Général Archives - Page 2 sur 3 - Joannie Therrien

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Les meilleures aubaines du boxing day 2018 en photographie!

Bonjour à tous! J’espère que vous avez passé un très beau Noël! Et qui dit Noël dit aussi soldes d’après Noël sur vos articles préférés! 

Vous cherchez où sont les meilleurs rabais sur l’équipement photo? Vous hésitiez à vous acheter un nouvel appareil, mais le budget n’était pas au rendez-vous? Le Père-Noël a été généreux cette année?

Quoi qu’il en soit, je vous ai préparé une compilation des meilleures aubaines à ne pas manquer en ce Boxing Day 2018! J’ai fait le tour des plus gros détaillants d’électronique pour dénicher les meilleurs rabais! Voici donc mes trouvailles. 

Mes petits trucs de shopping


Avant de faire l’achat d’un appareil photo lors de la boxing week, je vous recommande de regarder les circulaires de tous les magasins pour tenter d’y trouver des aubaines sur les pièces d’équipement qui vous intéresse particulièrement.

Pour trouver toutes les circulaires de la boxing week au même endroit, téléchargez l’application gratuite Reebee (disponible sur le google play store et apple store) sur votre téléphone intelligent. 

Vous y trouverez les circulaires des détaillants d’électroniques les plus propices aux aubaines qui vous intéressent et les consulter. Vous pouvez aussi cliquer sur les articles qui vous intéressent dans les circulaires pour les enregistrer au même endroit!  

Avant d’acheter, vérifiez les prix chez d’autres détaillants et informez-vous à savoir si le détaillant offre une politique de rectitude des prix. Il pourrait ainsi vous offrir le même prix que la compétition si c’est moins cher ailleurs! 

Enfin, vérifiez les prix chez Amazon. Souvent, les mentions comme « épargnez 800$» sont souvent discutables puisqu’elles s’appliquent sur des articles qui sont déjà en liquidation chez les fabricants en prévision d’être remplacés par un nouveau modèle. Bref, ne vous faites pas avoir par le marketing! 


Les aubaines photo chez Best Buy


Chez Best Buy, les rabais les plus alléchants plairont définitivement aux amateurs de Canon!

En effet, Best Buy nous propose deux appareils différents avec un gros rabais de plus de 50 pour cent!

Le premier est un excellent kit de départ pour ceux qui voudraient se lancer dans la photographie avec un reflex. Le canon EOS rebel T100 est à seulement 399$ (+0,25$ pour l’éco-frais) avec en prime un objectif 18-55 et un 75-300mm.

Le très populaire appareil bridge Canon SX540 HS est également à moitié prix jusqu’au 3 janvier et se vends 299$ en ce moment.

Autres rabais à noter chez Best Buy, le Nikon D3500 est à plus de 40 pour cent de rabais lorsqu’il est vendu en kit avec l’objectif 18-55 et 70-300mm! Vous pourriez l’avoir pour 649$.

Amazon, la référence!


Chez Amazon, tout est à rabais de façon quasi perpétuelle. Ceci étant dit, voici de belles aubaines qui sont aussi, sinon plus intéressantes, que les offres que vous trouverez en circulaire : 

L’objectif Nikon 85mm est présentement à 100$ de rabais et est affiché à 499$.

La très convoitée Sony A7R III est affichée à 3599$, ce qui est un rabais de 200$.

Vous trouverez aussi le Sony A7II à 200$ de rabais. Disponible à 1299$. 

J’ai aussi vu le Panasonic Lumix Gh5​​​, un excellent appareil vidéo, annoncé à 800$ de rabais dans certaines circulaires, alors que celui-ci est déjà réduit sur Amazon à 2698$ avec l’objectif Leica 12-60.


B & H : la frénésie d'après noël bat son plein!

Chez B&H, plusieurs rabais intéressants sont au rendez-vous! Sachez que le détaillant américain offre la livraison gratuite au canada sur les achats de plus de 100$. B&H est une mine d’or pour l’éclairage et les accessoires! Voici mes trouvailles.

Dans les trépieds, l’excellent trépied de voyage Manfrotto Befree est à 180$ US de rabais! Vous pourriez vous le procurer pour 230$ canadien avec livraison gratuite, ce qui est très intéressant!

Accessoire extrêmement utile en lumière naturelle, le réflecteur 5 en 1 d’impact 42 pouces est offert pour aussi peu que 33,92$ canadien. C’est une excellente aubaine!

Pour ceux qui aimeraient commencer à calibrer leurs écrans pour optimiser leur retouche photo, la sonde de Calibration Spyder 5 Elite est présentement à 139$ US au lieu de 249$ US. Cela vous fait 190$ canadiens avec livraison gratuite. Incroyable!

Si vous cherchez d’excellent flashs à piles puissants pour faire des photos à l’extérieur, les flashs interfit S1 sont présentement à 50% de rabais. Obtenez en un à 679$ CAD au lieu de 1300$. Obtenez en prime le déclencheur pour Canon, Nikon ou Sony! Je suis presque tombée en bas de ma chaise quand j’ai vu le prix, alors profitez-en! 

Le sac photo Lowepro Pro tactic BP 250 est présentement au prix RIDICULE de 50$ USD au lieu de 150$ USD. Si vous cherchez un sac photo résistant qui accueillera tous vos objectifs en plus d’un petit ordinateur portable, il est fait pour vous!

Je pourrais continuer comme ça encore longtemps! Pour vois plus de rabais chez B&H, par ici : https://www.bhphotovideo.com/mega-deal-zone/deals

Et pour plus de deals photo, cliquez ici!

 

De belles aubaines chez Gosselin Photo


Le détaillant Gosselin Photo a de beaux rabais pour les passionnés de photo au portefeuille plus garni! Voici l’offre que j’ai trouvé la plus intéressante dans leur circulaire de la boxing week.

Le Nikon D750 est présentement à 550$ de rabais. Vous pourriez vous procurer le boîtier seul pour 1899$. Et si vous ne possédez pas encore d’objectif 50mm 1.8, vous pourriez l’avoir GRATUITEMENT à l’achat de l’appareil! 

Sachez aussi que Gosselin photo vous fera le même prix que la compétition si vous trouvez moins cher ailleurs!

Consultez la circulaire Lozeau

Le détaillant Lozeau offre des rabais semblables à ceux de Gosselin Photo. Pour voir la circulaire, vous pouvez consulter ce lien : https://lozeau.com/produits/fr/promotions/circulaire-vendredi-fou-c740c895/

Henry’s Canada pour des cadeaux gratuits!


Chez Henry’s, vous trouverez quelques rabais intéressants. En effet, le détaillant canadien offre des bonus alléchants à l’achat de certains appareils. Entre autres, à l’achat du Canon 6D mk II, boitier seul, payez 1699$ et obtenez en prime une poignée et une carte SD de 128Go, d’une valeur de 500$. 

Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres! Je vous invite à aller voir leur circulaire sur leur site web. Tous les rabais sont accessible avec achat en ligne!


Creative Live : l'école de photo en ligne par excellence!


Creative Live est, à mon avis, l’un des meilleurs sites éducatifs pour les photographes et artistes en tous genres. 

Présentement, obtenez jusqu’à 60% de rabais sur les cours en ligne, en plus d’avoir le passeport annuel à 200$ USD avec le code promo SHINEON (le 26 décembre seulement).

Vous aurez ainsi accès illimités à TOUS les cours de la plateforme pendant une année complète. LE BONHEUR. Si vous comprenez l’anglais, vous ne voudrez pas rater cette chance!

Conclusion


Bref, dans la frénésie des soldes d’après noël, il est facile de se perdre. J’ai donc voulu vous donner un petit coup de pouce en vous donnant mes meilleurs trucs de magasinage.

Toutefois, il est possible que plusieurs aubaines m’aient échappées, alors si vous voyez des offres incroyables à ne pas manquer, n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires! 

À bientôt, et bon shopping! 




à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Comment réussir vos photos pour Noël!

L’année tire déjà à sa fin, et qui dit fin de l’année dit Noël! 

Et Noël vient toujours avec son lot de beaux moments, de souvenirs qu’on veut immortaliser! Que ce soit un enfant qui découvre ses cadeaux ou qui s’assoit sur les genoux du Père-Noël, les décorations lumineuses ou le toast porté à la fin du réveillon, les raisons de faire de belles photos à Noël sont nombreuses.

Mais, alors qu’on veut tous prendre de belles photos durant les fêtes, s’exécuter est loin d’être aussi simple.

On fête le soir et les lumières tamisées du sapin, bien que charmantes, n’aident pas notre appareil à saisir l’instant! 

Alors, que faire pour réussir ses photos à Noël?

Dans l’article de cette semaine, je vous présente mes meilleurs conseils pour réussir vos photos à Noël! 

Notez que ces trucs sont aussi applicable à tout moment de l’année dans les situations de faible lumière, que ce soit un anniversaire, un mariage, ou tout autre événement! 

Enfin, je dois vous faire un aveux. Je suis la pire des cordonnières mal chaussées quand vient le temps de prendre des photos de famille. Ainsi, plusieurs photos de cet article de sont pas de moi et proviennent de banques d’images. 

Maintenant que les disclaimers sont faits, allons-y! 

Pssst! L'article a aussi un compagnon vidéo! Le voici! 


Conseil numéro 1 : utilisez une grande ouverture


Lorsqu'on fait des photos de noël, la premier problème qu’on rencontre, c’est de manquer de lumière pour exposer les photos correctement. La façon la plus sure de réussir des photos bien exposées, nettes et de bonne qualité, c’est de commencer par choisir une ouverture aussi grande que possible. 

Ainsi, plus de lumière entrera par l’objectif pour atteindre le capteur de l’appareil, mettant toutes les chances de votre côté.

Pour ce faire, choisissez le mode manuel (M) ou le mode priorité à l’ouverture (A ou Av) sur votre appareil. Puis, utilisez la molette de contrôle et tournez là jusqu’à ce que vous arriviez au maximum, avec le plus petit nombre possible, par exemple f/3.5. Si vous avez la chance de posséder un objectif à grande ouverture, comme le 50mm f/1.8 par exemple, vous aurez encore plus de facilité! 

Attention cependant! Plus l’ouverture utilisée est grande, plus la zone de netteté dans l’image sera courte. Cela veut donc dire que vous pourriez prendre un portrait et vous retrouver avec un seul des deux yeux qui soit net! Si c’est le cas, fermez légèrement l’ouverture, jusqu’à arriver à un résultat satisfaisant.

En plus d'avoir plus de lumière sur le capteur, vous aurez de beaux flous d'arrière-plan! Profitez-en pour créer du bokeh intéressant en plaçant votre sujet devant l'arbre de Noël!

Et si vous n’avez pas de mode manuel ou priorité ouverture sur votre appareil? Le mode scène portrait sur les appareil compacts utilise généralement une grande ouverture. Le mode chandelle ou anniversaire pourrait également faire le travail.


Conseil numéro 2 : assurez-vous d’avoir une vitesse d’obturation assez rapide… mais pas trop!

Une fois que votre appareil est en mode Manuel ou Priorité ouverture et que vous avez sélectionné une grande ouverture, il faut s’assurer de ne pas avoir de flou de mouvement. 

Le flou de mouvement, c’est ce qui se produit lorsque votre appareil capte la photo plus lentement que votre sujet ne bouge. Résultat, votre photo est floue. D’ailleurs, si vous voulez voir les effets du flou de mouvement, je vous invite à consulter cet article.

Assurez-vous d’avoir une vitesse d’au moins 1/60 seconde. Cela vous permettra de tenir votre appareil à main levée et de photographier des sujets immobiles sans avoir de flou de mouvement. En mode manuel, vous pourrez programmer cette vitesse. En mode priorité à l’ouverture, il faudra choisir un ISO assez haut pour que l’appareil n’ait pas besoin de descendre la vitesse.

Si vous photographiez des enfants surexcités, la vitesse à privilégier sera beaucoup plus rapide. Je vous recommande un minimum de 1/125 ou 1/250. Il faudra tester au préalable pour vous assurer que c’est suffisant. Après tout, je ne connais pas vos enfants! 

L’idée est d’avoir la vitesse juste assez rapide pour figer le mouvement des sujets, mais sans plus. Car plus la vitesse est rapide, moins il y a de lumière qui entre dans l’appareil, et plus c’est difficile d’exposer correctement 😉

Assurez-vous d'avoir une vitesse d'obturation assez rapide pour figer le mouvement des enfants! 

Conseil numéro 3 : L’ISO est votre allié. Utilisez-le!

Oui, l’ISO crée du bruit numérique. Oui, il réduit un peu la qualité des images. Mais en photographie, il faut parfois faire des compromis. Les photos en basse lumière nous oblige à faire des compromis. 

Alors, une fois que vous avez une grande ouverture et que vous avez déterminé la vitesse minimale à atteindre pour figer le mouvement de vos sujets, il est temps de déterminer l'ISO

Si vous êtes en mode manuel, faites plusieurs essais à différents ISO jusqu’à ce que l’exposition de votre photo semble bonne. Référez vous à l’histogramme ou au posemètre de l’appareil pour en avoir le coeur net. 

Si vous êtes en priorité vitesse, augmentez l’ISO jusqu’à ce que votre appareil vous donne automatiquement la vitesse minimale que vous visez. 

Cette image remplie d'émotion nous fait vite oublier le bruit numérique causé par l'ISO élevé. Entre une photo floue ou mal exposée et un peu de bruit, je préfère de loin la deuxième option 😉

Conseil numéro 4 : Utilisez la bonne balance des blancs et faites vos photos en Raw.

À Noël, les lumières dans la maison auront toutes sortes de teintes différentes. Pour éviter de vous retrouver avec des visages oranges, je vous conseille d’utiliser le pré-réglage de balance des blancs au tungstène. 

Cependant, comme ce préréglage ne sera probablement pas exact, prenez vos photos en Raw. Vous pourrez ainsi parfaire les couleurs au traitement dans le logiciel de votre choix.

Dans cette photo, l'éclairage provient de plusieurs sources différentes. D'où l'importance de choisir la bonne balance des blancs et de pouvoir l'ajuster au post-traitement.

Conseil numéro 5 : et le flash dans tout ça?

Certains me diront «ne serait-il pas plus simple de juste activer mon flash»?. La réponse est…non. 

Si vous souhaitez conserver l’ambiance dans vos photos et éviter de les gâcher avec un éclair de flash trop blanc, trop fort, il vaudrait mieux ne pas utiliser le flash direct de votre appareil. 

Par contre, si vous possédez un flash cobra, il peut vous aider énormément! Personnellement, j’utilise le Nikon Sb-910 et il ne m’a jamais déçu! 

Bref, voici comment utiliser le flash cobra durant le temps des fêtes! 

Étape 1 : suivre les conseils 1 à 4

Eh oui! Si vous voulez conserver l’ambiance dans vos images autant que possible, vous devez d’abord capturer cette ambiance comme s’il n’y avait pas de flash. Ainsi, vous devez programmer les paramètres de votre appareil comme si vous n’utilisiez pas de flash. Il n’est pas obligatoire d’exposer parfaitement la photo. L’idée est d’avoir assez de lumière ambiante pour que votre flash ne soit pas la seule source de lumière dans la photo!  

D’ailleurs, je trouve qu’il est plus facile de travailler au flash lorsque l’appareil est en mode manuel!

Voici la photo de départ, sans flash. La photo est sous-exposée, mais ce n'est pas grave puisque c'est le flash qui compensera pour le reste. La photo a été prise à F/1.8, 1/60 seconde, ISO 2000. 

Étape 2 : Pointez votre flash ailleurs que sur votre sujet

L’idée ici est d’envoyer la lumière du flash vers un mur ou un plafond de couleur neutre. Pourquoi de couleur neutre? Parce que si votre mur est d'une couleur vive, la lumière de votre flash prendra cette couleur et ce n'est pas souhaitable.

De cette façon, vous aurez une plus grande source de lumière qui sera plus flatteuse pour vos sujets. En procédant de cette manière, vous pouvez également mieux contrôler la direction de votre éclairage pour imiter l’ambiance de la scène. 

Voici un exemple. Dans cette première photo, j’ai utilisé le flash direct.

Voici maintenant la même photo, avec mon flash déporté derrière moi. Remarquez comme les ombres et lumières sont beaucoup moins marquées  dans cette image: 

Étape 3 : Assurez-vous que votre flash soit de la bonne couleur!
 

Souvent, les lumières à l’intérieur sont très jaunes ou oranges. Le flash nu, lui, est très bleu en comparaison. Si vous le laissez tel quel, le mélange de flash et de l’éclairage ambiant sera très laid. Remarquez la couleur bleue sur le dessus des boites cadeaux :

Pour éviter cela, utilisez un gel orange. Votre flash cobra venait probablement avec cet accessoire. Sinon, je recommande cet ensemble de gels correcteur de Rogue. Ils sont faciles à installer et peu chers!

Étape 4 : Réglez la puissance du flash

Maintenant, allumez votre flash et sélectionnez le mode TTL. Dans ce mode, le flash envoie un petit éclair de flash très rapide juste avant la photo. Cet éclair est invisible à l’oeil nu. C’est ce petit éclair de flash qui permet au flash cobra de déterminer quelle puissance utiliser pour les photos. 

Le mode TTL est donc une sorte de mode automatique intelligent qui fonctionne généralement très bien sans intervention du photographe. 

Toutefois, si vous trouvez que le flash est trop fort, utilisez la correction d’exposition de votre flash à environ -1 EV.  

Après avoir suivi ces étapes, il sera impossible de déceler qu’un flash a été utilisé dans vos photos! 

Conclusion

À l’approche des fêtes, je souhaite de tout coeur que cet article vous aidera à capturer de magnifiques souvenirs de Noël! 

En résumé, nous avons vu que pour réussir vos photos en faible lumière, il vous faut 3 ingrédients essentiels : une grande ouverture, une vitesse assez rapide (mais pas trop) et un ISO relativement élevé. 

Normalement, si vous suivez ces conseils, vous arriverez probablement à des paramètres qui ressemblent à une ouverture entre 1.8 et 3.5, une vitesse de 1/60 seconde et plus, et un ISO entre 1000 et 2000. Utilisez le mode de balances des blancs tungstène et faire vos photos en raw si possible.

Si vous utilisez un flash cobra, pointez le vers un mur ou un plafond de couleur neutre pour obtenir un éclairage plus doux et moins direct. Utilisez le mode TTL et n’hésitez pas à utiliser la correction d’exposition sur votre flash pour réduire l’intensité! 

Enfin, je terminerais en vous disant de ne pas oublier de vivre l’instant présent! Après tout, les photographes officiels de la soirée peuvent s’amuser, eux aussi! 

À très bientôt, et joyeuses fêtes! 


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

La mise au point

À elle seule, elle peut rendre un photo extraordinairement nette… ou complètement ratée. On pense parfois avoir réglé parfaitement l’appareil photo, pour finalement regarder nos images après coup et se rendre compte qu’elles sont bonnes pour la poubelle... à cause d'elle! Non maitrisée, elle peut être votre pire ennemie! Qui donc?

La mise au point!

C'est l’une des seules choses qui ne peuvent en aucun cas être récupérées au traitement après la prise de vue. Il est donc essentiel de bien maîtriser les outils à notre disposition pour ne jamais avoir de photos floues.

Mais comment?

En maitrisant les notions de mode de mise au point…et zone de mise au point!

Essentiellement, le mode de mise au point détermine à quel moment et pendant combien de temps l’appareil fait sa mise au point. La zone de mise au point, elle, détermine l’endroit où la mise au point sera effectuée. Comment ça fonctionne? Voyons voir.

Comment fonctionne la mise au point?

Avant de plonger dans le vif du sujet, il serait pertinent de savoir comment fonctionne la mise au point.

Pour faire la mise au point, il suffit d’appuyer à mi-course sur le bouton déclencheur. L’appareil photo émet alors un son ou un signal lumineux dans le viseur pour confirmer la mise au point. Il ne reste alors qu’à appuyer complètement sur le déclencheur et le tour est joué.

Mais à l’intérieur de l’appareil, que se passe-t-il?

Dans la plupart des réflex, on retrouve des capteurs de mise au point, qui sont habituellement situés au fond de l’appareil photo, perpendiculairement au capteur numérique.

Ces capteurs de mise au point utilisent les différences de luminosité, les différences de couleurs et les contours des éléments dans l’image pour déterminer à quelle distance ils se trouvent, et ainsi faire la mise au point.

D’ailleurs, s’il vous arrive un jour d’avoir un appareil photo qui a des comportements erratiques en termes de mise au point, il est possible que vous ayez besoin de nettoyer (ou de faire nettoyer) les capteurs de mise au point. Et oui! Ces capteurs peuvent accumuler de la poussière autant que le capteur numérique.

Les modes de mise au point

Les appareils photos disposent tous de plusieurs modes de mise au point, qui portent des noms différents selon les marques et modèles. Heureusement, ces différents modes ont, en générale, tous les mêmes fonctions et avantages.  Le but de ces différents modes est de permette au photographe d’indiquer à l’appareil photo si il doit suivre un sujet en mouvement, ou simplement effectuer la mise au point sur un sujet immobile.

Voici les quatre modes de mise au point les plus répandus.

Le mode de mise au point manuel

Avec le mode de mise au point manuel, le système d’autofocus de l’appareil est en vacances! En effet, vous effectuez vous même votre mise au point à l’aide de la bague de mise au point de votre objectif. Vous utiliserez probablement cette option assez rarement, sauf dans des situations de très faible lumière (en photographie de nuit, par exemple) ou dans d’autres situations plus difficiles.

Par exemple, si vous photographiez un sujet se trouvant derrière une clôture, un sujet à contre jour, ou encore en macro photographie, il serait plus avantageux d'effectuer la mise au point manuellement.

Comment? Le principe est assez simple. Il n’y a qu’à s’assurer que le commutateur de mode automatique ou manuel soit positionné sur M. Sinon, vous risquez d’endommager l’objectif. Ensuite, tournez la bague de mise au point de l'objectif, et voilà!

J’ai photographié ce hibou grand duc en captivité. Pourtant, le fin grillage de la volière est invisible. Comment? En collant l’objectif sur le grillage et en effectuant la mise au point sur l’oiseau, le grillage est devenu flou au point de ne plus être visible.

La mise au point manuelle était indispensable pour cette photo d’une clé de guitare, prise de très près.

Le mode de mise au point simple (ou ponctuel)

Ce mode de mise est point est fait pour les sujets immobiles. Pour l’utiliser, il suffit de sélectionner ce mode de mise au point dans le menu de l’appareil photo ou à l’aide du bouton désignée à cet effet sur votre boîtier.

Pour faire la mise au point, vous n’avez qu’à positionner le collimateur de mise au point sur le sujet, d’appuyer sur le bouton de déclenchement à mi-course jusqu’à ce que vous entendiez le signal sonore (ou voyez le témoin lumineux, selon les cas) puis déclencher.

Tant que vous tenez le bouton du déclencheur enfoncé à mi-course, la mise au point sera mémorisée. Si le sujet bouge entre le moment de la mise au point et le déclenchement de l’appareil, il faudra refaire à nouveau la mise au point avant de prendre la photo.

Dans le cas du skieur, le mode de mise au point simple n’est pas celui qu’il aurait fallu utiliser. Comme ce dernier a bougé considérablement entre le moment de la mise au point et le déclenchement de la photo, celui ci est devenu flou.

Le mode de mise au point continu

Le mode de mise au point continu (AF continu ou Ai Servo) est conçu pour les sujet qui se déplacent rapidement dans la scène, particulièrement en terme de distance par rapport à l’appareil photo.

Lorsque vous utilisez ce mode de mise au point, l’appareil photo suivra le mouvement du sujet et ajustera continuellement la mise au point en temps réel, pour vous assurer une photo bien nette.

Tant que vous gardez le bouton du déclencheur enfoncé à mi-course, l’appareil photo suivra le sujet. 

Même si la cavalière et sa monture se sont approchés de moi pendant leur parcours, la mise au point est restée impeccable grâce au mode de mise au point continu.

Il y a par contre un désavantage majeur à utiliser ce mode de mise au point. Si vous photographiez un sujet immobile, mais qu’il y a des éléments de décors qui bougent devant votre sujet, l’appareil peut confondre à tort ces éléments du décors pour votre sujet et ainsi ruiner votre mise au point juste avant le déclenchement.

Ici, le sculpteur bougeait très peu en relation avec l’appareil photo. Le mode de mise au point simple aurait très bien fonctionné dans ce cas-ci. Par contre, comme la mise au point continue était activée, la dame qui est passée devant l’appareil alors que je recadrais ma photo a fait changer la mise au point...

Le mode de mise au point automatique

Le mode de mise au point automatique peut se nommer AF automatique ou Ai Focus selon les modèles de caméras. Dans ce mode de mise au point, l’appareil fera généralement la mise au point comme si le sujet était immobile.

Cependant, si l’appareil photo croit percevoir un mouvement du sujet, il changera automatiquement son mode de mise au point pour suivre le sujet.

En photographie de sport, cela peut-être très utile. Par exemple, si vous photographiez une partie de baseball et que vous ne savez pas à quel moment le joueur frappera la balle et commencera sa course vers les bases, il pourrait vous aider à éviter une photo floue, ou de rater une partie de l’action si vous devez prendre le temps de changer entre la mise au point simple ou continue.

Pourquoi ne pas simplement garder l’appareil en AF automatique (ou Ai focus) en tout temps? Parce que comme le mode de mise au point continue, celui ci peut vous causer bien des ennuis si vous photographiez un sujet immobile, mais devant lequel il y a du mouvement. N’oubliez pas que l’appareil photo n’est pas doté d’intelligente et peut se tromper!

Pour aller plus loin

Il existe une autre façon d’effectuer la mise au point qui peut s’avérer beaucoup plus simple et efficace que de passer par le bouton du déclencheur. Cette technique s’appelle la mise au point sur le bouton arrière, ou « back Button focusing ».

L’idée derrière ce concept est de séparer l’activation de la mise au point du déclenchement de l’appareil.

Mais pourquoi faire?

Lorsque vous utilisez le mode de mise au point simple pour un sujet immobile, le fait de tenir le bouton du déclencheur à mi-course mémorisera la mise au point jusqu’à se que vous déclenchiez. Mais, aussitôt que la photo est prise et que vous lâchez le bouton du déclencheur, vous serez forcé de refaire une mise au point pour prendre une autre photo.

C’est pourtant inutile de refaire la mise au point si ni vous, ni votre sujet n’avez bougé, mais que vous avez simplement modifié votre cadrage!

Avec la mise au point faite avec le bouton arrière, vous n’avez qu’à toucher ce bouton sans le tenir enfoncé, et ensuite déclencher. Tant que vous ne retouchez pas au bouton de mise au point, celle ci restera exactement la même.

Au autre avantage significatif de cette méthode est le fait de pouvoir utiliser le mode d’autofocus continu en tout temps.

Normalement, pour un sujet immobile, il faut utiliser le mode de mise au point simple pour éviter qu’un mouvement devant le sujet entre la mémorisation de la mise et point et le déclenchement cause une photo floue.

Cependant, ce problème est annulé avec le bouton arrière, puisqu’on peut, même en mode continu, mémoriser la mise au point sur le sujet, lâcher aussitôt le bouton de focus pour éviter que l’appareil suive quoi que ce soit, puis déclencher l’esprit tranquille.

Bref, la mise au point sur le bouton arrière a tous les avantages du mode automatique, sans les inconvénients!

Les zones de mise au point

Nous avons parlé des différents modes de mise au point ainsi que de leurs principales utilisations, leurs avantages et leurs inconvénients. Mais il n’y a pas que la façon de faire la mise au point qui entre en ligne de compte pour avoir une photo nette. Il y a aussi l’endroit où la mise au point se fera qui a une très grande importance.

Sur l’appareil photo, vous pouvez choisir l’endroit où la mise au point sera effectuée, avec autant de précision que vous le désirez, selon votre sujet. 

Dans les exemples suivants, j'ai utilisé des images des différentes options de zones de mise au point qui sont propres à Canon. Toutefois, ces options existent aussi sur les appareils d'autres marques, et les symboles s'y rattachant sont très semblables.

AF point sélectif

La fonction de zone de mise au point nommée « point sélectif » s’explique d’elle même.

Avec cette option, vous pouvez manuellement choisir un seul point précis parmi les points de focus que vous voyez dans le viseur.

Ceci vous permet de faire votre mise au point et de prendre votre photo sans avoir à recadrer. Le mode point sélectif vous permet beaucoup plus de précision et est idéal pour les portraits ou les sujets immobiles.

AF zone dynamique (ou extension du collimateur)

Cette option peut s’avérer très utile lorsque vous photographiez des sujets qui peuvent bouger de façon imprévisible.

Avec cette option, l’appareil effectuera la mise au point à l’endroit déterminé par un seul point, mais se servira également des points voisins si le sujet sort du point déterminé.

Selon les marques et modèles d’appareil photo, vous aurez plus ou moins d’options quant au nombre de points avoisinants que vous souhaitez que l’appareil tienne en compte. 

AF zone groupée (ou zone AF)

Avec ce mode d’auto focus, l’appareil photo effectue la mise au point à l’aide d’un groupe de points, plutôt qu’un seul.

L’avantage de ce mode est que, comme l’appareil analyse la scène de façon plus large, il identifie plus facilement le sujet dans son ensemble et ainsi prévient que ce soit l’arrière plan, plutôt que le sujet, qui soit net.

Ce mode peut aussi s’avérer utile dans les situations où vous avez un sujet en mouvement relativement petit dans votre image et qu’il vous est difficile de le suivre avec un seul point.

Cependant, il peut y avoir des erreurs si l’appareil croise un sujet plus près que le sujet principal de votre photo.

AF zone large

L’option AF zone large se rapproche beaucoup de l’option de zone automatique. Cette option est toutefois plus précise que l’option de zone automatique puisqu’on limite la zone à seulement une portion de la zone totale de mise au point possible.

AF zone automatique (ou AF à sélection automatique)

Avec ce mode, l’appareil photo décide lui même dans quel zone se trouve votre sujet et effectue la mise au point sur ce dernier. Ce mode peut performer relativement bien tant qu’il n’y a pas d’autre éléments entre l’appareil photo et le sujet.

Quelques conseils pour vous simplifier la vie

Mais avec tout cela, comment savoir quel mode ou quelle option choisir? Je vous comprend, la mise au point est un sujet assez complexe. Ceci dit, voici mes conseils pour vous simplifier la vie.

Pour les sujets immobiles (portraits, paysages, architecture, etc), je vous conseille d’utiliser le monde d’autofocus simple (ou ponctuel) avec l’option de zone à un seul point.

Si vous avez affaire à des sujets en mouvements (par exemple des enfants qui courent, des photos de sports, des animaux, etc), utilisez plutôt le monde AF continu avec l’option de zone dynamique (ou groupée si votre appareil n’est pas pourvu de cette option).

Si vous avez des sujets qui bougent, puis arrêtent, puis bougent à nouveau, le mode d’autofocus automatique pourrait vous aider à maximiser vos chances de saisir l’instant dans une photo bien nette, si vous n’avez pas le temps de changer d’un mode à l’autre.

Lorsque vous serez plus expérimenté, n’hésitez pas à explorer la fonction de focus sur le bouton arrière pour encore plus de flexibilité.

Pour terminer

Ouf! La mise au point était un morceau plutôt costaud! Par contre, je souhaite de tout coeur que cet article vous aura aidé à mieux comprendre la différence entre un mode de mise au point et une zone de mise au point. Nous avons vu que les modes de mise au point déterminent si l'appareil doit suivre le sujet, enregistrer une seule fois la mise au point, ou un mélange des deux.

Les zones de mise au point, elles, vous permettent de choisir à quel endroit la mise au point devrait se faire, que ce soit sur un point spécifique, plusieurs point, ou une zone complète.

J'ai aussi brièvement abordé une façon de faire la mise au point plus avancée : la mise au point sur le bouton arrière. cette méthode permet de séparer la mise au point du déclencheur pour plus de flexibilité.

Enfin, j'ai terminé l'article en vous donnant des trucs pour vous simplifier la vie lorsque vous devez choisir votre méthode de mise au point.

Maintenant que vous connaissez les termes relatifs à la mise au point ainsi que toutes ses possibilités, n’hésitez pas à approfondir votre connaissances par la pratique! Trouvez ces modes dans le manuel d’utilisation de votre caméra et testez les! Vous deviendrez un pro de la mise au point en un rien de temps!

Sur ce, je vous invite à laisser vos impressions et questions dans les commentaires!

À la prochaine, et bonnes photos!


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Comment choisir le meilleur trépied photo!

Comment choisir son trépied? Est-ce qu’un trépied est indispensable? Quel serait le meilleur trépied pour profiter d’un bon rapport qualité-prix? Quelle est la meilleure marque de trépied? Est-ce que vous devez acheter un trépied haut de gamme?

Ce sont toutes des questions que je me fait poser fréquemment. Et comme pour plusieurs questions d’équipement, il n’y a pas de réponse universelle.

En effet, vos besoins dépendent du type de photos que vous faites, le poids de votre équipement, etc. Considérant cela, je sais que le choix d’un trépied peut être très difficile lorsqu’on ne sait pas exactement ce qu’on cherche.

Mais, ne vous en faites pas. Aujourd’hui, je vous parle de comment choisir votre trépied photo.

Je vous présenterai les fonctions qui existent sur les trépieds et leur utilité. Je vous aiderai à déterminer ce dont vous avez besoin. Enfin, je vous proposerai quelques modèles de trépieds intéressants.

Prêt? C’est parti!

Un trépied, à quoi ça sert?

Il y a plusieurs raisons d’utiliser un trépied. Alors que ce n’est pas obligatoire dans plusieurs créneaux, il est indispensable dans de nombreuses situations.

D’abord, si vous faites de la photo de nuit, vous aurez besoin d’un trépied. Pourquoi? Parce que pour avoir un maximum de qualité dans vos images, vous allez devoir utiliser les poses longues. Or, on ne peut pas faire de pose longue à main levée, au risque d’avoir une photo floue et inutilisable. Il faudra donc stabiliser votre appareil photo sur un trépied!

Si vous faites des photos immobilière ou d’architecture, le trépied est un must. En effet, comme vous ferez des photos dans des situations de grand contraste, il faudra parfois prendre plusieurs photos de la même scène pour obtenir du détail partout. Sans trépied, fusionner plusieurs images en une seule sera un vrai cauchemar!

Si vous avez besoin d’une composition très précise, un trépied vous sera très utile. Vous pourrez peaufiner votre cadrage à souhait, sans bouger entre les clics.

Vous voulez faire mieux qu’un simple selfie? Le trépied sera votre meilleur ami si vous décidez de prendre votre autoportrait.

Si vous utilisez des objectifs lourds sur de longues périodes, comme en photo animalière, ou que vous avez un grand besoin de précision, notamment pour la macro, le trépied deviendra votre meilleur ami.

Enfin, en vidéo, le trépied ou un support quelconque est non négociable, à moins que le style caméra épaule qui tremble vous plaise...


L’importance de choisir le bon trépied


À ce propos, je vais vous raconter une histoire qui m’est arrivé l’an dernier.

J’étais en train de bâtir mon portfolio pour la photographie d’architecture. Alors que je photographiais la salle à manger d’une maison contemporaine très intéressante, j’ai voulu déplacer une chaise.

Quelques secondes avant le désastre...

Alors que je m’exécutais, j’ai entendu le son qu’aucun photographe ne veut entendre : BANG.

Mon coeur a arrêté de battre. J’ai vu des étoiles. Mon estomac s’est resserré. Avec horreur, j’ai constaté que mon petit trépied venait de tomber, emportant avec lui mon précieux 14-24mm et mon D750… pire encore, mon zoom ne bougeait plus. Complètement bloqué.

Après plusieurs envois chez Nikon et quelques soumissions, le verdict tombe: bris de la monture de l’appareil et blocage complet du zoom du à une déformation des bagues. C’est réparable. Pour 1500$.

Après cet événement, je me suis dit que je ne prendrait plus jamais mon trépied à la légère. J’achetai donc un réputé trépied Manfrotto, le 055 CX pro en fibre de carbone, et une rotule à crémaillères 410 Junior. Extrémiste? Peut-être. Que voulez vous, je suis émotive!

Maintenant, avez-vous besoin d’un trépied et d’une rotule de cette gamme? Probablement pas. Ceci étant dit, c’est avec beaucoup d’empathie et de bienveillance que je veux vous dire la vérité : un trépied, on ne «niaise» pas avec ça!


Comment faire son choix : les critère des sélection


Après avoir lu mon histoire, je suis certaine que vous êtes convaincu que de faire un bon choix de trépied est essentiel.

Mais comment?

Après tout, si vous faites un peu de tous les styles de photo, ou que vous êtes débutants, ou que vous avez des limites de budget, comment allez-vous savoir ce dont vous avez besoin? 

Ne vous inquiétez pas, il y a des critères plus importants que d’autres dans le choix d’un trépied.

Si vous ne voulez pas vivre, comme moi, l’horreur d’un trépied qui tombe, il faudra tenir compte de sa stabilité. Est-il solide? Peut-il supporter le poids de votre équipement? Qu’arrive-t-il si vous l’accrochez? Sera-t-il immobile même si il vente, pleut, neige, ou que vous êtes debout au milieu d’une rivière?

Ensuite, selon l’usage que vous en faites, vous devrez également songer à son poids et son encombrement. Après tout, si vous devez le transporter, il faudra avoir un trépied qui soit raisonnablement compact!

Enfin, vous devrez aussi penser à vos besoins spécifiques, selon les types de photos que vous faites. Si vous faites de tout, essayez de choisir un trépied polyvalent, sécuritaire et peu cher. Ainsi, vous pourrez tester ce que vous aimez ou non sur un trépied, et vous pourrez investir un peu plus une fois que vous aurez les idées claires!


Critère numéro un dans le choix d’un trépied : la charge maximale acceptable


Avant de faire l’achat d’un trépied, informez-vous sur le poids que ce trépied peut accepter sans problèmes.

Ensuite, additionnez le poids de votre boîtier et de votre objectif le plus lourd. Vous pouvez trouver ces informations avec une petite recherche sur google ou carrément le site du fabricant ou du revendeur.

Puis, multipliez ce poids par deux. Ainsi, si vous achetez un énorme téléobjectif un peu plus tard, vous ne serez pas forcé de changer de trépied!

Gardez à l’esprit qu’en règle général, un trépied plus robuste est synonyme d’encombrement. Si vous souhaitez le transporter facilement, il faudra en tenir compte et faire quelques compromis.


Critère numéro deux : les dimensions du trépied


La taille de votre trépied rangé ainsi que sa hauteur maximale et minimale seront importantes pour plusieurs raisons.

D’abord, il faudra en tenir compte pour votre confort. Si vous êtes très grand (ou très petit, comme moi!) trouver un trépied de hauteur convenable peut être un défi supplémentaire.

Ensuite,  la hauteur maximale et minimale seront à considérer pour votre créativité. Vous voulez photographier près du sol? Votre trépied devra descendre très bas.

Enfin, la taille une fois replié sera aussi à considérer pour faciliter le transport et le rangement de votre trépied.


La hauteur maximale de votre trépied


Comme je le disais plus haut, il faut considérer la hauteur maximale de votre trépied pour votre confort.

Il faut, idéalement, que votre trépied puisse être ajusté pour que votre appareil photo soit à la hauteur de vos yeux. Vous serez ainsi beaucoup plus confortable : pas besoin de courber le dos ou de se mettre sur la pointe des pieds!

L’idéal, à mon avis, est d’avoir un trépied qui puisse arriver à cette hauteur sans la colonne centrale. Ainsi, si vous souhaitez photographier un sujet plus grand que vous en studio, par exemple, vous pourrez le faire sans grimper sur une échelle!

Parlant de la colonne centrale… elle est indispensable. Normalement, vous en trouverez une sur la majorité des trépieds. Cependant, si vous en voyez un qui n’a pas cette fonction, sauvez vous en courant! Imaginez avoir besoin d’ajuster la longueur des 3 pattes pour changer la hauteur de votre trépied à tout bout de champ… ugh. Non merci!

Bref, la hauteur maximale du trépied est importante à considérer pour être confortable, autant que pour varier facilement la hauteur et multiplier vos possibilités créatives!

La hauteur minimale de votre trépied


Pour certains types de photographie, avoir un un trépied qui puisse descendre très bas est très utile.

Pas exemple, en photo de paysage, de pouvoir placer votre trépied très bas peut donner des effets spectaculaires. Ce sera très utile aussi pour la macro si vous photographiez des champignons, des fleurs, des insectes, etc.

Pour qu’un trépied descendre très bas, il y a quelques moyens d’y arriver. Entre autres, si les pattes peuvent être très ouvertes, vous pourrez faire descendre votre trépied très bas.

Une autre fonction pratique est d’avoir une colonne qui peut pivoter, voir même s’inverser! Attention cependant à la stabilité! Si la colonne amène l’appareil plus loin du centre du trépied, la stabilité sera beaucoup réduite!

La taille du trépied une fois rangé


Si vous voyagez, vous aurez besoin d’un trépied qui se range dans une valise ou votre sac photo. Pour y arriver, votre trépied aura besoin d’être assez petit une fois replié.

Pour qu’un trépied soit très compact une fois rangé, il aura plus de sections de pattes qui s’imbriquent les une dans les autres. C’est logique quand on y pense. Une patte divisé en 5 plutôt qu’en 2 prendra moins de place.

Par contre, cette fonction ne vient pas sans inconvénients. D’abord, plus il y a de sections de pattes, plus elles seront fines, et donc, moins stables. De plus, il faudra plus de temps pour les déployer complètement.

Troisième critère : le matériau du trépied


Les trépieds sont fabriqués dans plusieurs matériaux différents, et tous ces matériaux ne sont pas créés égaux. Parmi les plus communs, on retrouve le plastique, le fer, l’aluminium ou le carbone.

D’abord, évitez les trépieds en plastique. Je sais, ils sont peu chers… mais beaucoup trop légers et peu durables! À mon avis, ça ne vaut même pas la peine d’y songer!

Les trépieds de fer sont presque disparus, et pour bonne cause : ils sont tellement lourds qu’ils sont pratiquement impossibles à transporter. Solides, mais peu pratiques.

L’aluminium est un matériau durable et robuste, qui conviendra à la plupart des portefeuilles. C’est aussi le matériau le plus répandu.

Enfin, le carbone est le meilleur matériau. Durable, solide, léger, il résiste mieux aux vibrations et est généralement plus stable que l’aluminium. Si vous voulez avoir un trépied léger, mais stable, c’est le matériau à privilégier. Cependant, il est beaucoup plus cher que l’aluminium.

Quatrième critère : le système de blocage des pattes


Il existe trois système de blocage des pattes : les clapets, les vis papillon et les vis «twist lock».

Les clapets sont simple d’utilisation et rapides : vous les soulevez pour débloquer les pattes, vous les pressez pour les bloquer. À moins d’être dans un état d’usure avancé, ce système ne vous jouera pas de tours, garanti! C’est mon système préféré.

Les vis papillon sont en voie de disparition pour les trépieds plus récents. Elles sont plus souvent utilisées sur les supports d’éclairage. Le désavantage avec ce système, c’est qu’il faut minutieusement serrer les vis de chaque section, sur chaque patte, ce qui peut être beaucoup plus long. Imaginez serrer les vis une à une sur un trépied à 5 sections… ça fait 15 vis à serrer avant d’arriver à sécuriser votre trépied. Et si vous en oubliez une… votre trépied risque de tomber. Pas cool.

Les vis twist lock sont plus communes que les vis papillon et fonctionnent sur le même principe. On les serre pour bloquer les pattes. Elles ont cependant le même désavantage que les vis papillon. 


Les autres fonctions à considérer


Mis à part la taille, les matériaux, les sections et les systèmes de blocage d’un trépied, il y a plusieurs accessoires et fonctions à considérer. Voici les plus importantes.


Le type de rotule (ou de tête de trépied)


La rotule du trépied, c’est la partie où vous placez votre appareil et qui vous permet de modifier l’angle de l’appareil. Il en existe plusieurs types, qui ont toutes leur utilité. La rotule peut être achetée séparément ou en kit avec votre trépied, un peu comme les duo appareil-objectif.

Il existe plusieurs types de rotule : la rotule balle (ball head), la rotule 3D et la rotule à crémaillère (geared head).

La rotule 3D


Ce type de rotule permet d’ajuster l’angle de l’appareil sur 3 axes séparément. Il y a une poignée qui permet de régler chacun des axes séparément.

Ce n’est pas le système le plus rapide, mais il est assez précis. Il est donc à privilégier dans les contextes où la précision est plus importante que la rapidité, comme en immobilier où les verticales doivent être impeccables, ou en paysage, pour une composition précise.

Attention, ce système peut prendre beaucoup de place!


La rotule balle


La rotule balle, qu’on appelle aussi ball head, est l’une des plus rapides à utiliser. L’appareil est positionné sur une boule, ce qui permet d’ajuster les 3 angles en même temps. Pour maintenir la boule en place, la plupart des trépieds auront une vis à serrer.

Il existe aussi des rotules balle avec une poignée. Vous serrez la poignée pour débloquer la boule et vous la lâchez pour serrer. C’est le summum de la rapidité! C’est un système que je recommande si vous débutez et que vous cherchez un système peu coûteux et polyvalent.

Ceci étant dit, la rotule balle peut vous frustrer si vous cherchez la précision. Un problème commun est d’avoir la position parfaite, puis de la perdre aussitôt que la vis est serrée. Certains s’en fichent, d’autre vont trouver cela extrêmement frustrant. Vous êtes averti!


La rotule à crémaillères


La rotule à crémaillères (ou geared head) fonctionne sur 3 axes, comme la rotule 3D. Toutefois, elle a un avantage sur cette dernière : elle est beaucoup plus précise. Au lieu de dévisser les poignées pour débloquer les axes et les ajuster pour ensuite les resserrer, la rotule à crémaillères vous permet d’ajuster les axes en vissant. C’est le summum de la précision. C’est cependant un système un peu plus lent, en règle générale.

Cependant, la rotule 410 junior possèdent aussi un système de verrouillage qui permet de relâcher complètement chaque axe. Ceci permet d’ajuster chaque axe rapidement, pour ensuite parfaire les réglages avec les crémaillères. Le bonheur.


Le système d’attache rapide (ou Quick release)


Le nom dit ce qu’il a à dire. Le système d’attache rapide (ou Quick release) vous permet d’attacher et de détacher rapidement votre appareil de votre trépied. Essentiellement, votre appareil est attaché à une plaquette, qui est fixé sur votre trépied.

Si vous achetez un trépied neuf, il aura certainement un système d’attache rapide. Par contre, ce sera à surveiller sur les modèles de seconde main qui datent un peu plus. Je vous garanti qu’un trépied sans système d’attache rapide vous donnera des cauchemars…


Autres fonctions pratiques pour votre trépied


Il y a d’autres fonctions qui peuvent vous être utiles selon les type de photographie que vous souhaitez faire.

Si vous prévoyez faire des photos en plein air, un crochet sur la colonne centrale peut être pratique pour stabiliser votre trépied. Si vous êtes au vent ou dans le courant d’une rivière, vous aurez l’esprit tranquille.

Dans le cas des sols glissants comme la glace ou le sol d’un boisée couvert d’épines de sapin, des pattes à pointes rétractables peuvent vous assurer plus de stabilité.

Si vous recherchez un maximum de précision, regardez si la tête de votre trépied comporte un niveau.

Finalement, si vous cherchez un monopode, sachez que certains trépieds offre la possibilité de décrocher une patte de votre trépied pour en faire un monopode. C’est une bonne idée si vous souhaitez économiser!


Quelles sont les meilleures marques de trépied?


Je pourrais vous recommander une tonne de marques et des dizaines de modèles de trépieds. Par contre, pour vous faciliter la vie, je vous conseille de vous concentrer sur les marques les plus répandues et les plus reconnues : Manfrotto et Vanguard.

Est-ce que ce sont les deux seules marques légitimes? Non! Par contre, comme elles sont très répandues, vous pourrez en trouver plusieurs modèles en boutiques et les essayer avant de les acheter, même si vous faites un achat en ligne.

Parlant des achats en ligne, je vous suggère de vérifier si le revendeur est un revendeur autorisé du fabricant. Dans le doute, posez la question! Ce sera très important si jamais vous devez envoyer votre trépied en réparation sous garantie.


Quels sont les meilleurs modèles de trépieds?


Si vous ne voulez pas vous casser la tête, voici mes suggestions!  Je vous donnerai, dans chacune des marques le très bien, l’excellent et le meilleur, à mon avis! Allons y!


Le très bien : Manfrotto Befree et Vanguard VEO (235AB, 235 AP ou 265 AB)


Ces deux trépieds sont d’excellents modèles de voyage! Compacts, léger, mais résistants, ils sont d’excellents choix.

Le Manfrotto Befree supporte jusqu’à  8.8 lbs. Il est donc mieux adapté pour les appareils qui ne sont pas particulièrement lourds, comme les hybrides par exemple.

J’ai aussi testé le Vanguard VEO et côté portabilité, il est incroyable! L’avantage de celui-ci par rapport au Manfrotto Befree est que celui-ci peut supporte jusqu’à un incroyable 17.6 livres pour le modèle 265 AB! À 128$ sur amazon, c’est un choix abordable qui ne compromet pas la qualité pour autant!


L’excellent : Manfrotto série 190 et Vanguard série Alta Pro


La réputation du Manfrotto série 190 n’est plus à faire! Il est le choix de nombreux amateurs confirmés à travers le monde et est très solide. Je l’utilisais fréquemment pendant mes études en photos et il est tout sauf décevant. Il supporte jusqu’à 13,2 livres. Le seul hic : celui en aluminium est un peu lourd, alors je le recommande un peu moins pour les voyages ou les longues randonnées.

Chez vanguard, le Alta Pro se démarque. Gagnant de la mention choix d’Amazon, il est extrêmement bien coté! Il peut supporter entre 11 et 15 lbs selon le modèle choisi!


Le meilleur : Manfrotto série 055 et Vanguard série Abeo Pro

J’ai un parti pris pour le 055 de Manfrotto, et pour une bonne raison : il est incroyablement robuste, d’une qualité impressionnante et peut monter assez haut pour la majorité des types de photos. Je l’ai testé en photographie immobilière et en scolaire et il ne m’a jamais déçu! Même si quelqu’un s’accroche dessus, il ne se renverse pas! Il peut supporter pas moins de 19 lbs! Si vous êtes prêt à investir sur ce trépied, je vous recommande aussi de choisir la tête qui conviendra le mieux à vos besoins!

Le Vanguard Abeo Pro est aussi un excellent choix! Il supporte jusqu’à 17,6 livres!


Conclusion


J’espère que ce guide d’achat vous aura aidé à choisir un trépied qui saura satisfaire vos besoins!

En résumé, nous avons vu les critères les plus importants dans le choix d’un trépied.

Le plus important est sans doute la charge maximale supportée et la robustesse du trépied. À ce chapitre, les trépieds un peu moins compacts en fibre de carbone ont la cote! Si vous cherchez une alternative plus abordable, choisissez un trépied en aluminium, qui sera toutefois un peu plus lourd.

Ensuite, le système de blocage des pattes peut avoir un impact sur la rapidité d’installation, en plus du nombre de sections de pattes. À moins de chercher un trépied de voyage, je recommande de garder le nombre de sections au minimum et de choisir un système de blocage à clapets.

La tête (ou rotule) que vous choisirez dépend du type de photo que vous faites. Pour plus de rapidité, optez pour une rotule balle. Pour plus de précision, une rotule 3D sera préférable, et pour la précision ultime, considérez aussi la rotule à crémaillères (geared head)!

Enfin, j’ai parlé d’autres option utiles, qui, bien que facultatives, peuvent vous aider!

Finalement, j’ai recommandé quelques trépieds de différentes gammes et budgets. Je vous invite donc à leur porter un attention particulière lors de vos recherches!

Sur ce, je vous dit à la prochaine, et bon shopping! 


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Comment choisir un logiciel de traitement d’image

Lightroom, Photoshop, ou autre chose? Quel logiciel choisir?

Si vous venez tout juste de commencer la photographie, peut-être que le choix d’un logiciel pour traiter vos images vous sembler très complexe.

De quoi avec-vous besoin pour commencer? Quels sont les meilleurs logiciels de traitement d’image? Quel est le mieux adapté à ce que vous voulez faire? Quels sont les logiciels qui existent? Pourquoi choisir un logiciel plutôt qu’un autre?

Ce sont toutes des questions auxquelles j’ai bien l’intention de répondre dans cet article!

Comment choisir un logiciel de traitement photo : de quoi avez vous besoin?


Il y a trois fonctions principales dont vous aurez besoin dans votre flux de travail (ou workflow) comme photographe. D’abord, le tri, le classement et le catalogage de vos images, ensuite le développement Raw et enfin, la retouche locale plus avancée. Plusieurs logiciels, payants et gratuits , existent pour compléter votre travail sur une image. Certains agissent comme logiciel spécialisé pour l’une de ces trois étapes, alors que d’autres jouent le rôle de tout-en-un.


Le tri, classement et catalogage des images


Imaginez ceci. Vous faites maintenant beaucoup de photos. Votre ordinateur en est rempli. Vous êtes submergé par une marée de dossiers et de fichiers aux noms tous semblables, et vous y retrouver est un vrai cauchemars.

Ce problème peut être évité assez simplement avec l’aide d’un bon logiciel de classement d’images. Pour en choisir un qui convienne à vos besoins, voici ce que votre logiciel de tri devrait avoir comme caractéristiques :

  • Afficher une vue d’ensemble de vos images dans une grille selon vos dossiers
  • Vous donner la possibilité de trier photos selon plusieurs critères (date, appareil et objectif utilisé, ouverture, vitesse, iso)
  • Vous permettre de choisir rapidement les images que vous souhaitez traiter et celles qui sont bonnes pour la poubelle.
  • Noter vos images pour retrouver les meilleures en quelques secondes
  • Attribuer des mots-clés pour retrouver vos photos facilement, même des mois après la prise de vue
  • Vous permettre de renommer facilement vos photos

Ces options vous seront vraiment très utile lorsque vous aurez des milliers de photos à gérer, croyez moi!


Le développement Raw


Une fois vos photos importées dans votre ordinateur, une fois qu’elles sont classées et triées correctement, il faudra les développer. Le développement Raw, c’est l’étape où vos images recevront des ajustements qui affecteront l’ensemble de vos images.

Ces ajustements sont généralement très facile à faire en bougeant des curseurs. Parmi ces réglages, on retrouve généralement la balance des blancs, l’exposition, le contraste, la saturation et la vibrance, la netteté et la réduction du bruit.

En général, le développement Raw n’impliquera pas de retouche très poussée pour enlever ou ajouter des éléments. Il ne sert qu’à ajouter de la vie à vos images, à les rendre plus fidèles à ce que vous avez vu, mais en mieux!


La retouche


La principale différence entre développement et retouche se trouve dans le fait de modifier plus que seulement la couleur, la luminosité et les contrastes d’une photo. Quand je parle de retouche, je fais référence à toutes les modifications qui n’affectent qu’une seule partie de l’image.

Lorsque vous débutez, le type de de retouche que vous ferez le plus souvent vont être assez simples. Vous ferez probablement ce genre de retouches :

  • Éclaircir et assombrir certaines zones de l’image pour ajouter de l’intérêt à votre sujet, ou modifier l’exposition dans les zones plus lumineuses
  • Enlever des petits détails dérangeant comme des petits boutons, des poussières de capteur ou des reflets d’objectif (lens flare), des détritus dans vos photos de paysage, etc.
  • Faire de petites retouches esthétiques, comme blanchir les dents, illuminer les yeux, adoucir la peau de façon minimale, etc.

À vos début, ce sont les retouches dont vous aurez besoin en général. Évidemment, lorsque vous serez à un niveau plus avancé, vous aurez des besoins plus poussés, mais commençons par le commencement, comme on dit!

Quels logiciels vous permettront de faire tout cela?


Comme je l’ai dit plus haut, certains logiciels sont spécialisés dans l’une de ces 3 tâches principales, alors que d’autres peuvent vous servir de solution pour toutes ces options!

À ce niveau, je l’avoue, j’ai vraiment un chouchou : Lightroom!

Qu’est-ce que Lightroom?


Lightroom, aussi connu sous le nom de Adobe Photoshop Lightroom est une logiciel de traitement d’images très répandu. Créé en 2006 par Adobe, ce logiciel a été conçu pour devenir une solution complète pour le travail des photographes.

De la capture à l’impression, Lightroom offre plusieurs fonctionnalités. Parmi celles-ci on retrouve la retouche non destructive, le classement et l’archivage des images, le traitement par lot, les corrections localisées, la mise en page de livres photo, l’impression et encore plus!

Ce logiciel est en quelque sorte une solution tout-en-un qui associe les avantages de Bridge, Camera Raw et Photoshop. Bref, on peut dire que Lightroom est une solution complète vraiment géniale!

À quoi sert Lightroom?


Lightroom est un outil très performant pour trier vos images, déplacer des fichiers sur votre ordinateur, créer des dossier, ajouter des mots clés et plus encore! Pour voir les performances de Lightroom pour le classement d’images, je vous suggère d’aller voir ma vidéo à ce sujet!

Lightroom est également très performant pour le traitement Raw. Il est parfait pour le traitement de base des image.

Parmi les modifications possibles, on retrouve le recadrage, la balance des blancs, le réglage de l’exposition, les ajustements dans l’histogramme, les modifications dans la courbe, la conversion en noir et blanc, suppression des petits défauts, correction des yeux rouges, les dégradés, ajustement localisés, ajout de netteté, réduction du bruit, correction de l’objectif, saturation, vibrance, et plus encore!

Si vous êtes un photographe débutant, ces fonctions combleront la plupart, voir tous vos désirs!


Quels sont les avantages de Lightroom?

Le premier avantage de Lightroom est définitivement le fait qu’il vous permet de tout faire, de la capture à l’impression, sans jamais sortir du logiciel.

Vous pouvez importer vos images sur votre ordinateur, les classer dans des dossier, les renommer, leur ajouter des mots clés, regrouper vos images par thèmes dans des collections, créer des diaporamas, imprimer des livres, publier vos images directement sur facebook…

Tout cela en plus de tous les réglages que vous pouvez faire sans jamais craindre d’abimer vos images.

En effet, Lightroom est un logiciel de traitement qui fonctionne sous un système de catalogue.

Toutes les modifications que vous faites sur une image ne sont donc pas enregistrées dans l’image elle-même, mais dans le catalogue. Cela vous permet de créer plusieurs versions de vos images, sans avoir à créer de fichiers supplémentaires dans votre ordinateur!

Enfin, l’une de mes fonctions préférées de Lightroom est sa capacité à traiter des dizaines, voir centaines de fichiers à la fois. Pour appliquer un style particulier à plusieurs dizaines de photos en un clic, il suffit de les sélectionner dans le module de bibliothèque, et de leur appliquer un paramètre prédéfini. Vous pouvez aussi simplement retoucher une photo pendant que les autres sont sélectionnées, et les réglages se mettront à jour dans toutes les images.

Combien coûte Lightroom?

Lightroom est disponible en formule abonnement avec Photoshop sur le site de Abobe pour 9,99$ USD par mois. À ce prix pour toujours avoir accès à la dernière version de ces deux logiciels, pour moi, c’est un no brainer. Parlant de photoshop, voici un peu plus d’information sur ce logiciel légendaire!

Les logiciels de retouche photo : Photoshop, maître incontesté

Pour faire des retouches plus avancées, vous aurez éventuellement besoin de logiciels plus avancés, cela va de soi. À cet égard, de tous les logiciels de retouche qui existent, Photoshop est celui que même les gens qui n’on jamais fait de photo connaissant, et ce n’est pas pour rien : il fait à peu près tout!

Qu’est-ce que Photoshop?

La réputation de Photoshop n’est plus à faire! Photoshop est désormais synonyme de retouche photo, et ce n’est pas pour rien! Alors que Photoshop a été créé d’abord pour faire des modifications très simples sur les images, Photoshop est maintenant un logiciel très performant et complet qui est utilisé autant par les photographes que les graphistes, architectes, ou quiconque ayant besoin d’un outil qui comble ses besoin créatifs!

Photoshop est un logiciel basé sur les pixels, c’est à dire que chaque pixel de l’image peut être modifié, déplacé, effacé, etc. De plus, Photoshop prend en charge les calques, les masques et autres outils de sélections perfectionnés. Il est donc possible d’ajouter les réglages par couches, pour revenir plus facilement en arrière dans les projets plus complexes.

À quoi sert Photoshop?

Photoshop est l’outil de prédilection des retoucheurs professionnels autant que les graphistes, car il permet de faire des retouches précises, d’ajouter du texte, de créer des éléments 3D, etc.

En photographie, son principal avantage est qu’il est la norme de l’industrie pour retoucher des images. Ainsi, vous pouvez trouver énormément d’informations à son sujet! Non seulement cela, mais vous pouvez créer absolument tout ce que vous voulez dans Photoshop, sans jamais craindre d’être bloqué par l’absence de certaines fonctions.

De plus, Photoshop est offert avec Camera Raw et Bridge, qui peuvent en quelque sorte remplacer Lightroom lorsqu’ils sont utilisés ensemble.
Son seul désavantage est peut-être le même que sa plus grande qualité : tellement complet qu’il peut être intimidant au début! Mais, ne vous laissez pas impressionner pour autant! Il deviendra éventuellement votre meilleur allié!

Quelques alternatives à Lightroom et Photoshop

Si, après tout cela, je ne vous ai pas convaincu d’utiliser Lightroom (non, je ne suis pas commandité par Adobe pour vous dire tout cela), il existe des alternatives gratuites et payantes à Lightroom. J’aborderai les options que je considère intéressantes. Voici les plus communes!

Les alternatives gratuites

Raw Therapee


Raw Therapee est une bonne alternative à Lightroom pour effectuer le traitement Raw. Il est bien pensé et il est facile de s’y retrouver. Il possède plusieurs fonctions de Lightroom en ce qui à trait au tri de fichiers et au développement raw. Cependant, il n’offre pas la géolocalisation, la création de diaporamas ou l’impression.

DarkTable

Darktable est, à mon avis, l’option gratuite la plus proche de Lightroom au niveau des outils possibles. La table lumineuse de Darktable est très similaire au module de bibliothèque de Lightroom et comprend la majorités des fonctions principale de tri et de classement photo, incluant les filtre de recherche, les mots clés, etc.

La chambre noire, elle, est l’endroit où on fait les ajustements du Raw. La présentation ressemble à Lightroom. Darktable a plus d’outils de développement Raw que Lightroom et offre aussi la géolocalisation, la création de diaporama et le module d’impression! Bref, si vous débutez avec Darktable, vous ne serez pas perdu si jamais vous décidez de migrer vers Lightroom.

Gimp

Gimp est une alternative gratuite assez populaire pour agir comme remplacement à Photoshop. Il possède plusieurs outils qui ressemblent à ceux de Photoshop. Il prend en charge les calques et masques de fusion et possède plusieurs outils de dessin et de sélection. Bref, il comprend plusieurs des fonctions les plus courantes de Photoshop pour les photographes.

Les alternatives payantes

Affinity Photo

Afinity Photo est un logiciel très abordable pour le nombre de fonctions qu’il offre! Il est disponible sous Mac Os et Windows, pour la modique somme de 70$. Il prend en charge à peu près tous les outils de manipulation d’image qu’offre photoshop, en plus d’inclure un module de développement Raw qui prend en charge les fichiers Raw de tous les appareils photo!

Capture One

Capture One est un excellent logiciel de traitement Raw. Créé par Phase One, c’est probablement l’un des meilleurs sur le marché. L’une de ses qualités principales vient du fait que Capture One possède des profils de couleurs pour chaque appareil photo, ce qui fait en sorte que les images affichées dans Capture One ont généralement meilleure allure en sortant de l’appareil photo.

Le logiciel possède aussi plus d’option pour corriger les couleurs que Lightroom.

Du coté des ajustements locaux, Capture One prend en charge les calques. Du côté du classement d’image, les fonctions des deux logiciels sont semblables.

Enfin, Capture One se démarque grâce à sa fiabilité pour la capture en mode connecté. Donc, si vous faites régulièrement de la photo en studio et que vous devez travailler rapidement, capture one est une bonne option! Ce logiciel est disponible en formule d'abonnement mensuel, à 20$ US par mois, ou à l'achat une seule fois de la dernière version pour 405$ canadien.

ON1 Photo raw

ON1 Photo raw offre toutes les possibilités que Lightroom, en plus de vous donner la possibilité de remplacer facilement le ciel et faire du masquage assez sophistiqué.

Non seulement cela, mais ON1 intègre parfaitement plusieurs effet de la Nik Collection en plus de vous fournir des ciels ou des arrière plan pour les remplacer dans vos photos.

Un autre avantage de ON1 est le fait que l’importation n’est pas nécessaire pour ajouter vos photos au logiciel avant de les traiter. Cela permet de commencer votre traitement plus rapidement, en plus de vous éviter les fameuses erreurs de photo introuvable. On1 photo raw est disponible pour un achat de la dernière version à 99$ pour la version "full" et 129$ pour la version "pro plus".

Photo Mechanic

Nous avons parlé de catalogage de photo, de développement raw, la retouche, etc. Mais la toute première tache que vous devez faire avant même de penser à tout cela, c'est l'importation. Et l'importation peut prendre beaucoup de temps.

Pendant l'importation, vous ne pouvez généralement pas regarder vos images à leur pleine grandeur immédiatement ni commencer à les trier et ajouter des informations sur chacune d'elles avant qu'elles soient importées.

La force de Photo Mechanic, c'est qu'il vous permet de faire tout cela très rapidement. Avant même que la photo soit dans votre ordinateur, vous l'aurez déjà regardé, sélectionnée ou supprimée et vous lui aurez ajouté des mots-clé et autres informations. Photo Mechanic peut donc vous épargner énormément de temps perdu!

Cependant, ce logiciel ne sert vraiment qu'à faire le tri initial en un éclair. Pour toute forme d'édition (a l'exception du recadrage) il faudra utiliser un autre logiciel. Celui ci est disponible à l'achat pour 150$ us.

Conclusion

Bref, avant de prendre la décision finale sur votre logiciel de traitement d'image, nous avons vu que le plus important, c'est de connaître vos besoins.

Généralement, lorsque vous débutez, vous avez besoin d'un logiciel qui vous permette de facilement trier et catalogue vos images, leur faire un traitement de base, et les imprimer ou les publier sur le web.

Le meilleur logiciel qui vous permet de faire tout cela, c'est Lightroom. Si vous souhaitez avoir plus d'option pour vos retouches et faire des modifications plus précises à vos photos, Photoshop fera votre bonheur. La bonne nouvelle, c'est que si vous n'êtes pas encore certain d'avoir besoin de Photoshop, il sera inclu avec Lightroom pour la modique somme de 10$ par mois.

Vous ne voulez pas utiliser Lightroom et Photoshop pour l'instant? Pas de problème! Si vous préférez explorer, il existe plusieurs autres logiciels qui peuvent remplacer Lightroom ainsi que Photoshop, autant parmi les logiciels gratuits que payants.

Encore une fois, tout dépend de vos besoins!

Sur ce, je vous conseille d'essayer les logiciels avant de choisir pour déterminer ce qui vous plait!

À la prochaine, et bonne retouche!


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Tout sur la résolution!

Salut tout le monde! Aujourd’hui, je vous parle de résolution, taille d’impression, ppi, dpi et compagnie!    

L’idée de cet article m’est venue après plusieurs discussions animées avec mes amis du club photo.

En effet, alors que l’organisation de leur exposition de photo annuelle battait son plein, plusieurs questions quant à la résolution des photos contre la taille d’impressions ont fait surface.

Plusieurs d’entre nous, moi y compris, avons cherché à répondre à ces questions. C’est alors que je me suis rendue compte que malgré une bonne connaissance du sujet, il y avait certains points qui demeuraient flous, certaines croyances que je voulais remettre en question.

Donc, j’ai pris la décision d’écrire cet article pour résoudre la question, une fois pour toute, le plus simplement possible. J’en fais une affaire personnelle!

Donc, aujourd’hui, je vous parle de mes trouvailles. Nous allons répondre à ces questions

  • La résolution, c’est quoi?
  • Pourquoi la résolution n’a aucune importance sur un écran?
  • Quelle est la résolution minimale pour imprimer?
  • Quelle taille peut-on imprimer selon la taille de vos photos?
  • Comment redimensionner une image correctement?

Qu’est-ce que la résolution?

La résolution est un terme utilisé de façon très générale dans plusieurs domaines pour faire référence à la qualité et à la netteté d’une image sur un support donné.

On utilise la résolution pour définir la qualité d’affichage d’un téléviseur, d’un écran, ou de la qualité d’une image une fois imprimée sur papier.

On définit la qualité d’une écran de télévision ou écran d’ordinateur selon le nombre de pixels qu’ils contiennent. Par exemple, les télévisions full HD affichent 1080 pixels de haut. Les télévision 4k affichent 4000 pixels de large. Oui, j’ai bien dit 4000 pixels de large. À un certain moment, les fabricants ont décidé de changer les dimensions verticales par des dimensions horizontales. Pourquoi? Aucune idée. Mais bon, bref, à taille égale, on est d’accord pour dire que l’écran 4k semblera plus net que le full HD, n’est-ce pas?

En ce qui concerne les images elles-mêmes, elles ont également une taille en pixels. Plus il y aura de pixels dans l’image à une taille physique donnée, plus elle semblera nette et précise.

Visuellement, la résolution, à quoi ça rime?

Voici un exemple d’un cercle dessiné dans photoshop à différentes tailles en pixels. L’un d’eux fait 8 pixels de largeur, l’autre, 32 pixels de largeur, et le troisième environ 300 pixels de largeur. Si on les regarde à taille physique égale de 1 pouce de largeur, celui qui a 8 pixels de largeur a un contour en escaliers. Le deuxième semble déjà avoir des contours un peu plus rond et le troisième est un cercle parfait.

Bref, la résolution, en action, sert à cela.

Sur un écran, la résolution n’a aucune importance. Pourquoi?

Il y a beaucoup de confusion quant à la résolution en pixels par pouce sur un écran. Pendant longtemps, on a répandu l’information selon laquelle il fallait utiliser une résolution de 72 pixels par pouces sur un écran.

En réalité, sur un écran, cela n’a absolument aucune importance pour la qualité d’affichage de vos images. C’est un pur MYTHE. Comment ça se fait?

Sur un écran, le nombre de pixels visible par pouce ne change JAMAIS.

Dans l’exemple des cercles ci dessus, j’ai volontairement zoomé sur mes images dans Photoshop, pour leur donner une taille physique égale, malgré leur taille en pixels complètement différente. Dans la vraie vie, un pixel d’une image correspondra toujours à un pixel d’écran. TOUJOURS.

Pixels d'un écran en gros plan

Donc, une image de 300 pixels de largeur occupera toujours moins d’espace sur un écran qu’une image de 1000 pixels. Et dans le cas des deux images, elle n’apparaîtront jamais pixelisées.

Ainsi, lorsque vous déterminez la taille de votre image pour afficher sur le web, la seule chose qui importe, c’est sa taille en pixel. C’est tout. L’écran, automatiquement, assignera un pixel d’image à un pixel d’écran. C’est l’écran qui décide de la vraie taille physique que la personne verra.

L’importance de la résolution pour imprimer une photo

Lorsque vous imprimez des images, vous voulez obtenir une taille précise sur le papier.

Mais, les pixels de l’image, dans l’univers du papier, ne veulent absolument rien dire. On ne mesure pas le papier avec des pixels! Donc, vous allez devoir «traduire» ces pixels en pouces.

Vous pouvez prendre une image de n’importe quelle taille en pixels pour l’imprimer dans n’importe quelle taille en pouces. Mais pas sans problèmes.

Si une image est trop petite en pixels par rapport à sa taille en pouces, il y aura moins de pixels par pouce. La résolution sera plus faible, et la qualité en souffrira. Rappelez vous nos 3 cercles du départ.

Donc, pour déterminer la taille en pixel minimale requise d’une photo pour une taille d’impression donnée de bonne qualité, vous avez besoin de connaitre la résolution qu’il vous faut.

Une fois la résolution déterminée, vous allez pouvoir calculer la taille en pixels nécessaire.

Quelle est la résolution nécessaire pour une impression de bonne qualité?

La réponse qu’on entend le plus souvent sont souvent 240 dpi ou 300 dpi, selon les imprimeurs. Mais d’où viennent les fameux 300 dpi? Est-il nécessaire de toujours imprimer à 300 dpi? Voici quelques pistes…


La variable souvent ignorée : l’acuité visuelle du spectateur

On pense souvent, de façon logique, que le nombre de DPI nécessaires dépend de ce que l’imprimante imprime. Mais en réalité, lorsqu’on y pense un peu plus, le nombre de points d’encre imprimés par l’imprimante importe peu, si on n’arrive pas à les voir!

Donc, croyez le ou non, le fameux 300 dpi est en fait déterminé par l’acuité visuelle du spectateur, lorsqu’il regarde l’image à portée de main, et que sa vision est impeccable! Si sa vision est un peu moins bonne, comme la moyenne des gens, alors 240 dpi sera suffisant, à distance égale.

Plus on s’éloigne d’une image, moins on distingue la différence entre les différents points. Donc, plus on s’éloigne, moins la résolution nécessaire sera élevée.

Le calcul de la résolution minimale recommandée selon la distance de visionnement et l’acuité visuelle de quelqu’un est plutôt complexe. Donc, pour vous épargner le charabia de physique du calcul, voici un récapitulatif qui vous donnera une idée générale de la résolution nécessaire à vos projets:

Vous pouvez estimer grossièrement la distance de visionnement selon la taille de la photo une fois imprimée. Logiquement, une photo de  60 pouces de largeur ne sera pas regardée. À la même distance qu’une photo de 18 pouces de largeur.

Par contre, je tiens à dire qu’on ne peut pas avoir une trop grande résolution. On peut, par contre, en manquer. Je vous conseillerais donc d’utiliser une résolution un peu plus élevée que nécessaire, quand c’est possible.

Quelle taille d’impression peut-on obtenir selon la taille de l’image?

Jusqu’à présent, nous avons vu que pour imprimer une image dans une taille donnée (sans la redimensionner) , il faut avoir les informations suivantes :

  • La taille en pixels de la photo
  • La distance à laquelle l’image sera regardée, qui détermine la résolution nécessaire
  • La taille à laquelle vous voulez imprimer

Pour faire un exemple très simple, supposons que vous avez une image de 4000 pixels par 3000 pixels. Vous voulez l’imprimer dans un magasine, de les gens regarderont de près. Donc, vous avez besoin de, disons, 300dpi.

Pour connaitre la dimension que vous pouvez obtenir à l’impression, vous n’avez qu’à diviser un des côtés en pixels par la résolution. Dans notre exemple, si on divise 3000 pixels par 300 (dpi) on obtient 10 pouces sur le côté étroit. Donc, vous avez assez de pixels pour faire une photo qui couvre une page sans problème, peut-être deux!

Pas envie de calculer? Voici comment déterminer la taille d’impression dans photoshop et Lightroom!

Déterminer la taille d’impression maximale de l’image dans Photoshop

Pour déterminer la taille imprimable de votre photo, importez la dans Photoshop.

Puis, allez dans le menu image, puis taille de l’image.

Dans la boîte de dialogue, vous aurez l’information sur le poids du fichier, ses dimensions en pixels et sa résolution. La largeur et la hauteur, par défaut, sont affichés en pixels. La résolution en pixels par pouces sera la valeur par défaut de votre image lorsqu’elle sort de l’appareil photo.

Pour que photoshop fasse les calculs qui vous intéressent, vous devez d’abord décocher l’option rééchantillonnage. Cette option sert à redimensionner la photo, ce qu’on ne veut pas faire, pour le moment.

Maintenant, inscrivez la résolution désirée pour imprimer dans la case de résolution. Vous verrez que les dimensions en pixels ne changent pas. C’est normal. Pour connaître la dimension en pouces, changez votre unité de mesure dans le menu déroulant.

Si vous essayez de changer la résolution, vous verrez que les dimensions en pouces vont changer, sans redimensionner votre image!

Déterminer la taille d’impression maximale de l’image dans Lightroom

Si vous n’avez pas photoshop pour faire ces calculs pour vous, pas de panique! Vous pouvez faire exactement la même chose avec Lightroom (ou presque).

Dans Lightroom, choisissez votre image dans le module de bibliothèque. Puis, allez dans le module d’impression.

Lightroom fonctionne avec des tailles de papier. Donc, si vous voulez tester différentes dimensions de votre image, je vous suggère d’utiliser une taille de papier assez grande. Pour ce faire, cliquez sur le bouton mise en page dans le panneau de gauche. Dans la boite de dialogue, cliquez sur l’option gérer les tailles personnalisés dans le menu déroulant de la taille du papier. Inscrivez des nombres assez gros pour un panneau d’autoroute.

Maintenant, votre image va être vraiment petite sur le «papier». Pour jouer avec les dimensions de l’image, allez dans l’onglet disposition du panneau de droite et jouez avec les curseurs de taille de cellule.

Puis, pour afficher les dimensions en pouces de votre fichier, allez dans l’onglet repères et cochez l’option dimensions.

Maintenant, Lightroom indique les dimensions en pouces de votre image (coin supérieur gauche), mais pas sa résolution. Pourquoi? Parce que Lightroom, par défaut, redimensionne les photos pour qu’elles aient une résolution de 240 dpi. Pour empêcher Lightroom de redimensionner les images, rendez vous dans l’onglet travaux d’impression et décochez l’option résolution d’impression.

La résolution apparaîtra à coté de la taille de l’image.

Que faire si votre image est trop petite pour imprimer à la taille voulue?
 

Si votre image est trop petite pour l’imprimer à la taille désirée et à la résolution voulue, vous n’aurez pas le choix, il faudra la redimensionner! Il va falloir agrandir votre photo, sacrifier la résolution, ou trouver un compromis quelque part entre les deux.

Cependant, on ne peut pas agrandir une photo à l’infini sans jamais voir de perte de qualité. Mais, on peut limiter les dégâts avec les bonnes techniques.

Comment redimensionner une image correctement

La façon correcte de redimensionner une image pour vos agrandissements dépend de l’intensité du changement à faire. Il est toujours préférable de limiter les gros changements de dimensions. Cependant, la technologie nous offre maintenant des options intéressantes pour redimensionner sans trop détruire nos fichiers.


Redimensionner une image dans Photoshop

Peu importe le logiciel utilisé, je vous recommande de dupliquer votre image avant de la redimensionner. Ainsi, votre image originale ne sera pas affecté par l’agrandissement et gardera sa qualité originale. Dans photoshop, il suffit d’aller dans le menu image puis de cliquer sur dupliquer l’image.

Maintenant, pour redimensionner, Photoshop CC possède une option d’agrandissement qui fonctionne vraiment très bien. La fonction s’appelle Conserver les détails 2.0. Au moment d’écrire cet article, elle ne fait pas encore officiellement partie des fonctions de Photoshop CC, mais vous pouvez quand même l’utiliser si vous l’activez, à condition que votre version de photoshop soit à jour.

Pour activer cette fonction, allez dans le menu préférences, puis aperçus de technologie. Cochez l’option conserver les détails 2.0.

Maintenant, retournez à la boite de dialogue de taille de l’image. Cette fois-ci, cochez l’option rééchantillonage. Puis, dans le menu déroulant, choisissez l’option conserver les détails 2.0.

Vous verrez que cette option fait un excellent travail!

Redimensionner une image dans Ligthroom

Dans Lightroom, redimensionner une image est extrêmement simple. Il y a deux façons de procéder. Vous pouvez exporter votre image en jpeg pour l’envoyer à votre imprimeur, ou l’imprimer directement à partir de Lightroom. Notez qu’avant de redimensionner votre image vous devez l’avoir déjà recadrée.

Agrandir une image pour imprimer à partir de Lightroom

Si vous imprimez directement à partir de Lightroom, allez dans le module d’impression. Cliquez sur le bouton de mise en page dans le panneau de gauche et sélectionnez la taille de papier sur lequel vous voulez imprimer.

Puis, dans le panneau de droite, allez dans l’onglet disposition et jouez avec les curseurs de taille de cellule jusqu’à ce que votre image occupe tout l’espace.

Ensuite, cochez l’option de résolution dans l’onglet travaux d’impression et choisissez la résolution que vous désirez. Lightroom agrandira automatiquement votre photo.


Agrandir une image pour envoyer l’image à l’imprimeur


Si vous exportez votre image pour l’impression, allez dans la boite de dialogue d’exportation. Vous pouvez y accéder en appuyant sur les touches cmd shift E (ou control shift E) de votre clavier.

Dans l’onglet paramètre de fichier, sélectionnez JPEG comme format d’image, qualité 100 (pour éviter la perte de qualité due à la compression) et choisissez l’espace colorimétrique avec lequel vous photographiez.

Dans l’onglet dimensionnement de l’image, cochez l’option redimensionner. Dans le menu déroulant, choisissez bord étroit. Assurez vous que la case ne pas agrandir ne soit pas cochée.

Ensuite, assurez vous que l’unité de mesure soit en pouces. Si ce n’est pas le cas, sélectionnez la bonne unité de mesure dans le menu déroulant. Entrez la dimension voulue dans la case prévue à cet effet. Enfin, entrez la résolution désirée dans la case prévue à cet effet en vous assurant que vous êtes bel et bien en pixels par pouces.

Cliquez sur exporter, et voilà!


Conclusion


Bref, malgré que la taille et la résolution des images soit une notion plutôt complexe, il est crucial de comprendre la relation entre les deux pour être en contrôle de la qualité d’impression de nos images.

En résumé, la résolution est ce qui détermine la qualité d’affichage sur un support donné (écran ou papier). Plus il y a d’unités pour une taille physique donnée, plus l’affichage aura une bonne qualité. Pour les photos, on détermine la résolution en pixels par pouce sur un écran et en points par pouce sur le papier.

En ce qui concerne l’affichage d’une photo sur un écran, les pixels par pouce n’ont aucune importance pour la qualité. Les écrans affichent toujours un pixel de photo pour un pixel dans l’écran. Donc, seule la taille de l’image en pixels compte. L’écran se charge du reste.

C’est pour l’impression que les DPI sont importants. Il permettent de prévoir quelle sera la qualité d’impression d’une image, pour des dimensions et une distance de visionnement déterminée. Pour une image regardée de près, il est préférable d’avoir une résolution de 240 à 300 dpi. Si vos images sont très grandes, et par conséquent, seront regardées de plus loin, vous pouvez utiliser une résolution plus faible.

Je vous ai aussi montré comment calculer la taille maximale à laquelle une image peut être imprimée sans avoir à l’agrandir. Puis, je vous ai montré comment le tester dans Photoshop et dans Lightroom.

Ensuite, nous avons vu comment agrandir une photo dans photoshop, et dans Lightroom.

Et comme mot de la fin, je vous dirais que lorsque vous choisissez une image pour l’imprimer, assurez vous que l’image ait été vraiment réussie à la prise de vue, avec une quantité de bruit minimale et une bonne netteté. Ainsi, peu importe les dimensions de votre impression, et même si vous l’agrandissez, vous obtiendrez d’excellents résultats!


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Pourquoi les photographes sont-ils méchants entre eux?

Pourquoi les photographes sont-ils si chers, méchants et arrogants?

Pouvez-vous croire que ce sont les questions les plus posées à Google dans la catégorie des comportements des photographes? N'est-ce pas inquiétant, même triste?

Sans vouloir généraliser, la question est légitime. Ça nous est tous déjà arrivé. On pose une question sur un forum ou un groupe Facebook, seulement pour faire face à l'indifférence, les moqueries ou les critiques abrasives.

Vous avez probablement aussi croisé des photographes réticents à partager leur savoir par peur de je ne sais quoi. Ou au contraire, vous avez eu à gérer les critiques non sollicitées de photographes un peu trop «confiants», surtout sur le web.

Quoi qu'il en soit, le milieu artistique n'est pas immunisé contre ce genre de comportement. Attention, je ne dis pas que la majorité des artistes sont de vraies matantes frustrées. En vérité, je connais énormément de photographes très généreux et positifs.

Mais aujourd'hui, on se parle du côté moins rose de notre belle passion. On va se dire les vraies affaires : il est temps que ça change. Mais avant de faire changer les comportements désagréables pour le mieux, il serait bon de faire un peu d'introspection.

Peut-être aussi que de chercher à comprendre certains agissements va amener une bonne dose d'empathie à la photographie.

Prêts? C'est parti!

Communauté vs compétition : pourquoi les photographes sont-ils compétitifs?

Je l'ai vécu, et j'en ai aussi été témoin. Certains d'entre nous, à certains moments, deviennent des loups solitaires.

Pourquoi?

Peut-être par une peur irrationnelle de se faire «voler» des clients, des idées, des techniques. Par peur d'être surpassés, oubliés. Que tous nos efforts ne servent qu'à profiter à d'autres.

Après tout, tellement de travail et de sacrifices doivent être faits pour réussir...

Élisabeth Gilbert, auteure du livre comme par magie (que vous devez absolument lire!),  parle de ce sentiment qui afflige les artistes d'une très belle façon: 

"...Les gens font régulièrement des conclusions odieuses comme celle-là. Ils se convainquent qu'ils ont été volés, alors qu'en réalité, il n'en est rien. Cet état d'esprit découle d'une malheureuse fixation sur l'idée de rareté, l'idée que la pénurie règne dans le monde et que rien n'existe en quantité suffisante pour tous".

Et c'est rempli de sens. La photographie n'est pas un jeu à somme nulle. Si un autre photographe gagne, cela ne signifie pas forcément que vous perdez quelque chose.

Alors, comment se libérer de cet état d'esprit? Comment éviter la solitude?

La clé est de simplement considérer les autres photographes comme des amis. Des gens avec qui partager votre passion. Des gens qui peuvent vous encourager, vous aider à devenir constamment meilleurs et à vous développer, autant que comprendre vos difficultés. Non seulement vous aurez beaucoup de plaisir, mais vous apprendrez ainsi beaucoup plus vite! Ce qui m'amène au prochain point...

Pourquoi les mauvais photographes croient-ils qu'ils sont bons?

Ouf. Je sais. Le titre de ce paragraphe n'augure rien de bon. Mais attendez un peu!

En fait, je veux parler d'un phénomène très fréquent qui peut être un obstacle au développement de vos habiletés.

Ce phénomène, c'est l'effet Dunning-Krueger. Pour vous l'expliquer, je vais vous raconter une petite histoire.

Le bandit le plus stupide du monde...

En 1996, un type du nom de McArthur Wheeler a décidé de se lancer dans un petit projet. Son projet? Voler deux banques.

Sachant que le jus de citron pouvait servir d'encre invisible, il s'est dit qu'il n'avait qu'à se couvrir le visage de cette potion, pour éviter d'être reconnu par les caméras de surveillance. Il serait, lui aussi, «invisible».

Sans vouloir gâcher le «punch», vous savez comme moi qu'il n'a pas fini sa quête avec un crime parfait et beaucoup d'argent... Il s'est plutôt retrouvé en prison, devenant assez vite, aux yeux de tous, le bandit le plus idiot du monde. Ouf... brutal comme leçon d'humilité!

Pourquoi sommes-nous mauvais pour juger de nos habiletés?

L'histoire de McArthur Wheeler a inspiré David Dunning, professeur de psychologie à Cornell, et Justin Krueger, un de ses élèves, pour un projet de recherche. Après plusieurs tests (vous pouvez en savoir plus ici) les résultats sont éloquents : moins vous en savez sur un sujet, plus vous surestimez vos habiletés!

C'est logique. Si vous ne connaissez pas tout ce qu'il y a à connaître, comment pouvez-vous savoir qu'il vous manque certaines notions?  À l'opposé, les plus connaissants souffrent souvent du syndrome de l'imposteur. Sachant ce qui leur manque comme habiletés, ils sous-estiment souvent leurs connaissances.

Comment éviter de tomber dans le panneau de l'effet Dunning-Krueger?

Le fait de se faire prendre au jeu de l'effet Dunning-Krueger n'est pas forcément une mauvaise chose. En fait, c'est souvent grâce à cela que nous avons ce boost de confiance qui nous encourage à entreprendre de nouvelles activités.

C'est lorsque nous tentons de progresser que cela peut être plus nuisible. Alors, comment faire pour éviter l'impasse?

La première solution se trouve dans le point précédent. Entourez-vous d'autres photographes de différentes habiletés au lieu d'évoluer en solitaire.

Puis, restez ouvert aux critiques. Je ne dis pas de prendre au sérieux tous les trolls du web qui laisseront inévitablement leur marque sur vos photos. Mais, tentez de ne pas trop vous offenser des critiques. Questionnez-vous à savoir s'il y avait ne serait-ce qu'un brin de vérité dans les commentaires. Vous serez surpris de l'évolution que vous ferez.

Enfin, ne vous attachez pas trop à vos réussites. Vous avez fait de belles photos? Super! Maintenant, essayez de faire mieux! Si vous croyez que vos photos d'il y a trois ans sont encore vos meilleures, il serait temps de passer à autre chose.

Les photographes et l'envie : pourquoi les photographes sont-ils jaloux?

On veut tous que nos amis photographes réussissent, qu'ils soient heureux... ou le veut-on vraiment?

Ça nous est tous arrivé. On voit les succès d'un ou une collègue, et on ne peut s'empêcher de sentir une pointe d'envie.

Peut-être qu'il a été publié dans un magazine. Peut-être qu'elle a eu la chance de couvrir un événement grandiose. Peut-être qu'il a eu une visibilité exceptionnelle grâce à un concours ou une exposition.

Qu'importe la raison, l'envie entre artistes est fréquente, et normale. Elle peut être saine, comme elle peut vous tourmenter...énormément.

Pourquoi être jaloux d'un ami?

La raison pourrait vous surprendre! En fait, c'est précisément parce qu'ils sont vos amis que vous êtes jaloux! Quoi? Eh oui!

La psychothérapeute Diana C. Pitaru l'explique très bien dans son article au sujet de la jalousie entre artistes. Avez-vous déjà été jaloux d'un photographe célèbre? Bien sûr que non! Pourquoi? Pensez-y. Vous savez pertinemment que ce photographe célèbre l'est pour une raison. Il a plus de talent que vous, plus d'expérience, un meilleur réseau de contacts, de meilleures opportunités, etc. Bref, il est facile de vous justifier de façon rationnelle qu'il a plus de succès.

Mais qu'en est-il de votre camarade du club de photo? Vous avez à peu près le même talent, vous avez les mêmes opportunités, vous participez aux mêmes concours. C'est donc beaucoup plus difficile de ne pas vous comparer, de vous expliquer à vous même pourquoi il gagne et pas vous.

Ce que la jalousie nous apprend, ou comment l'utiliser à bon escient

Mais alors, comment ne pas tomber dans le piège? Comment éviter de se rendre vert de jalousie?

La bonne nouvelle, c'est que l'envie peut être un signal qui vous pousse à vous dépasser! Demandez-vous sérieusement ce que vous auriez pu faire mieux, questionnez-vous à savoir ce qui vous rend inquiet. Vous apprendrez énormément sur vous même pour devenir un meilleur photographe!

Un bon photographe ne dévoile jamais ses secrets?

Dans toutes les industries, il y a des secrets. Des secrets de fabrication, de techniques, de fournisseurs. Et c'est parfaitement normal. Après tout, ces secrets sont souvent ce qui permet à une entreprise de se différencier de la compétition, et la photographie ne fait pas exception à la règle.

Chaque photographe a une approche qui lui est propre en ce qui a trait au partage de son savoir. Certaines connaissances peuvent prendre des années à acquérir. Certaines associations avec des fournisseurs peuvent être le fruit d'une recherche qui a duré parfois pendant des mois. Certaines techniques peuvent prendre une éternité à parfaire, après avoir dépensé des centaines, voir milliers de dollars en formations.

Ainsi, je comprends que certains photographes ne soient pas prêts à livrer toutes leurs connaissances à quiconque veut sur un plateau d'argent. Après tout, il faut des efforts considérables pour arriver à développer son style.

Ceci étant dit, ce n'est pas parce que je partage comment retoucher une image que ceux qui regardent copieront mon style de A à Z. Considérant que les goûts sont extrêmement subjectifs, les gens utiliseront probablement les techniques à leur façon.

Bref, à mon avis, les photographes qui ne souhaitent pas partager leurs moindres secrets sont en droit de ne pas le faire. Par contre, je crois aussi qu'il faut laisser place à un échange, un partage.

Sans tout dévoiler les moindres détails de chaque procédé, en expliquer les bases ne fera de mal à personne.

L'importance d'encourager la relève : grandir dans le respect mutuel

«Les petits nouveaux nous envahissent, font tout gratuit et volent nos jobs! »

«Tiens, voilà une nouvelle vague de faux-tographes!»

«Bon, encore des questions niaiseuses...y'a google pour ça!».

J'exagère un peu, mais j'ai entendu diverses variantes de ces affirmations de la part de photographes expérimentés un peu trop souvent. Sérieusement. J'ai même eu des messages sur ma page Facebook comme quoi le fait de bloguer et d'aider la relève était quelque chose de mauvais. Are you serious?

Je sais que certains d'entre vous ne seront pas d'accord. Mais pourquoi ne pas juste aider ceux qui posent des questions au meilleur de nos connaissances, dans le respect? Et quand je dis dans le respect, cela veut dire avec tact et gentillesse, sans moqueries déguisées ou spectacles de connaissances bourrés de termes incompréhensibles.

Pourquoi ne pas voir les questions des photographes de la relève comme une opportunité de rester humble? De se rappeler comment tout a commencé? Après tout, on a tous été débutants à un moment ou un autre. Et en passant, on est tous le débutant de quelqu'un. Sauf si on s'appelle Annie Leibovitz, mais ça, c'est une autre histoire.

Pour ma part, je m'épanouis beaucoup plus depuis que je fais de la photo avec des photographes en apprentissage. Leur émerveillement et leur créativité exempts de dogmes dépeint sur moi et m'inspire!

Ceci étant dit, je dois quand même faire mention du fait que les photographes professionnels sont très occupés. Gérer une entreprise demande temps, efforts et sacrifices.

Si vous écrivez à un photographe pour pose une question, assurez-vous d'avoir fait un minimum de recherche au préalable. Si, après vos recherches initiales, vous ne trouvez rien, n'hésitez pas à demander de l'aide. Mais, faites-le de façon concise, et remerciez la personne qui vous aidera. Elle l'appréciera énormément et sera plus encouragée de vous aider dans le futur.

Bref, le respect sera toujours le meilleur chemin à prendre, et ce, dans les deux sens!

Conclusion

Les photographes sont-ils vraiment méchants entre eux?

Peu importe ce qu'on en dit, je ne crois pas que les photographes soient foncièrement méchants et mal intentionnés.

En fait, à la vitesse où le monde de la photo évolue, il est normal de se sentir dépassé, envahi par des insécurités. Nous sommes tous découragés et vulnérables à un moment ou à un autre. Tous.

D'où l'importance, à mon sens, de s'unir au lieu de se détruire. De se rappeler que nos photos ne sont pas un indicateur de notre valeur en tant qu'humain. Qu'une critique n'a, au fond, rien de personnel.

Mais bon, c'est bien beau tout cela, mais je vous comprends de ne pas nécessairement avoir envie de tenir tout le monde par la main en chantant Kumbaya.

Alors je vais conclure en disant ceci : n'arrêtez jamais de vous amuser en photo! Créez! Soyez fiers!

Être un artiste sera toujours merveilleux!

Et vous, qu'en pensez-vous? Les photographes sont-ils méchants entre eux? Laissez-moi vos impressions en commentaires!


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

5 erreurs à éviter pour vos photos de portraits

Si vous faites des portraits depuis un moment, vous commencez certainement à avoir une bonne maîtrise de votre appareil photo. Vous avez peut-être un joli objectif à focale fixe pour vous aider à faire de beaux flous d’arrière-plan. Vous savez cadrer vos images, et les poses que vous utilisez pour vos modèles sont très réussies.

Mais, malgré tout cela, peut-être qu’il manque un petit je ne sais quoi à vos images pour qu’elles soient à la hauteur de vos attentes. Peut-être que, sans vous en rendre compte, vous commettez l’une des erreurs que je m’apprête à vous indiquer.

Soyez rassurés, même les photographes plus expérimentés font se genre d’erreurs régulièrement.

Pour vous le prouver, je vais vous montrer mes propres photos comme exemple! Je vais vous indiquer ce qu’il faut éviter et comment arriver à une solution sans trop se casser la tête. Prêt? C’est parti!

Erreur numéro 1 : les pollutions de couleur


La première erreur dont je vais vous parler est un de mes plus gros irritants. Et je vois ce genre de problème à tous les jours dans les groupes de photographes.

Honnêtement, rien ne peut autant gâcher une photo quasi parfaite que cela.

Quoi donc? Les pollutions de couleur. C’est quoi ça?

Ce sont des couleurs qui apparaissent sur le visage de vos modèles alors qu’elles n’ont pas leur place. Elles peuvent apparaître quand il y a plusieurs sources de lumière de couleur différente, ou encore quand la lumière se réfléchit sur un élément de couleur qui se trouve près de votre sujet.

Avec l’été qui arrive, vous allez probablement faire des photos dans l’herbe, et voir ensuite apparaître des taches jaunes vertes sous le menton, le nez, et les yeux de vos modèles.

Ça, c’est très mauvais, et il faut éviter cela à tout prix, au risque de donner un air étrange à vos sujets.

Je n’avais pas d’exemple de cette situation précise dans mes propres photos, mais je vais vous montrer d’autres exemples qui sont tout aussi pertinents.

Comment retoucher les pollutions de couleur dans Lightroom

Pour cette première image, je voulais créer une image ton sur ton, puisque le mur rose complémentait bien le teint de la modèle.

L’ennui est que, à l’ombre, la lumière était plutôt bleutée, ce qui avait tendance à rendre les cheveux et le chandail de la modèle trop bleus.

Vous voyez que même en ajustant un peu la balance des blancs, le bleu reste toujours là. Alors, comment faire pour l’enlever?

Dans cette situation, il n’y a rien de bleu qu’on veut conserver dans l’image. Alors, dans Lightroom, on peut simplement désaturer le bleu grâce à l’outil TSL.

Vous pouvez activer la cible en appuyant sur les touches cmd opt shift S.

Si vous trouvez que le chandail semble trop gris, vous pouvez conserver un peu de saturation, mais tenter de changer la teinte de la couleur qui dérange.

Comment retoucher les pollutions de couleur dans Photoshop

Pour la deuxième photo, c’est la réflexion de la lumière sur le mur orangé qui donne une teinte orange au visage de la modèle. Même si la balance des blancs est correcte, remarquez comme le côté droit de son visage est beaucoup trop orangé.

Si on essaie de désaturer l’orange, l’effet affectera l’image au complet, alors que c’est seulement une région précise qui nous intéresse.

Le même genre de problème survient avec les photos prises dans l’herbe, près de feuillage ou dans un sous bois. Alors, comment faire pour retoucher ça?

À mon avis, la façon la plus simple d’y arriver est d’utiliser Photoshop.

Pour enlever la pollution de couleur, créez un nouveau calque vide.

Ensuite, sélectionner l’outil pinceau. Appuyez sur la touche alt ou option pour faire apparaître la pipette. Puis, sélectionnez une couleur sur le visage qui se rapproche de la couleur que vous souhaitez utiliser pour cacher les taches de couleurs indésirables.

Ensuite, peignez la bonne couleur par-dessus les couleurs indésirables.

Enfin, changez le mode de fusion du calque pour couleur, puis ajustez l'opacité de ce calque jusqu'à ce que le résultat soit naturel.

Vous aurez peut-être besoin de faire de petites modifications, mais cela fonctionne plutôt bien en général! Voici le avant-après : 


Prévenir les pollutions de couleurs à la prise de vue

Vous pouvez aussi tout simplement éviter le problème à la prise de vue. Dans le cas de cette photo sur le mur orangé, j’ai décidé de placer la modèle dos au mur à la place. Ainsi, la pollution de couleur a disparu.

Une autre façon de faire disparaître les pollutions de couleurs est de simplement éclairer votre sujet avec un réflecteur blanc ou argent. Comme votre source de lumière sera plus forte et de couleur neutre, ce sera assez facile de faire disparaître des couleurs indésirables!

Erreur numéro deux : le teint bleu!

Le problème du teint bleu est assez fréquent pour les photos en lumière naturelle. Comme les photos sont souvent prises à l’ombre et que c’est à l’ombre que la lumière est le plus bleue, il est difficile d’y échapper. Alors, comment faire pour l’éviter?

La première étape est de prendre les photos en raw. Ensuite, au traitement dans Lightroom, utilisez l’outil de balance des blancs pour sélectionner une zone neutre. Petite astuce : pour aller plus vite, vous pouvez utiliser le raccourci clavier W. 

Dans cette photo, nous allons choisir l’arrière-plan, qui était en pierre grise. Maintenant, le teint de la modèle est mieux, mais j’aurais aimé garder un peu de bleu dans l’arrière-plan pour ajouter un contraste de couleur chaude et froide.

À la place d’appliquer mon réglage de balance des blancs sur toute l’image, je vais utiliser le pinceau correcteur pour appliquer le réglage seulement à mon sujet.

Pour accéder au pinceau correcteur, vous pouvez utiliser le raccourci clavier K. Pour savoir si le visage a une teinte assez chaude, observez le blanc des yeux de votre sujet. Si le blanc des yeux est plutôt neutre, vous êtes sur la bonne voie!

Un petit mot sur les yeux...

Parlant des yeux, j’ouvre une petite parenthèse puisque cette image est un bon exemple d’une autre erreur à éviter : les yeux flous!

Si les yeux ne sont pas nets dans un portrait, la photo est bonne pour la poubelle!

Dans ce cas-ci, la mise au point a accidentellement été faite sur la frange de cheveux à gauche.

L’un des yeux est flou et l’autre n’est pas tout à fait net non plus.

En portrait, il est conseillé de toujours faire la mise au point sur l’oeil le plus près de l’appareil.

Vous pouvez vous faciliter la vie pour les plans rapprochés en utilisant une plus petite ouverture. Ainsi, vous aurez plus de marge de manoeuvre pour une meilleure netteté!

Erreur numéro 3 : mauvais éclairage


Il ne suffit pas d’avoir une bonne exposition, une bonne balance des couleurs et un bel arrière-plan flou pour faire de beaux portraits. Il faut que la lumière avantage votre modèle! Sinon, vos efforts n’auront servi à rien!

Comment maîtriser la lumière du soleil

Dans cette première image, la lumière est beaucoup trop dure. Le soleil est très haut dans le ciel.

Même si j’ai tenté de diriger mon sujet pour qu’elle soit face au soleil pour minimiser les ombres indésirables, l’éclairage demeure beaucoup trop contrasté.

En plus, remarquez ses yeux : comme l’éclairage est beaucoup trop haut, il n’y a aucune lumière dans ses yeux, ils sont complètement noirs!

Pour adoucir la lumière, j’ai choisi d’utiliser un diffuseur. J’en ai aussi profité pour changer de point de vue pour faire disparaître les éléments d’arrière-plan et ne garder que le ciel.

 Le diffuseur a aussi fait apparaître un catchlight dans les yeux de mon sujet, ce qui est très important pour qu’il y ait de la vie dans les yeux.

Si vous n’avez pas de diffuseur, la solution la plus simple est de prendre votre sujet en photo à l’ombre ou dos au soleil. Mais attention! Vous ne serez pas toujours tiré d’affaire pour autant...

L'impact de la direction de la lumière : évitez l'éclairage du dessous!

Pour cette image, on a placé la modèle dos au soleil, mais on a fait face à un autre problème très fréquent en photo de portrait : l’éclairage du dessous.

Dans les premiers films d’horreur, les personnages effrayants étaient éclairés du dessous pour leur donner un air menaçant…et ce n’est pas pour rien. Personne n’est avantagé lorsqu’il est éclairé du dessous!

Dans le cas de cette photo, la lumière du soleil se réfléchit sur le sol en béton de couleur claire. Ceci cause un tas de problèmes.

Premièrement, le cou de la modèle est éclairé presque directement, ce qui le fait apparaître plus large que la réalité.Ensuite, ceci crée des ombres sous son nez et sous ses yeux. En plus, la couleur de cette lumière est plutôt orangée alors que le reste est plutôt bleu. Alors, que faire?

Une solution aurait été de la prendre plus à l’ombre, de la faire reculer de quelques pas. Mais, si on veut conserver la lumière dans ses cheveux, on peut prendre la photo au même endroit.

Il faut cependant couper cette lumière dérangeante. La meilleure façon d’y arriver est de placer un réflecteur noir, avec le noir vers le haut, entre la modèle et la lumière réfléchie sur le sol.

D’ailleurs, parlant de réflecteur, il arrive souvent de le placer trop bas. Lorsque le réflecteur est trop bas, la lumière du dessous apparaîtra alors que c’est précisément ce qu’on cherche à éviter!


Erreur numéro 4 : pas de catchlights, pas de vie dans les yeux!

Lorsque vous faites des photos en lumière naturelle, il peut arriver que votre source de lumière soit plutôt indirecte. Il pourrait donc manquer de lumière dans les yeux de votre modèle.

Voici un exemple.

Dans la première photo, la lumière est très douce, ce qui est très avantageux pour les gens. Mais, remarquez qu’il n’y a presque aucun reflet de lumière dans les yeux de la modèle.

J’ai donc simplement tourné autour de mon sujet jusqu’à ce qu’il y ait des reflets qui apparaissent dans ses yeux. La différence est évidente!​

Dans le cas où il n’y a aucune source de lumière assez forte pour créer de beaux catchlights, essayez d’approcher un réflecteur blanc ou argent de votre sujet.

Erreur numéro 5 : les objets qui sortent de la tête

Si vous êtes absorbé par votre séance photo, peut-être que vous oublierez de vérifier l’arrière-plan pour détecter les objets qui peuvent donner l’impression de sortir de la tête de votre modèle…

Prenez cette photo, par exemple. La lumière, l’angle, tout était parfait. Mais, la barrière en métal noir est venue tout gâcher!

Heureusement, c’était une retouche assez facile à faire dans Photoshop, avec l’outil tampon!

Voilà le résultat avant-après! Beaucoup mieux, n’est-ce pas?

Conclusion

Que vous soyez débutant ou plus avancé et peu importe l’équipement que vous avez entre les mains, les 5 erreurs dont je vous ai parlé aujourd’hui peuvent vraiment faire la différence entre une jolie photo et une photo de calibre professionnel.

En résumé, soyez attentifs à la couleur de la lumière sur votre sujet. Y a-t-il des couleurs sur la peau de votre sujet qui ne devraient pas y être? Pouvez-vous positionner votre sujet autrement? Sinon, essayez de corriger ces couleurs parasites avec un calque de couleur dans Photoshop!

Ensuite, assurez-vous que votre balance des blancs ainsi que votre traitement d’image donnent une belle couleur chaude au teint de vos modèles. Sinon, vos sujets auront l’air malades!

Puis, évitez les deux types de lumière qui désavantage tout le monde : la lumière directe du soleil de midi… et surtout, la lumière du dessous!

Assurez-vous que les yeux brillent en cherchant une source de lumière qui pourrait créer de beaux catchlights. Demandez à votre modèle de changer de position pour être en direction de la lumière ou ajoutez un réflecteur!

Enfin, évitez les éléments du décor qui pourraient «sortir» de la tête de vos modèles. Ceci évitera les distractions inutiles.

Bref, j’espère que cette vidéo va vous avoir aidé à détecter les faux pas les plus communs en photo de portrait, pour faire passer vos images à un calibre plus élevé!

Sur ce, je vous dit à la prochaine, et bonnes photos!


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Focales et perspective

Vous êtes vous déjà retrouvé devant votre sac photo, en ne sachant pas quel objectif apporter avec vous en prise de vue? Vous êtes vous déjà demandé quel objectif acheter pour combler vos besoins, pour finalement vous retrouver plus mélangé qu'autre chose? Vous avez déjà entendu l'expression « longueur focale », mais vous n'êtes pas certain de ce que cela signifie?

Le fait de connaître ce que signifie le terme « longueur focale » vous sera absolument essentiel lorsque viendra le moment de vous procurer un nouvel objectif. Imaginez arriver à la boutique photo plein de confiance en sachant exactement ce qu'il vous faut!

De plus, la focale a plusieurs effets qui vous seront très utiles pour exercer votre créativité! Vous pourrez truquer la distance entre les objets dans vos photos, changer leurs proportions, et beaucoup plus!

Nous allons donc voir toutes les bases de la focales, le fonctionnement du zoom et son impact sur la perspective.

Qu’est-ce que la longueur focale?

La longueur focale, souvent exprimée en millimètres (mm), détermine à quel point vous serez « zoomé » dans vos photos. Plus le nombre de millimètres est élevé, plus votre objectif sera zoomé.

Le comment et le pourquoi des longueurs focales

Le très grand angle

Les objectifs se situant dans les plages de longueurs focales comprises entre 10 et 24 millimètres sont considérées comme des objectifs à très grand angle.

L’angle en question, c’est l’angle de vue de l’objectif. Lorsqu’on regarde des photos prises avec une objectif à grand angle, on peut avoir l’impression qu’elles sont étirées, surtout sur les côtés.

Nous verrons des exemples un peu plus loin. Les objectifs à très grand angle sont considérés comme des objectifs spécialisé, dont les focales se retrouvent très rarement sur les objectifs de kit.

Ils sont utilisées principalement pour les photos d’immobilier, pour les événements ou pour les paysages. Ils sont cependant rarement utilisés pour les portait, car ils déforment les proportions des sujets.

Le cheval de la photo de gauche semble avoir d’étranges proportions : sa tête semble énorme en relation avec le reste de son corps. C’est à cause de la focale utilisée (environ 16 à 18 millimètres). Pour réussir à photographier la grue en entier sur l’image de droite sans introduire d’éléments superflus, il fallait avoir recours à une très grand angle tout en restant près du sujet. Focale utilisée : 20 millimètres.

Le cheval de la photo du haut semble avoir d’étranges proportions : sa tête semble énorme en relation avec le reste de son corps. C’est à cause de la focale utilisée (environ 16 à 18 millimètres). Pour réussir à photographier la grue en entier sur l’image du bas sans introduire d’éléments superflus, il fallait avoir recours à une très grand angle tout en restant près du sujet. Focale utilisée : 20 millimètres.

Le grand angle

Un objectif est considéré comme à grand angle lorsqu’il a une focale qui se situe entre 24 et 35 millimètres. Généralement, les objectifs de kit commencent dans ces plages de focales.

Habituellement, le 24mm est le point où la distorsion sur les côtés des images commence à s’estomper. Ces focales sont souvent utilisées dans des situation où le photographe souhaite inclure un maximum d’informations par rapport au contexte de la situation photographiée, tout en conservant un aspect naturel.

Dans ces deux images, j’ai utilisé une focale d’environ 24mm. Dans les deux cas, le grand angle m’a permis de donner de l’information au spectateur sur le contexte de chaque situation. À gauche, le tournage d’un vidéoclip. À droite, une séance de signature d’autographes.

Dans ces deux images, j’ai utilisé une focale d’environ 24mm. Dans les deux cas, le grand angle m’a permis de donner de l’information au spectateur sur le contexte de chaque situation. En haut, le tournage d’un vidéoclip. En bas, une séance de signature d’autographes.

L’objectif standard

Les objectifs dits « standards » ont généralement des longueurs focales situées entre 35 et 70 millimètres. Les objectifs standards portent cette appellation parce que ce sont eux qui se rapprochent le plus de la vision humaine (outre la vision périphérique).

Ces objectifs sont parfait pour les portrait pris de près, ou les plein pieds. Ce sont des objectifs polyvalents. C’est la raison pour laquelle la plupart des objectifs de kit se situent dans cette plage de focales. Si toutefois vous cherchez à vous ajouter des possibilités en termes d’ouverture, un objectif à focale fixe comme le 50mm f/1.8 est un excellent choix pour une solution de qualité à faible coût.

D’ailleurs, plusieurs photographes professionnels qui oeuvrent dans le portrait ne jurent que par les objectifs fixes, puisqu’en enlevant la complexité d’un zoom, les fabricants arrivent à une qualité optique remarquable.

Ces deux photos ont été prises avec un 50mm. Comme il s’agit d’un objectif à très grande ouverture, il est possible de photographier même dans des situations de très faible lumière.

Léger téléobjectif

C’est à ce point que la majorités lentilles de kit arrêtent. On qualifie de léger téléobjectif les focales de 70 à 105 millimètres. Les meilleures lentilles de portrait se retrouvent habituellement parmi les légers téléobjectifs puisque la perspective demeure naturelle.

Téléobjectif

Les téléobjectifs sont les objectifs qui se situent dans les focales entre 105 et 300 millimètres (ou plus). Ils sont utilisés principalement pour les sujets distants, comme pour la photographie de nature et animalière, la photographie de sport, la photographie de spectacles ainsi que la photographie de presse.

Pour ces deux images du Festival d’Été de Québec, j’ai utilisé un objectif 70-200mm. Cela m’a permis de remplir le cadre de mes photos tout en créant un beau flou d’arrière plan.

Comment la focale influence-t-elle la perspective dans une photo?

La perspective fait référence à la dimension des objets ainsi que la distance entre eux. 

Plus un objet est près de l’appareil photo, plus il sera perçu comme « gros » par rapport aux autres, et vice versa. Avec un objectif, un peu truquer la perspective et donner l’illusion que certains objets sont plus loin, ou plus près les uns des autres.

Avec un grand angle, on « étire » la perspective,  ce qui donne l'impression que les objets dans l'image sont très loin les uns des autres. 

Inversement, avec un téléobjectif, on compresse les plans, ce qui donne l’impression que les objets dans la photos sont plus près les uns des autres, presque empilés.

Pour bien comprendre, imaginez que vous marchez dans la rue où vous habitez. Les voitures stationnées sur un coté sont « loin » de celles stationnées de l’autres coté de la rue, n’est-ce pas? Si par contre vous retournez chez vous et vous observez la rue à partir de votre fenêtre, les voitures semblent collées les une par dessus les autres.

C’est un peu le même phénomène qui se produit avec un objectif. Avec un grand angle, on est plus près du sujet, tandis qu’avec un téléobjectif, on se trouve en réalité plus loin du sujet, ce qui donne cette impression de proximité entre les plans.

Tout cela peut sembler bien abstrait, alors voici un exemple visuel de ce phénomène.

Même si la taille du kiwi est restée la même dans ces 4 photos, la taille des bananes a beaucoup changé entre la première et la dernière image. Je vous promet qu’aucun des objets n’a bougé! En fait, ces différences sont entièrement créées par la focale utilisée. De gauche à droite : 24mm, 35mm, 50mm, 200mm.

Même si la taille du kiwi est restée la même dans ces 4 photos, la taille des bananes a beaucoup changé entre la première et la dernière image. Je vous promet qu’aucun des objets n’a bougé! En fait, ces différences sont entièrement créées par la focale utilisée. De haut en bas : 24mm, 35mm, 50mm, 200mm. 

Pour terminer

En résumé, nous avons vu la différence entre les différentes longueurs focales, ainsi que leur effet sur la perspective dans vos images. 

En gros, la focale est exprimée en millimètres. Plus le nombre est petit, plus on dézoom : nous avons alors affaire à un grand angle. Plus le nombre est grand, plus on zoom : nous avons alors un téléobjectif.

Le grand angle permet d'inclure plus d'éléments dans votre photo pour aider à la mise en contexte. Par contre, il tend à étirer la perspective, c'est-à-dire donner l'impression que les différents plans dans l'image son plus loin les uns des autres. 

Au contraire, le téléobjectif vous permet de vous rapprocher virtuellement de votre sujet et donner l'impression que les différents plans sont plus près les uns des autres.

D'ailleurs, en portrait, il est préférable d'utiliser une focale plus longue pour éviter de déformer le visage de votre modèle...


J’espère que cet article vous aura aidé dans votre compréhension ce de phénomène et qu’il vous inspirera à aller prendre des photos en tirant avantage de la perspective!

N'hésitez pas à me laisser vos impressions et questions dans les commentaires!

Sur ce, je vous dis à la prochaine et bonnes photos!


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

3 photographes, 1 modèle : mes photos décryptées de A à Z!

Avez vous déjà regardé les photos de d’autres photographes en vous demandant comment ils faisaient ?

Avez-vous déjà cherché à décrypter leurs images pour trouver le secret de leur réussite ?

Si c’est le cas, vous allez adorer l'article d’aujourd’hui, parce que je vous amène en coulisses d’une de mes séances photos !

Je vous dévoilerai exactement comment j’ai pris mes photos, les décrypter de A à Z!

Si vous voulez tout connaître, de l’ange aux réglages en passant par l’équipement utilisé, lisez tout de suite ce qui suit!

Vous pouvez aussi regarder la version vidéo ici! 

3 photographes, 1 modèle, 3 lieux

J’ai récemment participé au défi 3 photographes, 1 modèle. L’idée de cette séance photo vient de mon collègue et ami, Martin Wheeler, qui a décidé d’amener le concept au Québec.

L’idée est simple. Trois photographes se réunissent avec une modèle. Chacun des photographes choisi un lieu pour les photos. Puis, pour chacun des 3 lieux, chaque photographe a 15 minutes pour réaliser une séance photo de la modèle.

Ainsi, pour chaque lieu, on se retrouve avec 3 photos complètement différentes, qui démontrent le style et la vision unique de chaque photographe.

L’expérience a été très enrichissante. Chacun d’entre nous avait une façon différente de travailler, et le simple fait de voir les photos des autres nous a ouvert de nouveaux horizons.

Les deux autres photographe qui m’accompagnaient sont tous les deux bourrés da talent.

Martin est portraitiste. Il se spécialise dans la photographie de mode et éditoriale, et photographie principalement des femmes en lumières naturelle. L’aspect humain de la photographie le fascine, et il a une passion pour la féminité. Vous pouvez voir son portfolio ici.

Christian a son propre studio depuis 2013. As de la lumière artificielle, il photographie régulièrement des modèles pour des séances de portraits. Il se spécialise dans les photos de style cinématographiques et la production vidéo. Pour voir plus de ses photos, visitez sa page Facebook

Bref, j’avais de la compétition !

Curieux de voir ce que ça a donné ? Voici les résultats du défi ! À gauche, les photos de Christian, au centre, les miennes, et à droite, celles de Martin.

5 photos déryptées

Comme nous avions 2 mannequins avec nous, nous avons produit plus que les 3 photos prévues au départ.

Je vais donc décortiquer toutes les photos pour vous.

Pour l’équipement, j’ai utilisé un Nikon D750. Pour l’objectif, comme je travaille souvent avec des zooms pour les portraits, j’ai décidé de me donner un défi et de prendre toutes mes photos avec un 50mm fixe. J’ai aussi fait bon usage de mon réflecteur et diffuseur 5 en 1, comme vous le verrez dans mes prochains exemples!

Enfin, j’ai utilisé le mode priorité à l’ouverture durant la séance. Comme nous avions  plusieurs décors différents et plusieurs conditions d’éclairage différentes, j’ai décidé d’opter pour le monde priorité à l’ouverture. Cela m’a permis de me concentrer uniquement sur la profondeur de champ de mes images, le cadrage, et la direction des modèles.

Dompter la lumière du soleil avec un diffuseur

Pour la première photo, Christian nous a amené dans une ruelle du vieux Québec. Les murs des bâtiments étaient tous assez différents, ce qui nous donnait beaucoup d’options différentes de décors. La ruelle était majoritairement plongée dans l’ombre et ensoleillée par endroits.

Comme j’aime les photos plutôt minimalistes pour mettre en valeur mes sujets, j’ai choisi le mur extérieur d’un condominium comme arrière-plan. Le gris bleuté du mur faisait un beau contraste avec la teinte rosée du chemisier de notre mannequin.

Par contre, la lumière était très dure à cet endroit puisque nous étions en plein soleil.

Pour rendre la lumière plus belle, j’ai utilisé un diffuseur. Le concept du diffuseur est simple. Il suffit de le placer entre votre sujet et le soleil pour réduire l’intensité de la lumière. Cela a pour effet d’adoucir énormément la lumière.

Voici une photo prise par Christian, qui démontre exactement comment nous avons placé le diffuseur pour faire nos photos à cet endroit.

Et voici le résultat obtenu :

Pour les réglages de l’appareil, j’étais à 1/320 de seconde, f/4, ISO 100.

L’arrière plan ne vous plaît pas ? Utilisez le ciel !

Pour la deuxième photo, Martin a été attiré par un édifice de briques roses.  La texture était très intéressante, en plus d’avoir une couleur originale!

Le mur de briques donnait un effet tout de même intéressant, mais j’ai eu envie de créer un look complètement différent.

Donc, à la place, la modèle et moi avons fait volte face, et je l’ai invité à s’appuyer sur la barrière de la terrasse. Comme l’arrière plan était assez chargé, j’ai décidé de l’épurer au maximum en me couchant par terre. Ainsi, c’est le ciel qui occupait toute la place !

Comme nous étions en plein soleil, j’ai utilisé la même tactique que pour la photo précédente : un diffuseur juste au dessus de la tête de mon sujet pour réduire l’intensité du soleil.

Pour mes réglages, j’étais alors à 1/2500 de seconde, f/2.8, ISO 100.

Pour des compositions intéressantes, encadrez votre sujet avec des éléments du décor !

Pour le troisième lieu, j’ai choisi de faire les photos devant l’édifice Norplex, sur la rue Saint-Paul.

L’architecture de ce bâtiment est très intéressante. En effet, les colonnes, les escaliers, les barrières de fer et les lourdes portes en bois massif nous donnaient une foule de possibilités.

En plus, la lumière était magnifique à cet endroit. Nous étions à l’ombre, mais le soleil se réfléchissais sur le sol en pavé et les bâtiments avoisinants, ce qui nous permettait de contrôler la direction de la lumière.

Comme nous avions deux mannequins avec nous, nous avons décidé de faire une photo de chacune d’elles, puis les deux ensembles.

Pour la première photo, le côté technique demeurait assez simple.

À l’ombre, l’éclairage était superbe. Mais, le seul point à surveiller était la vitesse d’obturation. Comme c’était plus sombre qu’en plein soleil, il fallait m’assurer que ma vitesse ne descendrait pas sous 1/60 de seconde, au risque d’avoir des photos floues.

Pour le cadrage de cette photo, j’ai choisi d’encadrer mon sujet avec les éléments du décor. La colonne à côté de mon sujet était idéale pour réussir l’effet que je recherchais.  ​

Je me suis approchée le plus possible de la colonne et j’ai rempli un tiers du cadre avec cette dernière. J’ai décidé de traiter ma photo en noir et blanc, parce que je trouvais que l’émotion dans l’image s’y prêtait bien.

Réglages de l’appareil : 1/125 de seconde, f/5, ISO 100.

Ton sur ton : la meilleure façon d’éliminer les distractions

Comme notre deuxième modèle était vêtue de bleu et noir, j’ai pensé que de la placer dans un décors bleuté donnerait un rendu intéressant.

Je l’ai donc installée dans les escaliers devant l’édifice, à l’ombre. Puis, au traitement, j’ai ajouté un peu de bleu dans les ombres pour garder un aspect homogène dans mon image.

Le résultat? Des tons chauds pour la peau et les cheveux qui font un beau contraste avec les tons plus froids des vêtements et du fond.

Réglages de l’appareil photo : 1/160 de seconde, f/5, ISO 100.

Pourquoi se soucier de l’arrière-plan lorsqu’on peut l’éliminer complètement ?

Pour la photo finale,  il y avait plusieurs possibilités de faire de belles photos avec nos deux modèles. Après plusieurs essais, je trouvais que mes images avaient un fond un peu trop chargé.

J’ai donc décidé d’épurer au maximum, en supprimant carrément l’arrière plan! Je trouve le résultat intéressant.

Cependant, si je devais recommencer cette photo, j’utiliserais une focale plus longue.

Pourquoi?

Parce que, malheureusement, les objectifs comme le 50mm ont tendance à déformer les perspectives, surtout sur un appareil plein capteur. Ce n’est pas souhaitable pour les portraits puisque cela peut changer l’apparence du visage de vos sujets.

Bref, le 50mm peut être une belle focale pour travailler avec des plans plus larges, mais il faut y faire plus attention pour les plans rapprochés!

Faire des photos avec d’autres photographes : apprendre par l’observation

Peu importe votre niveau en photo, le fait de prendre des photos avec d’autres photographes peut être très formateur.

Pendant le défi, l’une des règles était de ne pas intervenir dans les photos des autres et de les laisser travailler. En plus, on ne pouvait pas regarder les photos des autres avant retouche!

Par contre, rien ne nous empêchait d’observer leur moindres gestes! Il fallait tenter de deviner le résultat de chacun en fonction des angles utilisés, des poses etc.

Cela ajoutait une anticipation très intéressante. Honnêtement, j’avais plus hâte de voir les photos des autres que de retoucher les miennes!


Conclusion

En conclusion,  je vous ai partagé certains de mes meilleurs trucs pour les photos en lumière naturelle.

D’abord, le diffuseur peut réellement être votre meilleur allié lorsque vous faites des photos en plein soleil.  En le plaçant entre le soleil et votre modèle, vous adoucirez significativement les ombre et lumières, ce qui rendra l’éclairage beaucoup plus flatteur.

Ensuite, votre point de vue par rapport à votre sujet peut changer complètement l’apparence de votre photo. Avec une forte contre-plongée, il est possible de supprimer complètement l’arrière-plan pour ne garder que le ciel, par exemple.

Pour tirer profit de votre environnement, utilisez-le pour encadrer vos sujets. Ceci vous donnera des compositions très intéressantes!

Finalement, retenez que less is more. Parfois, il suffit de garder un nombre très limité de couleurs dans l’arrière-plan, voir d’éliminer presque complètement l’arrière-plan!

J’espère que cet article vous aura aidé à réaliser de meilleurs portraits! Laissez-moi savoir dans les commentaires si vous avez apprécié ce genre de thème!

À la prochaine, et bonne photos! 


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi!