Général Archives - Page 3 sur 4 - Joannie Therrien

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Focales et perspective

Vous êtes vous déjà retrouvé devant votre sac photo, en ne sachant pas quel objectif apporter avec vous en prise de vue? Vous êtes vous déjà demandé quel objectif acheter pour combler vos besoins, pour finalement vous retrouver plus mélangé qu'autre chose? Vous avez déjà entendu l'expression « longueur focale », mais vous n'êtes pas certain de ce que cela signifie?

Le fait de connaître ce que signifie le terme « longueur focale » vous sera absolument essentiel lorsque viendra le moment de vous procurer un nouvel objectif. Imaginez arriver à la boutique photo plein de confiance en sachant exactement ce qu'il vous faut!

De plus, la focale a plusieurs effets qui vous seront très utiles pour exercer votre créativité! Vous pourrez truquer la distance entre les objets dans vos photos, changer leurs proportions, et beaucoup plus!

Nous allons donc voir toutes les bases de la focales, le fonctionnement du zoom et son impact sur la perspective.

Qu’est-ce que la longueur focale?

La longueur focale, souvent exprimée en millimètres (mm), détermine à quel point vous serez « zoomé » dans vos photos. Plus le nombre de millimètres est élevé, plus votre objectif sera zoomé.

Le comment et le pourquoi des longueurs focales

Le très grand angle

Les objectifs se situant dans les plages de longueurs focales comprises entre 10 et 24 millimètres sont considérées comme des objectifs à très grand angle.

L’angle en question, c’est l’angle de vue de l’objectif. Lorsqu’on regarde des photos prises avec une objectif à grand angle, on peut avoir l’impression qu’elles sont étirées, surtout sur les côtés.

Nous verrons des exemples un peu plus loin. Les objectifs à très grand angle sont considérés comme des objectifs spécialisé, dont les focales se retrouvent très rarement sur les objectifs de kit.

Ils sont utilisées principalement pour les photos d’immobilier, pour les événements ou pour les paysages. Ils sont cependant rarement utilisés pour les portait, car ils déforment les proportions des sujets.

Le cheval de la photo de gauche semble avoir d’étranges proportions : sa tête semble énorme en relation avec le reste de son corps. C’est à cause de la focale utilisée (environ 16 à 18 millimètres). Pour réussir à photographier la grue en entier sur l’image de droite sans introduire d’éléments superflus, il fallait avoir recours à une très grand angle tout en restant près du sujet. Focale utilisée : 20 millimètres.

Le cheval de la photo du haut semble avoir d’étranges proportions : sa tête semble énorme en relation avec le reste de son corps. C’est à cause de la focale utilisée (environ 16 à 18 millimètres). Pour réussir à photographier la grue en entier sur l’image du bas sans introduire d’éléments superflus, il fallait avoir recours à une très grand angle tout en restant près du sujet. Focale utilisée : 20 millimètres.

Le grand angle

Un objectif est considéré comme à grand angle lorsqu’il a une focale qui se situe entre 24 et 35 millimètres. Généralement, les objectifs de kit commencent dans ces plages de focales.

Habituellement, le 24mm est le point où la distorsion sur les côtés des images commence à s’estomper. Ces focales sont souvent utilisées dans des situation où le photographe souhaite inclure un maximum d’informations par rapport au contexte de la situation photographiée, tout en conservant un aspect naturel.

Dans ces deux images, j’ai utilisé une focale d’environ 24mm. Dans les deux cas, le grand angle m’a permis de donner de l’information au spectateur sur le contexte de chaque situation. À gauche, le tournage d’un vidéoclip. À droite, une séance de signature d’autographes.

Dans ces deux images, j’ai utilisé une focale d’environ 24mm. Dans les deux cas, le grand angle m’a permis de donner de l’information au spectateur sur le contexte de chaque situation. En haut, le tournage d’un vidéoclip. En bas, une séance de signature d’autographes.

L’objectif standard

Les objectifs dits « standards » ont généralement des longueurs focales situées entre 35 et 70 millimètres. Les objectifs standards portent cette appellation parce que ce sont eux qui se rapprochent le plus de la vision humaine (outre la vision périphérique).

Ces objectifs sont parfait pour les portrait pris de près, ou les plein pieds. Ce sont des objectifs polyvalents. C’est la raison pour laquelle la plupart des objectifs de kit se situent dans cette plage de focales. Si toutefois vous cherchez à vous ajouter des possibilités en termes d’ouverture, un objectif à focale fixe comme le 50mm f/1.8 est un excellent choix pour une solution de qualité à faible coût.

D’ailleurs, plusieurs photographes professionnels qui oeuvrent dans le portrait ne jurent que par les objectifs fixes, puisqu’en enlevant la complexité d’un zoom, les fabricants arrivent à une qualité optique remarquable.

Ces deux photos ont été prises avec un 50mm. Comme il s’agit d’un objectif à très grande ouverture, il est possible de photographier même dans des situations de très faible lumière.

Léger téléobjectif

C’est à ce point que la majorités lentilles de kit arrêtent. On qualifie de léger téléobjectif les focales de 70 à 105 millimètres. Les meilleures lentilles de portrait se retrouvent habituellement parmi les légers téléobjectifs puisque la perspective demeure naturelle.

Téléobjectif

Les téléobjectifs sont les objectifs qui se situent dans les focales entre 105 et 300 millimètres (ou plus). Ils sont utilisés principalement pour les sujets distants, comme pour la photographie de nature et animalière, la photographie de sport, la photographie de spectacles ainsi que la photographie de presse.

Pour ces deux images du Festival d’Été de Québec, j’ai utilisé un objectif 70-200mm. Cela m’a permis de remplir le cadre de mes photos tout en créant un beau flou d’arrière plan.

Comment la focale influence-t-elle la perspective dans une photo?

La perspective fait référence à la dimension des objets ainsi que la distance entre eux. 

Plus un objet est près de l’appareil photo, plus il sera perçu comme « gros » par rapport aux autres, et vice versa. Avec un objectif, un peu truquer la perspective et donner l’illusion que certains objets sont plus loin, ou plus près les uns des autres.

Avec un grand angle, on « étire » la perspective,  ce qui donne l'impression que les objets dans l'image sont très loin les uns des autres. 

Inversement, avec un téléobjectif, on compresse les plans, ce qui donne l’impression que les objets dans la photos sont plus près les uns des autres, presque empilés.

Pour bien comprendre, imaginez que vous marchez dans la rue où vous habitez. Les voitures stationnées sur un coté sont « loin » de celles stationnées de l’autres coté de la rue, n’est-ce pas? Si par contre vous retournez chez vous et vous observez la rue à partir de votre fenêtre, les voitures semblent collées les une par dessus les autres.

C’est un peu le même phénomène qui se produit avec un objectif. Avec un grand angle, on est plus près du sujet, tandis qu’avec un téléobjectif, on se trouve en réalité plus loin du sujet, ce qui donne cette impression de proximité entre les plans.

Tout cela peut sembler bien abstrait, alors voici un exemple visuel de ce phénomène.

Même si la taille du kiwi est restée la même dans ces 4 photos, la taille des bananes a beaucoup changé entre la première et la dernière image. Je vous promet qu’aucun des objets n’a bougé! En fait, ces différences sont entièrement créées par la focale utilisée. De gauche à droite : 24mm, 35mm, 50mm, 200mm.

Même si la taille du kiwi est restée la même dans ces 4 photos, la taille des bananes a beaucoup changé entre la première et la dernière image. Je vous promet qu’aucun des objets n’a bougé! En fait, ces différences sont entièrement créées par la focale utilisée. De haut en bas : 24mm, 35mm, 50mm, 200mm. 

Pour terminer

En résumé, nous avons vu la différence entre les différentes longueurs focales, ainsi que leur effet sur la perspective dans vos images. 

En gros, la focale est exprimée en millimètres. Plus le nombre est petit, plus on dézoom : nous avons alors affaire à un grand angle. Plus le nombre est grand, plus on zoom : nous avons alors un téléobjectif.

Le grand angle permet d'inclure plus d'éléments dans votre photo pour aider à la mise en contexte. Par contre, il tend à étirer la perspective, c'est-à-dire donner l'impression que les différents plans dans l'image son plus loin les uns des autres. 

Au contraire, le téléobjectif vous permet de vous rapprocher virtuellement de votre sujet et donner l'impression que les différents plans sont plus près les uns des autres.

D'ailleurs, en portrait, il est préférable d'utiliser une focale plus longue pour éviter de déformer le visage de votre modèle...


J’espère que cet article vous aura aidé dans votre compréhension ce de phénomène et qu’il vous inspirera à aller prendre des photos en tirant avantage de la perspective!

N'hésitez pas à me laisser vos impressions et questions dans les commentaires!

Sur ce, je vous dis à la prochaine et bonnes photos!


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

3 photographes, 1 modèle : mes photos décryptées de A à Z!

Avez vous déjà regardé les photos de d’autres photographes en vous demandant comment ils faisaient ?

Avez-vous déjà cherché à décrypter leurs images pour trouver le secret de leur réussite ?

Si c’est le cas, vous allez adorer l'article d’aujourd’hui, parce que je vous amène en coulisses d’une de mes séances photos !

Je vous dévoilerai exactement comment j’ai pris mes photos, les décrypter de A à Z!

Si vous voulez tout connaître, de l’ange aux réglages en passant par l’équipement utilisé, lisez tout de suite ce qui suit!

Vous pouvez aussi regarder la version vidéo ici! 

3 photographes, 1 modèle, 3 lieux

J’ai récemment participé au défi 3 photographes, 1 modèle. 

L’idée est simple. Trois photographes se réunissent avec une modèle. Chacun des photographes choisi un lieu pour les photos. Puis, pour chacun des 3 lieux, chaque photographe a 15 minutes pour réaliser une séance photo de la modèle.

Ainsi, pour chaque lieu, on se retrouve avec 3 photos complètement différentes, qui démontrent le style et la vision unique de chaque photographe.

L’expérience a été très enrichissante. Chacun d’entre nous avait une façon différente de travailler, et le simple fait de voir les photos des autres nous a ouvert de nouveaux horizons.

Les deux autres photographe qui m’accompagnaient sont tous les deux bourrés da talent.

Le premier est portraitiste. Il se spécialise dans la photographie de mode et éditoriale, et photographie principalement des femmes en lumières naturelle. L’aspect humain de la photographie le fascine, et il a une passion pour la féminité. 

Ensuite, Christian a son propre studio depuis 2013. As de la lumière artificielle, il photographie régulièrement des modèles pour des séances de portraits. Il se spécialise dans les photos de style cinématographiques et la production vidéo. Pour voir plus de ses photos, visitez sa page Facebook

Bref, j’avais de la compétition !

Curieux de voir ce que ça a donné ? Voici les résultats du défi ! À gauche, les photos de Christian, au centre, les miennes, et à droite, celles du 3e photographe.

5 photos déryptées

Comme nous avions 2 mannequins avec nous, nous avons produit plus que les 3 photos prévues au départ.

Je vais donc décortiquer toutes les photos pour vous.

Pour l’équipement, j’ai utilisé un Nikon D750. Pour l’objectif, comme je travaille souvent avec des zooms pour les portraits, j’ai décidé de me donner un défi et de prendre toutes mes photos avec un 50mm fixe. J’ai aussi fait bon usage de mon réflecteur et diffuseur 5 en 1, comme vous le verrez dans mes prochains exemples!

Enfin, j’ai utilisé le mode priorité à l’ouverture durant la séance. Comme nous avions  plusieurs décors différents et plusieurs conditions d’éclairage différentes, j’ai décidé d’opter pour le monde priorité à l’ouverture. Cela m’a permis de me concentrer uniquement sur la profondeur de champ de mes images, le cadrage, et la direction des modèles.

Dompter la lumière du soleil avec un diffuseur

Pour la première photo, Christian nous a amené dans une ruelle du vieux Québec. Les murs des bâtiments étaient tous assez différents, ce qui nous donnait beaucoup d’options différentes de décors. La ruelle était majoritairement plongée dans l’ombre et ensoleillée par endroits.

Comme j’aime les photos plutôt minimalistes pour mettre en valeur mes sujets, j’ai choisi le mur extérieur d’un condominium comme arrière-plan. Le gris bleuté du mur faisait un beau contraste avec la teinte rosée du chemisier de notre mannequin.

Par contre, la lumière était très dure à cet endroit puisque nous étions en plein soleil.

Pour rendre la lumière plus belle, j’ai utilisé un diffuseur. Le concept du diffuseur est simple. Il suffit de le placer entre votre sujet et le soleil pour réduire l’intensité de la lumière. Cela a pour effet d’adoucir énormément la lumière.

Voici une photo prise par Christian, qui démontre exactement comment nous avons placé le diffuseur pour faire nos photos à cet endroit.

Et voici le résultat obtenu :

Pour les réglages de l’appareil, j’étais à 1/320 de seconde, f/4, ISO 100.

L’arrière plan ne vous plaît pas ? Utilisez le ciel !

Pour la deuxième photo, mon deuxième collègue a été attiré par un édifice de briques roses.  La texture était très intéressante, en plus d’avoir une couleur originale!

Le mur de briques donnait un effet tout de même intéressant, mais j’ai eu envie de créer un look complètement différent.

Donc, à la place, la modèle et moi avons fait volte face, et je l’ai invité à s’appuyer sur la barrière de la terrasse. Comme l’arrière plan était assez chargé, j’ai décidé de l’épurer au maximum en me couchant par terre. Ainsi, c’est le ciel qui occupait toute la place !

Comme nous étions en plein soleil, j’ai utilisé la même tactique que pour la photo précédente : un diffuseur juste au dessus de la tête de mon sujet pour réduire l’intensité du soleil.

Pour mes réglages, j’étais alors à 1/2500 de seconde, f/2.8, ISO 100.

Pour des compositions intéressantes, encadrez votre sujet avec des éléments du décor !

Pour le troisième lieu, j’ai choisi de faire les photos devant l’édifice Norplex, sur la rue Saint-Paul.

L’architecture de ce bâtiment est très intéressante. En effet, les colonnes, les escaliers, les barrières de fer et les lourdes portes en bois massif nous donnaient une foule de possibilités.

En plus, la lumière était magnifique à cet endroit. Nous étions à l’ombre, mais le soleil se réfléchissais sur le sol en pavé et les bâtiments avoisinants, ce qui nous permettait de contrôler la direction de la lumière.

Comme nous avions deux mannequins avec nous, nous avons décidé de faire une photo de chacune d’elles, puis les deux ensembles.

Pour la première photo, le côté technique demeurait assez simple.

À l’ombre, l’éclairage était superbe. Mais, le seul point à surveiller était la vitesse d’obturation. Comme c’était plus sombre qu’en plein soleil, il fallait m’assurer que ma vitesse ne descendrait pas sous 1/60 de seconde, au risque d’avoir des photos floues.

Pour le cadrage de cette photo, j’ai choisi d’encadrer mon sujet avec les éléments du décor. La colonne à côté de mon sujet était idéale pour réussir l’effet que je recherchais.  ​

Je me suis approchée le plus possible de la colonne et j’ai rempli un tiers du cadre avec cette dernière. J’ai décidé de traiter ma photo en noir et blanc, parce que je trouvais que l’émotion dans l’image s’y prêtait bien.

Réglages de l’appareil : 1/125 de seconde, f/5, ISO 100.

Ton sur ton : la meilleure façon d’éliminer les distractions

Comme notre deuxième modèle était vêtue de bleu et noir, j’ai pensé que de la placer dans un décors bleuté donnerait un rendu intéressant.

Je l’ai donc installée dans les escaliers devant l’édifice, à l’ombre. Puis, au traitement, j’ai ajouté un peu de bleu dans les ombres pour garder un aspect homogène dans mon image.

Le résultat? Des tons chauds pour la peau et les cheveux qui font un beau contraste avec les tons plus froids des vêtements et du fond.

Réglages de l’appareil photo : 1/160 de seconde, f/5, ISO 100.

Pourquoi se soucier de l’arrière-plan lorsqu’on peut l’éliminer complètement ?

Pour la photo finale,  il y avait plusieurs possibilités de faire de belles photos avec nos deux modèles. Après plusieurs essais, je trouvais que mes images avaient un fond un peu trop chargé.

J’ai donc décidé d’épurer au maximum, en supprimant carrément l’arrière plan! Je trouve le résultat intéressant.

Cependant, si je devais recommencer cette photo, j’utiliserais une focale plus longue.

Pourquoi?

Parce que, malheureusement, les objectifs comme le 50mm ont tendance à déformer les perspectives, surtout sur un appareil plein capteur. Ce n’est pas souhaitable pour les portraits puisque cela peut changer l’apparence du visage de vos sujets.

Bref, le 50mm peut être une belle focale pour travailler avec des plans plus larges, mais il faut y faire plus attention pour les plans rapprochés!

Faire des photos avec d’autres photographes : apprendre par l’observation

Peu importe votre niveau en photo, le fait de prendre des photos avec d’autres photographes peut être très formateur.

Pendant le défi, l’une des règles était de ne pas intervenir dans les photos des autres et de les laisser travailler. En plus, on ne pouvait pas regarder les photos des autres avant retouche!

Par contre, rien ne nous empêchait d’observer leur moindres gestes! Il fallait tenter de deviner le résultat de chacun en fonction des angles utilisés, des poses etc.

Cela ajoutait une anticipation très intéressante. Honnêtement, j’avais plus hâte de voir les photos des autres que de retoucher les miennes!


Conclusion

En conclusion,  je vous ai partagé certains de mes meilleurs trucs pour les photos en lumière naturelle.

D’abord, le diffuseur peut réellement être votre meilleur allié lorsque vous faites des photos en plein soleil.  En le plaçant entre le soleil et votre modèle, vous adoucirez significativement les ombre et lumières, ce qui rendra l’éclairage beaucoup plus flatteur.

Ensuite, votre point de vue par rapport à votre sujet peut changer complètement l’apparence de votre photo. Avec une forte contre-plongée, il est possible de supprimer complètement l’arrière-plan pour ne garder que le ciel, par exemple.

Pour tirer profit de votre environnement, utilisez-le pour encadrer vos sujets. Ceci vous donnera des compositions très intéressantes!

Finalement, retenez que less is more. Parfois, il suffit de garder un nombre très limité de couleurs dans l’arrière-plan, voir d’éliminer presque complètement l’arrière-plan!

J’espère que cet article vous aura aidé à réaliser de meilleurs portraits! Laissez-moi savoir dans les commentaires si vous avez apprécié ce genre de thème!

À la prochaine, et bonne photos! 


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Comment choisir son objectif pour le portrait?

Si vous faites de la photo depuis un moment, vous avez sans doute commencé à vous découvrir un intérêt particulier pour certains genres de photos. Le portrait, entre autres, fait beaucoup d’adeptes. Qui ne rêve pas de prendre de superbe photos de ses amis et de ses proches? Mais, il y a une question qui vous trotte dans la tête : quel est le meilleur objectif de portrait?

Si vous avez fouillé sur le net ou demandé à des photographes professionnels, vous avez certainement eu toute sortes de réponses.

Certains vous diront que vous avez absolument besoins d’une objectif de portrait à focale fixe, comme un 50mm, 85mm ou 100mm.

D’autres vous diront qu’un zoom est plus pratique, mais que vous avez besoin d’une grande ouverture, comme f/2.8, par exemple.

D’autres encore diront que peu importe l’ouverture, en autant que la focale est longue…

Tout cela est bien, mais, pourquoi avez vous besoin de ce genre d’objectif? Comme s’y retrouver parmi les opinions de photographes et les faits? Par quel objectif de portrait commencer? Comment s’en tirer sans devoir acheter un objectif à 3000$? Pourquoi y a-t-il autant d’objectifs sur le marché?

Dans cet article, je vais tenter de vous donner toute l’information possible, pour vous permettre de faire un choix éclairé. Pour la version vidéo, par ici! 

La base d’un bon objectif de portrait : vos réels besoins

Avant de commencer à discuter de l’objectif idéal pour faire de beaux portrait, il faudrait définir ce que ça signifie de faire un beau portrait. Non seulement ça, mais aussi de connaître le rôle de l’objectif pour arriver à votre but.

Faire des portraits en studio, ou à l'extérieur?

La première chose à considérer, c’est l’endroit où vous allez faire vos portraits. Est-ce que vous souhaitez photographier en studio, ou à l’extérieur? L’espace est-il illimité, ou plutôt restreint?

Supposons que vous faites des photos principalement en studio. Comme vous commencez, vous aurez probablement un espace un peu plus restreint. Si vous ne possédez qu’un objectif 85mm fixe, vous ne pourrez définitivement pas créer de plein pied, même en vous éloignant le plus possible de votre sujet. Il faudra donc penser à avoir sous la main un zoom ou un objectif fixe qui vous permet d’aller chercher un angle plus large si vous en avez besoin.

À l’extérieur, comme l’espace n’est généralement pas un problème, vous pourrez cadrer à votre guise dans la majorité des situations, que votre objectif soit un zoom, ou un objectif fixe.

Comment avoir un arrière-plan flou en portrait?

Ensuite, il est souvent préférable d’avoir un arrière plan plutôt flou dans les photos de portrait. Ceci permet de mieux détacher le sujet de l’arrière plan. Pour créer un arrière plan flou, vous aurez besoin de deux choses, principalement : une grande ouverture, et/ou une longue focale.

Quelle focale choisir pour un objectif de portrait?

Il faut savoir que certains objectifs ont tendance à déformer les perspective. Comme vous ne voulez pas déformer le visage de vos modèles, il est préférable d’utiliser une focale d’au minimum 50 mm, surtout pour les plans plus serrés.

Ce portrait a été pris avec un objectif  à grand angle, ce qui a tendance à déformer le visage du modèle.

Quel budget prévoir pour un bon objectif de portrait?

Quel est votre budget? Il y a des objectifs de tous les prix, de 100$ à plus de 3000$. Les objectifs fixes sont généralement moins chers, en bas de 1000$. Les zooms, eux, sont généralement plus dispendieux. Ne vous en faites pas, cependant, il existe plusieurs alternatives aux objectifs plus onéreux!

Et maintenant, quelles sont les possibilités pour remplir tous ces besoins? Voici quelques pistes de solution!


L’objectif fixe : pourquoi les photographes de portrait l’adorent

Beau, bon, pas cher. Ce qu’il faut savoir des objectifs fixes, c’est que la qualité de l’optique est généralement meilleure que celle des zooms, à prix égal. De plus, ils offrent des ouvertures plus grandes, pour moins cher que les zooms. Qui dit grande ouverture dit magnifique bokeh!

Par exemple, j’utilise régulièrement le Nikon 24-70mm f/2.8  (Canon ici) pour mes photos de portrait en studio, parce que ce zoom est très polyvalent et d’une qualité remarquable. Par contre, c’est un objectif à 1800$… En revanche, le Nikon 50mm f/1.4  (Canon ici) vous offre pas moins de 2 stops de lumière supplémentaire, pour le tiers du prix! Lorsque j’ai commencé à faire des portraits, j’utilisais la Nikon 50mm f/1.8 , qui se vend seulement 250$. Si vous avez un boîtier canon, vous trouverez l’équivalent au prix ridicule de 175$ alors profitez-en!

D’ailleurs, vous devrez prendre en considération la taille de votre capteur. Sur un appareil photo plein capteur, le 50mm sera réellement un 50mm, tandis que sur un capteur APS-C, vous vous approcherez du 80mm. Ce sera à garder en tête, surtout si l’espace est restreint pour votre prise de photo!

Il y a également d’autres objectifs fixes très appréciés pour le portrait. La Nikon 85mm f/1.8, pour 600$, peut être une très bonne option. Encore une fois, les utilisateurs Canon ont de la chance, puisque l’équivalent se vend 100$ de moins.

Quels sont les les avantages et désavantages d'un objectif fixe?

Les objectifs fixes ont l’avantage d’offrir un excellent rapport qualité-prix. Ils vous permettent d’avoir dans votre arsenal un objectif à grande ouverture pour faire des portraits avec un magnifique bokeh, sans vider complètement votre compte en banque!

Cependant, ils ont le désavantage de ne pas dézoomer. Ainsi, pour cadrer plus serré ou plus large, vous devrez utiliser vos jambes, ou changer carrément d’objectif, ce qui ne sera pas toujours possible, selon les situations. Si vous voulez avoir plus de flexibilité, les zooms seront peut-être mieux adaptés à vos besoins.


Utiliser les zooms pour le portraits pour plus de flexibilité

Personnellement, j’utilise surtout des zooms pour mes portraits. La raison principale est la flexibilité, mais aussi le fait que, lorsque je fais autre chose que du portrait, les zooms conviennent mieux à mes besoins.

Ainsi, j’ai 3 objectifs qui me servent pour la vaste majorité de mon travail : la Nikon 14-24 f/2.8 (ou Canon 16-35), la Nikon 24-70 F/2.8 et la Nikon 70-200 f/2.8 (Canon ici).

Parmi ces objectifs, mon objectif de portrait préféré est sans aucun doute le 70-200mm. Avec cet objectif, le bokeh est absolument magnifique, surtout à 200mm. La plage de focales de cet objectif est aussi idéale pour avoir les proportions les plus réalistes possibles. Cependant, il faut s’éloigner un peu plus de ses sujets pour arriver à faire des cadrages plus larges.

Le hic, c’est que les zooms de cette qualité on quelques désavantages. Non seulement ces objectifs sont souvent hors de prix pour les photographes débutants, ils sont aussi plutôt lourds à transporter à la longue.

Si vous aimeriez profiter de la flexibilité d’un zoom, sans les contraintes de prix et de poids, voici mes suggestions.

Comment se procurer de bons zooms pour moins cher?

Pour 1000$ de moins que la version 2.8, le Nikon 70-200 f/4 (version Canon ici) est très avantageux. Même s’il a une ouverture maximale moins importante, cet objectif vous donnera un excellent bokeh quand même au delà de 100mm.

Si vous ne voulez pas sacrifier l’ouverture, vous pouvez envisager des marques comme Sigma ou Tamron qui offrent des zooms à caractéristiques semblables pour moins cher.

Certain d’entre vous me demanderont probablement pourquoi je ne parle pas des objectifs comme le 18-300, le 55-200, et compagnie. Il y a deux raisons à cela. La première, c’est que ce sont des objectifs conçus pour les appareils à capteur APS-C. Si vous changez un jour votre boîtier pour avoir un plein capteur, votre objectif ne pourra pas être utilisé sur votre nouvel appareil. Vous devrez alors le revendre. Comme le prix initial était peu élevé, la valeur de revente sera faible.

De plus, l’objectif a un rôle très important à jouer dans la qualité de vos images, autant sinon plus que l’appareil lui-même. Ainsi, tant qu’à investir, autant payer un peu plus pour avoir un objectif de bonne qualité, qui restera à jour beaucoup plus longtemps que votre boîtier, de toute façon.

Comment arriver à de beaux portraits avec l’objectif de kit?

Vous n’êtes pas certain de vouloir vous consacrer pleinement à la photo de portrait? Il est possible que vous ne soyez pas encore prêt à investir dans un objectif fixe ou un zoom de qualité.

Si c’est votre cas, ne vous en faites pas. Si vous possédez un objectifs de kit comme un 18-105, vous arriverez à des effets intéressants quand même.

Comment?

Utilisez l’ouverture maximale que vous permet votre objectif, et utilisez le zoom à son maximum, dans la mesure du possible. Si vous gardez votre sujet loin de l’arrière plan et que vous faites des plans plus rapprochés, vos verrez que le sujet sera quand même bien isolé du contexte.

Puis, n’oubliez pas qu’un beau portrait ne dépend pas que de l’objectif! Il faut savoir bien diriger le modèle, et bien l’éclairer!

Conclusion : quel est le meilleur objectif de portrait?

Il aurait été trop facile de vous dire d’acheter un objectif en particulier, sans tenir compte de vos besoins réels.

En effet, avant de choisir un objectif pour portrait, il faut déterminer plusieurs choses. Avez-vous beaucoup d’espace pour travailler? Faites-vous d’autre types de photo? Avez-vous un petit, moyen ou gros budget?

En règle générale, le meilleur rapport qualité-prix se trouvera parmi les objectifs fixes. Ce sont d’ailleurs les objectifs fixes qui vous donneront l’ouverture la plus grande.

Si vous êtes à l’aise avec le fait qu’il faut s’avancer ou s’éloigner du sujet pour modifier le cadrage, je vous conseille de vous procurer au moins deux objectifs fixes : un pour les plans rapprochés, et un pour les plans plus larges.

Quand vous faites plusieurs types de photos et que vous avez besoin de la flexibilité d’un zoom (ce qui est mon cas, d’ailleurs), je vous conseille alors d’investir dans un bon zoom à ouverture fixe.

Si votre budget vous le permet, optez pour une ouverture de f/2.8, qui vous donnera de fantastiques bokeh!

Si, par contre, vous préférez économiser, vous pouvez opter pour une ouverture de f/4, ou simplement vous diriger vers des marques qui fabriquent des objectifs semblables à ceux des grandes marques, à moindre coût.

Enfin, si vous n’êtes pas prêt à faire l’achat d’un nouvel objectif, certains objectifs de kit, comme le 18-105, vous donneront de bons résultats selon certaines conditions.

J’espère que ce article vous aura aidé à faire un choix éclairé! N’hésitez pas à m’écrire si vous avez des questions!

Sur ce, je vous dit à la prochaine… et bon magasinage!


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

8 raisons pourquoi vos photos sont floues!

Aujourd’hui, on va parler d’un sujet qui vous frustre certainement, parce qu’aujourd’hui, on parle des PHOTOS FLOUES.

Que vous fassiez des photos depuis longtemps ou que vous soyez nouveau votre aventure d’apprenti photographe, vous rencontrerez forcément l’immense frustration de vous demander : « pourquoi mes photos sont floues »?

Tôt ou tard, il nous arrive de prendre LA photo, pour finalement nous rendre compte qu’elle est floue et inutilisable! C’est une des pires situations qu’on peut rencontrer! Le pire dans tout cela, c’est que, dans bien des cas, on ne peut pas récupérer la photo au traitement...

Ainsi, la seule façon de se débarrasser des photos floues, c’est de ne capturer que des photos nettes, à chaque fois. Mais comment y arriver?

Aujourd’hui, nous allons discuter de 8 raisons pourquoi vos photos sont floues et comment éviter es photos floues. Puis, je vous parlerai de deux façons d’améliorer la netteté de vos images dans Lightroom et Photoshop.

Pour voir la version vidéo de ce tuto, c'est par ici! 

Erreur numéro 1 : vos photos sont floues parce que votre sujet bouge

« Oui, mais je photographie plein de sujets en mouvement! Mes photos de devraient pas être floues pour autant! » 

Vous avez raison. Cependant, il faut savoir que les sujets en mouvement nécessitent des réglages particuliers de votre appareil pour réussir à les figer dans votre image.

Pour y arriver, il faut que l’appareil photo soit plus rapide pour capturer la photo que la vitesse à laquelle le sujet bouge.

Pour modifier la vitesse à laquelle votre appareil capture vos photos, il faut modifier la vitesse d’obturation. Celle-ci, affichée en secondes ou en fractions de seconde, peut être contrôlée dans le mode manuel, le mode priorité à l’ouverture ou le mode programme.

En règle générale, si votre photo est floue, il faudra augmenter votre vitesse d’obturation jusqu’à ce que votre sujet soit bien figé dans votre image.

Comment savoir quelle vitesse choisir?

Il n’y a pas de nombres magiques, mais voici quelques indices!

Pour figer des animaux qui se déplacent lentement ou des personnes qui marchent, utilisez une vitesse d’au moins 1/250 de seconde.

Pour les sujets qui se déplacent plus vite, comme les animaux ou les personnes qui courent, les athlètes, etc, privilégiez une vitesse d’au moins 1/500 de secondes.

Pour les sports motorisés, une vitesse d’au moins 1/1000 de seconde sera nécessaire pour éviter les photos floues.


Erreur numéro 2 : vos photos sont floues parce que vous bougez

Si vous avez des photos sont floues au grand complet, même si votre sujet ne bougeait pas, il y a de fortes chances que vous et votre appareil ayez bougé.

Même si on a parfois l’impression d’être parfaitement immobile, il est très probable qu’on bouge quand même. Même si on s’est appuyé contre un arbre ou une table. Même si on retient son souffle. Eh oui! Du moment qu’on tient l’appareil à main levée, il est possible d’avoir des photos floues.

Comment éviter cela? La règle à retenir est que, pour les photos à main levée, votre vitesse d’obturation doit être proportionnelle à la focale maximale de votre objectif.

En français, cela peut dire que si votre objectif est un 70-200, vous devriez au minimum utiliser une vitesse de 1/200 de seconde. Si votre objectif est un 50mm fixe, utilisez une vitesse d’au moins 1/50 de seconde.

Pourquoi la vitesse minimale recommandée change-t-elle selon les focales? Parce que plus votre objectif a une longue focale, plus il est lourd. Plus votre objectif est lourd, plus il sera difficile pour vous de le stabiliser à main levée.

Si vous n’arrivez pas à la vitesse minimale recommandée parce qu’il fait trop sombre, augmentez votre ISO, ou posez votre appareil sur un trépied.


Erreur numéro 3: vos photos sont floues parce que votre mise au point est mauvaise

Maintenant que nous avons éliminé la possibilité que ce soit la vitesse d’obturation qui cause vos photos floues, il faut maintenant vérifier que la mise au point est faite correctement.

La mise au point peut s’avérer un peu plus complexe qu’elle en a l’air, mais je vais tenter de la simplifier le plus possible.

Il y a essentiellement 2 composantes qui peuvent influencer le rendu de la mise au point. D’abord, il faut déterminer correctement l’endroit où se fera la mise au point. Puis, il faut aussi décider de comment faire la mise au point.

Où faire la mise au point pour éviter les photos floues?

Pour faire la mise au point au bon endroit, il faut que le collimateur de mise au point se trouve sur notre sujet.

Le collimateur de mise au point est souvent représenté par un petit carré qui s’illumine en rouge ou en vert dans le viseur.

Pour que le collimateur soit sur votre sujet, deux options s’offrent à vous. Vous pouvez déplacer votre collimateur sur votre sujet avec les contrôles de votre appareil.

Vous pouvez aussi faire la mise au point en gardant le collimateur de mise au point au centre. Il suffit de mémoriser la mise au point, et de recadrer par la suite.

Comment faire la mise au point?

Il y a deux façons de faire la mise au point. La mise au point simple et la mise au point continue.

Avec la mise au point simple, vous appuyez sur le déclencheur à mi-course et l’appareil fait la mise au point sur votre sujet. Tant que vous ne lâchez pas le déclencheur, la mise au point restera inchangée. Ce mode de mise au point est parfait pour les sujets qui ne bougent pas.

Avec la mise au point continue, l’appareil tente de suivre le sujet, tant que vous tenez le déclencheur enfoncé à mi-course. Ce mode de mise au point est parfait pour éviter les photos floues lorsque votre sujet se déplace.

Erreur numéro 4 : vos photos sont floues parce que votre zone de netteté est trop courte

Si vous avez un objectif qui vous permet d’avoir une très grande ouverture, vous être probablement coupable de la prochaine erreur. Ce n’est pas parce que votre objectif vous permet une grande ouverture qu’il faut absolument l’utiliser pour tout, tout le temps.

Ce qu’il faut savoir, c’est que l’ouverture du diaphragme influence la taille de la zone de netteté, aussi appelée profondeur de champ. Plus votre ouverture est grande, et plus la zone de netteté sera courte. Dans la vraie vie, cela signifie que,, si vous faites un portrait à f/1.8, il est possible que seulement un seul des yeux de votre modèle soit net.

Si jamais vous voyez que c’est le cas de votre photo, essayez de réduire un peu l’ouverture du diaphragme.


Erreur numéro 5 : vos photos sont floues parce que votre objectif est mal calibré

Il est possible que votre objectif soit mal calibré, même si c’est un objectif tout neuf.

En effet, pour les appareils reflex, il arrive que l’appareil croie à tort que la mise au point est bonne, même si l’objectif n’est pas parfaitement au point.

Pour remédier à ce problème, il faut calibrer l’objectif avec une mire spéciale conçue à cet effet.

Ce ne sont pas tous les appareils qui permettent ce genre d’ajustements. Par contre, si votre appareil vous permet d’effectuer une calibration de vos objectifs, je vous invite à aller voir ce tutoriel pour apprendre à le faire vous-même. Si cela vous embête, vous pouvez aussi déléguer la tâche à un technicien chez tout bon réparateur.


Erreur numéro 6 : vos photos sont floues parce que vous utilisez mal la stabilisation de votre objectif

La stabilisation de l’objectif est un très bon outil pour éviter les photos floues.

Par contre, la stabilisation de l’objectif peut aussi vous jouer bien des tours si votre appareil photo est sur trépied.

En gros, si vous tenez votre appareil à main levée, utilisez la stabilisation de l’objectif.

Si votre appareil est sur trépied, en revanche, le moteur de stabilisation peut créer des vibrations qui nuiront à la netteté de votre image. Il est donc préférable, dans ce cas, de désactiver la stabilisation, surtout si vous utilisez une très longue focale.

Erreur numéro 7 : vos photos sont floues parce que l’ajustement dioptrique de votre appareil est déréglé

Si vos photos semblent floues lorsque vous regardez dans le viseur, même lorsque la mise au point a bien été effectuée, peut-être que la dioptrie de votre appareil photo est déréglée.

La dioptrie permet d’adapter votre viseur à votre propre vision, un peu comme des lunettes.

Si la dioptrie n’est pas ajustée à votre vision, vous pourriez être porté à ajuster manuellement votre mise au point, même lorsque celle-ci est correcte, parce que ce que vous voyez ne vous plaît pas.


Erreur numéro 8 : vos photos sont floues parce que vous n’ajoutez pas de netteté au traitement

Si vous prenez vos photos en JPEG, il y a de fortes chances que votre appareil-photo soit muni d’un préréglage de développement qui ajoute de la netteté à vos images.

Cependant, si vous faites vos photos en raw, vous remarquerez probablement que vos photos ne semblent pas avoir le « croustillant » qu’elles devraient avoir.

Au risque de vous décevoir, la netteté parfaite n’existe pas. Il faut donc en ajouter un petit peu!

Attention cependant! Les techniques que je m’apprête à décrire doivent être utilisées modérément et ne peuvent pas réellement récupérer une mauvaise mise au point ou un flou de mouvement.

Comment ajouter de la netteté dans Lightroom

Il existe quelques solutions dans Lightroom pour ajouter le peu de netteté qui manque à vos images.

Personnellement, j’utilise la fonction netteté, qui se trouve dans l’onglet détail du panneau de gauche, dans le module de développement.

Vous allez remarquer, normalement, 4 curseurs que vous pouvez ajuster.

Le gain, c’est ce qui détermine la quantité de netteté ajoutée. C’est un peu comme le bouton de volume, si on veut.

Le rayon, lui, détermine la taille des halos près des contours de l’image. En gros, la grosseur des détails appliqués.

Les deux autres réglages servent à limiter l’étendue de la netteté ajoutée. Le détail vous permet de réduire l’effet de halo près des contours de l’image.

Le masquage, lui, est très pratique, parce qu’il vous permet de déterminer où appliquer votre effet. Par exemple, avec un portrait, vous pourriez vouloir ajouter de la netteté au niveau des yeux, cheveux, etc, mais sans affecter la texture de la peau.

Pour voir plus facilement où s’appliquent vos réglages, vous pouvez maintenir la touche art ou option enfoncée lorsque vous faites vos réglages.


Comment ajouter de la netteté dans Photoshop

Pour ajouter de la netteté dans Photoshop, j’utilise le filtre passe-haut.

L’avantage de cette méthode est que vous pouvez mieux contrôler la quantité de netteté ajoutée, de même que l’endroit où vous voulez l’appliquer.

Pour utiliser cette méthode, il suffit de dupliquer votre image sur un deuxième calque.

Ensuite, allez dans filtre, divers, passe-haut. Avec le curseur de rayon, choisissez la quantité de netteté que vous voulez ajouter.

Maintenant, vous avez une image complètement grise. Pour ramener la couleur dans votre photo, vous devez changer le mode de fusion du calque de netteté.

Le mode de fusion choisi aura un impact sur la quantité de netteté qui s’appliquera à votre image. En général, j’utilise le mode de fusion Incrustation, qui est plus subtil.

À partir de là, vous pouvez modifier l’opacité de ce calque pour réduire l’effet.

Si vous préférez appliquer votre réglage seulement à certains endroits précis, ajoutez un masque de fusion sur votre calque, que vous remplirez de noir. Puis, avec un pinceau blanc, vous pourrez révéler l’effet uniquement aux endroits qui vous intéressent.

Souvent, en portrait, on utilisera un masque pour ajouter de la netteté au niveau des yeux, sourcils, lèvres, etc.


Conclusion

Aujourd’hui, nous avons vu les principales raisons pourquoi vos photos sont floues. Nous avons commencé par les erreurs les plus communes, suivi de trucs un peu plus avancés.

En premier lieu, nous avons vu qu’il est primordial d’utiliser une vitesse d’obturation qui soit adaptée au sujet photographié ainsi qu’à votre focale, si vous tenez votre appareil à main levée.

Puis, nous avons ensuite discuté de l’importance d’une bonne mise au point. Avez-vous fait votre mise au point au bon endroit? Avez-vous utilisé le bon mode de mise au point? Ce sont toutes des questions à garder en tête lorsque vous faites des photos.

Ensuite, nous avons vu que l’ouverture utilisée pouvait aussi créer des flous. En effet, lorsque l’ouverture est très grande, la zone de netteté est plus courte, ce qui peut faire en sorte que votre sujet soit en partie flou.

Si, après avoir réglé tous ces problèmes, vos photos sont encore floues, il y a d’autres solutions possibles.

Vous pouvez tenter de calibrer vos objectifs, si votre appareil vous le permet.

Méfiez-vous de la stabilisation d’objectif, qui peut causer des flous lorsque vous photographiez sur trépied.

Ajustez la dioptrie de votre appareil pour votre vision, pour éviter de corriger une mise au point qui était déjà correcte.

Enfin, je vous ai aussi parlé des façons d’ajouter un peu de netteté dans Lightroom et dans Photoshop, pour donner à vos images le « croustillant » qui leur manque. Évidemment, comme toute bonne retouche, la modération et le bon goût sont de mise!

J’espère que cet article vous aura aidé à ce que les photos floues soient chose du passé.

Si cet article vous a aidé, n’hésitez pas à le partager avec vos amis! Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les écrire en commentaires!

Sur ce, je vous dis à la prochaine, et bonnes photos! 


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Le triangle d’exposition : une infinité de possibilités!

Après avoir appris les bases de l'exposition et de ces différents paramètres, pourquoi ne pas s'aventurer dans le mode manuel? Ça ne doit pas être compliqué...right?

Si vous êtes comme moi, je parie que vos premières expériences se sont résumées à ceci : essais, erreurs, essais, erreurs, essais...encore ERREURS!

Le mode manuel est souvent complexe et difficile à maîtriser pour les débutants. C'est normal et je vous comprends! Après tout, il y a plusieurs boutons à connaître, plusieurs contrôles à maîtriser...et ce n'est pas toujours évident d'arriver à la bonne exposition.

Mais, ne vous découragez pas! Déjà, si vous avez lu l'article sur l'exposition, vous avez une base très solide sur l’un des aspects les plus importants de la photographie! Vous savez ce qu’est l’exposition et ce qui peut l’influencer, à savoir l’ouverture, la vitesse, et l’ISO.

Mais après avoir appris toutes ces notions, après avoir pratiqué dans les modes semi automatiques, vous aimeriez vous aventurer dans le mode manuel pour avoir un maximum de contrôle? Il ne vous manque qu’un élément à maitriser : le triangle de l'exposition

Le triangle d'exposition, c’est quoi?

Le triangle d'exposition est une loi qui définit le lien de cause à effet entre chacun des paramètres d’exposition. En français, cela veut dire que chacun des trois est inter-relié : si on modifie l’ISO, l’ouverture ou la vitesse, pour arriver à la même exposition, nous devrons modifier un autre des paramètres pour conserver la même lumière. 

Pourquoi utiliser le triangle d'exposition?

Le triangle d'exposition est très utile lorsque vous souhaitez changer les effets de profondeur de champ ou de mouvement dans vos photos sans affecter l’exposition. 

En effet, le triangle de l'exposition sert à obtenir un effet précis dans vos photos sans compromette une bonne exposition. Par exemple, il se pourrait que vous souhaitiez ajouter un flou d'arrière plan en augmentant votre ouverture. En mode manuel, si vous modifiez l'ouverture, votre exposition changera. Alors, vous devrez aussi modifier un autre paramètre d'exposition pour maintenir la même luminosité.

Dans cette situation, nous avons un bel exemple de l’effet du triangle d''exposition. À exposition identique, l’effet de chaque image est différent. Pour l’image de gauche, j'ai utilisé les paramètre suivants : ISO 50, f/22, 1/15 secondes. La petite ouverture m'a permis de rendre presque nette les branches, qui étaient beaucoup plus près de l’appareil que la chute. De plus, la vitesse plus lente (sur trépied) a dessiné le mouvement de l’eau de la chute. Pour la seconde photo, à droite, mes paramètres étaient de 50 ISO, F/4, 1/500 seconde. L’ouverture plus grande a rendu les branches plus floues, jusqu’à pratiquement disparaître. Cette fois, par contre, le mouvement de l’eau a été figé par la vitesse beaucoup plus rapide. 

Dans cette situation, nous avons un bel exemple de l’effet du triangle d''exposition. À exposition identique, l’effet de chaque image est différent. Pour l’image du haut, j'ai utilisé les paramètre suivants : ISO 50, f/22, 1/15 secondes. La petite ouverture m'a permis de rendre presque nette les branches, qui étaient beaucoup plus près de l’appareil que la chute. De plus, la vitesse plus lente (sur trépied) a dessiné le mouvement de l’eau de la chute. Pour la seconde photo, en bas, mes paramètres étaient de 50 ISO, F/4, 1/500 seconde. L’ouverture plus grande a rendu les branches plus floues, jusqu’à pratiquement disparaître. Cette fois, par contre, le mouvement de l’eau a été figé par la vitesse beaucoup plus rapide. 

Mais comment savoir de combien modifier chacun des paramètres pour arriver au résultat escompté? Je pense qu’on est dus pour une petite métaphore!

La métaphore du verre d’eau

Pour expliquer le triangle de l'exposition, rien de mieux que la métaphore du verre d’eau. Je sais, cet exemple est assez classique, mais il l'est pour une bonne raison : il est efficace!

Imaginons que le verre d’eau correspond au capteur et à sa sensibilité (ISO), que le robinet et le débit d’eau représentent l’ouverture du diaphragme et que le temps pour remplir le verre représente la vitesse d’obturation. Supposons également qu’un verre plein à ras bord soit une exposition correcte.

Dès qu’on change l’un des trois éléments, forcément, quelque chose d’autre changera. Pas certain de comprendre? Allons-y avec quelques exemples.

Disons que j’ai un grand verre d’eau de 500 ml à remplir, en utilisant le débit maximal d’eau dans mon robinet. Cela prendra relativement peu de temps à remplir mon verre, probablement environ 4 secondes.

Dans cet exemple, nous pouvons remplacer les données par nos paramètres de photo. Supposons que notre verre est un capteur réglé à une sensibilité de 100 ISO, que mon robinet au maximum correspond à un objectif à son ouverture maximale, disons f/2.8 et que le temps de remplissage du verre d’eau, pour garder un chiffre rond, correspondant à une vitesse d’obturation de 4 secondes.

Si je change mon verre de 500ml pour un verre de 250ml, soit deux fois plus petit, en gardant le débit d’eau au maximum, qu’arrivera-t-il au temps qu’il faudra pour le remplir? Forcément, il diminuera..de moitié!

Transposé en photographie avec notre exemple précédent, notre ISO de 100 devient alors 200, notre ouverture de f/2.8 reste la même, mais comme on a doublé la sensibilité du capteur à la lumière, il faudra réduire le temps d’exposition de moitié pour éviter que le capteur ne «déborde» de lumière! Notre 4 secondes du départ deviendra alors 2 secondes.

Dans cet exemple, le même débit d’eau est utilisé. Par contre, nous avons un verre qui est pratiquement deux fois plus petit dans l’exemple de droite. Il se remplit donc beaucoup plus vite pour avoir une quantité d’eau égale au verre de gauche.

Dans cet exemple, le même débit d’eau est utilisé. Par contre, nous avons un verre qui est pratiquement deux fois plus petit dans l’exemple du bas. Il se remplit donc beaucoup plus vite pour avoir une quantité d’eau égale au verre du haut.

Je sais que cela fait beaucoup d'information à digérer par écris, alors j'ai pensé à tous mes amis visuels parmi vous! Voici donc une petite vidéo très bien faite pour voir la métaphore du verre d'eau en action!

Comment calculer les différences de luminosité?

Vous avez probablement déjà entendu le terme «stop» en rapport avec la lumière, mais de quoi s’agit-il? Non, ce n’est pas pour vous dire quand arrêter de tourner vos molettes de réglages! Le «stop» est simplement une unité de mesure de la luminance (c'est-à dire, la quantité de lumière). Chaque fois qu’on double ou qu’on diminue de moitié la quantité de lumière totale, on a affaire à un stop.

Par exemple, disons que pour avoir l’exposition correcte j’ai besoin de deux ampoules. Si j’enlève une ampoule, j’ai la moitié moins de lumière. Donc, j’ai diminué la luminosité de 1 stop. Si, par contre, j’éclaire la scène avec 4 ampoules plutôt que deux, alors j’ai doublé la luminosité. Alors, on a augmenté d’un stop.

Les stops et l’ISO

Pour l’ISO, c’est très simple. Quand le nombre ISO double, alors on a une différence d’un stop. Par exemple, de ISO 100 à 200, on a +1 stop. De 800 à 400, on a -1 stop.

Souvent, les appareils photos permettent de faire des réglages précis qui sont moins important que de doubler ou réduire de moitié la lumière.

Selon les paramètres choisis sur votre boîtier, vous aurez des paliers de 1/3 ou 1/2 stop. Certains appareils d’entrée de gamme ne permettront pas cette précision au niveau de l’ISO. Il faudra donc y faire plus attention.

Les stops et la vitesse

Pour la vitesse d’obturation comme pour l’ISO, le calcul demeure très intuitif. Par exemple, si vous utilisez une vitesse d’une seconde et passez à une vitesse de 2 secondes, alors vous doublez le temps d’exposition, ce qui donne une différence de +1 stop.

Inversement, si en partant d’une seconde vous changez pour 1/2 seconde, nous aurons une différence de -1 stop. Encore là, vous aurez des nombre entres ces valeurs «pleines» pour plus de précision, souvent des tiers ou demi stop.

Attention cependant! Les valeurs de vitesse se comptent très bien, à part 2 petites exceptions : de 1/8 à 1/15, on considère qu’il s’agit d’une différence dune stop. De 1/60 à 1/125 aussi. Il faut croire que les fabricants d’appareils photos voulaient conserver de beaux chiffres. Imaginez 1/8 - 1/16 - 1/32 - 1/64 - 1/128 - 1/254 de secondes… cela n’aurait pas de sens!

Les stops et l’ouverture

Lorsqu’on arrive avec l’ouverture, il devient moins intuitif de juger quelles valeurs constituent une modification d’un stop, car elles ne sont pas linéaires, c’est à dire que f/8 n’est pas deux fois plus grand que f/16.

Sans entrer dans les détails de pourquoi c’est comme ça, je vais simplement vous donner les ouvertures qui correspondent à des paliers d’un stop : f/1 - f/1.4 - f/2 - f/2.8 - f/4 - f/5.6 - f/8 - f/11 - f/16 - f/22 - f/32.

Encore une fois, vous aurez également le choix de 1/2 ou de tiers de valeurs pour augmenter la précision des changements que vous voudrez apporter.

Comment maîtriser le triangle d'exposition?

Je sais que ce sujet du triangle d'exposition est assez lourd et pas toujours facile à maitriser. Je me souviens de mes premiers examens théorique en photographie, où j’écrivais sur le haut de ma feuille de réponse tous les crans d’un stop d’ouverture, de vitesse et d’ISO que j’avais appris par coeur! Je les encadrais et je comptais le nombre d’encadrés qu'il y avait entre chacun. Comme l’examen était seulement à l’écris, je n’avais pas le loisir d’utiliser mon appareil photo à titre de référence! 

Heureusement, sur le terrain, avec votre appareil dans les mains, c’est beaucoup plus facile à calculer! Si votre caméra fonctionne en tiers de valeurs, la molette de contrôle tournera, logiquement, de trois crans avant d’avoir modifié l’exposition d’un stop.

Mon conseil serait de vous exercer à modifier l’exposition pour une même scène, en mode manuel, en prenant une première photo, puis en ajustant 2 paramètres respectivement de 3 crans de plus sur la molette de contrôle, et 3 crans de moins pour l’autre, pour ensuite reprendre une photo.

L’exposition restera la même, mes vous verrez en temps réel les changements de vitesse, ouverture et ISO. Vous pouvez aussi vous référer à ce tableau, qui est un très bon aide-mémoire!

Pour terminer

En bref, nous avons vu que pour savoir comment utiliser le mode manuel, il est impératif de comprendre le triangle d'exposition. Nous avons vu comment fonctionne ce principe grâce à la métaphore du verre d'eau.

En passant, si vous aimeriez avoir une autre métaphore pour mieux comprendre, je vous invite à visiter mon article sur l'exposition ici.

Ensuite, nous avons discuté de la notion de stop, qui permet de calculer les différences de luminosité entre deux valeurs d'exposition.

Enfin, nous avons vu les valeurs principales d'ISO, de vitesse et d'ouverture et j'ai terminé en vous donnant quelques trucs pour éviter les erreurs lorsque vous modifiez vos paramètres, grâce aux crans de vos molettes de contrôle. Avec tous ces conseils, vous devriez être en mesure de vous débrouiller sur le terrain!

Sur ce, si l’article vous a plu, n’hésitez pas à le partager avec vos amis! Si vous avez des questions, ne vous gênez pas de me laisser vos interrogations en commentaire ou via la boîte de clavardage!

Su ce, je vous dit à la prochaine, et bonnes photos! 


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

L’histogramme et le posemètre : deux essentiels pour une exposition parfaite!

Vous avez votre appareil photo depuis quelques temps, vous pratiquer la photographie aussi souvent que possible et vous comprenez assez bien les effets de l’ouverture, de l’ISO et de la vitesse sur vos images, mais il vous arrive à l’occasion de ne pas avoir la bonne exposition?

Vous avez regardé l’écran de votre appareil et tout semblait parfait sur le terrain, alors qu’arrivé à la maison, la réalité est tout autre?

Je sais, c'est très frustrant. À quoi bon se donner tout le mal du monde à comprendre l'exposition si, malgré tout, notre exposition s'avère mauvaise?

Pourtant, la solution n'est pas bien loin! Il y a deux petits outils souvent ignorés qui aurait pu vous sauver tous ces problèmes : l’histogramme et le posemètre.

Qu’est-ce que l’histogramme?

L’histogramme est en fait une représentation graphique de la distribution des tons clairs et foncés dans votre photo.

Si on fait un petit voyage dans le temps pour retourner à vos cours de mathématiques du secondaire, on peut penser à l’histogramme comme un plan cartésien.

L’axe vertical nous donne le nombre de pixels tandis que l’axe horizontal nous donne la valeur de luminosité. En gros, lorsqu’on l’examine de gauche à droite, on retrouve d’abord les tons foncés, ensuite les tons moyens et finalement les tons clairs.

Plus il y a de pixels dans l’image correspondants à ces tonalités, plus vous verrez un gros «pic» dans l’histogramme à cet endroit. Bref, l’histogramme est un outil indispensable en photographie lorsqu’on veut tout savoir sur l’exposition de notre photo!

Voici un exemple d’histogramme:

L’histogramme donne une représentation graphique de la luminosité dans votre photo. Dans cet exemple, il y a une grande quantité de pixels dans la zone centrale, correspondant aux tons moyens. Il n’y a pas de pics collés aux extrémité de l’histogramme, indiquant une bonne exposition.

Où trouver l’histogramme?

L’histogramme peut s’afficher systématiquement avec vos photos sur votre appareil. Il suffit de programmer votre appareil à cet effet en allant activer cette fonction dans les menus. Vous pourrez trouver cette information dans le manuel de l’utilisateur.

En faisant cela, vous vous éviterez bien des surprises.

Si, par contre, vous préférez avoir un affichage normal de vos photos sur votre écran suivant la prise de vue, vous pouvez également demander à l’appareil d’afficher l’histogramme via un bouton d’information ou autre touches, selon les différents modèles. 

De quel genre d’histogramme avez-vous besoin?

En temps normal, l’histogramme d’une photo bien exposée devrait ressembler à une montagne, avec une majorité de tons moyens.  Donc, il devrait y avoir un pic au milieu. Il peut aussi y avoir un pic du coté des noirs ou des blancs, selon les contrastes du sujet photographié.

Pour s’assurer que la photo n’est ni sous exposée, ni surexposée, les différents pics de l’histogramme ne devraient jamais toucher des côtés du graphique. Cela signifierait qu’il y a un manque d’information dans les tons foncés ou pâles, et il serait alors impossible de récupérer ces informations au traitement.

Voici quelques exemples de photos avec leur histogramme pour nous aider à comprendre.

Ici, ce qui explique le pique à droite de l’histogramme est la grande quantité de mousse blanche sur l’image. À gauche, le pic correspond aux chandails des participants et aux arbres foncés.

Ici, le sujet la photo est presque entièrement blanc. Ainsi, il est logique que l’histogramme se situe majoritairement à droite, dans la section des hautes lumières. La photo n’est pas surexposée pour autant.

Cette image est principalement composés de tons moyens, sans grandes zones de tons particulièrement foncés ou pâles. Ainsi, l’histogramme correspondant nous montre une répartition plutôt égale de pixels dans l'ensemble du graphique.

Cette image est surexposée : on perçoit à peine la couleur du ciel, les arbres sont délavés et il n’y a pas de détail dans les nuages. L’histogramme nous démontre le problème : le graphique colle le coté droit.

Cette image est sous-exposée : plusieurs zones de l’image sont complètement noires. On a l’impression de regarder la scène à travers des lunettes fumées. Le graphique en témoigne en étant entièrement collé au côté gauche.

Cette image est  légèrement sous-exposée volontairement, pour montrer les couleurs du ciel mais également diminuer l’attention portée aux rochers. Le graphique indique donc un pic à gauche dans la zone des noirs.

Que faire si l’histogramme indique une sous exposition ou une surexposition?

La première étape après avoir vérifié l’histogramme est de le comparer avec la photo elle même.

Avez vous une photo très contrastée? Si oui, il est fort probable que l’histogramme n’ait pas vraiment l’air d’une montagne, comme nous avons vu avec les exemples précédent.

Votre histogramme n’est pas centré, mais se situe plutôt d’un coté que de l’autre? Si votre photo n’est pas particulièrement claire ou sombre dans son ensemble, il se pourrait que vous ayez affaire à une mauvaise exposition.

Dans ce cas, deux options s’offrent à vous. Si vous utilisez un mode semi-automatique, utilisez le bouton de correction d’exposition (+/-) pour modifier l’exposition et reprendre votre photo pour ainsi rétablir la situation.

Si vous utilisez le mode manuel, changez l’un des paramètres d’exposition, soit l’ouverture, l’ISO ou la vitesse d’obturation, en fonction de l’effet artistique recherché.

Un autre indispensable : le posemètre

L’histogramme est un outil fantastique, autant à la prise de vue qu’à la retouche. Il n’a qu’un seul petit désavantage : il ne s’affiche pas pendant la prise de photo.

Heureusement, il existe un autre outil très pratique pour évaluer l’exposition en temps réel : le posemètre.

Le posemètre, c’est un peu comme le petit frère de l’histogramme. Il s’affiche de façon plus compacte et un peu différente, mais nous indique tout aussi fidèlement l’état de l’exposition.

En fait, le posemètre s’affiche seulement à l’horizontal, comme une échelle graduée. Voici un exemple:

Un exemple de posemètre, sur les appareils Nikon. À gauche, nous avons un exemple de posemètre lorsque l'exposition est normale. Au centre, une sous-exposition de 1/3 de stop. À droite, une surexposition de plus de 2 stops.

Lorsque le curseur se retrouve au centre de l’échelle du posemètre, nous avons une exposition adéquate.

Les petites barres de chaque coté indique des tiers de stop (ou demi, si c’est le réglage que vous avez choisi pour votre caméra) et les grandes barres indiquent les stop complets.

Dans la grande majorité des cas, l’histogramme vous donnera une représentation juste de l’exposition recherché.

Cependant, comme l’histogramme, il fonctionne mieux dans des situations normales.

Lorsque vous photographiez une scène très sombre, par exemple un spectacle, ou inversement, un paysage hivernal couvert de neige, un posemètre au centre ne donnera pas l’effet recherché.

Une règle de base pour vous aider dans ces cas là est de surexposer de 1 à deux stops pour les scènes très claires, et sous exposer de 1 à 2 stops pour les scènes plus sombres!

En bref

Si l'exposition est généralement correcte lorsque vous utilisez un mode semi automatique, il arrivera inévitablement des situations où l'appareil ne vous donnera pas exactement le résultat escompté.

Pour remédier à ce problème, une des meilleures solutions est d'apprendre à lire l'histogramme, qui donne des informations très précieuses sur l'état de l'exposition.

Nous avons vu qu'en général, un histogramme indique une bonne exposition lorsqu'il s'étend sur toute sa largeur, avec un pic souvent au centre. Cependant, grâce à plusieurs exemples, nous avons aussi vu que, dans certaines situations particulières, l'histogramme aura un pic qui ne sera pas centré, mais plutôt du coté des tons clairs ou foncés.

En plus de l'histogramme, nous avons aussi discuté du posemètre, qui s'affiche pendant la prise de vue. Comme l'histogramme, il indique généralement une bonne exposition lorsqu'il est centré, mais peut aussi indiquer une bonne exposition lorsqu'il tend plus d'un côté que de l'autre avec des sujets plus clairs ou plus foncés.

Finalement, je vous ai donné quelques barèmes pour vous guider lorsque vous corrigez votre exposition, selon vos sujets. Je souhaite que ces outils vous aideront à avoir de bonnes expositions à partir de maintenant! 

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à m'écrire, soit dans les commentaires ou via messenger!

Sur ce, je vous dit à la prochaine, et bonnes photos!

 


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

3 éclairages essentiels pour votre premier studio photo maison!

Dans le dernier article, nous avons discuté de toutes les pièces d’équipement dont vous avez besoin pour monter votre premier studio photo maison pour pas cher. Si vous n’avez pas encore votre matériel, allez vite le lire! 

Cela vous aura donné un énorme coup de pouce pour vous guider dans vos achats. En effet, au lieu de partir à la chasse sans savoir ce que vous cherchiez, vous avez eu droit à un guide complet pour bâtir votre inventaire d’équipement photo.

Et maintenant? Les flashs de studio, comment ça fonctionne? Comment faire pour éclairer vos sujets? Comment arriver à une bonne exposition?

Aujourd’hui, je vais répondre à toutes ces questions. Nous allons voir comment monter et assembler les pièces de votre nouveau mini studio photo. Ensuite, je vous montrerai comment faire pour arriver à un bel éclairage, le plus simplement possible.

Pour voir le tout, regardez cette vidéo! 


Première étape : l’installation de votre mini studio photo

Commencez par trouver un endroit où installer votre matériel. Vous aurez besoin d’un espace d’un minimum de 6 pieds (deux mètres) de profondeur pour du portrait, et la largeur de l’espace dépendra de la largeur de votre fond de papier.

Si vous avez opté pour un fond de 5 pieds, comme dans mon exemple, l’espace nécessaire sera beaucoup moins important. La profondeur, elle, sert à garder un jeu entre votre sujet et le fond. Cela vous permettra d’éviter de voir l’ombre de votre sujet sur le fond, pour un résultat plus uniforme. Je vous recommande au moins 3 pieds (un mètre) de distance.

Commencez par installer votre fond. Si vous utilisez un mur pour supporter votre fond de papier, déposez le rouleau par terre, et déroulez-en un bout. C’est cette partie que vous collerez au mur suffisamment haut pour avoir un jeu au-dessus de votre sujet. Pour éviter que votre papier bouge, utilisez des pinces sur les côtés du rouleau.

Si vous photographiez des produits sur une table, collez la table à un mur. Ensuite, scotchez une extrémité du fond sur le mur. Utilisez des pinces pour attacher le rouleau à la table. Vous pouvez aussi découper une partie de votre rouleau pour éviter qu ce dernier bloque certains angles de vue. Gardez ensuite cette partie pour vos autres séances de photos de produits!

Une fois le fond installé, marquez l’endroit où se trouvera votre sujet avec du ruban à masquer. Ceci vous permettra de garder un éclairage constant.

Ensuite, installez les flashs. Posez les adaptateurs pour flash sur le dessus des pieds. Ensuite, insérez le récepteur sur l’adaptateur, puis posez le flash sur ce dernier. Ajoutez un parapluie en insérant la tige dans le trou prévu à cet effet dans l’adaptateur. Votre flash devra pointer vers le parapluie. Si vous avez choisi un parapluie blanc, la lumière traversera le parapluie. Dans le cas du parapluie argent, la lumière se réfléchira dans le parapluie. Enfin, répétez ces étapes pour l’autre flash.

Deuxième étape : régler votre appareil photo pour obtenir une bonne exposition

Dans l’article sur l’exposition, nous avons vu qu’il était primordial d’avoir une quantité adéquate de lumière dans vos photos. Lorsque vous utilisez des flashs, l’exposition doit être réglée entièrement manuellement. Pourquoi? Parce que l’appareil photo ne peut pas faire sa lecture d’exposition si la lumière utilisée n’apparaît qu’à la dernière fraction de seconde.

Le mode manuel peut faire peur, mais croyez-moi, cela n’a rien de compliqué.

La première chose à faire est de programmer votre appareil à 1/125 de seconde. Ceci permet au flash et à l’appareil de se synchroniser. Si vous utilisez une vitesse trop rapide, vous vous retrouverez avec une bande noire dans vos photos. Si, au contraire, votre vitesse est trop lente, l’éclairage ambiant influencera le résultat : cela n’est pas souhaitable. Notez que la vitesse n’influence pas l’exposition lorsque vous utilisez des flashs. C’est pour cette raison qu’une vitesse de 1/125 de seconde fonctionne toujours lorsque vous faites de la photo de studio à l’intérieur.

Ensuite,  gardez l’ISO au minimum, puisque la lumière des flashs suffira amplement pour que le capteur enregistre l’exposition correctement.

Enfin, réglez votre ouverture autour de f/8. Cela vous donnera une bonne netteté.

Troisième étape : régler les flashs

À ce point-ci, si vous prenez une photo, elle sera complètement noire. Il faut donc allumer les flashs et les émetteurs-récepteurs. Assurez-vous que ces derniers soient tous les deux sur le même signal radio. Autrement, la communication ne se fera pas entre les unités, et les flashs ne se déclencheront pas.

Ensuite, vous devez choisir une puissance sur vos flashs qui vous permettra d’obtenir une photo bien éclairée en rapport avec les réglages que vous venez de choisir sur votre appareil photo.

Vous vous demandez probablement comment choisir ces paramètres. Le comment peut sembler assez complexe lorsqu’on débute, alors je me contenterai de simplement vous donner une recette qui fonctionne bien dans les petits espaces, selon les utilisations que vous allez en faire.

Pour un éclairage sans ombres, idéal pour les photos de vêtements sur mannequins

Placez votre flash principal à environ 1,5 mètre de votre sujet et réglez-le à 1/4 de sa puissance, en mode manuel. Pour avoir une lumière bien diffuse, assurez-vous que le zoom de votre flash soit réglé à 24mm. Ceci donnera un rayon de lumière plus large.

Utilisez votre second flash pour obtenir un éclairage sans ombre.

Placez-le à la même distance de votre sujet que le premier flash, de façon symétrique, et réglez-le exactement de la même façon, ou à une puissance légèrement inférieure, selon l’effet recherché.

Pour éclairer un sujet sur une table : ma méthode pour des photos de produits sans ombres

Lorsque vous photographiez votre sujet sur une table, un éclairage à deux flashs, comme dans l’exemple précédent, peut parfois créer des ombres indésirables de chaque côté du sujet. Pour remédier à ce problème, vous pouvez simplement n’utiliser qu’un seul flash, positionné directement devant le sujet, en hauteur. L’ombre se retrouvera alors derrière le sujet.

Pour faire de beaux portraits dans votre studio maison

Je vais vous parler de l’éclairage de portrait classique, qui sera un bon point de départ pour de beaux portraits!

Utilisez le premier flash comme dans l’exemple des photos de vêtements, c’est à dire, à environ 1,5 mètre du sujet, à 1/4 de sa puissance. Si vous utilisez votre deuxième flash comme éclairage pour les cheveux de votre sujet, placez le du coté opposé, à environ 1 à 1,5 mètre de votre sujet.

Enlevez le parapluie et réglez le zoom du flash à au moins 70mm, pour concentrer le rayon de lumière. Si vous recherchez un effet intense, réglez ce flash à 1/4 de sa puissance. Pour un effet plus subtil, réduisez la puissance jusqu’à trouver un résultat satisfaisant.

Pour éclaircir les ombres sur votre sujet, utilisez un réflecteur. Plus le réflecteur sera près du sujet, plus les ombres seront éclaircies.

Quatrième étape : amusez-vous!

Vous savez maintenant comment installer votre matériel et effectuer les réglages de base pour votre mini studio photo. Il ne vous reste qu’à vous exercer pour prendre des photos qui vont vous plaire, et plairont à vos clients! Avec les trucs que je vous ai donnés, vous serez certainement en mesure de produire de belles photos autant pour le loisir que pour l’image de votre entreprise.

Conclusion

Bref, je vous ai donné, dans cet article, plusieurs trucs et astuces pour utiliser votre kit de studio photo sans trop de tracas.

Évidemment, je ne peux vous garantir que tous les réglages que je vous ai donnés fonctionneront pour tous les projets dans toutes les situations. Mon objectif ici était de vous donner un point de départ.

Pour utiliser adéquatement votre nouvel équipement, vous n’avez qu’à régler votre appareil à 1/125 de seconde, iso 100, f/8. Ensuite, placez vos flashs à 1,5 mètre de votre sujet et réglez-les à 1/4 de leur puissance, avec ou sans parapluie, selon la diffusion que vous souhaitez avoir. Ajustez le zoom de votre flash à 24mm pour une couverture plus large, ou 70mm et plus pour une couverture plus restreinte.

Naturellement, je n’ai pas couvert dans cet article tous les éclairages possibles ainsi que toutes les façons de modifier et de contrôler la lumière. Ce sera pour une prochaine fois!

En attendant, n’hésitez pas à me poser vos questions dans les commentaires!

À la prochaine, et bonnes photos! 


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Réussir vos photos de spectacle : tout ce que vous devez savoir pour des photos de shows qui ROCKENT

Quand j’ai commencé la photographie, il était tout à fait naturel pour moi de me lancer dans les photos de spectacle. Comme j’étais une musicienne passionnée, je faisais partie de tous les spectacles, et mes amis étaient, évidemment, des musiciens. Ainsi, la photo est devenue une fichue bonne excuse pour passer plus de temps avec mes amis et de joindre l’utile à l’agréable.

Mais, je me suis vite rendu compte que les photos de spectacle, c’est drôlement chiant! Les réglages sont difficiles à maîtriser, et on se retrouve la plupart du temps avec des photos floues, mal exposées, et remplies de bruit numérique. Ajoutez à cela des fans punk qui adorent se bousculer entre eux, des sujets rockeurs remplis d’énergie qui courent partout, et l’éclairage plutôt ordinaire des clubs et bars du coin… Bref, ce n’est pas évident.

Avec le temps, par contre, j’ai pu développer mes habiletés en photo de spectacle en photographiant d’abord de petits concerts locaux, puis plusieurs événements d’envergure, notamment le gala de l’ADISQ, le Festival d’Été de Québec, le Festivent de Lévis, ainsi que des groupes bien connus tels que Mumford and Sons, One Republic, etc.

Aujourd’hui, je vous donnerai donc tous mes meilleurs trucs pour réussir vos photos de spectacles, ainsi que quelques conseils pour accéder à vos bands favoris! Prêt? C’est parti!

La base des photos de spectacle : mes conseils au niveau de l’équipement

C’est n’est pas l’appareil photo qui fait une bonne photo, mais bien le photographe. Je suis tout à fait d’accord avec cette expression…sauf en photo de spectacle!

Pourquoi? Parce que les photos de spectacles doivent être prises dans des conditions très difficiles. D’abord, parce que l’éclairage est généralement très faible. Ensuite, parce que vos sujets bougent énormément. En plus, vous n’avez pas droit à votre trépied ni votre flash.

Alors, si votre rêve était de devenir photographe de spectacle en utilisant votre iPhone, je vous suggère de changer de plans de carrière!

Mais alors, comment s’en sortir si vous n’avez pas tout l’équipement dernier cri? Voici quelques pistes de solution.

Votre appareil photo

La première chose à considérer, c’est votre appareil photo. Est-ce que vous pouvez utiliser un format raw? Si oui, utilisez-le.

Ensuite, testez les capacités de votre appareil en ISO élevé. Jusqu’où pouvez-vous aller sans que vos photos de spectacle soient trop granuleuses? Prenez note de cette donnée, et ne vous gênez pas pour vous en servir. Plus votre appareil performe avec des valeurs ISO élevées, mieux ce sera.

Un autre fait à considérer serait l’étanchéité de votre boîter. Parce que oui, il va vous arriver de recevoir des éclaboussures si vous commencez dans les bars. En concert extérieur, vous n’êtes pas nécessairement à l’abri de la pluie non plus. Avec un boîtier relativement étanche, vous aurez l’esprit tranquille. Si votre boîtier ne possède pas cette caractéristique, ayez sous la main une petite serviette.

Votre objectif

Ensuite, s’il y a une chose absolument cruciale en photo de spectacle, c’est bien l’ouverture maximale de votre objectif. Souvent, les objectifs de kit ont une ouverture variable se situant entre f/3.5 et f/5.6.

Ceci veut dire que lorsque vous zoomez, votre ouverture maximale change… ce qui peut vous donner envie de vous arracher les cheveux de sur la tête! Mon conseil serait de vous procurer un objectif qui a au moins une ouverture maximale fixe, puisque vous vous faciliterez énormément la tâche si vous utilisez le mode manuel.

Si vous pouvez mettre la main sur un objectif à grande ouverture, entre f/1.4 et f/2.8, ce serait encore mieux! Je vous entends déjà dire « oui, mais, les objectifs à grande ouverture, c’est tellement cher! ».

Pas toujours! Je vous suggère fortement de vous procurer un objectif 50mm F/1.8. La version Canon se trouve pour 175$ et la Nikon est disponible pour 250$. Pour un objectif de cette qualité, le prix est incroyable!

Vous pouvez aussi fouiller dans les groupes Facebook ou les sites de revente pour des objectifs de seconde main. Vous en trouverez certainement à très bon prix!

Votre carte mémoire

Ayez avec vous une carte mémoire performante.

Comme vous allez photographier en format RAW, vos photos prendront beaucoup d’espace sur votre carte. Pour vous assurer de ne pas vous en inquiéter, une carte d’au moins 32Go est le strict minium.

Il m’est déjà arrivé de dépasser la capacité en une soirée!

Assurez-vous également que votre carte mémoire ait une bonne vitesse d’écriture : cela vous sera très utile si vous utilisez le mode rafale. Ma suggestion serait la carte Sandisk extrême pro, qui a un excellent rapport qualité-prix. 

Les réglages essentiels pour réussir vos photos de spectacle

Nous avons parlé de l’équipement idéal à avoir pour vous aider à faire de belles photos de spectacle. Mais si vous n’avez pas tout cet équipement, pas de panique! Voici les réglages que vous devriez utiliser pour réussir vos photos de spectacle!

Quel mode de prise de vue utiliser en photo de spectacle?

Personnellement, j’utilise le mode manuel. C’est ce mode qui me permet d’arriver à chaque fois au résultat auquel je m’attendais, puisque je contrôle tous les réglages moi même. Cela peut sembler intimidant de gérer tous les réglages en même temps, mais vous verrez qu’avec les conseils que je vous donne ici, c’est beaucoup moins compliqué!

Photo de spectacle: le seul type de photo qui dépend de l’ISO

Le conseil que je donne habituellement pour l’ISO est de le garder le plus bas possible…sauf en photo de spectacle!

En fait, la raison est simple. Comme vos sujets bougent beaucoup et que l’éclairage est généralement très faible, vous ne pourrez pas utiliser une vitesse lente pour capter la lumière. Sinon, bonjour les photos floues!

En plus, si vous n’avez pas nécessairement une grande ouverture sur votre objectif, cela peut devenir un gros casse-tête.

Alors voici mon conseil : commencez avec un ISO d’environ 1600 à 2000, qui est une bonne moyenne pour vous donner de la flexibilité dans vos autres réglages.

À partir de là, si vos photos sont floues ou trop sombres, ne vous gênez pas pour l’augmenter, dans les limites du raisonnable.

Si jamais vous trouvez difficile de gérer l’exposition des photos avec tous les réglages, essayez d’utiliser l’ISO automatique.

La vitesse d’obturation en concert

La vitesse d’obturation à utiliser en photo de spectacle varie énormément selon le genre de concert que vous photographiez. Un spectacle de jazz n’impliquera pas autant de mouvement qu’un show de death métal! 

Mon conseil est de commencer avec une vitesse d’environs 1/200 de secondes. Ce sera facile de vous ajuster à partir de là. Votre but est de figer le mouvement des musiciens autant que possible!

L’ouverture : plus elle est grande, mieux c’est!

Chaque petit rayon de lumière est crucial en photo de spectacle. Donc, essayez de garder votre ouverture au maximum (f/1.8-2.8-3.5…). Cela permettra à votre objectif de laisser entrer plus de lumière dans votre appareil. Il sera donc plus facile pour vous de réussir vos photos!

Mise au point : que faire avec des sujets en mouvement?

Comme vos sujets se déplaceront beaucoup sur scène, utilisez le mode d’autofocus continu. De plus, sélectionnez vous-même votre point d’autofocus. Ceci empêchera l’appareil de faire accidentellement la mise au point sur le micro plutôt que le visage du chanteur, par exemple.

La balance des blancs : quoi faire lorsque la couleur de l’éclairage change continuellement?

Normalement, le choix du mode de balance des blancs se fait en fonction de la couleur de l’éclairage utilisé. Mais que devriez-vous faire lorsque la couleur de l’éclairage change constamment?

Premièrement, quoi qu’il arrive, prenez vos photos en RAW. Ceci vous facilitera grandement la vie, peu importe le résultat de votre balance des blancs, puisque vous pourrez tout retoucher après coup.

En ce qui concerne le mode de balance des blancs, il y a essentiellement deux solutions possibles. Pour avoir des couleurs aussi fidèles à la réalité que possible, essayez de demander à l’éclairagiste de vous montrer son éclairage principal avant le début du concert. Ensuite, faites un réglage manuel de votre balance des blancs en utilisant un élément noir, blanc ou gris sur la scène comme référence.

Si vous ne réussissez pas à faire de l’éclairagiste votre meilleur ami, utilisez simplement la balance des blancs automatique.

En photo de spectacle, la balance des blancs peut se corriger à l'infini après la prise de vue, surtout si vous photographiez en RAW. En plus, il n'y a pas de bonne ou mauvaise façon de traiter vos images : tout dépend de votre créativité. Dans ce cas ci, mon originale est au centre, et j'ai changé la balance des blancs sur les deux autres images.

Comment composer vos photos de spectacle

La composition est très importante en photo de spectacle. Vous pouvez vous contenter de l’aspect technique de la photographie de concerts. Par contre, si vous voulez vous différencier des autres photographes qui seront présents au même concert que vous, il faudra en faire un peu plus! Voici donc mes conseils de composition en photo de spectacle!

Le groupe en entier

La photo du groupe en entier est une photo classique à avoir si vous devez faire un reportage du spectacle. Elle permet du même coup de mettre en valeur la mise en scène. Cette photo peut être très facile à faire, ou très difficile, en fonction de la taille de la scène. Si la scène est très grande, essayez de prendre la photo d’un peu plus loin, et assurez-vous de garder un horizon droit.

Souvent, il faut s'éloigner pour avoir la photo du groupe en entier. À gauche, j'ai photographié les Hay Babies depuis les côtés de la salle, avec un téléobjectif. À droite, The Franklin Electric, que j'ai photographié à partir de la mezzanine.

Les chanteurs

Lorsque vous photographiez un chanteur, il y a essentiellement deux choses à surveiller. Premièrement, évitez de prendre toutes vos photos à partir du centre de la scène avec votre appareil incliné vers le haut. Vous aurez des photos de trou de nez assez peu flatteuses. Pour cette raison, essayez de vous éloigner du chanteur en prenant vos photos depuis les côtés.

Ensuite, portez attention au micro. Celui-ci cache le visage de votre sujet et tend à projeter des ombres indésirables. Pire encore, certains chanteurs hip-hop ont la fâcheuse habitude de tenir leur micro à l’envers et de se cacher entièrement le visage.

Il y a deux solutions possibles : prendre vos photos de côté, ou simplement guetter les moments où le chanteur éloignera le micro de son visage, soit pour faire réagir la foule, prendre son souffle, ou chanter une note difficile.

Sur la photo de gauche, il fallait attendre le bon moment pour déclencher l'appareil afin de bien voir le visage d'Infrak. À droite, j'ai pris la photo depuis les coulisses, pour capter l'interaction entre Souldia et son public.

Les guitaristes

Pour photographier les guitaristes, il y a deux règles à garder en tête. Premièrement, les guitaristes plus connus sont souvent commandités par des fabricants de guitares.

Il est donc essentiel de voir la marque de la guitare, qui se trouve sur la tête de l’instrument. Donc, dans la mesure du possible, ne coupez pas la tête de la guitare!

Deuxièmement, les guitaristes sont particulièrement en mouvement, surtout lors des solos. Restez à l’affût lors des solos de guitare et anticipez les mouvements signature comme les sauts, les guitares en l’air, etc.

Sur la photo de gauche, Keith Urban a donné une solide performance! À droite, le bassiste de Your Favorite Ennemies en pleine action.

Les batteurs

Les batteurs peuvent être difficiles à photographier, car ils sont souvent cachés derrière la batterie et on peine à les voir, tout court, surtout s’ils sont sur une plateforme surélevée.

Essayez de photographier le batteur depuis les côtés de la scène, ou attendez entre 2 chansons. Comme c’est lui qui s’occupe de donner le signer aux autres musiciens, vous le verrez probablement plus facilement à ce moment-là.

Certains batteurs, comme les guitaristes, ont leurs mouvements signature. Essayez de les immortaliser!

Sur la photo de gauche, le batteur nous fait une superbe démonstration d'un de ses mouvements signature. À droite, j'ai profité d'un moment entre deux chansons pour capturer le superbe sourire du batteur alors qu'il riait avec un autre membre du groupe.

Les interactions entre les musiciens

Soyez attentif au mouvement des musiciens sur la scène. Si vous voyez le chanteur s’approcher du guitariste par exemple, soyez prêt à capturer une interaction entre eux. Vos photos dégageront beaucoup plus d’émotion!

Marie-Mai et Fred St-Gelais au Festivent de Lévis, que j'ai pu photographier en vitesse avant de sortir de la zone des médias. 

Le public : sans eux, il n’y aurait pas de spectacle

Ne négligez pas le public lorsque vous faites de la photo de spectacle. Ils sont responsables de l’ambiance, et leur présence peut donner lieu à plusieurs moments très intéressants.

Prenez des photos des interactions entre le groupe et le public.

Prenez des photos des gens qui chantent à l’unisson ou qui prennent des photos avec leur téléphone! Vous aurez des compositions très intéressantes!

À gauche, j'ai vécu l'un de plus grand avantages des spectacles locaux : les artistes connaissent leur public, ce qui laisse place à des interactions particulièrement amicales! À droite, je n'ai pas pu m'empêcher de prendre cette photo des plus grandes fans de Mumford & Sons, qui avaient bricolé un drapeau du Québec à l'occasion du spectacle.

Photographier des spectacles d’envergure : comment accéder à vos artistes préférés

Si vous débutez en photographie de spectacle, commencez par photographier vos amis musiciens lorsqu’ils se produisent dans de petites salles ou des bars. Vous n’aurez pas de restrictions au niveau du nombre de chansons et vous pourrez prendre des photos depuis les côtés de la scène, ou même sur la scène, directement. Ceci vous permettra d’améliorer vos compétences et de monter votre portfolio.

Ensuite, essayez de proposer vos services à un promoteur d’événement. Les concours entre groupes de musique s’échelonnent souvent sur plusieurs semaines et vous donneront plusieurs opportunités de photographier des tonnes d’artistes différents.

Lorsque votre portfolio est bien garni, trouvez des sites web d’actualité musicale et proposez vos services comme photographe et critique musical.

Selon la notoriété du site, ils auront accès à des spectacles de plus ou moins grande envergure et pourront vous fournir un accès privilégié. C’est ainsi que j’ai commencé. Attention cependant, la plupart d’entre eux n’ont pas de budget pour payer les photographes. Vous devrez donc, très probablement, shooter gratuitement.

Vous pouvez aussi, à la limite, lancer votre propre blogue d’actualité musicale. Ceci vous donnera plus facilement un accès média pour les plus gros concerts lorsque votre site aura une bonne notoriété.

Conclusion

Bref, si vous êtes un grand fan de musique, apprendre à réussir vos photos de spectacle peut être extrêmement gratifiant, surtout qu'il s'agit d'un type de photographie qui n'est pas toujours facile à maitriser. 

Par contre, nous avons vu aujourd'hui plusieurs trucs pour vous aider à faire de superbes photos de spectacles, remplies d'émotion et d'intensité. 

Je vous ai d'abord suggérer d'opter pour un appareil photo performant en haut ISO et un objectif à grande ouverture, pour mettre toutes les chances de votre côté. 

Ensuite, je vous ai donné les réglages de base que j'utilise à chaque fois pour vous aider à commencer. Pour vous faire un petit rappel : utilisez le mode manuel, l'ouverture maximale de votre objectif et une vitesse suffisante pour figer le mouvement de vos sujets (autour de 1/200 de seconde).  Si vous ne voulez pas vous casser la tête avec l'ISO, utilisez l'ISO automatique. La mise au point continue vous permettra d'avoir des photos bien nettes. Pour le reste, tant que vous photographiez en RAW, tout ira bien!

Enfin, je vous ai donné tous mes trucs pour obtenir de belles compositions, pour tous les types de photos de spectacle, que ce soit avec les groupes complets, les chanteurs, guitaristes et batteurs...sans oublier le public!

Sur ce, je vous dit à la prochaine...et bonnes photos!


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Comment équiper son studio photo maison pour pas cher!

Vous avez certainement déjà eu le rêve de vous aménager un mini studio photo. Que ce soit dans les locaux de votre entreprise ou directement chez vous, avoir votre propre studio photo serait tellement pratique pour vous prendre en photo vous-même, photographier vos employés et vos produits, ou carrément vous générer un petit revenu en photographiant vos amis.

Mais, vous êtes découragé. Vous êtes allé chez un détaillant d’équipement, seulement pour ressortir de la boutique avec plus de questions que de solutions. Vous aimeriez trouver des aubaines, mais vous ne savez pas quoi chercher. De toute façon, c’est tellement cher… et après tout, vous ne savez pas comment ça marche! En plus de tout cela, louer un local est impensable pour vous et vous n’avez aucune idée où vous pourriez tout installer…

Et si avoir votre mini studio professionnel était plus facile que vous ne le croyez? Si je vous disais que c’était possible de le faire pour pas cher… vraiment pas cher? Si en plus de tout cela je vous disais que vous pouvez avoir un kit de studio photo 100% transportable, que vous pouvez monter et démonter en un rien de temps, et ranger dans un petit coin de rien du tout?

C’est exactement ce que je vais vous montrer aujourd’hui! Nous allons voir exactement quoi faire pour vous équiper pour votre mini studio photo. Non seulement cela, mais je vous donnerai des tas d’aubaines!

Si vous êtes prêts à devenir autonomes pour vos photos, la suite vous plaira assurément!

La base : de quoi avez-vous besoin pour votre mini studio photo et pourquoi?

Je vais commencer par vous dire une phrase bien plate que vous avez sûrement déjà entendue : ça dépend. Oui, mais ça dépend de quoi? Ça dépend de ce que vous souhaitez photographier. Par contre, soyez rassuré! Que votre but soit de photographier des gens ou des produits, la base de votre kit de studio restera la même. Voici donc la liste des essentiels pour votre mini studio photo.

Un appareil photo équipé d’une griffe porte-accessoires (hotshoe)

Bon. Si vous êtes en train de lire un article sur la façon de vous monter un mini studio photo, je suppose que vous avez déjà un appareil photo numérique équipé d’un hotshoe. Sinon, cela risque d’être difficile d’arriver à vos fins!

Blague à part, une griffe porte accessoire est essentielle pour contrôler votre éclairage. Pourquoi? Parce que c’est par le biais du hotshoe que vous allez parvenir à faire déclencher vos flashs et votre appareil photo en même temps. Comment? Avec des déclencheurs émetteurs-récepteurs. Nous y reviendrons.

D’ailleurs, vous n’avez absolument pas besoin du modèle d’appareil photo le plus sophistiqué sur le marché, à moins de vouloir faire imprimer vos photos sur des panneaux d’autoroute ou d’immenses murales. Un reflex ou un sans-miroir d’entrée de gamme fera la job amplement, même d’occasion!

À titre d’exemple, mon second boîtier est un Nikon D5100, qui se vend actuellement sur les sites de revente pour la modique somme d’environ 400$. Même s’il est sorti en 2011, c’est cet appareil et l’équipement décrit dans le présent article que j’ai utilisés pour l’image de marque du blogue que vous êtes en train de lire. Je parie que vous n’auriez jamais pu le deviner!

En passant, pour les photos en studio, l’objectif de kit vous suffira amplement. Comme vous aurez un éclairage assez puissant, le fait d’avoir une grande ouverture ne vous sera d’aucune utilité. Ce qui m’amène au prochain point…

Les flashs de studio

Pour commencer à faire des photos dans votre mini studio maison, vous allez avoir besoin d’équipement d’éclairage.

Pourriez-vous utiliser un éclairage naturel ou de la lumière continue? Probablement.

Par contre, ces types d’éclairage sont infiniment moins faciles à contrôler à cause de leur manque de flexibilité. Certains kits de lumière continue bon marché n’offrent que deux intensités de lumière, ce qui vous limitera assurément au niveau de votre créativité.

Les flashs que je vais vous proposer vous donnent pas moins de SEPT intensités différentes! De plus, si vous voulez avoir un maximum de lumière pour vous éviter de stresser avec votre ouverture ou votre iso, les flashs vont devenir vos meilleurs amis.

Quels flashs devriez-vous acheter?

Il y a un modèle de flash portatif qui m’a beaucoup impressionné. Il s’agit du Yongnuo YN560 IV.

Sérieusement, pour un peu moins de 100$ par flash, s’en passer serait de la folie! Vous pouvez même le rechercher sur eBay. J’ai réussi à trouver le mien pour environ 80$.

Il est extrêmement fiable, d’une puissance très intéressante, en plus d’être d’une excellente qualité.

Il est manuel, ce qui le rend un peu moins pratique pour être utilisé directement sur l’appareil. En studio, par contre, il est vraiment incroyable! Point bonus : à ce prix, je ne suis pas tellement nerveuse si je l’échappe.

Combien devriez-vous en acheter? Honnêtement, pour la majorité de vos portraits, vous pourrez très bien vous débrouiller avec un seul flash et un réflecteur. Si vous cherchez un peu plus de flexibilité, par exemple pour éclairer votre fond, ajouter un éclairage pour les cheveux ou avoir un éclairage sans ombres pour les produits, alors deux flashs seraient plus appropriés.

Personnellement, j'utilise un flash Nikon SB-910 comme flash principal, puisque je l'avais déjà pour faire de la photo d'événements en mode semi-automatique. Mon flash Yongnuo complète le duo avec brio pour la photo de studio!

Pour déclencher les flashs : les émetteur-récepteurs

Comme je vous l’ai dit précédemment, vous allez avoir besoin d’émetteur-récepteurs. L’émetteur se place sur le hotshoe de votre appareil et transmet un signal radio au récepteur qui se trouve sur le flash.

Ceci permet de synchroniser l’appareil et le flash. De combien en avez-vous besoin? La réponse va certainement vous plaire.

Vous n’avez besoin que d’un seul émetteur… et un seul récepteur, même si vous avez plus qu’un flash! En effet, vous pouvez, sur la plupart des flashs, activer la fonction slave, qui permet au flash de détecter si un autre flash se déclenche, et ainsi se déclencher en même temps.

Voici les options d'émetteur-récepteurs que je peux vous proposer.

L’option la moins coûteuse serait d’utiliser l’émetteur de la marque Yongnuo. Celui-ci, pour seulement 50$, vous permettra non seulement de déclencher tous vos flashs Yongnuo en plus de contrôler leur intensité à distance.

Je n’ai pas testé ce système personnellement, mais les critiques sur Amazon sont assez unanimes! Le seul désavantage de cet émetteur est que si vous décidez d’acheter des flashs d’une autre marque, vous devrez changer d’émetteurs.

Pour éviter ce problème, je vous propose de choisir un kit d’émetteur-récepteur qui sera compatible avec n’importe quel flash.

J’ai personnellement testé la marque Vello, qui est relativement fiable même avec un usage très intense. Pour commencer, le modèle Freewave Fusion Basic vous conviendra très bien.

Actuellement, j’utilise un kit d’émetteur-récepteurs Pocket Wizard Plus-X , qui sont extrêmement polyvalents, mais évidemment, une marque renommée vient avec une étiquette de prix proportionnelle!

Comment positionner l’éclairage de studio : supports et diffuseurs

Une fois que vous avez votre appareil photo, vos flashs et vos déclencheurs, il faut être en mesure de les installer.

Si vous débutez, j’ai une solution toute simple pour vous. Il suffit de vous acheter un kit incluant deux pieds de flash, deux adaptateurs pour flash portatifs et des parapluies.

Pourquoi les parapluies? Non, ce n’est pas pour protéger vos flashs des intempéries. En fait, ceux-ci servent à diffuser la lumière, pour obtenir un éclairage qui avantagera vos modèles.

Ce kit, pour 80$, fera votre bonheur, c’est garanti! Il est petit, facilement transportable et prend très peu d’espace une fois installé. Je vous conseille simplement de scotcher les pieds de flash au sol si vous devez circuler énormément autour, étant donné qu’ils sont très légers et peuvent avoir tendance à vouloir tomber. Vous êtes averti!

Et le courant, dans tout cela?

La beauté d’utiliser un kit comme celui-là, c’est qu’il ne nécessite aucune prise de courant, puisque tout fonctionne avec des pilles! On peut donc l’installer partout!

Quel genre de piles devriez-vous vous procurer? Mon premier conseil est d’acheter des piles rechargeables. Honnêtement, avec un mini studio photo, vos dépenses en piles standards vont augmenter à une vitesse folle, donc, n’y pensez même pas!

Pour les piles rechargeables, je recommande les piles haute performance Eneloop, AA pour les flashs, AAA pour certains émetteur-récepteurs. Avec elles, vous allez pouvoir déclencher vos flashs plusieurs fois de suite sans attendre qu’ils se rechargent, en plus de durer incroyablement longtemps. Elles sont plus chères que les pilles rechargeables standard, mais je vous garantit qu’une fois que vous les aurez essayées, vous ne voudrez rien d’autre! J’utilise les miennes depuis 3 ans et elles n’ont jamais faibli!

Pour un arrière-plan impeccable, utilisez le papier!

Vous serez peut-être tenté d’utiliser le tissu comme toile de fond pour vos photos : c’est facile à transporter, facile à ranger, et très abordable.

Par contre… c’est salissant, ça ramasse la poussière, c’est toujours froissé et la texture est tout sauf lisse. Bref, je déteste le tissu! À mon avis, vous devriez utiliser un fond de papier.

Vous pouvez en acheter en format de 5 pieds de largeur, ou 9 pieds de largeur. Ce qui est bien avec le papier, c’est que lorsque le fond commence à se froisser ou à se salir, vous n’avez qu’à sortir votre exacto et couper la partie qui est trop usée. L’autre MÉGA avantage du papier, c’est que vous n’avez même pas besoin d’un kit de support.

Quoi?

Eh oui, vous pouvez tout simplement scotcher l’extrémité sur un mur avec du ruban à masquer! Vous économiserez alors beaucoup d’espace. Enfin, les fonds de papier sont disponibles en plus de couleurs que vous aurez besoin dans votre vie entière! Vous pouvez vous les procurer chez tout bon détaillant de matériel photographique pour 60$ à 100$.

Si vous voulez vous donner plus de flexibilité et ne pas dépendre des murs pour faire vos photos, vous pouvez vous procurer deux supports à éclairage et un pôle télescopique. Vous pouvez trouver des aubaines intéressantes ici et ici.

Mettons le tout ensemble : autres accessoires essentiels de votre mini studio photo

Voici quelques accessoires qui vous seront très utiles pour compléter votre kit de mini studio:

  • Du ruban à conduits, pour coller vos supports de flash au sol.
  • Du ruban à masquer, pour coller votre fond de papier au sol ou au mur.
  • Des pinces pour tenir vos accessoires et empêcher votre fond de se rouler ou dérouler.
  • Un chargeur de batteries intelligent. Comme vous utiliserez beaucoup de piles (4 par flash et 2 par émetteur-récepteur), un chargeur pour 4 piles vous causera pas mal de frustrations. Je vous conseille de vous procurer un chargeur intelligent, qui permet de recharger jusqu’à 16 piles en même temps sans les endommager. J’utilise ​celui de Titanium Innovations, que j’ai déniché sur eBay pour environ 50$
  • Un réflecteur 5 en 1, pour éclaircir les ombres causées par votre lumière principale.  Vous pouvez aussi, si vous préférez, vous en fabriquer avec des cartons blancs rigides, si vos sujets sont plutôt des produits que vous photographiez sur une table.

Conclusion

Nous avons vu que votre rêve d’avoir votre propre studio photo maison n’était pas hors de votre portée, même si vous ne disposez pas d’énormément d’espace ou d’un budget exorbitant.

En effet, je vous ai présenté des accessoires d’une qualité adéquate, que j’ai testés moi-même, et que vous pouvez tous trouver à un prix inférieur à 100$. Vous aurez donc un système de mini studio photo complet qui vous donnera des résultats d’allure professionnelle, pour environ 400$ au total (sans l’appareil photo). Cela est très abordable, considérant que vous rentabiliserez le tout en à peine 1 ou 2 séances! Pour compléter votre kit de mini studio, pensez à ajouter des pinces, différents types de ruban adhésif et un réflecteur.

Si vous vous demandez encore comment tout cet équipement fonctionne, ne vous en faites pas! Le prochain article vous donnera tous les détails : comment installer votre matériel, comment effectuer les réglages, ainsi que quelques trucs pour bien éclairer vos sujets!

J’espère que vous avez apprécié cet article! N’hésitez pas à ajouter vos suggestions d’équipement abordable dans les commentaires!

Sur ce, je vous dis à la prochaine, et bonnes photos!


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

5 trucs pour capturer des portraits riches en émotions!

Imaginez ceci. Vous partez faire des portraits. Vos sujets sont un couple parfait qui vous rend presque envieux… #relationshipgoals. Dehors, la lumière est parfaite et la température est vraiment de votre côté. Vous avez vous votre objectif fixe préféré et vous réalisez des bokeh incroyables. La séance se déroule très bien et vous êtes très content. 

Arrivé devant l’ordinateur par contre, vous êtes perplexe : il manque quelque chose à vos images… mais quoi?

Qu’on soit débutant en photographie ou plus expérimenté, saisir l’émotion dans un portrait peut être vraiment difficile. Il faut arriver à penser aux poses, à l’éclairage, et à garder le sujet détendu, tout à la fois. 

Heureusement, cela n’a pas besoin d’être compliqué. Aujourd’hui, je vous donne quelques trucs pour vous amuser, exercer votre créativité et traduire de vraies émotions dans vos photos!

Le rôle du photographe dans la transmission d’un message

L’émotion perçue dans un portrait est liée directement à la vision que vous avez en créant votre portrait. En effet, vous avez le pouvoir total sur le moment où vous appuyez sur le déclencheur, ce que vous choisissez d’inclure ou non dans l’image et les directives données aux modèles.

Ainsi, il arrive que la personnalité d’un sujet semble différente en photo que ce qu’elle est dans le quotidien, ce qui n’est pas mauvais en soi.

La photographe de presse Victoria Will exprime très bien ce phénomène. Le portrait, dit-elle, ce n’est pas d’illustrer toute la personnalité de quelqu’un dans une image, mais plutôt de capturer son état d’âme à ce moment précis dans le temps. 

L’information que vous avez réussi à recueillir sur votre sujet au moment de la prise de vue changera donc forcément le résultat, de même que le décor et le contexte utilisé.

Quoi qu’il en soit, ne paniquez pas! Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de capturer l’émotion et la personnalité d’un sujet dans un portrait. La photographie est un art, et non une science! 

Pour voir ce phénomène en action, je vous invite à visionner cette vidéo virale, où un groupe de photographes reçoit des informations différentes au sujet d’une même personne. Les résultats sont incroyables!

Commencer par le commencement : la conversation

Je ne connais personne qui est automatiquement à l’aise devant l’appareil photo.

Personne. 

Pourquoi?  Soyons honnêtes, il est rare que nous ayons l’opportunité d’être photographié par quelqu’un qui sait vraiment ce qu’il fait. À l’époque des médias et de l’image, les caméras sont tournées vers nous à tout moment, que l’on soit à notre meilleur…ou pas. On se retrouve donc souvent avec des photos de soi qui nous donne envie de dire : "Mais kessé ça!?!!!"

Il est donc tout à fait normal de devenir nerveux lorsque l’appareil est tourné vers nous. De quoi ai-je l’air? Est-ce que mes cheveux sont bien placés? Ai-je quelque chose entre les dents? Mon maquillage est-il encore à point? Est-ce que mes vêtements sont corrects?

Cette conversation intérieure peut vite prendre toute la place. C’est pourquoi il est très important de discuter avec vos sujets pour éviter qu’ils deviennent envahis par ce genre de questions.

De quoi devriez-vous parler? 

Commencez par un sujet plutôt vaste et moins personnel. Bon, je ne parle pas nécessairement de discuter de la température, mais plutôt de vous intéresser à vos sujets avec des questions générales. Si vous ne savez pas de quoi discuter, regardez autour de vous pour vous inspirer.

Par exemple, si vous êtes dans un secteur particulier de la ville pour la séance, demandez à vos sujets s’ils sont déjà venus dans le coin. Demandez-leur quels sont leurs endroits préférés. Ensuite, pourquoi ne pas leur demander de vous raconter des anecdotes amusantes qu’ils ont vécues à ces endroits? 

Évidemment, gardez l’oeil collé à votre appareil pendant la conversation, et guettez les expressions de vos sujets alors qu’ils racontent leurs histoires! Vous obtiendrez de superbes mimiques propres à eux qui surprendront vos sujets! L’émotion se dégagera alors facilement de vos photos!

N’oubliez pas de donner en même temps des directives à vos sujets pour qu’ils sachent exactement comment se positionner pour être avantagés aux yeux de l’appareil photo.

Donnez à vos sujets quelque chose à faire, et surveillez leur réaction!

Parfois, le simple fait de diriger vos sujets en termes de poses ne sera pas suffisant. Il faudra trouver une façon créative d’obtenir le résultat recherché. 

Si vous photographiez un couple, vous pouvez demander à madame de détacher le premier bouton de chemise de monsieur. Alors qu’elle s’exécute, vous pouvez lancer: "juste le premier"!

Éclats de rire garantis! 

Vous pouvez demander à monsieur de sentir l’oreille de sa conjointe ou de lui chuchoter un truc idiot. Vous pourrez alors capturer des tonnes d’émotions différentes : la surprise, le rire etc. 

Si vous voulez voir des photos de couples remplies d’émotions authentiques, vous devez absolument voir le travail de Josh et Meg Shouder, de Love is a big deal.

Spécialisés dans les séances de mariage et de fiançailles, ils se sont fait connaître grâce à leur méthode Unposed. L’idée derrière cette méthode est de ne pas placer le sujets, mais plutôt d’obtenir des réactions par le jeu. Leurs photos sont magnifiques et touchantes. Vous pouvez voir plus de leurs superbes images ici

Pour raconter une histoire, utilisez l’environnement du sujet

Parfois, l’émotion dans un portrait se trouve bien au-delà de la personne elle-même. L’émotion peut se trouver dans l’éclairage, le décor, et l’ensemble des indices que vous laissez à vos spectateurs pour comprendre la personnalité de vos sujets.

Dans cette photo, le photographe Keenan Constance nous donne des indices sur la personne qu'il a photographiée grâce à la lumière et la théière. On peut présumer qu'il s'agit d'une personne de nature sereine qui pratique le yoga, par exemple. 

Si vous êtes invités à photographier vos sujets dans leur environnement, que se soit au travail ou à la maison, demandez-leur de vous faire visiter les lieux, si le temps le permet.

Durant la visite, posez des questions. Qu’est-ce qui vous a amené à aménager l’espace de cette façon? Quel est votre endroit préféré? Pourquoi utilisez-vous cette pièce la plupart du temps?

Les réponses peuvent vous surprendre et vous donner des idées d’éléments à intégrer dans vos photos pour montrer la personnalité de votre sujet. 

Lorsque vous voyez des objets intéressants, posez des questions à leur propos. Est-ce un souvenir de voyage? Une oeuvre fabriquée par son propriétaire? Une aubaine dénichée dans une vente de débarras? Les gens sont souvent très fiers de raconter ces anecdotes. Cela vous donnera alors beaucoup d’inspiration. Vous susciterez également la curiosité de vos spectateurs, qui chercheront à en apprendre plus sujet en jouant au détective!

Pour son autoportrait, le vidéaste et photographe Jakob Owens ne pouvait être plus clair quant à sa personnalité! On perçoit immédiatement sa passion pour le sport, le plein air et la production vidéo, en plus de son énergie débordante!

Faire place à la réflexion : l’émotion pure dans vos photos!

Parfois, on veut aller plus loin que les sourires et les éclats de rire. On veut que notre photo raconte réellement l’histoire de notre sujet, qu’elle transmette sa personnalité et que nos spectateurs ressentent l’émotion à travers l’image.

Pour arriver ce résultat, il faut aller plus en profondeur que les conversations à propos de la pluie et du beau temps. Pour transmettre une véritable émotion dans votre photo, il faut aller chercher l’histoire personnelle du sujet, trouver ce qui la rend unique…et s’y intéresser. Vraiment.

Par exemple, vous pouvez commencer en demandant à la personne de vous donner un conseil. Ce conseil sera probablement assez vague, du genre : vivez le moment présent. Il faudra alors inviter la personne à élaborer. Par exemple, demandez lui si il y a un moment où elle n'a pas vécu le moment présent? Cela forcera la personne à réfléchir et à vous raconter une tranche de vie qui lui est propre. Vous capturerez alors toute la sensibilité de votre sujet.

L’idée est d’entamer une conversation et d’aller de plus en plus en détail, jusqu’à ce qu’une émotion ou un moment digne d’être capturé se présente!

Si vous voulez en apprendre plus à ce propos, vous devez absolument connaître Brandon Stanton. Auteur de la série Humans of New-York, il a approché plus de 10 000 inconnus dans les rues de New-York et partout dans le monde, pour leur tirer le portrait et raconter leurs histoires.

 Je vous invite à aller regarder cette vidéo, où il explique son approche.

Conclusion

Bref, capturer une émotion sincère dans vos portraits dépend d’abord et avant tout de votre capacité à générer cette émotion au moment de la prise de vue.

Pour ce faire, vous pouvez procéder de plusieurs façons. 

Vous pouvez entamer une conversation avec vos sujets à partir de l’une de vos observations, pour ensuite les amener à vous raconter une anecdote comique. Profitez de l’occasion pour capturer leurs mimiques alors qu’ils vous racontent les événements. 

Vous pouvez aussi faire preuve d’originalité dans vos directives en termes de poses. Guidez vos sujets avec des actions qui peuvent sembler loufoques, comme souffler sur le front de son partenaire pour simuler un baiser, par exemple. Cela générera des photos candides que vos modèles chériront.

Les lieux et les accessoires utilisés dans les photos peuvent ajouter énormément d’émotion dans vos portraits. N’hésitez pas à interroger vos sujets sur leurs lieux préférés, leurs objets significatifs, etc. Ceci donnera plus d’informations à vos spectateurs pour les guider dans la compréhension de votre message! 

Enfin, certains photographes sont vraiment maîtres dans l’art de connecter avec leur sujet pour connaître leurs rêves, leurs aspirations, leurs joies et leurs douleurs. Brandon Stanton est un exemple à suivre pour créer des connexions avec ses sujets et obtenir des images magnifiques remplies d’émotions. 

Évidemment, cela fait beaucoup de choses à maîtriser! La plupart d’entre nous (moi y compris) prendront du temps pour utiliser tous ces moyens de rendre l’émotion dans nos portrait. 

Si vous avez des trucs et suggestions, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires! 

Sur ce, je vous dis à la prochaine, et bonnes photos!  


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi!