur sur cette nouvelle image, n'est-ce pas?

Ce n'est pas aussi simple que cela. Aux États-Unis, le Copyright Act prévoit la protection des oeuvres basées sur d'autres oeuvres. À titre d'exemple, une chanson remixée ou une peinture imitée avec une variante ne sont pas considérées comme des violations du droit d'auteur aux yeux de la loi.

Une oeuvre dérivée d'une autre est ainsi protégée par la loi sur le droit d'auteur, en autant qu'elle contienne assez d'éléments nouveaux. C'est là qu'il y a beaucoup de place à l'interprétation.

Dans cet article publié sur Peta Pixel, il est question du cas d'un photographe dont la photo a été imitée par une agence de publicité. Selon l'auteur de l'article, Adam Remsen, avocat, l'agence de publicité n'est pas fautive, puisqu'il y a assez d'éléments différents entre les deux.

Légal, peut-être, mais pas éthique à mon avis.

Si vous voulez vous faire votre propre opinion, voici les deux images :

Mais au Canada, comment ça marche?

La loi canadienne sur le droit d'auteur ne prévoit pas de clauses particulières concernant les oeuvres dérivées. Il ne semble pas non plus y avoir de directives claires pour déterminer si une oeuvre a été plagiée.

Cependant, cela pourrait être appelé à changer! Le cas de Claude Robinson servira forcément d'exemple pour la suite des choses.

Pour faire une histoire courte, celui-ci avait présenté à Cinar son concept d'émission pour enfant intitulé Robinson Curiosité. Après une mésentente entre Robinson et Cinar, la compagnie de production a lancé Robinson Sucroe, une série copiant les personnages, la trame de l'histoire, le thème, etc. Les dessins originaux ont été refaits différemment, mais malgré cela, la cour suprême du Canada a donné raison à Robinson, après un combat de près de 20 ans.

La photographe Cindy Hains a voulu connaître la position de la cour quant au plagiat de concepts photo. Voyant qu'une de ses photos avait été imitée par une autre photographe, elle a intenté une poursuite pour plagiat.

La cour des petites créances lui a octroyé 2500$ pour la copie et la publication d'une photo presque identique à la sienne à des fins commerciales (la photographe fautive ayant produit la photo dans le cadre d'une séance photo payante). Pour avoir plus de détails sur ce cas, vous pouvez lire l'article publié sur le blogue de Francis Vachon.

Bref, inspirez-vous des autres photographes pour comprendre leurs techniques. Mais, lorsque vous faites des photos qui seront publiées, assurez-vous d'amener assez d'éléments nouveau en terme de pose, de cadrage, etc. Votre créativité s'améliorera beaucoup plus, et vous vous éviterez beaucoup de problèmes...

Que devriez-vous analyser pour reproduire vos photos préférées?

Comme je l'ai expliqué précédemment, l'objectif ici n'est pas de reproduire une photos dans ses moindres détails. En réalité, il s'agit plutôt de reconnaître ce que vous aimez dans une image pour ensuite le réutiliser dans vos photos. Comme le dit très bien Jake Hicks dans cet article, votre seul objectif devrait être de créer une copie évoluée de ce que vous avez vu. Je vous invite à aller consulter les images d'exemples qu'il a utilisées. Vous verrez que les photos ne sont jamais des copies conformes des originales!

Mais alors, si vous ne copiez pas la photo dans son ensemble, comment devriez-vous copier les autres photographes?

L'idée est d'observer d'abord l'éclairage, puisque c'est ce qui a le plus d'importance pour l'ambiance d'une image. Si vous êtes capable de reproduire l'éclairage d'une image, il ne restera plus qu'à utiliser votre créativité pour obtenir de superbes photos!

Trouver l'éclairage utilisé dans une photo : le secret est dans les yeux!

Le première étape pour découvrir quel éclairage a été utilisé pour une photo est d'observer la forme et l'emplacement des catchlights dans les yeux.  Pour en savoir plus à propos des catchlights, je vous recommande d'aller lire mon article sur la retouche des yeux! 

Voyons quelques exemples.

Dans cette photo, la réflection de la lumière dans les  yeux est en forme d'anneau. Donc, on peut déduire que cette photo a été prise avec un ring light

Comme le catchlight est presque en plein centre de l'oeil de la modèle,  cela nous indique que l'éclairage était positionné directement devant elle. La lumière est très douce et il n'y a presque aucune ombre sur le visage de la mannequin.

Pour avoir une lumière aussi douce,  il faut avoir une source de lumière très grande en relation avec le sujet. Dans ce cas ci, comme la plupart des ring lights sont plutôt petits en général, le photographe a du positionner la lumière très près du sujet. 

Pour l'effet halo derrière le sujet, il y a deux possibilités. L'effet a peut-être été créé à la retouche dans Photoshop. Sinon, il y a de bonnes probabilités que le photographe ait utilisé un flash pointé vers le fond, avec une grille en nid d'abeille pour contrôler l'étendue de la lumière. 

Contrairement à l'image précédente, celle-ci est beaucoup plus contrastée. Le reflet de la lumière dans l'oeil semble être en forme de croissant, et est située un peu plus à droite. 

Vous allez me dire qu'il n'y a pas de modificateurs de lumière en forme de croissant, et c'est tout à fait juste. En fait, si on observe  de plus près, on voit qu'il s'agit en fait du flash qui cache une partie du parapluie dans lequel il se réfléchit! 

Comme je ne vois pas  d'autres réflexions dans les yeux, je ne crois pas qu'il y ait de réflecteur. Comme les ombres ne sont pas complètement bouchées, je me risquerais à dire que la lumière qui se réfléchit sur les bras de la mannequin est ce qui éclaircit les ombres.

Enfin, à voir la couleur de fond, je crois que la modèle était assez loin de ce dernier. Le fond a probablement été éclairée de la même façon que pour la photo précédente, à faible intensité.

Comment copier l'éclairage d'une image prise en lumière naturelle? 


En lumière naturelle, vous trouverez des catchlights très indistincts, ou au contraire, vous saurez au premier coup d'oeil qu'il s'agissait du soleil. Les deux photos de cette publication sur instagram sont un bon exemple. Pour voir la deuxième image, cliquez sur la publication!

Sur la première image, la lumière est très douce et on ne distingue pas de forme précise pour le reflet de lumière dans les yeux.  À mon avis, cette photo a été prise alors qu'un nuage passait devant le soleil, ou à l'ombre, en gardant une partie du ciel visible dans les yeux.  

Pourquoi pas dos au soleil? Parce que si ça avait été le cas, il y aurait eu beaucoup plus de lumière dans l'arrière-plan et dans les cheveux de la mannequin.

Sur la deuxième photo, en revanche, c'est le soleil qui est la source de lumière principale. Remarquez comme le reflet dans les yeux est petit et rond. L'ombre du nez de la modèle est aussi très découpée. Une lumière aussi dure est souvent créée par le soleil ou un flash nu.

Il y a deux raisons qui me font dire que c'est le soleil et non un flash. La première, c'est que l'arrière plan est éclairée de la même façon et dans la même direction que le sujet. Si un flash avait été utilisé, l'arrière plan aurait probablement eu l'air plus sombre. La deuxième, c'est que la couleur de la photo dans son ensemble nous indique que la photo a probablement été prise au coucher du soleil. Ceci justifie donc que le catchlight soit plus bas dans les yeux.

Comment analyser l'éclairage lorsque les yeux ne sont pas visibles?


Vous avez vu une superbe photo que vous aimeriez reproduire, mais vous ne voyez pas de reflets? Dans ce cas, il faudra observer la direction et la qualité de la lumière! 

Prenons cette superbe photo de nouveau-né comme exemple. 

D'abord, on remarque que la photo est plus claire du coté gauche que du côté droit. Donc, la source de lumière principale est forcément de ce côté. 

Ensuite, la lumière est extrêmement douce. Il est presque impossible de dire avec certitude où les ombres commencent et où elles s'arrêtent. Pour obtenir un éclairage aussi doux et diffus, il faut une source de lumière très grande par rapport au sujet.

Dans ce cas-ci, j'aurais tendance à penser que la photo a été prise près d'une grande fenêtre. Si la fenêtre n'st pas une option pour vous, je vous recommande fortement d'utiliser  un gigantesque parapluie muni d'un diffuseur. Plusieurs photographes portraitistes très talentueux en font l'éloge régulièrement! 

Pour cette image, la lumière est diffuse et vient du côté gauche de l'image, puisque c'est ce côté qui est plus lumineux. Pour diffuser l'éclairage, la photographe a probablement utilisé un softbox de bonne dimension. 

L'ombre sous le nez de la mannequin laisse croire que le flash était positionné presque à la hauteur du visage, légèrement à gauche. 

Enfin, comme le côté droit de l'image n'est pas complètement noir, je crois qu'un réflecteur a été utilisé, ou encore un flash a plus faible intensité. Il semble y avoir beaucoup de jaune dans cette zone de l'image. On peut supposer qu'un réflecteur doré a été utilisé. Ou, peut-être que c'est le maquillage qui donne cet effet!  

Copier les autres photographes pour apprendre et trouver son style

Si vous essayez de reproduire l'éclairage des photos qui vous plaisent, vous allez apprendre énormément dans le processus! 

Les essais et erreur que vous allez faire vont vous permettre d'observer votre éclairage et de découvrir plusieurs possibilités. Vous verrez ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, ce que vous aimez, ce que vous n'aimez pas... 

Petit à petit, vous allez trouver les types d'images et d'éclairage que vous préférez. Ce sont ces préférences qui vont forger votre style unique! 

Conclusion


Bref, même si le fait de copier les autres photographes peut sembler mauvais ou non éthique, c'est un processus qui peut être extrêmement formateur! 

Il ne s'agit pas de reproduire entièrement une photo. Ce serait du plagiat. L'idée de base est plutôt d'analyser ce que font les autres et de créer votre version améliorée de ce que vous aimez.

Pour trouver quel genre d'éclairage a été utilisé, observez les catchlights dans les yeux des modèles. Cela vous donnera une foule d'informations sur l'éclairage utilisé. 

Observez aussi la qualité et la direction de la lumière. Est-elle diffuse? Est-elle dure? Est-elle directement devant le modèle? Derrière? De côté? Les ombres sont-elles découpées ou estompées? Sont-elles complètement noires ou plus claires?

Se sont toutes des questions que vous pouvez poser afin de reproduire la lumière que vous préférez!

Bref, j'espère que cet article vous sera utile pour améliorer vos photos et créer un style qui vous est propre!  Vous avez des photos que vous aimeriez que j'analyse? Mettez le lien dans les commentaires!

À la prochaine, et bonnes photos! 


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Focales et perspective

Vous êtes vous déjà retrouvé devant votre sac photo, en ne sachant pas quel objectif apporter avec vous en prise de vue? Vous êtes vous déjà demandé quel objectif acheter pour combler vos besoins, pour finalement vous retrouver plus mélangé qu'autre chose? Vous avez déjà entendu l'expression « longueur focale », mais vous n'êtes pas certain de ce que cela signifie?

Le fait de connaître ce que signifie le terme « longueur focale » vous sera absolument essentiel lorsque viendra le moment de vous procurer un nouvel objectif. Imaginez arriver à la boutique photo plein de confiance en sachant exactement ce qu'il vous faut!

De plus, la focale a plusieurs effets qui vous seront très utiles pour exercer votre créativité! Vous pourrez truquer la distance entre les objets dans vos photos, changer leurs proportions, et beaucoup plus!

Nous allons donc voir toutes les bases de la focales, le fonctionnement du zoom et son impact sur la perspective.

Qu’est-ce que la longueur focale?

La longueur focale, souvent exprimée en millimètres (mm), détermine à quel point vous serez « zoomé » dans vos photos. Plus le nombre de millimètres est élevé, plus votre objectif sera zoomé.

Le comment et le pourquoi des longueurs focales

Le très grand angle

Les objectifs se situant dans les plages de longueurs focales comprises entre 10 et 24 millimètres sont considérées comme des objectifs à très grand angle.

L’angle en question, c’est l’angle de vue de l’objectif. Lorsqu’on regarde des photos prises avec une objectif à grand angle, on peut avoir l’impression qu’elles sont étirées, surtout sur les côtés.

Nous verrons des exemples un peu plus loin. Les objectifs à très grand angle sont considérés comme des objectifs spécialisé, dont les focales se retrouvent très rarement sur les objectifs de kit.

Ils sont utilisées principalement pour les photos d’immobilier, pour les événements ou pour les paysages. Ils sont cependant rarement utilisés pour les portait, car ils déforment les proportions des sujets.

Le cheval de la photo de gauche semble avoir d’étranges proportions : sa tête semble énorme en relation avec le reste de son corps. C’est à cause de la focale utilisée (environ 16 à 18 millimètres). Pour réussir à photographier la grue en entier sur l’image de droite sans introduire d’éléments superflus, il fallait avoir recours à une très grand angle tout en restant près du sujet. Focale utilisée : 20 millimètres.

Le cheval de la photo du haut semble avoir d’étranges proportions : sa tête semble énorme en relation avec le reste de son corps. C’est à cause de la focale utilisée (environ 16 à 18 millimètres). Pour réussir à photographier la grue en entier sur l’image du bas sans introduire d’éléments superflus, il fallait avoir recours à une très grand angle tout en restant près du sujet. Focale utilisée : 20 millimètres.

Le grand angle

Un objectif est considéré comme à grand angle lorsqu’il a une focale qui se situe entre 24 et 35 millimètres. Généralement, les objectifs de kit commencent dans ces plages de focales.

Habituellement, le 24mm est le point où la distorsion sur les côtés des images commence à s’estomper. Ces focales sont souvent utilisées dans des situation où le photographe souhaite inclure un maximum d’informations par rapport au contexte de la situation photographiée, tout en conservant un aspect naturel.

Dans ces deux images, j’ai utilisé une focale d’environ 24mm. Dans les deux cas, le grand angle m’a permis de donner de l’information au spectateur sur le contexte de chaque situation. À gauche, le tournage d’un vidéoclip. À droite, une séance de signature d’autographes.

Dans ces deux images, j’ai utilisé une focale d’environ 24mm. Dans les deux cas, le grand angle m’a permis de donner de l’information au spectateur sur le contexte de chaque situation. En haut, le tournage d’un vidéoclip. En bas, une séance de signature d’autographes.

L’objectif standard

Les objectifs dits « standards » ont généralement des longueurs focales situées entre 35 et 70 millimètres. Les objectifs standards portent cette appellation parce que ce sont eux qui se rapprochent le plus de la vision humaine (outre la vision périphérique).

Ces objectifs sont parfait pour les portrait pris de près, ou les plein pieds. Ce sont des objectifs polyvalents. C’est la raison pour laquelle la plupart des objectifs de kit se situent dans cette plage de focales. Si toutefois vous cherchez à vous ajouter des possibilités en termes d’ouverture, un objectif à focale fixe comme le 50mm f/1.8 est un excellent choix pour une solution de qualité à faible coût.

D’ailleurs, plusieurs photographes professionnels qui oeuvrent dans le portrait ne jurent que par les objectifs fixes, puisqu’en enlevant la complexité d’un zoom, les fabricants arrivent à une qualité optique remarquable.

Ces deux photos ont été prises avec un 50mm. Comme il s’agit d’un objectif à très grande ouverture, il est possible de photographier même dans des situations de très faible lumière.

Léger téléobjectif

C’est à ce point que la majorités lentilles de kit arrêtent. On qualifie de léger téléobjectif les focales de 70 à 105 millimètres. Les meilleures lentilles de portrait se retrouvent habituellement parmi les légers téléobjectifs puisque la perspective demeure naturelle.

Téléobjectif

Les téléobjectifs sont les objectifs qui se situent dans les focales entre 105 et 300 millimètres (ou plus). Ils sont utilisés principalement pour les sujets distants, comme pour la photographie de nature et animalière, la photographie de sport, la photographie de spectacles ainsi que la photographie de presse.

Pour ces deux images du Festival d’Été de Québec, j’ai utilisé un objectif 70-200mm. Cela m’a permis de remplir le cadre de mes photos tout en créant un beau flou d’arrière plan.

Comment la focale influence-t-elle la perspective dans une photo?

La perspective fait référence à la dimension des objets ainsi que la distance entre eux. 

Plus un objet est près de l’appareil photo, plus il sera perçu comme « gros » par rapport aux autres, et vice versa. Avec un objectif, un peu truquer la perspective et donner l’illusion que certains objets sont plus loin, ou plus près les uns des autres.

Avec un grand angle, on « étire » la perspective,  ce qui donne l'impression que les objets dans l'image sont très loin les uns des autres. 

Inversement, avec un téléobjectif, on compresse les plans, ce qui donne l’impression que les objets dans la photos sont plus près les uns des autres, presque empilés.

Pour bien comprendre, imaginez que vous marchez dans la rue où vous habitez. Les voitures stationnées sur un coté sont « loin » de celles stationnées de l’autres coté de la rue, n’est-ce pas? Si par contre vous retournez chez vous et vous observez la rue à partir de votre fenêtre, les voitures semblent collées les une par dessus les autres.

C’est un peu le même phénomène qui se produit avec un objectif. Avec un grand angle, on est plus près du sujet, tandis qu’avec un téléobjectif, on se trouve en réalité plus loin du sujet, ce qui donne cette impression de proximité entre les plans.

Tout cela peut sembler bien abstrait, alors voici un exemple visuel de ce phénomène.

Même si la taille du kiwi est restée la même dans ces 4 photos, la taille des bananes a beaucoup changé entre la première et la dernière image. Je vous promet qu’aucun des objets n’a bougé! En fait, ces différences sont entièrement créées par la focale utilisée. De gauche à droite : 24mm, 35mm, 50mm, 200mm.

Même si la taille du kiwi est restée la même dans ces 4 photos, la taille des bananes a beaucoup changé entre la première et la dernière image. Je vous promet qu’aucun des objets n’a bougé! En fait, ces différences sont entièrement créées par la focale utilisée. De haut en bas : 24mm, 35mm, 50mm, 200mm. 

Pour terminer

En résumé, nous avons vu la différence entre les différentes longueurs focales, ainsi que leur effet sur la perspective dans vos images. 

En gros, la focale est exprimée en millimètres. Plus le nombre est petit, plus on dézoom : nous avons alors affaire à un grand angle. Plus le nombre est grand, plus on zoom : nous avons alors un téléobjectif.

Le grand angle permet d'inclure plus d'éléments dans votre photo pour aider à la mise en contexte. Par contre, il tend à étirer la perspective, c'est-à-dire donner l'impression que les différents plans dans l'image son plus loin les uns des autres. 

Au contraire, le téléobjectif vous permet de vous rapprocher virtuellement de votre sujet et donner l'impression que les différents plans sont plus près les uns des autres.

D'ailleurs, en portrait, il est préférable d'utiliser une focale plus longue pour éviter de déformer le visage de votre modèle...


J’espère que cet article vous aura aidé dans votre compréhension ce de phénomène et qu’il vous inspirera à aller prendre des photos en tirant avantage de la perspective!

N'hésitez pas à me laisser vos impressions et questions dans les commentaires!

Sur ce, je vous dis à la prochaine et bonnes photos!


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

8 raisons pourquoi vos photos sont floues!

Aujourd’hui, on va parler d’un sujet qui vous frustre certainement, parce qu’aujourd’hui, on parle des PHOTOS FLOUES.

Que vous fassiez des photos depuis longtemps ou que vous soyez nouveau votre aventure d’apprenti photographe, vous rencontrerez forcément l’immense frustration de vous demander : « pourquoi mes photos sont floues »?

Tôt ou tard, il nous arrive de prendre LA photo, pour finalement nous rendre compte qu’elle est floue et inutilisable! C’est une des pires situations qu’on peut rencontrer! Le pire dans tout cela, c’est que, dans bien des cas, on ne peut pas récupérer la photo au traitement...

Ainsi, la seule façon de se débarrasser des photos floues, c’est de ne capturer que des photos nettes, à chaque fois. Mais comment y arriver?

Aujourd’hui, nous allons discuter de 8 raisons pourquoi vos photos sont floues et comment éviter es photos floues. Puis, je vous parlerai de deux façons d’améliorer la netteté de vos images dans Lightroom et Photoshop.

Pour voir la version vidéo de ce tuto, c'est par ici! 

Erreur numéro 1 : vos photos sont floues parce que votre sujet bouge

« Oui, mais je photographie plein de sujets en mouvement! Mes photos de devraient pas être floues pour autant! » 

Vous avez raison. Cependant, il faut savoir que les sujets en mouvement nécessitent des réglages particuliers de votre appareil pour réussir à les figer dans votre image.

Pour y arriver, il faut que l’appareil photo soit plus rapide pour capturer la photo que la vitesse à laquelle le sujet bouge.

Pour modifier la vitesse à laquelle votre appareil capture vos photos, il faut modifier la vitesse d’obturation. Celle-ci, affichée en secondes ou en fractions de seconde, peut être contrôlée dans le mode manuel, le mode priorité à l’ouverture ou le mode programme.

En règle générale, si votre photo est floue, il faudra augmenter votre vitesse d’obturation jusqu’à ce que votre sujet soit bien figé dans votre image.

Comment savoir quelle vitesse choisir?

Il n’y a pas de nombres magiques, mais voici quelques indices!

Pour figer des animaux qui se déplacent lentement ou des personnes qui marchent, utilisez une vitesse d’au moins 1/250 de seconde.

Pour les sujets qui se déplacent plus vite, comme les animaux ou les personnes qui courent, les athlètes, etc, privilégiez une vitesse d’au moins 1/500 de secondes.

Pour les sports motorisés, une vitesse d’au moins 1/1000 de seconde sera nécessaire pour éviter les photos floues.


Erreur numéro 2 : vos photos sont floues parce que vous bougez

Si vous avez des photos sont floues au grand complet, même si votre sujet ne bougeait pas, il y a de fortes chances que vous et votre appareil ayez bougé.

Même si on a parfois l’impression d’être parfaitement immobile, il est très probable qu’on bouge quand même. Même si on s’est appuyé contre un arbre ou une table. Même si on retient son souffle. Eh oui! Du moment qu’on tient l’appareil à main levée, il est possible d’avoir des photos floues.

Comment éviter cela? La règle à retenir est que, pour les photos à main levée, votre vitesse d’obturation doit être proportionnelle à la focale maximale de votre objectif.

En français, cela peut dire que si votre objectif est un 70-200, vous devriez au minimum utiliser une vitesse de 1/200 de seconde. Si votre objectif est un 50mm fixe, utilisez une vitesse d’au moins 1/50 de seconde.

Pourquoi la vitesse minimale recommandée change-t-elle selon les focales? Parce que plus votre objectif a une longue focale, plus il est lourd. Plus votre objectif est lourd, plus il sera difficile pour vous de le stabiliser à main levée.

Si vous n’arrivez pas à la vitesse minimale recommandée parce qu’il fait trop sombre, augmentez votre ISO, ou posez votre appareil sur un trépied.


Erreur numéro 3: vos photos sont floues parce que votre mise au point est mauvaise

Maintenant que nous avons éliminé la possibilité que ce soit la vitesse d’obturation qui cause vos photos floues, il faut maintenant vérifier que la mise au point est faite correctement.

La mise au point peut s’avérer un peu plus complexe qu’elle en a l’air, mais je vais tenter de la simplifier le plus possible.

Il y a essentiellement 2 composantes qui peuvent influencer le rendu de la mise au point. D’abord, il faut déterminer correctement l’endroit où se fera la mise au point. Puis, il faut aussi décider de comment faire la mise au point.

Où faire la mise au point pour éviter les photos floues?

Pour faire la mise au point au bon endroit, il faut que le collimateur de mise au point se trouve sur notre sujet.

Le collimateur de mise au point est souvent représenté par un petit carré qui s’illumine en rouge ou en vert dans le viseur.

Pour que le collimateur soit sur votre sujet, deux options s’offrent à vous. Vous pouvez déplacer votre collimateur sur votre sujet avec les contrôles de votre appareil.

Vous pouvez aussi faire la mise au point en gardant le collimateur de mise au point au centre. Il suffit de mémoriser la mise au point, et de recadrer par la suite.

Comment faire la mise au point?

Il y a deux façons de faire la mise au point. La mise au point simple et la mise au point continue.

Avec la mise au point simple, vous appuyez sur le déclencheur à mi-course et l’appareil fait la mise au point sur votre sujet. Tant que vous ne lâchez pas le déclencheur, la mise au point restera inchangée. Ce mode de mise au point est parfait pour les sujets qui ne bougent pas.

Avec la mise au point continue, l’appareil tente de suivre le sujet, tant que vous tenez le déclencheur enfoncé à mi-course. Ce mode de mise au point est parfait pour éviter les photos floues lorsque votre sujet se déplace.

Erreur numéro 4 : vos photos sont floues parce que votre zone de netteté est trop courte

Si vous avez un objectif qui vous permet d’avoir une très grande ouverture, vous être probablement coupable de la prochaine erreur. Ce n’est pas parce que votre objectif vous permet une grande ouverture qu’il faut absolument l’utiliser pour tout, tout le temps.

Ce qu’il faut savoir, c’est que l’ouverture du diaphragme influence la taille de la zone de netteté, aussi appelée profondeur de champ. Plus votre ouverture est grande, et plus la zone de netteté sera courte. Dans la vraie vie, cela signifie que,, si vous faites un portrait à f/1.8, il est possible que seulement un seul des yeux de votre modèle soit net.

Si jamais vous voyez que c’est le cas de votre photo, essayez de réduire un peu l’ouverture du diaphragme.


Erreur numéro 5 : vos photos sont floues parce que votre objectif est mal calibré

Il est possible que votre objectif soit mal calibré, même si c’est un objectif tout neuf.

En effet, pour les appareils reflex, il arrive que l’appareil croie à tort que la mise au point est bonne, même si l’objectif n’est pas parfaitement au point.

Pour remédier à ce problème, il faut calibrer l’objectif avec une mire spéciale conçue à cet effet.

Ce ne sont pas tous les appareils qui permettent ce genre d’ajustements. Par contre, si votre appareil vous permet d’effectuer une calibration de vos objectifs, je vous invite à aller voir ce tutoriel pour apprendre à le faire vous-même. Si cela vous embête, vous pouvez aussi déléguer la tâche à un technicien chez tout bon réparateur.


Erreur numéro 6 : vos photos sont floues parce que vous utilisez mal la stabilisation de votre objectif

La stabilisation de l’objectif est un très bon outil pour éviter les photos floues.

Par contre, la stabilisation de l’objectif peut aussi vous jouer bien des tours si votre appareil photo est sur trépied.

En gros, si vous tenez votre appareil à main levée, utilisez la stabilisation de l’objectif.

Si votre appareil est sur trépied, en revanche, le moteur de stabilisation peut créer des vibrations qui nuiront à la netteté de votre image. Il est donc préférable, dans ce cas, de désactiver la stabilisation, surtout si vous utilisez une très longue focale.

Erreur numéro 7 : vos photos sont floues parce que l’ajustement dioptrique de votre appareil est déréglé

Si vos photos semblent floues lorsque vous regardez dans le viseur, même lorsque la mise au point a bien été effectuée, peut-être que la dioptrie de votre appareil photo est déréglée.

La dioptrie permet d’adapter votre viseur à votre propre vision, un peu comme des lunettes.

Si la dioptrie n’est pas ajustée à votre vision, vous pourriez être porté à ajuster manuellement votre mise au point, même lorsque celle-ci est correcte, parce que ce que vous voyez ne vous plaît pas.


Erreur numéro 8 : vos photos sont floues parce que vous n’ajoutez pas de netteté au traitement

Si vous prenez vos photos en JPEG, il y a de fortes chances que votre appareil-photo soit muni d’un préréglage de développement qui ajoute de la netteté à vos images.

Cependant, si vous faites vos photos en raw, vous remarquerez probablement que vos photos ne semblent pas avoir le « croustillant » qu’elles devraient avoir.

Au risque de vous décevoir, la netteté parfaite n’existe pas. Il faut donc en ajouter un petit peu!

Attention cependant! Les techniques que je m’apprête à décrire doivent être utilisées modérément et ne peuvent pas réellement récupérer une mauvaise mise au point ou un flou de mouvement.

Comment ajouter de la netteté dans Lightroom

Il existe quelques solutions dans Lightroom pour ajouter le peu de netteté qui manque à vos images.

Personnellement, j’utilise la fonction netteté, qui se trouve dans l’onglet détail du panneau de gauche, dans le module de développement.

Vous allez remarquer, normalement, 4 curseurs que vous pouvez ajuster.

Le gain, c’est ce qui détermine la quantité de netteté ajoutée. C’est un peu comme le bouton de volume, si on veut.

Le rayon, lui, détermine la taille des halos près des contours de l’image. En gros, la grosseur des détails appliqués.

Les deux autres réglages servent à limiter l’étendue de la netteté ajoutée. Le détail vous permet de réduire l’effet de halo près des contours de l’image.

Le masquage, lui, est très pratique, parce qu’il vous permet de déterminer où appliquer votre effet. Par exemple, avec un portrait, vous pourriez vouloir ajouter de la netteté au niveau des yeux, cheveux, etc, mais sans affecter la texture de la peau.

Pour voir plus facilement où s’appliquent vos réglages, vous pouvez maintenir la touche art ou option enfoncée lorsque vous faites vos réglages.


Comment ajouter de la netteté dans Photoshop

Pour ajouter de la netteté dans Photoshop, j’utilise le filtre passe-haut.

L’avantage de cette méthode est que vous pouvez mieux contrôler la quantité de netteté ajoutée, de même que l’endroit où vous voulez l’appliquer.

Pour utiliser cette méthode, il suffit de dupliquer votre image sur un deuxième calque.

Ensuite, allez dans filtre, divers, passe-haut. Avec le curseur de rayon, choisissez la quantité de netteté que vous voulez ajouter.

Maintenant, vous avez une image complètement grise. Pour ramener la couleur dans votre photo, vous devez changer le mode de fusion du calque de netteté.

Le mode de fusion choisi aura un impact sur la quantité de netteté qui s’appliquera à votre image. En général, j’utilise le mode de fusion Incrustation, qui est plus subtil.

À partir de là, vous pouvez modifier l’opacité de ce calque pour réduire l’effet.

Si vous préférez appliquer votre réglage seulement à certains endroits précis, ajoutez un masque de fusion sur votre calque, que vous remplirez de noir. Puis, avec un pinceau blanc, vous pourrez révéler l’effet uniquement aux endroits qui vous intéressent.

Souvent, en portrait, on utilisera un masque pour ajouter de la netteté au niveau des yeux, sourcils, lèvres, etc.


Conclusion

Aujourd’hui, nous avons vu les principales raisons pourquoi vos photos sont floues. Nous avons commencé par les erreurs les plus communes, suivi de trucs un peu plus avancés.

En premier lieu, nous avons vu qu’il est primordial d’utiliser une vitesse d’obturation qui soit adaptée au sujet photographié ainsi qu’à votre focale, si vous tenez votre appareil à main levée.

Puis, nous avons ensuite discuté de l’importance d’une bonne mise au point. Avez-vous fait votre mise au point au bon endroit? Avez-vous utilisé le bon mode de mise au point? Ce sont toutes des questions à garder en tête lorsque vous faites des photos.

Ensuite, nous avons vu que l’ouverture utilisée pouvait aussi créer des flous. En effet, lorsque l’ouverture est très grande, la zone de netteté est plus courte, ce qui peut faire en sorte que votre sujet soit en partie flou.

Si, après avoir réglé tous ces problèmes, vos photos sont encore floues, il y a d’autres solutions possibles.

Vous pouvez tenter de calibrer vos objectifs, si votre appareil vous le permet.

Méfiez-vous de la stabilisation d’objectif, qui peut causer des flous lorsque vous photographiez sur trépied.

Ajustez la dioptrie de votre appareil pour votre vision, pour éviter de corriger une mise au point qui était déjà correcte.

Enfin, je vous ai aussi parlé des façons d’ajouter un peu de netteté dans Lightroom et dans Photoshop, pour donner à vos images le « croustillant » qui leur manque. Évidemment, comme toute bonne retouche, la modération et le bon goût sont de mise!

J’espère que cet article vous aura aidé à ce que les photos floues soient chose du passé.

Si cet article vous a aidé, n’hésitez pas à le partager avec vos amis! Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les écrire en commentaires!

Sur ce, je vous dis à la prochaine, et bonnes photos! 


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Le triangle d’exposition : une infinité de possibilités!

Après avoir appris les bases de l'exposition et de ces différents paramètres, pourquoi ne pas s'aventurer dans le mode manuel? Ça ne doit pas être compliqué...right?

Si vous êtes comme moi, je parie que vos premières expériences se sont résumées à ceci : essais, erreurs, essais, erreurs, essais...encore ERREURS!

Le mode manuel est souvent complexe et difficile à maîtriser pour les débutants. C'est normal et je vous comprends! Après tout, il y a plusieurs boutons à connaître, plusieurs contrôles à maîtriser...et ce n'est pas toujours évident d'arriver à la bonne exposition.

Mais, ne vous découragez pas! Déjà, si vous avez lu l'article sur l'exposition, vous avez une base très solide sur l’un des aspects les plus importants de la photographie! Vous savez ce qu’est l’exposition et ce qui peut l’influencer, à savoir l’ouverture, la vitesse, et l’ISO.

Mais après avoir appris toutes ces notions, après avoir pratiqué dans les modes semi automatiques, vous aimeriez vous aventurer dans le mode manuel pour avoir un maximum de contrôle? Il ne vous manque qu’un élément à maitriser : le triangle de l'exposition

Le triangle d'exposition, c’est quoi?

Le triangle d'exposition est une loi qui définit le lien de cause à effet entre chacun des paramètres d’exposition. En français, cela veut dire que chacun des trois est inter-relié : si on modifie l’ISO, l’ouverture ou la vitesse, pour arriver à la même exposition, nous devrons modifier un autre des paramètres pour conserver la même lumière. 

Pourquoi utiliser le triangle d'exposition?

Le triangle d'exposition est très utile lorsque vous souhaitez changer les effets de profondeur de champ ou de mouvement dans vos photos sans affecter l’exposition. 

En effet, le triangle de l'exposition sert à obtenir un effet précis dans vos photos sans compromette une bonne exposition. Par exemple, il se pourrait que vous souhaitiez ajouter un flou d'arrière plan en augmentant votre ouverture. En mode manuel, si vous modifiez l'ouverture, votre exposition changera. Alors, vous devrez aussi modifier un autre paramètre d'exposition pour maintenir la même luminosité.

Dans cette situation, nous avons un bel exemple de l’effet du triangle d''exposition. À exposition identique, l’effet de chaque image est différent. Pour l’image de gauche, j'ai utilisé les paramètre suivants : ISO 50, f/22, 1/15 secondes. La petite ouverture m'a permis de rendre presque nette les branches, qui étaient beaucoup plus près de l’appareil que la chute. De plus, la vitesse plus lente (sur trépied) a dessiné le mouvement de l’eau de la chute. Pour la seconde photo, à droite, mes paramètres étaient de 50 ISO, F/4, 1/500 seconde. L’ouverture plus grande a rendu les branches plus floues, jusqu’à pratiquement disparaître. Cette fois, par contre, le mouvement de l’eau a été figé par la vitesse beaucoup plus rapide. 

Dans cette situation, nous avons un bel exemple de l’effet du triangle d''exposition. À exposition identique, l’effet de chaque image est différent. Pour l’image du haut, j'ai utilisé les paramètre suivants : ISO 50, f/22, 1/15 secondes. La petite ouverture m'a permis de rendre presque nette les branches, qui étaient beaucoup plus près de l’appareil que la chute. De plus, la vitesse plus lente (sur trépied) a dessiné le mouvement de l’eau de la chute. Pour la seconde photo, en bas, mes paramètres étaient de 50 ISO, F/4, 1/500 seconde. L’ouverture plus grande a rendu les branches plus floues, jusqu’à pratiquement disparaître. Cette fois, par contre, le mouvement de l’eau a été figé par la vitesse beaucoup plus rapide. 

Mais comment savoir de combien modifier chacun des paramètres pour arriver au résultat escompté? Je pense qu’on est dus pour une petite métaphore!

La métaphore du verre d’eau

Pour expliquer le triangle de l'exposition, rien de mieux que la métaphore du verre d’eau. Je sais, cet exemple est assez classique, mais il l'est pour une bonne raison : il est efficace!

Imaginons que le verre d’eau correspond au capteur et à sa sensibilité (ISO), que le robinet et le débit d’eau représentent l’ouverture du diaphragme et que le temps pour remplir le verre représente la vitesse d’obturation. Supposons également qu’un verre plein à ras bord soit une exposition correcte.

Dès qu’on change l’un des trois éléments, forcément, quelque chose d’autre changera. Pas certain de comprendre? Allons-y avec quelques exemples.

Disons que j’ai un grand verre d’eau de 500 ml à remplir, en utilisant le débit maximal d’eau dans mon robinet. Cela prendra relativement peu de temps à remplir mon verre, probablement environ 4 secondes.

Dans cet exemple, nous pouvons remplacer les données par nos paramètres de photo. Supposons que notre verre est un capteur réglé à une sensibilité de 100 ISO, que mon robinet au maximum correspond à un objectif à son ouverture maximale, disons f/2.8 et que le temps de remplissage du verre d’eau, pour garder un chiffre rond, correspondant à une vitesse d’obturation de 4 secondes.

Si je change mon verre de 500ml pour un verre de 250ml, soit deux fois plus petit, en gardant le débit d’eau au maximum, qu’arrivera-t-il au temps qu’il faudra pour le remplir? Forcément, il diminuera..de moitié!

Transposé en photographie avec notre exemple précédent, notre ISO de 100 devient alors 200, notre ouverture de f/2.8 reste la même, mais comme on a doublé la sensibilité du capteur à la lumière, il faudra réduire le temps d’exposition de moitié pour éviter que le capteur ne «déborde» de lumière! Notre 4 secondes du départ deviendra alors 2 secondes.

Dans cet exemple, le même débit d’eau est utilisé. Par contre, nous avons un verre qui est pratiquement deux fois plus petit dans l’exemple de droite. Il se remplit donc beaucoup plus vite pour avoir une quantité d’eau égale au verre de gauche.

Dans cet exemple, le même débit d’eau est utilisé. Par contre, nous avons un verre qui est pratiquement deux fois plus petit dans l’exemple du bas. Il se remplit donc beaucoup plus vite pour avoir une quantité d’eau égale au verre du haut.

Je sais que cela fait beaucoup d'information à digérer par écris, alors j'ai pensé à tous mes amis visuels parmi vous! Voici donc une petite vidéo très bien faite pour voir la métaphore du verre d'eau en action!

Comment calculer les différences de luminosité?

Vous avez probablement déjà entendu le terme «stop» en rapport avec la lumière, mais de quoi s’agit-il? Non, ce n’est pas pour vous dire quand arrêter de tourner vos molettes de réglages! Le «stop» est simplement une unité de mesure de la luminance (c'est-à dire, la quantité de lumière). Chaque fois qu’on double ou qu’on diminue de moitié la quantité de lumière totale, on a affaire à un stop.

Par exemple, disons que pour avoir l’exposition correcte j’ai besoin de deux ampoules. Si j’enlève une ampoule, j’ai la moitié moins de lumière. Donc, j’ai diminué la luminosité de 1 stop. Si, par contre, j’éclaire la scène avec 4 ampoules plutôt que deux, alors j’ai doublé la luminosité. Alors, on a augmenté d’un stop.

Les stops et l’ISO

Pour l’ISO, c’est très simple. Quand le nombre ISO double, alors on a une différence d’un stop. Par exemple, de ISO 100 à 200, on a +1 stop. De 800 à 400, on a -1 stop.

Souvent, les appareils photos permettent de faire des réglages précis qui sont moins important que de doubler ou réduire de moitié la lumière.

Selon les paramètres choisis sur votre boîtier, vous aurez des paliers de 1/3 ou 1/2 stop. Certains appareils d’entrée de gamme ne permettront pas cette précision au niveau de l’ISO. Il faudra donc y faire plus attention.

Les stops et la vitesse

Pour la vitesse d’obturation comme pour l’ISO, le calcul demeure très intuitif. Par exemple, si vous utilisez une vitesse d’une seconde et passez à une vitesse de 2 secondes, alors vous doublez le temps d’exposition, ce qui donne une différence de +1 stop.

Inversement, si en partant d’une seconde vous changez pour 1/2 seconde, nous aurons une différence de -1 stop. Encore là, vous aurez des nombre entres ces valeurs «pleines» pour plus de précision, souvent des tiers ou demi stop.

Attention cependant! Les valeurs de vitesse se comptent très bien, à part 2 petites exceptions : de 1/8 à 1/15, on considère qu’il s’agit d’une différence dune stop. De 1/60 à 1/125 aussi. Il faut croire que les fabricants d’appareils photos voulaient conserver de beaux chiffres. Imaginez 1/8 - 1/16 - 1/32 - 1/64 - 1/128 - 1/254 de secondes… cela n’aurait pas de sens!

Les stops et l’ouverture

Lorsqu’on arrive avec l’ouverture, il devient moins intuitif de juger quelles valeurs constituent une modification d’un stop, car elles ne sont pas linéaires, c’est à dire que f/8 n’est pas deux fois plus grand que f/16.

Sans entrer dans les détails de pourquoi c’est comme ça, je vais simplement vous donner les ouvertures qui correspondent à des paliers d’un stop : f/1 - f/1.4 - f/2 - f/2.8 - f/4 - f/5.6 - f/8 - f/11 - f/16 - f/22 - f/32.

Encore une fois, vous aurez également le choix de 1/2 ou de tiers de valeurs pour augmenter la précision des changements que vous voudrez apporter.

Comment maîtriser le triangle d'exposition?

Je sais que ce sujet du triangle d'exposition est assez lourd et pas toujours facile à maitriser. Je me souviens de mes premiers examens théorique en photographie, où j’écrivais sur le haut de ma feuille de réponse tous les crans d’un stop d’ouverture, de vitesse et d’ISO que j’avais appris par coeur! Je les encadrais et je comptais le nombre d’encadrés qu'il y avait entre chacun. Comme l’examen était seulement à l’écris, je n’avais pas le loisir d’utiliser mon appareil photo à titre de référence! 

Heureusement, sur le terrain, avec votre appareil dans les mains, c’est beaucoup plus facile à calculer! Si votre caméra fonctionne en tiers de valeurs, la molette de contrôle tournera, logiquement, de trois crans avant d’avoir modifié l’exposition d’un stop.

Mon conseil serait de vous exercer à modifier l’exposition pour une même scène, en mode manuel, en prenant une première photo, puis en ajustant 2 paramètres respectivement de 3 crans de plus sur la molette de contrôle, et 3 crans de moins pour l’autre, pour ensuite reprendre une photo.

L’exposition restera la même, mes vous verrez en temps réel les changements de vitesse, ouverture et ISO. Vous pouvez aussi vous référer à ce tableau, qui est un très bon aide-mémoire!

Pour terminer

En bref, nous avons vu que pour savoir comment utiliser le mode manuel, il est impératif de comprendre le triangle d'exposition. Nous avons vu comment fonctionne ce principe grâce à la métaphore du verre d'eau.

En passant, si vous aimeriez avoir une autre métaphore pour mieux comprendre, je vous invite à visiter mon article sur l'exposition ici.

Ensuite, nous avons discuté de la notion de stop, qui permet de calculer les différences de luminosité entre deux valeurs d'exposition.

Enfin, nous avons vu les valeurs principales d'ISO, de vitesse et d'ouverture et j'ai terminé en vous donnant quelques trucs pour éviter les erreurs lorsque vous modifiez vos paramètres, grâce aux crans de vos molettes de contrôle. Avec tous ces conseils, vous devriez être en mesure de vous débrouiller sur le terrain!

Sur ce, si l’article vous a plu, n’hésitez pas à le partager avec vos amis! Si vous avez des questions, ne vous gênez pas de me laisser vos interrogations en commentaire ou via la boîte de clavardage!

Su ce, je vous dit à la prochaine, et bonnes photos! 


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

L’histogramme et le posemètre : deux essentiels pour une exposition parfaite!

Vous avez votre appareil photo depuis quelques temps, vous pratiquer la photographie aussi souvent que possible et vous comprenez assez bien les effets de l’ouverture, de l’ISO et de la vitesse sur vos images, mais il vous arrive à l’occasion de ne pas avoir la bonne exposition?

Vous avez regardé l’écran de votre appareil et tout semblait parfait sur le terrain, alors qu’arrivé à la maison, la réalité est tout autre?

Je sais, c'est très frustrant. À quoi bon se donner tout le mal du monde à comprendre l'exposition si, malgré tout, notre exposition s'avère mauvaise?

Pourtant, la solution n'est pas bien loin! Il y a deux petits outils souvent ignorés qui aurait pu vous sauver tous ces problèmes : l’histogramme et le posemètre.

Qu’est-ce que l’histogramme?

L’histogramme est en fait une représentation graphique de la distribution des tons clairs et foncés dans votre photo.

Si on fait un petit voyage dans le temps pour retourner à vos cours de mathématiques du secondaire, on peut penser à l’histogramme comme un plan cartésien.

L’axe vertical nous donne le nombre de pixels tandis que l’axe horizontal nous donne la valeur de luminosité. En gros, lorsqu’on l’examine de gauche à droite, on retrouve d’abord les tons foncés, ensuite les tons moyens et finalement les tons clairs.

Plus il y a de pixels dans l’image correspondants à ces tonalités, plus vous verrez un gros «pic» dans l’histogramme à cet endroit. Bref, l’histogramme est un outil indispensable en photographie lorsqu’on veut tout savoir sur l’exposition de notre photo!

Voici un exemple d’histogramme:

L’histogramme donne une représentation graphique de la luminosité dans votre photo. Dans cet exemple, il y a une grande quantité de pixels dans la zone centrale, correspondant aux tons moyens. Il n’y a pas de pics collés aux extrémité de l’histogramme, indiquant une bonne exposition.

Où trouver l’histogramme?

L’histogramme peut s’afficher systématiquement avec vos photos sur votre appareil. Il suffit de programmer votre appareil à cet effet en allant activer cette fonction dans les menus. Vous pourrez trouver cette information dans le manuel de l’utilisateur.

En faisant cela, vous vous éviterez bien des surprises.

Si, par contre, vous préférez avoir un affichage normal de vos photos sur votre écran suivant la prise de vue, vous pouvez également demander à l’appareil d’afficher l’histogramme via un bouton d’information ou autre touches, selon les différents modèles. 

De quel genre d’histogramme avez-vous besoin?

En temps normal, l’histogramme d’une photo bien exposée devrait ressembler à une montagne, avec une majorité de tons moyens.  Donc, il devrait y avoir un pic au milieu. Il peut aussi y avoir un pic du coté des noirs ou des blancs, selon les contrastes du sujet photographié.

Pour s’assurer que la photo n’est ni sous exposée, ni surexposée, les différents pics de l’histogramme ne devraient jamais toucher des côtés du graphique. Cela signifierait qu’il y a un manque d’information dans les tons foncés ou pâles, et il serait alors impossible de récupérer ces informations au traitement.

Voici quelques exemples de photos avec leur histogramme pour nous aider à comprendre.

Ici, ce qui explique le pique à droite de l’histogramme est la grande quantité de mousse blanche sur l’image. À gauche, le pic correspond aux chandails des participants et aux arbres foncés.

Ici, le sujet la photo est presque entièrement blanc. Ainsi, il est logique que l’histogramme se situe majoritairement à droite, dans la section des hautes lumières. La photo n’est pas surexposée pour autant.

Cette image est principalement composés de tons moyens, sans grandes zones de tons particulièrement foncés ou pâles. Ainsi, l’histogramme correspondant nous montre une répartition plutôt égale de pixels dans l'ensemble du graphique.

Cette image est surexposée : on perçoit à peine la couleur du ciel, les arbres sont délavés et il n’y a pas de détail dans les nuages. L’histogramme nous démontre le problème : le graphique colle le coté droit.

Cette image est sous-exposée : plusieurs zones de l’image sont complètement noires. On a l’impression de regarder la scène à travers des lunettes fumées. Le graphique en témoigne en étant entièrement collé au côté gauche.

Cette image est  légèrement sous-exposée volontairement, pour montrer les couleurs du ciel mais également diminuer l’attention portée aux rochers. Le graphique indique donc un pic à gauche dans la zone des noirs.

Que faire si l’histogramme indique une sous exposition ou une surexposition?

La première étape après avoir vérifié l’histogramme est de le comparer avec la photo elle même.

Avez vous une photo très contrastée? Si oui, il est fort probable que l’histogramme n’ait pas vraiment l’air d’une montagne, comme nous avons vu avec les exemples précédent.

Votre histogramme n’est pas centré, mais se situe plutôt d’un coté que de l’autre? Si votre photo n’est pas particulièrement claire ou sombre dans son ensemble, il se pourrait que vous ayez affaire à une mauvaise exposition.

Dans ce cas, deux options s’offrent à vous. Si vous utilisez un mode semi-automatique, utilisez le bouton de correction d’exposition (+/-) pour modifier l’exposition et reprendre votre photo pour ainsi rétablir la situation.

Si vous utilisez le mode manuel, changez l’un des paramètres d’exposition, soit l’ouverture, l’ISO ou la vitesse d’obturation, en fonction de l’effet artistique recherché.

Un autre indispensable : le posemètre

L’histogramme est un outil fantastique, autant à la prise de vue qu’à la retouche. Il n’a qu’un seul petit désavantage : il ne s’affiche pas pendant la prise de photo.

Heureusement, il existe un autre outil très pratique pour évaluer l’exposition en temps réel : le posemètre.

Le posemètre, c’est un peu comme le petit frère de l’histogramme. Il s’affiche de façon plus compacte et un peu différente, mais nous indique tout aussi fidèlement l’état de l’exposition.

En fait, le posemètre s’affiche seulement à l’horizontal, comme une échelle graduée. Voici un exemple:

Un exemple de posemètre, sur les appareils Nikon. À gauche, nous avons un exemple de posemètre lorsque l'exposition est normale. Au centre, une sous-exposition de 1/3 de stop. À droite, une surexposition de plus de 2 stops.

Lorsque le curseur se retrouve au centre de l’échelle du posemètre, nous avons une exposition adéquate.

Les petites barres de chaque coté indique des tiers de stop (ou demi, si c’est le réglage que vous avez choisi pour votre caméra) et les grandes barres indiquent les stop complets.

Dans la grande majorité des cas, l’histogramme vous donnera une représentation juste de l’exposition recherché.

Cependant, comme l’histogramme, il fonctionne mieux dans des situations normales.

Lorsque vous photographiez une scène très sombre, par exemple un spectacle, ou inversement, un paysage hivernal couvert de neige, un posemètre au centre ne donnera pas l’effet recherché.

Une règle de base pour vous aider dans ces cas là est de surexposer de 1 à deux stops pour les scènes très claires, et sous exposer de 1 à 2 stops pour les scènes plus sombres!

En bref

Si l'exposition est généralement correcte lorsque vous utilisez un mode semi automatique, il arrivera inévitablement des situations où l'appareil ne vous donnera pas exactement le résultat escompté.

Pour remédier à ce problème, une des meilleures solutions est d'apprendre à lire l'histogramme, qui donne des informations très précieuses sur l'état de l'exposition.

Nous avons vu qu'en général, un histogramme indique une bonne exposition lorsqu'il s'étend sur toute sa largeur, avec un pic souvent au centre. Cependant, grâce à plusieurs exemples, nous avons aussi vu que, dans certaines situations particulières, l'histogramme aura un pic qui ne sera pas centré, mais plutôt du coté des tons clairs ou foncés.

En plus de l'histogramme, nous avons aussi discuté du posemètre, qui s'affiche pendant la prise de vue. Comme l'histogramme, il indique généralement une bonne exposition lorsqu'il est centré, mais peut aussi indiquer une bonne exposition lorsqu'il tend plus d'un côté que de l'autre avec des sujets plus clairs ou plus foncés.

Finalement, je vous ai donné quelques barèmes pour vous guider lorsque vous corrigez votre exposition, selon vos sujets. Je souhaite que ces outils vous aideront à avoir de bonnes expositions à partir de maintenant! 

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à m'écrire, soit dans les commentaires ou via messenger!

Sur ce, je vous dit à la prochaine, et bonnes photos!

 


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

La seule technique de retouche de peau que vous devez apprendre: la séparation de fréquences!

Salut tout le monde! Aujourd’hui, je vais vous enseigner LA SEULE technique de retouche de peau que vous allez avoir  besoin d’apprendre de toute votre vie : la séparation de fréquences!

Vous avez certainement déjà regardé les magazines, en vous disant "mais comment est-ce possible?"

La peau parfaite, mais pourtant d'allure naturelle, sans cicatrices ni boutons, à la couleur parfaitement uniforme, vous intrigue et vous frustre en même temps. Après tout, vous avez essayé de reproduire cet effet, mais malgré tout vos efforts, les outils de correction trahissent votre passage.

Et si je vous disais qu'il y avait une façon d'y arriver? Un manière de faire une retouche de peau d'une grande qualité, sans laisser de traces?

Pour tout savoir sur cette technique miraculeuse, lisez la suite! Je vous garanti qu'après avoir appris la séparation de fréquence, vous ne retoucherez jamais la peau de vos modèles de la même façon!

OH! En passant, j'ai fait un tutoriel vidéo en détail pour vous permettre de voir la séparation de fréquences en action. Le voici!

Qu'est-ce que la séparation de fréquences?

Essentiellement, le but de la séparation de fréquences est de séparer les couleurs et la texture d’une image sur deux calques différents.

En photographie de portrait ou de mode, c’est une technique très utile pour retoucher la peau.

En effet, elle nous permet de traiter les problèmes de couleurs et d'ombres et lumières sur un calque, et de traiter les problèmes de texture comme les cicatrices, boutons, etc., sur un autre calque.

De cette façon, on conserve tous les détails de la peau, et la retouche est non destructive, c'est-à-dire qu'on peut à tout moment revenir en arrière sans ruiner nos efforts.

Comment séparer les "fréquences" dans photoshop : la première étape de votre retouche de peau

Pour voir comment la séparation de fréquences fonctionne, je vous ai préparé plusieurs captures d'écran. Cette technique peut sembler complexe au début, mais elle deviendra vite votre méthode préférée!

Le but de cette technique de retouche de peau, comme je vous l’ai expliqué plus tôt,  est  de séparer la couleur sur un calque et la texture sur un autre calque, pour être en mesure de faire une retouche de peau qui est non destructive et qui conserve tous les détails de la peau.

La première chose à faire pour réussir à accomplir tout cela, c’est de copier deux fois notre image de fond. La meilleur façon d'y arriver est de simplement dupliquer notre image de fond  deux fois, en utilisant la touche cmd ou ctrl J.

Maintenant, nous devons transformer le calque 1 en calque de couleur et le calque 1 copie en calque de texture. À titre de référence, renommez ces deux calques pour que ce soit plus facile de savoir lequel va servir à quoi.

Le premier va s’appeler couleur, et le deuxième, texture.

Comment créer la première "fréquence" : la couleur

Si on désactive le calque de texture pour le moment, on va s’intéresser seulement au calque de couleur.

La façon d’obtenir seulement la couleur, c’est avec la commande de flou gaussien.

Pour ce faire, allez dans le menu filtre, flou, flou gaussien.

Maintenant, notre objectif est de conserver uniquement la couleur de la peau sur notre photo. Si on enlève complètement l’effet de flou gaussien, on voit toutes les pores de peau, ainsi que les éventuels défauts.

Notre but ici est d’utiliser le flou pour camoufler tout ces petits détails-là, mais en gardant un minimum de détail dans les couleurs.

Par exemple, si on va autour de 4, on perçoit encore les petites lignes et la texture des pores, donc il faut en ajouter un peu plus. Alors, augmentez le rayon autour de 7, ou du moins, jusqu'à ce que la texture soit complètement disparue.

Par contre, on ne veut pas aller trop loin, parce qu’on veut encore avoir le contour des yeux et du visage bien distincts.

Vous allez remarquer qu'à ce stade-ci, votre photo est tout simplement floue. Il faut donc ramener la texture dans l'image...

Comment créer la deuxième "fréquence" : la texture de la peau

Pour ramener la texture, on va commencer par activer le calque que nous avons nommé "texture".

Puis, nous allons utiliser la commande appliquer une image pour conserver uniquement la texture sur ce calque. 

Pour y arriver, il faut aller dans le menu image, puis, appliquer une image.

Souvent, lorsque vous arrivez dans cette fenêtre, vous allez avoir quelque chose comme ceci:

Pour arriver au résultat recherché, il faudra changer les paramètre. Comme nous voulons baser l'opération sur le calque de couleur, il faudra le sélectionner dans le menu déroulant nommé calque.

Ensuite, conservez l'option RVB pour la couche, et choisissez l'opération soustraction.

L’idée derrière cette opération est d'utiliser le calque de couleur comme référence, pour dire à Photoshop que sur le calque de texture, nous voulons qu'il enlève tout ce qui se trouve sur le calque de couleur. Il ne nous restera que la différence entre les deux. C'est pour cette raison qu'on utilise la soustraction: on soustrait ce qu’il y a sur le calque de couleur pour avoir un résultat qui ne conserve que la texture sur le calque choisi.

Maintenant, l’opacité va rester à 100%, l’échelle est à 2 et le décalage est à 128. Ce sont toujours les mêmes données, peu importe la photo que vous retouchez.Une fois qu’on a sélectionné toutes ces données là, on va être prêts à appuyer sur OK.

Une fois la soustraction effectuée, nous avons une image complètement grise. Il faut donc retrouver notre image de base.

Pour ce faire, nous allons sélectionner notre calque de texture puis changer le mode de fusion pour aller sélectionner le mode de fusion lumière linéaire.

Si vous groupez le calque de couleur et le calque de texture et que vous appuyez sur l'oeil pour voir un avant-après, vous verrez que l'image créée en séparation de fréquence est identique à l'image de départ!

Comment retoucher la peau sur deux calques différents : la magie de la séparation de fréquences

La première étape d'une retouche avec la séparation de fréquences, c'est de traiter les problèmes de couleurs ou de transitions entre les ombres et lumières.

Pour ce faire, il faut d'abord sélectionner la zone à retoucher avec l'outil lasso. Je vous conseille d'adoucir le contour de votre sélection d'environ 20 pixels si votre zone est petite, et environ 50 pixels si elle est grande. C’est ce qui va faire que notre sélection ne sera pas trop coupée au couteau. Si vous voulez voir un aperçu de votre sélection, vous pouvez appuyer sur Q. 

Maintenant, pour s'assurer de faire une retouche non destructive,  nous allons transférer notre sélection sur un nouveau calque. C’est très simple. Quand vous avez votre endroit de sélectionné, appuyez sur la touche ctrl ou cmd J. On se retrouve donc avec uniquement notre sélection sur le nouveau calque.

Pour adoucir les transitions entre les couleurs, il faut appliquer le flou gaussien à nouveau. Allez à filtre, flou, flou gaussien.

Pour ajuster l'effet, vous n'avez qu'à faire des essais avec le curseur du rayon, jusqu'à l'obtention d'un résultat qui vous plaît.

Ensuite, vous n'avez qu'à répéter la même procédure pour toutes les zones où vous souhaitez obtenir plus d'uniformité dans les couleurs. La raison pour laquelle il est préférable de le faire pour chaque zone est que l'intensité du flou ne sera pas forcément la même selon le type de corrections que je souhaitez obtenir.

En quoi la séparation de fréquences est-elle non destructive pour la retouche de peau?

Maintenant que vous avez retouché la couleur partout où vous jugiez que c'était nécessaire, vous avez toutes les sections du visage sur plusieurs calques différents, avec des retouches de différences intensités.

Pour vous y retrouver un peu, il faut grouper tous ces calques dans un dossier. Pour ce faire, sélectionnez tous les calques et cliquez sur l'icône de dossier en bas du panneau des calques.

Le fait de grouper les calques ne sert pas qu'à faire de l'ordre dans vos calques. C'est aussi une façon formidable de modifier à l'infini la retouche effectuée. En effet, lorsque les calques sont tous dans un même groupe, vous pouvez appliquer des réglages sur l'ensemble des calques qui en font partie! 

Si, par exemple, pour une raison quelconque, en regardant votre travail, vous trouvez que vous êtes allé un peu trop loin, vous pouvez désactiver toute votre retouche pour voir un avant-après, ou tout simplement en réduire l’opacité. 

Puis, si jamais il y a des endroits qui vous font dire que, finalement, la retouche n'était pas nécessaire, vous pouvez aussi ajouter un masque à ce groupe. Quand on utilise le pinceau pour peindre du noir sur le masque, l'effet disparaît. Si on repeint en blanc, l'effet réapparaît.

Comment retoucher la texture de la peau avec la séparation de fréquences

Maintenant que la couleur de la peau est uniforme, il y a peut-être certaines imperfections à corriger au niveau de la texture : rides, boutons, etc. Pour effectuer ces retouches, il faudra s'intéresser au calque de texture.

Pour corriger la texture, utilisez l'outil correcteur. Ce qui est bien avec l’outil correcteur, c’est qu’il va prendre en compte le contenu autour de l’outil, tout en vous laissant choisir l’endroit que vous voulez utiliser comme source pour faire votre modification.

Pour réussir votre retouche, vous allez devoir vous assurer que votre outil correcteur n'affecte que le calque de texture. Sinon, vous verrez apparaître des couleurs très étranges sur votre photo, comme ceci:

Pour affecter uniquement le calque actif, vous devez sélectionner l'option calque actif dans le menu déroulant en haut de la fenêtre.

Maintenant, il ne vous reste qu'à corriger les zones problématique. Pour sélectionner la source de votre correcteur, appuyez sur alt ou opt en cliquant sur la source. Puis, cliquez sur la zone à corriger. Répétez ces étapes jusqu'à ce que vous ayez fini... et voilà!

À ce point ci, le résultat sur votre photo sera très satisfaisant. Pour voir un avant-après, vous pouvez cliquer sur l'oeil à côté du dossier contenant vos calques.

Conclusion

Vous avez vu que ce n’est pas tellement compliqué, avec la séparation de fréquence, d’arriver à un très beau résultat qui a l’air 100% naturel, qui garde tous les détails de la peau et qui nous permet de faire une retouche efficace, sans donner un effet plastique à la peau de vos modèles.

C’est pour cette raison que la séparation de fréquence est, à mon sens, la meilleure façon de retoucher la peau de vos modèles pour avoir le meilleur résultat possible.

Après avoir appris comment utiliser toute la puissance de la séparation de fréquence, je suis prête à parier que vous ne retoucherez plus jamais la peau de vos modèle de la même façon!

En résumé, nous avons vu comment dupliquer l’image sur deux calques différents.

Ensuite, en utilisant la commande de flou gaussien, vous avons créé un calque seulement avec la couleur.

Puis, avec l’outil appliquer un image, nous avons soustrait l’information du premier calque pour ne conserver que la texture.

Nous avons utilisé le mode de fusion lumière linéaire sur le calque de la texture pour retrouver notre photo originale.

Enfin, je vous ai enseigné comment travailler sur les deux calques avec l’outil correcteur et le lasso, de façon non destructive.

Naturellement, il est possible que cette technique ne soit pas toute simple pour vous dès le début. Je vous conseille de vous exercer avec plusieurs portraits. Éventuellement, la séparation de fréquence deviendra pratiquement un réflex pour vous!

D'ici là, n'hésitez pas à m'écrire dans les commentaires de cet article, par courriel ou via ma page facebook si vous avez besoin d'un coup de main! Il me fera plaisir de vous aider!

Sur ce, je vous souhaite de bonnes retouches! À bientôt! 


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

L’exposition : trop, c’est comme pas assez!

Est-ce qu’il vous arrive de prendre une photo, pour ensuite vous rendre compte qu’elle est beaucoup trop lumineuse ou trop sombre?

Pour régler le problème, vous avez essayé de lire le manuel de l’utilisateur, mais vous n’avez rien compris, parce que vous ne saviez pas à quoi servaient toutes ces fonctions?

Peut être que vous avez essayé les modes créatifs mais vous n’avez pas encore fait de photos satisfaisantes?

Si je vous disais que d’avoir une bonne luminosité dans vos photos n’avais pas à être compliqué? La solution est plus simple que vous ne le croyez. Pour qu’une photo ait la bonne luminosité, il faut simplement comprendre l’exposition.

Après avoir lu cet article, vous aurez déjà une bien meilleure idée de ce qu’est l’exposition, à quoi elle sert et comment la contrôler. C’est parti!

L’exposition, c’est quoi?

L’exposition correspond à la quantité de lumière dans vos photos. Le but premier, lorsqu’on prend une photo, est d’avoir une exposition correcte, c’est à dire une photo qui n’est ni trop sombre, ni trop claire.

Pendant votre apprentissage de la photographie, vous allez souvent entendre des termes comme sous exposé (ou sous-ex, under, etc) et sur exposé (ou sur-ex, cramé, brulé, etc).

La sous-exposition, c’est quand l’appareil n’a pas reçu assez de lumière. La photo est donc un peu trop sombre, comme si vous la regardiez avec des lunettes de soleil, à l’intérieur… le soir. Pas génial.

Au contraire, quand quelqu’un vous dit que votre photo est brûlée (ou sur-exposée) c’est parce que le capteur a reçu trop de lumière, a été aveuglé, et que maintenant certaines parties de l’images sont disparues dans de grosses taches blanches sans détail… encore moins génial.

Voici un bon exemple de l’effet de l’exposition sur une image. La photo sous exposée (à gauche) est trop sombre et on ne distingue pas le visage de la cavalière. L’image de droite, surexposée, ne laisse voir aucun détail dans la robe du cheval. Une exposition réaliste devrait se rapprocher de la photo du centre.

Cette image est surexposée: on ne voit aucun détail dans la robe du cheval.

Pourquoi maîtriser exposition?

Vous aurez probablement remarqué qu’en général, en mode automatique ou semi-automatique, l’appareil photo arrive à une exposition correcte. C’est parce que l’appareil photo a un posemètre intégré, qui est un instrument qui mesure la quantité de lumière dans la scène et qui décide pour vous des meilleurs paramètres à utiliser pour arriver à un résultat décent.

Mais si l’appareil détermine la bonne exposition à votre place, pourquoi devriez vous vous donner la peine de comprendre ces paramètres?

Premièrement, l’appareil photo est un peu paresseux. S’il est confronté à une situation plus compliquée, par exemple en faible lumière, il choisira la voie facile... le flash. Et le flash intégré de l’appareil… ce n’est pas très joli.

Deuxièmement, l’appareil photo est un instrument qui n’est pas doté d’intelligence. Il peut donc se tromper au niveau de l’exposition dans les situations inhabituelles, notamment lorsque vous avez un sujet pâle dans la neige ou un sujet foncé sur un fond sombre. Dans les deux cas, l’appareil étant habitué de faire une moyenne, croira à tort que vous êtes respectivement surexposé et sous exposé, et votre photo n’aura pas le résultat recherché.

Troisièmement, selon l’effet que vous souhaitez obtenir, vous pourriez vouloir modifier l’exposition à des fins artistiques. Mais comment? C'est ce que nous allons voir...

Pour cette image, l’appareil photo a cru à tort  que le sujet était trop éclairé à cause du reflet de la lumière dans la neige. Le résultat est une sous-exposition

pourquoi prioriser un paramètre d'expo plutôt qu'un autre?

Il y a 3 paramètres  qui ont une influence sur la quantité de lumière dans une image. Non seulement ils influencent la luminosité, mais chacun des paramètres aura un effet différent sur votre photo, autre que l’exposition.

L’ouverture modifie la profondeur de champ, c’est a dire s’il y a du flou à l’arrière plan ou non.

La vitesse d’obturation modifie la façon de capter le mouvement, c’est à dire si dans votre photo, votre sujet en mouvement sera flou ou net.

Finalement, l’ISO influence le grain dans la photo. Plus l’ISO est élevé, plus il y a de petits points dans vos photos, qui peuvent réduire la qualité.

Comment peut-on contrôler l’exposition?

Nous avons donc vu que l’exposition est influencée par trois paramètres fondamentaux. L’ouverture du diaphragme, la vitesse d’obturation et la sensibilité ISO, qui ont tous les trois des effets sur vos photos qui n’influence pas que la lumière. Mais au niveau de la lumière, quelle est la fonction de chacun?

L’ouverture du diaphragme détermine combien de lumière peut entrer dans l’appareil photo lorsqu’elle passe dans l’objectif. Un peu comme la pupille de nos yeux, plus elle est ouverte, plus il passe de lumière, et mieux l’appareil voit.

La vitesse d’obturation, elle, détermine pendant combien de temps le capteur de l’appareil photo sera exposé à la lumière. De la même façon que nos yeux s’adaptent à une faible luminosité avec le temps, le capteur a besoin de plus de temps pour s’imprégner de la lumière nécessaire dans une scène plus sombre.

Finalement, l’ISO définit la sensibilité du capteur à la lumière. Plus on augmente la sensibilité, plus l’appareil capte de lumière. C’est aussi simple que cela.

Le relation entre les trois

Il y a une relation d’interdépendance entre l’ouverture, la vitesse et l’ISO, qui s’appelle, dans le jargon photographique, la loi de la réciprocité. Lorsque vous modifiez l’un des trois paramètres, un autre devra automatiquement être modifié.

Je sais, je sais, ça fait beaucoup d’information à digérer. Alors, je vais essayer de vulgariser le concept avec une petite métaphore : le salon de bronzage.

Là vous allez me dire, c’est quoi le rapport entre aller se faire cuire dans une machine à UV et faire de la photo? Vous allez vite comprendre! Commençons par une mise en contexte.

Charlotte est rousse et a la peau très pale. Son amie Jasmine a le teint foncé et les cheveux noirs. La sensibilité ISO, c’est un peu comme la couleur de peau des deux copines. Charlotte va bronzer beaucoup plus facilement au salon de bronzage que Jasmine, parce qu’elle est plus sensible qu’elle pour la même quantité de lumière. Jasmine aura plus de difficulté à bronzer, parce qu’elle est moins sensible à la lumière.

Dans l’appareil photo, si le capteur est plus sensible à la lumière, il aura besoin de moins de lumière, moins longtemps, pour arriver à une bonne exposition.

Ensuite, la vitesse d’obturation, vous l’aurez deviné, est équivalente au nombre de minutes passées en cabine. Si les filles restent en cabine longtemps, elle seront plus bronzées que si elle n’y passent qu’une minute, de la même façon que si on laisse la lumière imprégner le capteur de l’appareil pendant 5 secondes ou 1/10 de seconde.

Finalement, comme l’ouverture du diaphragme détermine la quantité de lumière qui atteindra le capteur de l’appareil photo, on peut déduire que l’ouverture peut s’apparenter à la puissance des machines.

Par exemple, la machine à 100 watt fera moins bronzer que la machine à 200 watt, parce qu’il n’y a pas la même quantité de lumière à laquelle les filles seront exposées, de la même façon qu’une plus petite ouverture amènera moins de lumière au capteur de l’appareil photo qu’une plus grande.

Si votre peau est très sensible au soleil, que vous utilisez la machine de bronzage la plus puissante et que vous y restez trop longtemps... vous brûlerez! Votre appareil photo est exactement comme vous. Si on augmente la sensibilité du capteur à la lumière, qu'on l'expose à beaucoup de lumière avec une grande ouverture et qu'on laisse l'obturateur ouvert longtemps, il y a de fortes chances que la photo aussi sera brûlée!

Pour finir avec cette métaphore, supposons que Charlotte est deux fois plus sensible à la lumière que Jasmine, mais qu’elles doivent partir en même temps du salon de bronzage parce que, well, attendre après l’autre, c’est plate.

Charlotte pourrait aller disons 5 minutes dans la machine à 100 watt et Jasmine 5 minutes dans la machine à 200 watt. Les deux ressortiraient alors avec le même bronzage, pour le même temps, malgré leurs niveaux de sensibilité différents. Simple, non?

En photo, la même simplicité s’applique. Si vous avez besoin d’une vitesse d’obturation précise pour votre photo à cause que votre sujet est en mouvement et que votre sensibilité ISO reste la même, il ne reste que l’ouverture qui changera.

Pour finir

Bref, nous avons vu qu’il est important de comprendre comment maîtriser l’exposition, même si l’appareil photo peut déterminer l’exposition pour vous. En effet, l’appareil photo se trompe souvent dans les situations particulières, de sorte que vous risquez de devoir modifier certains paramètres pour arriver à un résultat qui vous plaise. Ces paramètres sont l’ouverture, la vitesse d’obturation et l’ISO et ils ont tous leur effet sur vos photos, au delà de la luminosité. Pour obtenir les résultats souhaités, il sera très pratique de comprendre l’interaction entre ces paramètres, comme dans l’exemple du salon de bronzage! Bien sûr, nous approfondirons dans un prochain article l’impact de chacun et comment les utiliser pour obtenir l’effet qui va vous plaire, selon les situations.

Sur ce, j’espère que cet article aura su vous éclairer! N’hésitez pas à me poser vos questions via les commentaires!

À la prochaine et bonne photos! 


À propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi!