Général Archives - Page 3 sur 3 - Joannie Therrien

Archives de catégorie pour \ " Général "

L’histogramme et le posemètre : deux essentiels pour une exposition parfaite!

Vous avez votre appareil photo depuis quelques temps, vous pratiquer la photographie aussi souvent que possible et vous comprenez assez bien les effets de l’ouverture, de l’ISO et de la vitesse sur vos images, mais il vous arrive à l’occasion de ne pas avoir la bonne exposition?

Vous avez regardé l’écran de votre appareil et tout semblait parfait sur le terrain, alors qu’arrivé à la maison, la réalité est tout autre?

Je sais, c'est très frustrant. À quoi bon se donner tout le mal du monde à comprendre l'exposition si, malgré tout, notre exposition s'avère mauvaise?

Pourtant, la solution n'est pas bien loin! Il y a deux petits outils souvent ignorés qui aurait pu vous sauver tous ces problèmes : l’histogramme et le posemètre.

Qu’est-ce que l’histogramme?

L’histogramme est en fait une représentation graphique de la distribution des tons clairs et foncés dans votre photo.

Si on fait un petit voyage dans le temps pour retourner à vos cours de mathématiques du secondaire, on peut penser à l’histogramme comme un plan cartésien.

L’axe vertical nous donne le nombre de pixels tandis que l’axe horizontal nous donne la valeur de luminosité. En gros, lorsqu’on l’examine de gauche à droite, on retrouve d’abord les tons foncés, ensuite les tons moyens et finalement les tons clairs.

Plus il y a de pixels dans l’image correspondants à ces tonalités, plus vous verrez un gros «pic» dans l’histogramme à cet endroit. Bref, l’histogramme est un outil indispensable en photographie lorsqu’on veut tout savoir sur l’exposition de notre photo!

Voici un exemple d’histogramme:

L’histogramme donne une représentation graphique de la luminosité dans votre photo. Dans cet exemple, il y a une grande quantité de pixels dans la zone centrale, correspondant aux tons moyens. Il n’y a pas de pics collés aux extrémité de l’histogramme, indiquant une bonne exposition.

Où trouver l’histogramme?

L’histogramme peut s’afficher systématiquement avec vos photos sur votre appareil. Il suffit de programmer votre appareil à cet effet en allant activer cette fonction dans les menus. Vous pourrez trouver cette information dans le manuel de l’utilisateur.

En faisant cela, vous vous éviterez bien des surprises.

Si, par contre, vous préférez avoir un affichage normal de vos photos sur votre écran suivant la prise de vue, vous pouvez également demander à l’appareil d’afficher l’histogramme via un bouton d’information ou autre touches, selon les différents modèles. 

De quel genre d’histogramme avez-vous besoin?

En temps normal, l’histogramme d’une photo bien exposée devrait ressembler à une montagne, avec une majorité de tons moyens.  Donc, il devrait y avoir un pic au milieu. Il peut aussi y avoir un pic du coté des noirs ou des blancs, selon les contrastes du sujet photographié.

Pour s’assurer que la photo n’est ni sous exposée, ni surexposée, les différents pics de l’histogramme ne devraient jamais toucher des côtés du graphique. Cela signifierait qu’il y a un manque d’information dans les tons foncés ou pâles, et il serait alors impossible de récupérer ces informations au traitement.

Voici quelques exemples de photos avec leur histogramme pour nous aider à comprendre.

Ici, ce qui explique le pique à droite de l’histogramme est la grande quantité de mousse blanche sur l’image. À gauche, le pic correspond aux chandails des participants et aux arbres foncés.

Ici, le sujet la photo est presque entièrement blanc. Ainsi, il est logique que l’histogramme se situe majoritairement à droite, dans la section des hautes lumières. La photo n’est pas surexposée pour autant.

Cette image est principalement composés de tons moyens, sans grandes zones de tons particulièrement foncés ou pâles. Ainsi, l’histogramme correspondant nous montre une répartition plutôt égale de pixels dans l'ensemble du graphique.

Cette image est surexposée : on perçoit à peine la couleur du ciel, les arbres sont délavés et il n’y a pas de détail dans les nuages. L’histogramme nous démontre le problème : le graphique colle le coté droit.

Cette image est sous-exposée : plusieurs zones de l’image sont complètement noires. On a l’impression de regarder la scène à travers des lunettes fumées. Le graphique en témoigne en étant entièrement collé au côté gauche.

Cette image est  légèrement sous-exposée volontairement, pour montrer les couleurs du ciel mais également diminuer l’attention portée aux rochers. Le graphique indique donc un pic à gauche dans la zone des noirs.

Que faire si l’histogramme indique une sous exposition ou une surexposition?

La première étape après avoir vérifié l’histogramme est de le comparer avec la photo elle même.

Avez vous une photo très contrastée? Si oui, il est fort probable que l’histogramme n’ait pas vraiment l’air d’une montagne, comme nous avons vu avec les exemples précédent.

Votre histogramme n’est pas centré, mais se situe plutôt d’un coté que de l’autre? Si votre photo n’est pas particulièrement claire ou sombre dans son ensemble, il se pourrait que vous ayez affaire à une mauvaise exposition.

Dans ce cas, deux options s’offrent à vous. Si vous utilisez un mode semi-automatique, utilisez le bouton de correction d’exposition (+/-) pour modifier l’exposition et reprendre votre photo pour ainsi rétablir la situation.

Si vous utilisez le mode manuel, changez l’un des paramètres d’exposition, soit l’ouverture, l’ISO ou la vitesse d’obturation, en fonction de l’effet artistique recherché.

Un autre indispensable : le posemètre

L’histogramme est un outil fantastique, autant à la prise de vue qu’à la retouche. Il n’a qu’un seul petit désavantage : il ne s’affiche pas pendant la prise de photo.

Heureusement, il existe un autre outil très pratique pour évaluer l’exposition en temps réel : le posemètre.

Le posemètre, c’est un peu comme le petit frère de l’histogramme. Il s’affiche de façon plus compacte et un peu différente, mais nous indique tout aussi fidèlement l’état de l’exposition.

En fait, le posemètre s’affiche seulement à l’horizontal, comme une échelle graduée. Voici un exemple:

Un exemple de posemètre, sur les appareils Nikon. À gauche, nous avons un exemple de posemètre lorsque l'exposition est normale. Au centre, une sous-exposition de 1/3 de stop. À droite, une surexposition de plus de 2 stops.

Lorsque le curseur se retrouve au centre de l’échelle du posemètre, nous avons une exposition adéquate.

Les petites barres de chaque coté indique des tiers de stop (ou demi, si c’est le réglage que vous avez choisi pour votre caméra) et les grandes barres indiquent les stop complets.

Dans la grande majorité des cas, l’histogramme vous donnera une représentation juste de l’exposition recherché.

Cependant, comme l’histogramme, il fonctionne mieux dans des situations normales.

Lorsque vous photographiez une scène très sombre, par exemple un spectacle, ou inversement, un paysage hivernal couvert de neige, un posemètre au centre ne donnera pas l’effet recherché.

Une règle de base pour vous aider dans ces cas là est de surexposer de 1 à deux stops pour les scènes très claires, et sous exposer de 1 à 2 stops pour les scènes plus sombres!

En bref

Si l'exposition est généralement correcte lorsque vous utilisez un mode semi automatique, il arrivera inévitablement des situations où l'appareil ne vous donnera pas exactement le résultat escompté.

Pour remédier à ce problème, une des meilleures solutions est d'apprendre à lire l'histogramme, qui donne des informations très précieuses sur l'état de l'exposition.

Nous avons vu qu'en général, un histogramme indique une bonne exposition lorsqu'il s'étend sur toute sa largeur, avec un pic souvent au centre. Cependant, grâce à plusieurs exemples, nous avons aussi vu que, dans certaines situations particulières, l'histogramme aura un pic qui ne sera pas centré, mais plutôt du coté des tons clairs ou foncés.

En plus de l'histogramme, nous avons aussi discuté du posemètre, qui s'affiche pendant la prise de vue. Comme l'histogramme, il indique généralement une bonne exposition lorsqu'il est centré, mais peut aussi indiquer une bonne exposition lorsqu'il tend plus d'un côté que de l'autre avec des sujets plus clairs ou plus foncés.

Finalement, je vous ai donné quelques barèmes pour vous guider lorsque vous corrigez votre exposition, selon vos sujets. Je souhaite que ces outils vous aideront à avoir de bonnes expositions à partir de maintenant! 

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à m'écrire, soit dans les commentaires ou via messenger!

Sur ce, je vous dit à la prochaine, et bonnes photos!

 


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

3 éclairages essentiels pour votre premier studio photo maison!

Dans le dernier article, nous avons discuté de toutes les pièces d’équipement dont vous avez besoin pour monter votre premier studio photo maison pour pas cher. Si vous n’avez pas encore votre matériel, allez vite le lire! 

Cela vous aura donné un énorme coup de pouce pour vous guider dans vos achats. En effet, au lieu de partir à la chasse sans savoir ce que vous cherchiez, vous avez eu droit à un guide complet pour bâtir votre inventaire d’équipement photo.

Et maintenant? Les flashs de studio, comment ça fonctionne? Comment faire pour éclairer vos sujets? Comment arriver à une bonne exposition?

Aujourd’hui, je vais répondre à toutes ces questions. Nous allons voir comment monter et assembler les pièces de votre nouveau mini studio photo. Ensuite, je vous montrerai comment faire pour arriver à un bel éclairage, le plus simplement possible.

Pour voir le tout, regardez cette vidéo! 


Première étape : l’installation de votre mini studio photo

Commencez par trouver un endroit où installer votre matériel. Vous aurez besoin d’un espace d’un minimum de 6 pieds (deux mètres) de profondeur pour du portrait, et la largeur de l’espace dépendra de la largeur de votre fond de papier.

Si vous avez opté pour un fond de 5 pieds, comme dans mon exemple, l’espace nécessaire sera beaucoup moins important. La profondeur, elle, sert à garder un jeu entre votre sujet et le fond. Cela vous permettra d’éviter de voir l’ombre de votre sujet sur le fond, pour un résultat plus uniforme. Je vous recommande au moins 3 pieds (un mètre) de distance.

Commencez par installer votre fond. Si vous utilisez un mur pour supporter votre fond de papier, déposez le rouleau par terre, et déroulez-en un bout. C’est cette partie que vous collerez au mur suffisamment haut pour avoir un jeu au-dessus de votre sujet. Pour éviter que votre papier bouge, utilisez des pinces sur les côtés du rouleau.

Si vous photographiez des produits sur une table, collez la table à un mur. Ensuite, scotchez une extrémité du fond sur le mur. Utilisez des pinces pour attacher le rouleau à la table. Vous pouvez aussi découper une partie de votre rouleau pour éviter qu ce dernier bloque certains angles de vue. Gardez ensuite cette partie pour vos autres séances de photos de produits!

Une fois le fond installé, marquez l’endroit où se trouvera votre sujet avec du ruban à masquer. Ceci vous permettra de garder un éclairage constant.

Ensuite, installez les flashs. Posez les adaptateurs pour flash sur le dessus des pieds. Ensuite, insérez le récepteur sur l’adaptateur, puis posez le flash sur ce dernier. Ajoutez un parapluie en insérant la tige dans le trou prévu à cet effet dans l’adaptateur. Votre flash devra pointer vers le parapluie. Si vous avez choisi un parapluie blanc, la lumière traversera le parapluie. Dans le cas du parapluie argent, la lumière se réfléchira dans le parapluie. Enfin, répétez ces étapes pour l’autre flash.

Deuxième étape : régler votre appareil photo pour obtenir une bonne exposition

Dans l’article sur l’exposition, nous avons vu qu’il était primordial d’avoir une quantité adéquate de lumière dans vos photos. Lorsque vous utilisez des flashs, l’exposition doit être réglée entièrement manuellement. Pourquoi? Parce que l’appareil photo ne peut pas faire sa lecture d’exposition si la lumière utilisée n’apparaît qu’à la dernière fraction de seconde.

Le mode manuel peut faire peur, mais croyez-moi, cela n’a rien de compliqué.

La première chose à faire est de programmer votre appareil à 1/125 de seconde. Ceci permet au flash et à l’appareil de se synchroniser. Si vous utilisez une vitesse trop rapide, vous vous retrouverez avec une bande noire dans vos photos. Si, au contraire, votre vitesse est trop lente, l’éclairage ambiant influencera le résultat : cela n’est pas souhaitable. Notez que la vitesse n’influence pas l’exposition lorsque vous utilisez des flashs. C’est pour cette raison qu’une vitesse de 1/125 de seconde fonctionne toujours lorsque vous faites de la photo de studio à l’intérieur.

Ensuite,  gardez l’ISO au minimum, puisque la lumière des flashs suffira amplement pour que le capteur enregistre l’exposition correctement.

Enfin, réglez votre ouverture autour de f/8. Cela vous donnera une bonne netteté.

Troisième étape : régler les flashs

À ce point-ci, si vous prenez une photo, elle sera complètement noire. Il faut donc allumer les flashs et les émetteurs-récepteurs. Assurez-vous que ces derniers soient tous les deux sur le même signal radio. Autrement, la communication ne se fera pas entre les unités, et les flashs ne se déclencheront pas.

Ensuite, vous devez choisir une puissance sur vos flashs qui vous permettra d’obtenir une photo bien éclairée en rapport avec les réglages que vous venez de choisir sur votre appareil photo.

Vous vous demandez probablement comment choisir ces paramètres. Le comment peut sembler assez complexe lorsqu’on débute, alors je me contenterai de simplement vous donner une recette qui fonctionne bien dans les petits espaces, selon les utilisations que vous allez en faire.

Pour un éclairage sans ombres, idéal pour les photos de vêtements sur mannequins

Placez votre flash principal à environ 1,5 mètre de votre sujet et réglez-le à 1/4 de sa puissance, en mode manuel. Pour avoir une lumière bien diffuse, assurez-vous que le zoom de votre flash soit réglé à 24mm. Ceci donnera un rayon de lumière plus large.

Utilisez votre second flash pour obtenir un éclairage sans ombre.

Placez-le à la même distance de votre sujet que le premier flash, de façon symétrique, et réglez-le exactement de la même façon, ou à une puissance légèrement inférieure, selon l’effet recherché.

Pour éclairer un sujet sur une table : ma méthode pour des photos de produits sans ombres

Lorsque vous photographiez votre sujet sur une table, un éclairage à deux flashs, comme dans l’exemple précédent, peut parfois créer des ombres indésirables de chaque côté du sujet. Pour remédier à ce problème, vous pouvez simplement n’utiliser qu’un seul flash, positionné directement devant le sujet, en hauteur. L’ombre se retrouvera alors derrière le sujet.

Pour faire de beaux portraits dans votre studio maison

Je vais vous parler de l’éclairage de portrait classique, qui sera un bon point de départ pour de beaux portraits!

Utilisez le premier flash comme dans l’exemple des photos de vêtements, c’est à dire, à environ 1,5 mètre du sujet, à 1/4 de sa puissance. Si vous utilisez votre deuxième flash comme éclairage pour les cheveux de votre sujet, placez le du coté opposé, à environ 1 à 1,5 mètre de votre sujet.

Enlevez le parapluie et réglez le zoom du flash à au moins 70mm, pour concentrer le rayon de lumière. Si vous recherchez un effet intense, réglez ce flash à 1/4 de sa puissance. Pour un effet plus subtil, réduisez la puissance jusqu’à trouver un résultat satisfaisant.

Pour éclaircir les ombres sur votre sujet, utilisez un réflecteur. Plus le réflecteur sera près du sujet, plus les ombres seront éclaircies.

Quatrième étape : amusez-vous!

Vous savez maintenant comment installer votre matériel et effectuer les réglages de base pour votre mini studio photo. Il ne vous reste qu’à vous exercer pour prendre des photos qui vont vous plaire, et plairont à vos clients! Avec les trucs que je vous ai donnés, vous serez certainement en mesure de produire de belles photos autant pour le loisir que pour l’image de votre entreprise.

Conclusion

Bref, je vous ai donné, dans cet article, plusieurs trucs et astuces pour utiliser votre kit de studio photo sans trop de tracas.

Évidemment, je ne peux vous garantir que tous les réglages que je vous ai donnés fonctionneront pour tous les projets dans toutes les situations. Mon objectif ici était de vous donner un point de départ.

Pour utiliser adéquatement votre nouvel équipement, vous n’avez qu’à régler votre appareil à 1/125 de seconde, iso 100, f/8. Ensuite, placez vos flashs à 1,5 mètre de votre sujet et réglez-les à 1/4 de leur puissance, avec ou sans parapluie, selon la diffusion que vous souhaitez avoir. Ajustez le zoom de votre flash à 24mm pour une couverture plus large, ou 70mm et plus pour une couverture plus restreinte.

Naturellement, je n’ai pas couvert dans cet article tous les éclairages possibles ainsi que toutes les façons de modifier et de contrôler la lumière. Ce sera pour une prochaine fois!

En attendant, n’hésitez pas à me poser vos questions dans les commentaires!

À la prochaine, et bonnes photos! 


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Réussir vos photos de spectacle : tout ce que vous devez savoir pour des photos de shows qui ROCKENT

Quand j’ai commencé la photographie, il était tout à fait naturel pour moi de me lancer dans les photos de spectacle. Comme j’étais une musicienne passionnée, je faisais partie de tous les spectacles, et mes amis étaient, évidemment, des musiciens. Ainsi, la photo est devenue une fichue bonne excuse pour passer plus de temps avec mes amis et de joindre l’utile à l’agréable.

Mais, je me suis vite rendu compte que les photos de spectacle, c’est drôlement chiant! Les réglages sont difficiles à maîtriser, et on se retrouve la plupart du temps avec des photos floues, mal exposées, et remplies de bruit numérique. Ajoutez à cela des fans punk qui adorent se bousculer entre eux, des sujets rockeurs remplis d’énergie qui courent partout, et l’éclairage plutôt ordinaire des clubs et bars du coin… Bref, ce n’est pas évident.

Avec le temps, par contre, j’ai pu développer mes habiletés en photo de spectacle en photographiant d’abord de petits concerts locaux, puis plusieurs événements d’envergure, notamment le gala de l’ADISQ, le Festival d’Été de Québec, le Festivent de Lévis, ainsi que des groupes bien connus tels que Mumford and Sons, One Republic, etc.

Aujourd’hui, je vous donnerai donc tous mes meilleurs trucs pour réussir vos photos de spectacles, ainsi que quelques conseils pour accéder à vos bands favoris! Prêt? C’est parti!

La base des photos de spectacle : mes conseils au niveau de l’équipement

C’est n’est pas l’appareil photo qui fait une bonne photo, mais bien le photographe. Je suis tout à fait d’accord avec cette expression…sauf en photo de spectacle!

Pourquoi? Parce que les photos de spectacles doivent être prises dans des conditions très difficiles. D’abord, parce que l’éclairage est généralement très faible. Ensuite, parce que vos sujets bougent énormément. En plus, vous n’avez pas droit à votre trépied ni votre flash.

Alors, si votre rêve était de devenir photographe de spectacle en utilisant votre iPhone, je vous suggère de changer de plans de carrière!

Mais alors, comment s’en sortir si vous n’avez pas tout l’équipement dernier cri? Voici quelques pistes de solution.

Votre appareil photo

La première chose à considérer, c’est votre appareil photo. Est-ce que vous pouvez utiliser un format raw? Si oui, utilisez-le.

Ensuite, testez les capacités de votre appareil en ISO élevé. Jusqu’où pouvez-vous aller sans que vos photos de spectacle soient trop granuleuses? Prenez note de cette donnée, et ne vous gênez pas pour vous en servir. Plus votre appareil performe avec des valeurs ISO élevées, mieux ce sera.

Un autre fait à considérer serait l’étanchéité de votre boîter. Parce que oui, il va vous arriver de recevoir des éclaboussures si vous commencez dans les bars. En concert extérieur, vous n’êtes pas nécessairement à l’abri de la pluie non plus. Avec un boîtier relativement étanche, vous aurez l’esprit tranquille. Si votre boîtier ne possède pas cette caractéristique, ayez sous la main une petite serviette.

Votre objectif

Ensuite, s’il y a une chose absolument cruciale en photo de spectacle, c’est bien l’ouverture maximale de votre objectif. Souvent, les objectifs de kit ont une ouverture variable se situant entre f/3.5 et f/5.6.

Ceci veut dire que lorsque vous zoomez, votre ouverture maximale change… ce qui peut vous donner envie de vous arracher les cheveux de sur la tête! Mon conseil serait de vous procurer un objectif qui a au moins une ouverture maximale fixe, puisque vous vous faciliterez énormément la tâche si vous utilisez le mode manuel.

Si vous pouvez mettre la main sur un objectif à grande ouverture, entre f/1.4 et f/2.8, ce serait encore mieux! Je vous entends déjà dire « oui, mais, les objectifs à grande ouverture, c’est tellement cher! ».

Pas toujours! Je vous suggère fortement de vous procurer un objectif 50mm F/1.8. La version Canon se trouve pour 175$ et la Nikon est disponible pour 250$. Pour un objectif de cette qualité, le prix est incroyable!

Vous pouvez aussi fouiller dans les groupes Facebook ou les sites de revente pour des objectifs de seconde main. Vous en trouverez certainement à très bon prix!

Votre carte mémoire

Ayez avec vous une carte mémoire performante.

Comme vous allez photographier en format RAW, vos photos prendront beaucoup d’espace sur votre carte. Pour vous assurer de ne pas vous en inquiéter, une carte d’au moins 32Go est le strict minium.

Il m’est déjà arrivé de dépasser la capacité en une soirée!

Assurez-vous également que votre carte mémoire ait une bonne vitesse d’écriture : cela vous sera très utile si vous utilisez le mode rafale. Ma suggestion serait la carte Sandisk extrême pro, qui a un excellent rapport qualité-prix. 

Les réglages essentiels pour réussir vos photos de spectacle

Nous avons parlé de l’équipement idéal à avoir pour vous aider à faire de belles photos de spectacle. Mais si vous n’avez pas tout cet équipement, pas de panique! Voici les réglages que vous devriez utiliser pour réussir vos photos de spectacle!

Quel mode de prise de vue utiliser en photo de spectacle?

Personnellement, j’utilise le mode manuel. C’est ce mode qui me permet d’arriver à chaque fois au résultat auquel je m’attendais, puisque je contrôle tous les réglages moi même. Cela peut sembler intimidant de gérer tous les réglages en même temps, mais vous verrez qu’avec les conseils que je vous donne ici, c’est beaucoup moins compliqué!

Photo de spectacle: le seul type de photo qui dépend de l’ISO

Le conseil que je donne habituellement pour l’ISO est de le garder le plus bas possible…sauf en photo de spectacle!

En fait, la raison est simple. Comme vos sujets bougent beaucoup et que l’éclairage est généralement très faible, vous ne pourrez pas utiliser une vitesse lente pour capter la lumière. Sinon, bonjour les photos floues!

En plus, si vous n’avez pas nécessairement une grande ouverture sur votre objectif, cela peut devenir un gros casse-tête.

Alors voici mon conseil : commencez avec un ISO d’environ 1600 à 2000, qui est une bonne moyenne pour vous donner de la flexibilité dans vos autres réglages.

À partir de là, si vos photos sont floues ou trop sombres, ne vous gênez pas pour l’augmenter, dans les limites du raisonnable.

Si jamais vous trouvez difficile de gérer l’exposition des photos avec tous les réglages, essayez d’utiliser l’ISO automatique.

La vitesse d’obturation en concert

La vitesse d’obturation à utiliser en photo de spectacle varie énormément selon le genre de concert que vous photographiez. Un spectacle de jazz n’impliquera pas autant de mouvement qu’un show de death métal! 

Mon conseil est de commencer avec une vitesse d’environs 1/200 de secondes. Ce sera facile de vous ajuster à partir de là. Votre but est de figer le mouvement des musiciens autant que possible!

L’ouverture : plus elle est grande, mieux c’est!

Chaque petit rayon de lumière est crucial en photo de spectacle. Donc, essayez de garder votre ouverture au maximum (f/1.8-2.8-3.5…). Cela permettra à votre objectif de laisser entrer plus de lumière dans votre appareil. Il sera donc plus facile pour vous de réussir vos photos!

Mise au point : que faire avec des sujets en mouvement?

Comme vos sujets se déplaceront beaucoup sur scène, utilisez le mode d’autofocus continu. De plus, sélectionnez vous-même votre point d’autofocus. Ceci empêchera l’appareil de faire accidentellement la mise au point sur le micro plutôt que le visage du chanteur, par exemple.

La balance des blancs : quoi faire lorsque la couleur de l’éclairage change continuellement?

Normalement, le choix du mode de balance des blancs se fait en fonction de la couleur de l’éclairage utilisé. Mais que devriez-vous faire lorsque la couleur de l’éclairage change constamment?

Premièrement, quoi qu’il arrive, prenez vos photos en RAW. Ceci vous facilitera grandement la vie, peu importe le résultat de votre balance des blancs, puisque vous pourrez tout retoucher après coup.

En ce qui concerne le mode de balance des blancs, il y a essentiellement deux solutions possibles. Pour avoir des couleurs aussi fidèles à la réalité que possible, essayez de demander à l’éclairagiste de vous montrer son éclairage principal avant le début du concert. Ensuite, faites un réglage manuel de votre balance des blancs en utilisant un élément noir, blanc ou gris sur la scène comme référence.

Si vous ne réussissez pas à faire de l’éclairagiste votre meilleur ami, utilisez simplement la balance des blancs automatique.

En photo de spectacle, la balance des blancs peut se corriger à l'infini après la prise de vue, surtout si vous photographiez en RAW. En plus, il n'y a pas de bonne ou mauvaise façon de traiter vos images : tout dépend de votre créativité. Dans ce cas ci, mon originale est au centre, et j'ai changé la balance des blancs sur les deux autres images.

Comment composer vos photos de spectacle

La composition est très importante en photo de spectacle. Vous pouvez vous contenter de l’aspect technique de la photographie de concerts. Par contre, si vous voulez vous différencier des autres photographes qui seront présents au même concert que vous, il faudra en faire un peu plus! Voici donc mes conseils de composition en photo de spectacle!

Le groupe en entier

La photo du groupe en entier est une photo classique à avoir si vous devez faire un reportage du spectacle. Elle permet du même coup de mettre en valeur la mise en scène. Cette photo peut être très facile à faire, ou très difficile, en fonction de la taille de la scène. Si la scène est très grande, essayez de prendre la photo d’un peu plus loin, et assurez-vous de garder un horizon droit.

Souvent, il faut s'éloigner pour avoir la photo du groupe en entier. À gauche, j'ai photographié les Hay Babies depuis les côtés de la salle, avec un téléobjectif. À droite, The Franklin Electric, que j'ai photographié à partir de la mezzanine.

Les chanteurs

Lorsque vous photographiez un chanteur, il y a essentiellement deux choses à surveiller. Premièrement, évitez de prendre toutes vos photos à partir du centre de la scène avec votre appareil incliné vers le haut. Vous aurez des photos de trou de nez assez peu flatteuses. Pour cette raison, essayez de vous éloigner du chanteur en prenant vos photos depuis les côtés.

Ensuite, portez attention au micro. Celui-ci cache le visage de votre sujet et tend à projeter des ombres indésirables. Pire encore, certains chanteurs hip-hop ont la fâcheuse habitude de tenir leur micro à l’envers et de se cacher entièrement le visage.

Il y a deux solutions possibles : prendre vos photos de côté, ou simplement guetter les moments où le chanteur éloignera le micro de son visage, soit pour faire réagir la foule, prendre son souffle, ou chanter une note difficile.

Sur la photo de gauche, il fallait attendre le bon moment pour déclencher l'appareil afin de bien voir le visage d'Infrak. À droite, j'ai pris la photo depuis les coulisses, pour capter l'interaction entre Souldia et son public.

Les guitaristes

Pour photographier les guitaristes, il y a deux règles à garder en tête. Premièrement, les guitaristes plus connus sont souvent commandités par des fabricants de guitares.

Il est donc essentiel de voir la marque de la guitare, qui se trouve sur la tête de l’instrument. Donc, dans la mesure du possible, ne coupez pas la tête de la guitare!

Deuxièmement, les guitaristes sont particulièrement en mouvement, surtout lors des solos. Restez à l’affût lors des solos de guitare et anticipez les mouvements signature comme les sauts, les guitares en l’air, etc.

Sur la photo de gauche, Keith Urban a donné une solide performance! À droite, le bassiste de Your Favorite Ennemies en pleine action.

Les batteurs

Les batteurs peuvent être difficiles à photographier, car ils sont souvent cachés derrière la batterie et on peine à les voir, tout court, surtout s’ils sont sur une plateforme surélevée.

Essayez de photographier le batteur depuis les côtés de la scène, ou attendez entre 2 chansons. Comme c’est lui qui s’occupe de donner le signer aux autres musiciens, vous le verrez probablement plus facilement à ce moment-là.

Certains batteurs, comme les guitaristes, ont leurs mouvements signature. Essayez de les immortaliser!

Sur la photo de gauche, le batteur nous fait une superbe démonstration d'un de ses mouvements signature. À droite, j'ai profité d'un moment entre deux chansons pour capturer le superbe sourire du batteur alors qu'il riait avec un autre membre du groupe.

Les interactions entre les musiciens

Soyez attentif au mouvement des musiciens sur la scène. Si vous voyez le chanteur s’approcher du guitariste par exemple, soyez prêt à capturer une interaction entre eux. Vos photos dégageront beaucoup plus d’émotion!

Marie-Mai et Fred St-Gelais au Festivent de Lévis, que j'ai pu photographier en vitesse avant de sortir de la zone des médias. 

Le public : sans eux, il n’y aurait pas de spectacle

Ne négligez pas le public lorsque vous faites de la photo de spectacle. Ils sont responsables de l’ambiance, et leur présence peut donner lieu à plusieurs moments très intéressants.

Prenez des photos des interactions entre le groupe et le public.

Prenez des photos des gens qui chantent à l’unisson ou qui prennent des photos avec leur téléphone! Vous aurez des compositions très intéressantes!

À gauche, j'ai vécu l'un de plus grand avantages des spectacles locaux : les artistes connaissent leur public, ce qui laisse place à des interactions particulièrement amicales! À droite, je n'ai pas pu m'empêcher de prendre cette photo des plus grandes fans de Mumford & Sons, qui avaient bricolé un drapeau du Québec à l'occasion du spectacle.

Photographier des spectacles d’envergure : comment accéder à vos artistes préférés

Si vous débutez en photographie de spectacle, commencez par photographier vos amis musiciens lorsqu’ils se produisent dans de petites salles ou des bars. Vous n’aurez pas de restrictions au niveau du nombre de chansons et vous pourrez prendre des photos depuis les côtés de la scène, ou même sur la scène, directement. Ceci vous permettra d’améliorer vos compétences et de monter votre portfolio.

Ensuite, essayez de proposer vos services à un promoteur d’événement. Les concours entre groupes de musique s’échelonnent souvent sur plusieurs semaines et vous donneront plusieurs opportunités de photographier des tonnes d’artistes différents.

Lorsque votre portfolio est bien garni, trouvez des sites web d’actualité musicale et proposez vos services comme photographe et critique musical.

Selon la notoriété du site, ils auront accès à des spectacles de plus ou moins grande envergure et pourront vous fournir un accès privilégié. C’est ainsi que j’ai commencé. Attention cependant, la plupart d’entre eux n’ont pas de budget pour payer les photographes. Vous devrez donc, très probablement, shooter gratuitement.

Vous pouvez aussi, à la limite, lancer votre propre blogue d’actualité musicale. Ceci vous donnera plus facilement un accès média pour les plus gros concerts lorsque votre site aura une bonne notoriété.

Conclusion

Bref, si vous êtes un grand fan de musique, apprendre à réussir vos photos de spectacle peut être extrêmement gratifiant, surtout qu'il s'agit d'un type de photographie qui n'est pas toujours facile à maitriser. 

Par contre, nous avons vu aujourd'hui plusieurs trucs pour vous aider à faire de superbes photos de spectacles, remplies d'émotion et d'intensité. 

Je vous ai d'abord suggérer d'opter pour un appareil photo performant en haut ISO et un objectif à grande ouverture, pour mettre toutes les chances de votre côté. 

Ensuite, je vous ai donné les réglages de base que j'utilise à chaque fois pour vous aider à commencer. Pour vous faire un petit rappel : utilisez le mode manuel, l'ouverture maximale de votre objectif et une vitesse suffisante pour figer le mouvement de vos sujets (autour de 1/200 de seconde).  Si vous ne voulez pas vous casser la tête avec l'ISO, utilisez l'ISO automatique. La mise au point continue vous permettra d'avoir des photos bien nettes. Pour le reste, tant que vous photographiez en RAW, tout ira bien!

Enfin, je vous ai donné tous mes trucs pour obtenir de belles compositions, pour tous les types de photos de spectacle, que ce soit avec les groupes complets, les chanteurs, guitaristes et batteurs...sans oublier le public!

Sur ce, je vous dit à la prochaine...et bonnes photos!


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Comment équiper son studio photo maison pour pas cher!

Vous avez certainement déjà eu le rêve de vous aménager un mini studio photo. Que ce soit dans les locaux de votre entreprise ou directement chez vous, avoir votre propre studio photo serait tellement pratique pour vous prendre en photo vous-même, photographier vos employés et vos produits, ou carrément vous générer un petit revenu en photographiant vos amis.

Mais, vous êtes découragé. Vous êtes allé chez un détaillant d’équipement, seulement pour ressortir de la boutique avec plus de questions que de solutions. Vous aimeriez trouver des aubaines, mais vous ne savez pas quoi chercher. De toute façon, c’est tellement cher… et après tout, vous ne savez pas comment ça marche! En plus de tout cela, louer un local est impensable pour vous et vous n’avez aucune idée où vous pourriez tout installer…

Et si avoir votre mini studio professionnel était plus facile que vous ne le croyez? Si je vous disais que c’était possible de le faire pour pas cher… vraiment pas cher? Si en plus de tout cela je vous disais que vous pouvez avoir un kit de studio photo 100% transportable, que vous pouvez monter et démonter en un rien de temps, et ranger dans un petit coin de rien du tout?

C’est exactement ce que je vais vous montrer aujourd’hui! Nous allons voir exactement quoi faire pour vous équiper pour votre mini studio photo. Non seulement cela, mais je vous donnerai des tas d’aubaines!

Si vous êtes prêts à devenir autonomes pour vos photos, la suite vous plaira assurément!

La base : de quoi avez-vous besoin pour votre mini studio photo et pourquoi?

Je vais commencer par vous dire une phrase bien plate que vous avez sûrement déjà entendue : ça dépend. Oui, mais ça dépend de quoi? Ça dépend de ce que vous souhaitez photographier. Par contre, soyez rassuré! Que votre but soit de photographier des gens ou des produits, la base de votre kit de studio restera la même. Voici donc la liste des essentiels pour votre mini studio photo.

Un appareil photo équipé d’une griffe porte-accessoires (hotshoe)

Bon. Si vous êtes en train de lire un article sur la façon de vous monter un mini studio photo, je suppose que vous avez déjà un appareil photo numérique équipé d’un hotshoe. Sinon, cela risque d’être difficile d’arriver à vos fins!

Blague à part, une griffe porte accessoire est essentielle pour contrôler votre éclairage. Pourquoi? Parce que c’est par le biais du hotshoe que vous allez parvenir à faire déclencher vos flashs et votre appareil photo en même temps. Comment? Avec des déclencheurs émetteurs-récepteurs. Nous y reviendrons.

D’ailleurs, vous n’avez absolument pas besoin du modèle d’appareil photo le plus sophistiqué sur le marché, à moins de vouloir faire imprimer vos photos sur des panneaux d’autoroute ou d’immenses murales. Un reflex ou un sans-miroir d’entrée de gamme fera la job amplement, même d’occasion!

À titre d’exemple, mon second boîtier est un Nikon D5100, qui se vend actuellement sur les sites de revente pour la modique somme d’environ 400$. Même s’il est sorti en 2011, c’est cet appareil et l’équipement décrit dans le présent article que j’ai utilisés pour l’image de marque du blogue que vous êtes en train de lire. Je parie que vous n’auriez jamais pu le deviner!

En passant, pour les photos en studio, l’objectif de kit vous suffira amplement. Comme vous aurez un éclairage assez puissant, le fait d’avoir une grande ouverture ne vous sera d’aucune utilité. Ce qui m’amène au prochain point…

Les flashs de studio

Pour commencer à faire des photos dans votre mini studio maison, vous allez avoir besoin d’équipement d’éclairage.

Pourriez-vous utiliser un éclairage naturel ou de la lumière continue? Probablement.

Par contre, ces types d’éclairage sont infiniment moins faciles à contrôler à cause de leur manque de flexibilité. Certains kits de lumière continue bon marché n’offrent que deux intensités de lumière, ce qui vous limitera assurément au niveau de votre créativité.

Les flashs que je vais vous proposer vous donnent pas moins de SEPT intensités différentes! De plus, si vous voulez avoir un maximum de lumière pour vous éviter de stresser avec votre ouverture ou votre iso, les flashs vont devenir vos meilleurs amis.

Quels flashs devriez-vous acheter?

Il y a un modèle de flash portatif qui m’a beaucoup impressionné. Il s’agit du Yongnuo YN560 IV.

Sérieusement, pour un peu moins de 100$ par flash, s’en passer serait de la folie! Vous pouvez même le rechercher sur eBay. J’ai réussi à trouver le mien pour environ 80$.

Il est extrêmement fiable, d’une puissance très intéressante, en plus d’être d’une excellente qualité.

Il est manuel, ce qui le rend un peu moins pratique pour être utilisé directement sur l’appareil. En studio, par contre, il est vraiment incroyable! Point bonus : à ce prix, je ne suis pas tellement nerveuse si je l’échappe.

Combien devriez-vous en acheter? Honnêtement, pour la majorité de vos portraits, vous pourrez très bien vous débrouiller avec un seul flash et un réflecteur. Si vous cherchez un peu plus de flexibilité, par exemple pour éclairer votre fond, ajouter un éclairage pour les cheveux ou avoir un éclairage sans ombres pour les produits, alors deux flashs seraient plus appropriés.

Personnellement, j'utilise un flash Nikon SB-910 comme flash principal, puisque je l'avais déjà pour faire de la photo d'événements en mode semi-automatique. Mon flash Yongnuo complète le duo avec brio pour la photo de studio!

Pour déclencher les flashs : les émetteur-récepteurs

Comme je vous l’ai dit précédemment, vous allez avoir besoin d’émetteur-récepteurs. L’émetteur se place sur le hotshoe de votre appareil et transmet un signal radio au récepteur qui se trouve sur le flash.

Ceci permet de synchroniser l’appareil et le flash. De combien en avez-vous besoin? La réponse va certainement vous plaire.

Vous n’avez besoin que d’un seul émetteur… et un seul récepteur, même si vous avez plus qu’un flash! En effet, vous pouvez, sur la plupart des flashs, activer la fonction slave, qui permet au flash de détecter si un autre flash se déclenche, et ainsi se déclencher en même temps.

Voici les options d'émetteur-récepteurs que je peux vous proposer.

L’option la moins coûteuse serait d’utiliser l’émetteur de la marque Yongnuo. Celui-ci, pour seulement 50$, vous permettra non seulement de déclencher tous vos flashs Yongnuo en plus de contrôler leur intensité à distance.

Je n’ai pas testé ce système personnellement, mais les critiques sur Amazon sont assez unanimes! Le seul désavantage de cet émetteur est que si vous décidez d’acheter des flashs d’une autre marque, vous devrez changer d’émetteurs.

Pour éviter ce problème, je vous propose de choisir un kit d’émetteur-récepteur qui sera compatible avec n’importe quel flash.

J’ai personnellement testé la marque Vello, qui est relativement fiable même avec un usage très intense. Pour commencer, le modèle Freewave Fusion Basic vous conviendra très bien.

Actuellement, j’utilise un kit d’émetteur-récepteurs Pocket Wizard Plus-X , qui sont extrêmement polyvalents, mais évidemment, une marque renommée vient avec une étiquette de prix proportionnelle!

Comment positionner l’éclairage de studio : supports et diffuseurs

Une fois que vous avez votre appareil photo, vos flashs et vos déclencheurs, il faut être en mesure de les installer.

Si vous débutez, j’ai une solution toute simple pour vous. Il suffit de vous acheter un kit incluant deux pieds de flash, deux adaptateurs pour flash portatifs et des parapluies.

Pourquoi les parapluies? Non, ce n’est pas pour protéger vos flashs des intempéries. En fait, ceux-ci servent à diffuser la lumière, pour obtenir un éclairage qui avantagera vos modèles.

Ce kit, pour 80$, fera votre bonheur, c’est garanti! Il est petit, facilement transportable et prend très peu d’espace une fois installé. Je vous conseille simplement de scotcher les pieds de flash au sol si vous devez circuler énormément autour, étant donné qu’ils sont très légers et peuvent avoir tendance à vouloir tomber. Vous êtes averti!

Et le courant, dans tout cela?

La beauté d’utiliser un kit comme celui-là, c’est qu’il ne nécessite aucune prise de courant, puisque tout fonctionne avec des pilles! On peut donc l’installer partout!

Quel genre de piles devriez-vous vous procurer? Mon premier conseil est d’acheter des piles rechargeables. Honnêtement, avec un mini studio photo, vos dépenses en piles standards vont augmenter à une vitesse folle, donc, n’y pensez même pas!

Pour les piles rechargeables, je recommande les piles haute performance Eneloop, AA pour les flashs, AAA pour certains émetteur-récepteurs. Avec elles, vous allez pouvoir déclencher vos flashs plusieurs fois de suite sans attendre qu’ils se rechargent, en plus de durer incroyablement longtemps. Elles sont plus chères que les pilles rechargeables standard, mais je vous garantit qu’une fois que vous les aurez essayées, vous ne voudrez rien d’autre! J’utilise les miennes depuis 3 ans et elles n’ont jamais faibli!

Pour un arrière-plan impeccable, utilisez le papier!

Vous serez peut-être tenté d’utiliser le tissu comme toile de fond pour vos photos : c’est facile à transporter, facile à ranger, et très abordable.

Par contre… c’est salissant, ça ramasse la poussière, c’est toujours froissé et la texture est tout sauf lisse. Bref, je déteste le tissu! À mon avis, vous devriez utiliser un fond de papier.

Vous pouvez en acheter en format de 5 pieds de largeur, ou 9 pieds de largeur. Ce qui est bien avec le papier, c’est que lorsque le fond commence à se froisser ou à se salir, vous n’avez qu’à sortir votre exacto et couper la partie qui est trop usée. L’autre MÉGA avantage du papier, c’est que vous n’avez même pas besoin d’un kit de support.

Quoi?

Eh oui, vous pouvez tout simplement scotcher l’extrémité sur un mur avec du ruban à masquer! Vous économiserez alors beaucoup d’espace. Enfin, les fonds de papier sont disponibles en plus de couleurs que vous aurez besoin dans votre vie entière! Vous pouvez vous les procurer chez tout bon détaillant de matériel photographique pour 60$ à 100$.

Si vous voulez vous donner plus de flexibilité et ne pas dépendre des murs pour faire vos photos, vous pouvez vous procurer deux supports à éclairage et un pôle télescopique. Vous pouvez trouver des aubaines intéressantes ici et ici.

Mettons le tout ensemble : autres accessoires essentiels de votre mini studio photo

Voici quelques accessoires qui vous seront très utiles pour compléter votre kit de mini studio:

  • Du ruban à conduits, pour coller vos supports de flash au sol.
  • Du ruban à masquer, pour coller votre fond de papier au sol ou au mur.
  • Des pinces pour tenir vos accessoires et empêcher votre fond de se rouler ou dérouler.
  • Un chargeur de batteries intelligent. Comme vous utiliserez beaucoup de piles (4 par flash et 2 par émetteur-récepteur), un chargeur pour 4 piles vous causera pas mal de frustrations. Je vous conseille de vous procurer un chargeur intelligent, qui permet de recharger jusqu’à 16 piles en même temps sans les endommager. J’utilise ​celui de Titanium Innovations, que j’ai déniché sur eBay pour environ 50$
  • Un réflecteur 5 en 1, pour éclaircir les ombres causées par votre lumière principale.  Vous pouvez aussi, si vous préférez, vous en fabriquer avec des cartons blancs rigides, si vos sujets sont plutôt des produits que vous photographiez sur une table.

Conclusion

Nous avons vu que votre rêve d’avoir votre propre studio photo maison n’était pas hors de votre portée, même si vous ne disposez pas d’énormément d’espace ou d’un budget exorbitant.

En effet, je vous ai présenté des accessoires d’une qualité adéquate, que j’ai testés moi-même, et que vous pouvez tous trouver à un prix inférieur à 100$. Vous aurez donc un système de mini studio photo complet qui vous donnera des résultats d’allure professionnelle, pour environ 400$ au total (sans l’appareil photo). Cela est très abordable, considérant que vous rentabiliserez le tout en à peine 1 ou 2 séances! Pour compléter votre kit de mini studio, pensez à ajouter des pinces, différents types de ruban adhésif et un réflecteur.

Si vous vous demandez encore comment tout cet équipement fonctionne, ne vous en faites pas! Le prochain article vous donnera tous les détails : comment installer votre matériel, comment effectuer les réglages, ainsi que quelques trucs pour bien éclairer vos sujets!

J’espère que vous avez apprécié cet article! N’hésitez pas à ajouter vos suggestions d’équipement abordable dans les commentaires!

Sur ce, je vous dis à la prochaine, et bonnes photos!


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

5 trucs pour capturer des portraits riches en émotions!

Imaginez ceci. Vous partez faire des portraits. Vos sujets sont un couple parfait qui vous rend presque envieux… #relationshipgoals. Dehors, la lumière est parfaite et la température est vraiment de votre côté. Vous avez vous votre objectif fixe préféré et vous réalisez des bokeh incroyables. La séance se déroule très bien et vous êtes très content. 

Arrivé devant l’ordinateur par contre, vous êtes perplexe : il manque quelque chose à vos images… mais quoi?

Qu’on soit débutant en photographie ou plus expérimenté, saisir l’émotion dans un portrait peut être vraiment difficile. Il faut arriver à penser aux poses, à l’éclairage, et à garder le sujet détendu, tout à la fois. 

Heureusement, cela n’a pas besoin d’être compliqué. Aujourd’hui, je vous donne quelques trucs pour vous amuser, exercer votre créativité et traduire de vraies émotions dans vos photos!

Le rôle du photographe dans la transmission d’un message

L’émotion perçue dans un portrait est liée directement à la vision que vous avez en créant votre portrait. En effet, vous avez le pouvoir total sur le moment où vous appuyez sur le déclencheur, ce que vous choisissez d’inclure ou non dans l’image et les directives données aux modèles.

Ainsi, il arrive que la personnalité d’un sujet semble différente en photo que ce qu’elle est dans le quotidien, ce qui n’est pas mauvais en soi.

La photographe de presse Victoria Will exprime très bien ce phénomène. Le portrait, dit-elle, ce n’est pas d’illustrer toute la personnalité de quelqu’un dans une image, mais plutôt de capturer son état d’âme à ce moment précis dans le temps. 

L’information que vous avez réussi à recueillir sur votre sujet au moment de la prise de vue changera donc forcément le résultat, de même que le décor et le contexte utilisé.

Quoi qu’il en soit, ne paniquez pas! Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de capturer l’émotion et la personnalité d’un sujet dans un portrait. La photographie est un art, et non une science! 

Pour voir ce phénomène en action, je vous invite à visionner cette vidéo virale, où un groupe de photographes reçoit des informations différentes au sujet d’une même personne. Les résultats sont incroyables!

Commencer par le commencement : la conversation

Je ne connais personne qui est automatiquement à l’aise devant l’appareil photo.

Personne. 

Pourquoi?  Soyons honnêtes, il est rare que nous ayons l’opportunité d’être photographié par quelqu’un qui sait vraiment ce qu’il fait. À l’époque des médias et de l’image, les caméras sont tournées vers nous à tout moment, que l’on soit à notre meilleur…ou pas. On se retrouve donc souvent avec des photos de soi qui nous donne envie de dire : "Mais kessé ça!?!!!"

Il est donc tout à fait normal de devenir nerveux lorsque l’appareil est tourné vers nous. De quoi ai-je l’air? Est-ce que mes cheveux sont bien placés? Ai-je quelque chose entre les dents? Mon maquillage est-il encore à point? Est-ce que mes vêtements sont corrects?

Cette conversation intérieure peut vite prendre toute la place. C’est pourquoi il est très important de discuter avec vos sujets pour éviter qu’ils deviennent envahis par ce genre de questions.

De quoi devriez-vous parler? 

Commencez par un sujet plutôt vaste et moins personnel. Bon, je ne parle pas nécessairement de discuter de la température, mais plutôt de vous intéresser à vos sujets avec des questions générales. Si vous ne savez pas de quoi discuter, regardez autour de vous pour vous inspirer.

Par exemple, si vous êtes dans un secteur particulier de la ville pour la séance, demandez à vos sujets s’ils sont déjà venus dans le coin. Demandez-leur quels sont leurs endroits préférés. Ensuite, pourquoi ne pas leur demander de vous raconter des anecdotes amusantes qu’ils ont vécues à ces endroits? 

Évidemment, gardez l’oeil collé à votre appareil pendant la conversation, et guettez les expressions de vos sujets alors qu’ils racontent leurs histoires! Vous obtiendrez de superbes mimiques propres à eux qui surprendront vos sujets! L’émotion se dégagera alors facilement de vos photos!

N’oubliez pas de donner en même temps des directives à vos sujets pour qu’ils sachent exactement comment se positionner pour être avantagés aux yeux de l’appareil photo.

Donnez à vos sujets quelque chose à faire, et surveillez leur réaction!

Parfois, le simple fait de diriger vos sujets en termes de poses ne sera pas suffisant. Il faudra trouver une façon créative d’obtenir le résultat recherché. 

Si vous photographiez un couple, vous pouvez demander à madame de détacher le premier bouton de chemise de monsieur. Alors qu’elle s’exécute, vous pouvez lancer: "juste le premier"!

Éclats de rire garantis! 

Vous pouvez demander à monsieur de sentir l’oreille de sa conjointe ou de lui chuchoter un truc idiot. Vous pourrez alors capturer des tonnes d’émotions différentes : la surprise, le rire etc. 

Si vous voulez voir des photos de couples remplies d’émotions authentiques, vous devez absolument voir le travail de Josh et Meg Shouder, de Love is a big deal.

Spécialisés dans les séances de mariage et de fiançailles, ils se sont fait connaître grâce à leur méthode Unposed. L’idée derrière cette méthode est de ne pas placer le sujets, mais plutôt d’obtenir des réactions par le jeu. Leurs photos sont magnifiques et touchantes. Vous pouvez voir plus de leurs superbes images ici

Pour raconter une histoire, utilisez l’environnement du sujet

Parfois, l’émotion dans un portrait se trouve bien au-delà de la personne elle-même. L’émotion peut se trouver dans l’éclairage, le décor, et l’ensemble des indices que vous laissez à vos spectateurs pour comprendre la personnalité de vos sujets.

Dans cette photo, le photographe Keenan Constance nous donne des indices sur la personne qu'il a photographiée grâce à la lumière et la théière. On peut présumer qu'il s'agit d'une personne de nature sereine qui pratique le yoga, par exemple. 

Si vous êtes invités à photographier vos sujets dans leur environnement, que se soit au travail ou à la maison, demandez-leur de vous faire visiter les lieux, si le temps le permet.

Durant la visite, posez des questions. Qu’est-ce qui vous a amené à aménager l’espace de cette façon? Quel est votre endroit préféré? Pourquoi utilisez-vous cette pièce la plupart du temps?

Les réponses peuvent vous surprendre et vous donner des idées d’éléments à intégrer dans vos photos pour montrer la personnalité de votre sujet. 

Lorsque vous voyez des objets intéressants, posez des questions à leur propos. Est-ce un souvenir de voyage? Une oeuvre fabriquée par son propriétaire? Une aubaine dénichée dans une vente de débarras? Les gens sont souvent très fiers de raconter ces anecdotes. Cela vous donnera alors beaucoup d’inspiration. Vous susciterez également la curiosité de vos spectateurs, qui chercheront à en apprendre plus sujet en jouant au détective!

Pour son autoportrait, le vidéaste et photographe Jakob Owens ne pouvait être plus clair quant à sa personnalité! On perçoit immédiatement sa passion pour le sport, le plein air et la production vidéo, en plus de son énergie débordante!

Faire place à la réflexion : l’émotion pure dans vos photos!

Parfois, on veut aller plus loin que les sourires et les éclats de rire. On veut que notre photo raconte réellement l’histoire de notre sujet, qu’elle transmette sa personnalité et que nos spectateurs ressentent l’émotion à travers l’image.

Pour arriver ce résultat, il faut aller plus en profondeur que les conversations à propos de la pluie et du beau temps. Pour transmettre une véritable émotion dans votre photo, il faut aller chercher l’histoire personnelle du sujet, trouver ce qui la rend unique…et s’y intéresser. Vraiment.

Par exemple, vous pouvez commencer en demandant à la personne de vous donner un conseil. Ce conseil sera probablement assez vague, du genre : vivez le moment présent. Il faudra alors inviter la personne à élaborer. Par exemple, demandez lui si il y a un moment où elle n'a pas vécu le moment présent? Cela forcera la personne à réfléchir et à vous raconter une tranche de vie qui lui est propre. Vous capturerez alors toute la sensibilité de votre sujet.

L’idée est d’entamer une conversation et d’aller de plus en plus en détail, jusqu’à ce qu’une émotion ou un moment digne d’être capturé se présente!

Si vous voulez en apprendre plus à ce propos, vous devez absolument connaître Brandon Stanton. Auteur de la série Humans of New-York, il a approché plus de 10 000 inconnus dans les rues de New-York et partout dans le monde, pour leur tirer le portrait et raconter leurs histoires.

 Je vous invite à aller regarder cette vidéo, où il explique son approche.

Conclusion

Bref, capturer une émotion sincère dans vos portraits dépend d’abord et avant tout de votre capacité à générer cette émotion au moment de la prise de vue.

Pour ce faire, vous pouvez procéder de plusieurs façons. 

Vous pouvez entamer une conversation avec vos sujets à partir de l’une de vos observations, pour ensuite les amener à vous raconter une anecdote comique. Profitez de l’occasion pour capturer leurs mimiques alors qu’ils vous racontent les événements. 

Vous pouvez aussi faire preuve d’originalité dans vos directives en termes de poses. Guidez vos sujets avec des actions qui peuvent sembler loufoques, comme souffler sur le front de son partenaire pour simuler un baiser, par exemple. Cela générera des photos candides que vos modèles chériront.

Les lieux et les accessoires utilisés dans les photos peuvent ajouter énormément d’émotion dans vos portraits. N’hésitez pas à interroger vos sujets sur leurs lieux préférés, leurs objets significatifs, etc. Ceci donnera plus d’informations à vos spectateurs pour les guider dans la compréhension de votre message! 

Enfin, certains photographes sont vraiment maîtres dans l’art de connecter avec leur sujet pour connaître leurs rêves, leurs aspirations, leurs joies et leurs douleurs. Brandon Stanton est un exemple à suivre pour créer des connexions avec ses sujets et obtenir des images magnifiques remplies d’émotions. 

Évidemment, cela fait beaucoup de choses à maîtriser! La plupart d’entre nous (moi y compris) prendront du temps pour utiliser tous ces moyens de rendre l’émotion dans nos portrait. 

Si vous avez des trucs et suggestions, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires! 

Sur ce, je vous dis à la prochaine, et bonnes photos!  


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Raw ou Jpeg…telle est la question!

Raw ou Jpeg? À un moment ou un autre de votre cheminement comme photographe, vous ferez face à cette question. Vous entendrez toutes sortes de débats à savoir pourquoi l’un est meilleur que l’autre pour des tas de raisons, un peu comme le débat apple contre PC. Mais quelles sont donc les réelles différences entre les deux formats? Pourquoi est-ce important? Qu’est-ce que ça change? C’est ce que j’ai bien l’intention de démystifier.

L’essentiel du JPEG

Lorsque vous achetez un appareil photo, le format de fichier par défaut est le jpeg. La raison est fort simple : la majorité des gens souhaite avoir une photo déjà prête à être utilisée directement à sa sortie de l’appareil photo et éviter d’avoir à la « développer » ou de se casser la tête avec des logiciels de traitement, qu’ils connaissent peu ou pas du tout.

Le procédé de « développement » est très rapide lorsque vous utilisez le format JPEG. Dès que vous appuyez sur le déclencheur, la photo se dirige directement vers la mémoire tampon de l’appareil photo et y reçoit un certain développement, qui est propre à chaque marque d’appareil photo ainsi qu’au style d’image que vous avez choisi dans votre appareil photo.

Vous avez probablement déjà aperçu la mention « standard » ou « portrait » quelque part sur l’écran de votre appareil en vous demandant de quoi si s’agissait. Il s’agit en fait d’un pré-réglage que vous pouvez choisir pour que l’appareil photo traite votre jpeg.

Appelé picture control chez Nikon et style d’image chez Canon, ce menu vous permet de choisir un préréglage de traitement photo pour vos jpegs ainsi que vous vidéos. Chacun de ces préréglages sont expliqués dans votre manuel de l’utilisateur. Vous pouvez également les modifier à votre guise.

Avec ce traitement, l’appareil photo modifiera la netteté, les contrastes, la luminosité et enverra ensuite le fichier compressé (dont il a éliminé l'information superflue) vers la carte mémoire.

Vous pourrez alors le lire sur votre ordinateur, votre téléphone, votre tablette et le partager sur le web avec vos amis. Par contre, il faut garder à l’esprit que la photo originale, celle qui existait avant ce traitement express, est disparue et irrécupérable.

Vous pouvez modifier le fichier JPEG après la prise de vue, mais jamais avec autant de possibilités qu’avec le raw. Vous avez aussi probablement déjà entendu parler de la notion de plage dynamique dans le débat du raw contre le jpeg. La plage dynamique définit la quantités de tons existant dans une photo. En jpeg, plusieurs de ces tons disparaissent, vous donnant moins de détails que dans un fichier raw.

Qu’est-ce que le raw?

Les fichiers raw sont des versions non compressées et non modifiées de toute l’information provenant du capteur numérique par rapport à l’image capturée.

Les fichiers raw contiennent donc une série de codes indiquant la couleur de chaque pixel et sa position dans la photo, entre autres.

Si le jpeg était un gâteau, le raw serait la recette. Vous pouvez modifier la recette à l’infinie avant de faire cuire le gâteau final.

Mais lorsque votre gâteau sort du four, il est trop tard. On peut lui ajouter du glaçage, mais le gâteau en soi restera le même, de la même façon qu’on peut ajouter des modifications à un jpeg mais on ne peut pas enlever le traitement initial qui a été fait.

D’ailleurs, comme une recette, le raw a besoin de plusieurs éléments avant de devenir un gâteau. Il faut pouvoir le cuisiner. Et notre cuisine, c’est le logiciel de traitement, comme celui qui vient avec votre appareil photo, ou un plus sophistiqué, comme Lightroom, Camera Raw ou Capture One.

Les deux plus grands logiciels de traitement raw sont Capture One (gauche) et Lightroom (droite).

Grâce à ces logiciels, vous pouvez modifier la photo de façon non destructive jusqu’à l’obtention d’un résultat satisfaisant avant de pouvoir la publier sur le web, ou l’imprimer. C’est à cause de cette flexibilité et cette quantité significativement supérieure d’information que le raw est supérieur au JPEG… et aussi beaucoup plus lourd : on parle de 3 à 4 fois plus lourd qu’un jpeg.

Dans quelles situations est-il préférable d’utiliser le raw?

Si le format raw est nettement supérieur au jpeg à cause de sa flexibilité et la quantité d’information qu’il contient, il n’est pas forcément adapté à tous les utilisateurs ni à toutes les situations. Il n’est pas question d’un débat apple contre PC, où on risque de se retrouver face à des tas de problèmes d’incompatibilité si on veut utiliser les deux en même temps! Certaines situations se prêtent mieux au jpeg et d’autre au raw.

La photo de reportage

Si vous faites de la photo de reportage, vous serez confronté à de nombreuses situations qui risquent d’être changeantes en terme d’éclairage, de compositions, de couleurs et de sujets. Votre but est de saisir les moments, au fur et à mesure qu’ils se présentent.

Dans ce type de situation où il faut réagit rapidement, même les professionnels peuvent rater leur exposition. On ne peut pas mettre sur pause le moment parfait où la maman de la mariée versera une larme en apercevant sa fille avec sa robe pour régler parfaitement notre exposition.

En utilisant le format raw, vous vous donnez une bouée de secours qui vous permettra de réparer certaines imperfections de la prise de vue au traitement. Bref, si les mariages, le journalisme ou  les événements vous intéressent, alors le raw est pour vous!

Cette photo a été prise avec une légère surexposition (gauche). L’image semble délavée. Il n’a pas été très difficile de ramener la bonne exposition dans Lightroom, sans perte de qualité (photo de droite)

Cette photo a été prise avec une légère surexposition (haut). L’image semble délavée. Il n’a pas été très difficile de ramener la bonne exposition dans Lightroom, sans perte de qualité (bas)

Vous avez besoin d’une plus grande plage dynamique

La plage dynamique, comme nus avons vu au débit de cet article, fait référence à la quantité de tons disponibles dans une image. Si vous faites de la photographie de paysages, de nature, d’architecture ou de n’importe quel genre de photographie qui implique des scènes contrastées avec beaucoup de nuances, le raw sera votre meilleur ami, car il vous permettra d’obtenir beaucoup plus de détails dans toutes les zones de votre image. Vous aurez ainsi du détail dans les ombres et les autres lumières, et plus de couleurs avec lesquelles travailler.

Dans quelles situations est-il préférable d’utiliser le jpeg?

Vous devez avoir des photos prêtes immédiatement

Si vous prenez des photos dans le but de les publier le jour même, soit parce que vous couvrez un événement pour la presse, pour avoir quelque chose pour alimenter les médias sociaux d’une entreprise pendant que le sujet est chaud, ou encore pour avoir des images disponible rapidement pour permette à un client de les choisir, alors le format jpeg vous sera plus utile.

Par contre, si vous souhaitez quand même conserver la flexibilité du raw pour retravailler vos photos favorites plus tard, vous pouvez alors utiliser l’option raw+jpeg. Attention cependant : assurez vous d’avoir sous la main quelques cartes mémoire de rechange!

Vous prenez des photos pour le web ou autre plus petit format

Une photo pour un catalogue de produits qui seront seulement affichés sur le web ne nécessitent pas de traitement très étendu pour faire le travail. Après tout, ces images ne sont pas affichées en très grand format et la différence ne sera pas perceptible.

Comme vous aurez besoin de plusieurs photo, les retoucher individuellement serait une perte de temps. Mon conseil : photographiez en jpeg, mais assurez vous d’Avoir une exposition correcte et une bonne température de couleur (voir balance des blancs).

Vous n’avez pas assez d’espace

De nos jours, le prix du stockage de fichiers sur tout support confondu est très abordable et ne devrait pas être un facteur déterminant pour votre choix entre le jpeg et le raw.

Cependant, je vous promet qu’il vous arrivera une situation où vous aurez oublié votre plus grosse carte mémoire dans votre ordinateur et que vous vous retrouverez sur le terrain toute la journée avec votre petite carte de 8Go.

Si vous craignez de manquer d’espace pour stocker vos précieux souvenirs (ou pire, les photos de votre client), utilisez le format jpeg.

Pour usage personnel

Même pour les professionnels, certaines photos ne valent pas la peine d’être prises en raw.

Par exemple, j’organise parfois un petit Photo Booth lors de mes réunions de famille. J’imprime les photos immédiatement, et mes proches repartent avec un souvenir de leur soirée.

Dans ce cas, le format raw n’est pas nécessaire. Même chose pour un barbecue ou un souper d’anniversaire… je ne prévois pas retoucher et exposer ces photos! Bref, connaissez votre public et l’utilisation que vous souhaitez faire de vos photos : la décision viendra facilement.

Vous utilisez le mode rafale

Si vous prenez souvent des photos en mode rafale pour des photos sportives, par exemple, il serait préférable d’utiliser le jpeg.  Comme le format de fichier est plus léger, il remplira moins rapidement la mémoire tampon de votre appareil. Vous aurez ainsi accès à la vitesse de rafale optimale de votre appareil.

En conclusion

Nous avons vu que les deux formats de fichier les plus utilisés en photographie ont tous les deux leur raison d'être, leurs avantages et leurs inconvénient. Comme dans plusieurs aspects de la photographie, la réponse au débat du raw contre le jpeg reste vague : ça dépend.

Le jpeg sera votre allié sur vous souhaitez avoir une solution simple, rapide et compacte. Si vous faites des photos qui doivent êtres prêtes à être publiées tout de suite, si vous avez besoin de plus petits fichiers ou si vous ne prévoyez pas de retouche étendue, le jpeg sera plus adapté à vos besoin.

Le raw, de l'autre côté, est beaucoup plus flexible. Il sera un meilleur choix si vous prévoyez faire beaucoup de retouche, devez récupérer des imperfections au niveau de l'exposition, ou maximiser la plage dynamique de votre photo.

J’espère vous avoir éclairé au sujet du fameux débat du raw contre le jpeg. Comme vous avez pu le constater, il n’y a pas de réel vainqueur entre les deux : tout dépend de l’usage que vous en faites!

Sur ce, n'hésitez pas à me laisser vos questions en commentaires et à partager cet article si il vous a aidé!

À la prochaine, et bonnes photos!


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

6 raisons d’apprendre la photographie

Ça fait un bout de temps que vous y pensez. Vous regardez les photos que vous prenez avec votre téléphone, mais vous n’êtes pas satisfaits de vos résultats. Votre compte instagram est à jour, mais votre cousin photographe a beaucoup plus de likes que vous. Vous n’imprimez jamais vos photos parce que lorsque vous le faites, la qualité ne vous plaît pas. Vous aimeriez commencer votre aventure comme apprenti photographe, mais les nombreux termes techniques vous découragent, et les magasins de photos avec tous leurs gadgets vous rendent confus au point de vous faire ressortir aussitôt…

Si vous vous reconnaissez dans cette introduction, il est fort probable que vous n’ayez pas osé commencer. Si c’est le cas, ne vous en faites pas. Après avoir lu cet article, je vous garanti que vous voudrez foncer au magasin de photographie le plus proche, carte de crédit en main, pour commencer votre nouvelle aventure! Alors voyons voir les raisons pour lesquelles vous devriez assurément apprendre la photographie.

Parce que c’est très amusant (duh!)

La photographe est un loisir très agréable, parce que le nombre de choses que vous pouvez vous exercer à photographier est absolument illimité. Peu importe vos passions ou vos loisirs préférés, la photographie peut être un ajout formidable à vos activités.

Vous adorez les randonnées en montagne? Apportez votre appareil et vous pourrez photographier la vue incroyable du sommet et la partager avec tous vos amis! Vous êtes amateur de sport? Exercez vous à photographier les parties de hockey auxquelles vous assisterez! Vous adorez les voyages et il vous faudrait un support visuel pour raconter vos aventures? La photographie sera votre alliée. Vous fabriquez des objets de vos mains et souhaitez vous remémorer votre fierté à la fin de votre projet? Votre appareil photo ne sera jamais bien loin! Votre entreprise est votre bébé et vous voulez alimenter vos réseaux sociaux et votre site web avec de belles photos? Tout cela est possible!

Imaginez la fierté de créer de superbes images tout en faisant ce que vous aimez! Ce qui m’amène au prochain point…

Vous vous sentirez très fier


Rien ne nous rend plus fier que de faire des progrès dans un nouveau défi et de voir notre amélioration. Comme toutes les formes d’art, apprendre la photographie vous demandera de sortir de votre zone de confort, d’explorer de nouvelles opportunités et de maîtriser des concepts qui ne vous étaient pas familiers.

Cela peut sembler intimidant, mais sachez que la plupart de ces concepts sont beaucoup moins impressionnant qu’ils en ont l’air. Imaginez pouvoir parler d’histogramme, posemètre, ouverture, ISO, obturation sans avoir l’impression de parler une autre langue? Ça peut arriver plus vite que vous ne le croyez!

Après avoir appris les principes de base, vous pourrez même vous aventurer dans Photoshop, et vous pourrez dire à vos amis que vous avez un nouveau super pouvoir : celui de faire perdre 30 livres à quelqu’un en quelques minutes! Bon, j’exagère un peu, mais ce n’est que pour vous rendre enthousiaste! 

Vous aurez une raison de bouger!


Il y a deux catégories de gens : ceux qui se sont mis à marcher des kilomètres à la sortie de Pokémon go… et les photographes! Sérieusement, si vous faites partie de ceux qui se disent qu’ils devraient marcher un peu plus et aller prendre l’air, apprendre à faire de belles photos sera l’excuse idéale pour bouger!

Lorsqu’on s’exerce à la photographie, on est très concentré… du moins je vous le souhaite, car vous aurez de meilleurs résultats! Ainsi, le temps passé à marcher, seul ou avec votre modèle, vous apparaîtra beaucoup plus court!  De plus, vous apprendrez bien assez vite que les endroits les plus cool à photographier sont souvent ceux qui ne sont accessibles qu’à pied!

Finalement, pour avoir des photos sensationnelles, il faut parfois réagir très rapidement, se déplacer en rampant, se coucher à plat vendre ou se faire tout petit. Après tout, les angles de vue les plus originaux sont rarement pris à la hauteur de vos yeux! Vous n’aurez peut être pas le physique de monsieur univers en prenant quelques clichés, mais croyez moi, votre corps vous remerciera!

Vous pourrez briller sur les réseaux sociaux!


Vous le savez probablement déjà, pour briller sur les réseaux sociaux, avoir de belles photos n’est pas une option. Apprendre la photographie vous permettra d’alimenter vos comptes avec abondance et vous exprimer avec peu de mots!

D’ailleurs, la beauté des différentes plateformes comme Facebook, Instagram, Snapchat et compagnie est qu’elles vous offrent des tas de filtres pour vous aider à embellir vos oeuvres! Donc, même si vous n’êtes pas le meilleur photographe en ville dès le départ, vous pourrez vous débrouiller avec les nombreux outils qui seront à votre disposition! Vous aurez de belles photos de profils qui généreront des tonnes de likes! Qui sait, l’une de vos photos deviendra peut-être virale!

Vous aurez des souvenirs pour toujours!


La mémoire est une faculté qui oublie…sauf quand on a des photos pour nous aider! Combien de fois vous est-il arrivé de tomber sur de vieilles photos et de demander à la personne qui les ont prises c’était quand? De vous remémorer des moments agréables grâce à des photos prises plusieurs mois, mêmes plusieurs années auparavant?

Encore récemment, je suis tombée sur une photo d’un événement dont je ne me souvenait même pas, et j’ai été très contente de l’avoir prise. Apprendre la photographie vous donnera l’opportunité d’immortaliser les événements importants de votre vie et celle de vos proches.

La photo vous permettra de garder votre animal de compagnie en format trop mignon pour toujours, de même que vous remémorer combien vos enfants ou petits enfants étaient adorables lorsqu’ils seront devenus grands.

En passant, une étude rapportée par le Daily Mail a révélé que les enfants qui grandissent dans une maison remplie de photos de famille ont une meilleure estime d'eux même et un meilleur sens de l'identité!

Apprendre la photographie vous fera économiser beaucoup d’argent!


Là, je vous entends déjà me dire mais voyons Joannie, la photographie ça coute cher! Les appareils photos, les lentilles, les flashs et tous les accessoires… il y a de quoi se ruiner! Sur ce point, je ne peut pas vous contredire, car vous avez en partie raison. L’équipement professionnel peut s’avérer coûteux, surtout lorsqu’on a des besoins de qualité plus élevés que la NASA.

Mais, c’est rarement le cas. Les caméras numériques font des progrès à une vitesse effrénée et les modèles de caméras sont constamment remplacés par de nouveaux, car la compétitions chez les fabricants est particulièrement féroce.

À cause de ce phénomène, vous pourrez certainement vous procurer une ancienne version d’une caméra très performante à une fraction du prix dans une liquidation, ou encore si vous achetez la caméra d’un apprenti qui, contrairement à vous, n’a jamais su se servir de son appareil photo.

Si vous travaillez éventuellement avec des flashs, vous verrez qu’il y a des tas de sites web qui vendent des accessoires comme des parapluies, boite de lumière, fonds, réflecteurs, et j’en passe, à des prix forts raisonnables.

Finalement, vous savez probablement que les services des photographes professionnels ne sont pas exactement bon marché. En effet, leur expertise, leur savoir faire et leurs équipements à la fine pointe font en sorte que le prix est plutôt élevé. Imaginez pouvoir prendre de superbes photos de familles avec vos proches à chaque année sans avoir à vous déplacer dans un studio de photo!

Si vous avez une petite entreprise, vous êtes encore mieux placés pour savoir que les services d’un photographe peuvent rapidement gruger votre budget. En apprenant les techniques de photographies qui sont propres à vos besoins, vous deviendrez éventuellement autonomes pour les shootings photo répétitifs et ainsi économiser des centaines, voir des milliers de dollars en services et en droits d’auteurs! Cela vous donnera plus de latitude pour faire grandir votre business!

Je suis là pour vous aider!

J’ai commencé ce blogue avec la ferme intention de rendre la photographie accessible à tous et pour partager ma passion avec tous ceux qui me liront! D’ailleurs,  si vous avez des questions, il me fera plaisir de vous répondre dans les commentaires de cet article, ou sur ma page facebook

Sur ce, je vous dis à la prochaine, et bonne photos!


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi!