Portrait Archives - Page 2 sur 2 - Joannie Therrien

Archives de catégorie pour \ " Portrait "

5 trucs pour retoucher les yeux comme un pro!

Vous avez certainement déjà voulu améliorer les yeux dans vos portraits. Vous vous êtes probablement déjà demandé comment retoucher les yeux dans Lightroom ou dans Photoshop.

Après tout, vous déjà entendu le vieil adage qui dit que les yeux sont le miroir de l’âme, ou quelque phrase du même genre. Certains disent qu’en portrait, le regard est d’une importance capitale… et ils ont bien raison!

Si vous voulez que les yeux soient plus lumineux, faire briller les yeux, les éclaircir ou y ajouter de la lumière, vous allez adorer cet article.

Je vous dévoilerai tout! Après la lecture de cet article, vous serez en mesure de rendre le regard de vos modèles complètement envoûtant!

Comment obtenir un regard brillant, dès la prise de vue

Avant de parler de retouche, il serait bon de parler de comment obtenir un regard lumineux et vivant dès la prise de photos.

Soyez rassurés, je ne m’aventurerai pas dans un univers psychologique ou ésotérique!

Je vais plutôt vous parler de ce qui rend les yeux plus brillants : les reflets de lumière dans les yeux, aussi couramment appelés catchlights. Pour mieux comprendre, vous n’avez qu’à vous imaginer les personnages de dessins animés japonais avec leurs yeux énormes. Les catchlights, ce sont les gros points blancs dans leurs yeux.

Les yeux réfléchissent tout ce qu’il y a autour d’eux, comme des miroirs. Cependant, pour que ces reflets soient bien apparents, il faut qu’il y ait quelque chose de très lumineux dans l’environnement.

En studio, obtenir des catchlights intéressants est très simple, puisque le flash se réfléchit directement dans les yeux. Le reflet prendra la forme de ce que vous utilisez pour diffuser votre flash.

Mais, en lumière naturelle, obtenir de beaux reflets lumineux dans les yeux peut être plus difficile. Pourquoi? Parce que ce qui produit le reflet le plus lumineux dans les yeux, c’est le soleil. Or, placer le sujet face au soleil ne nous donnera pas le résultat voulu, la plupart du temps. La lumière sur le sujet sera trop forte, notre modèle va plisser les yeux, bref, une recette pour le désastre!

Alors, comment faire?

À l’intérieur, placez une source lumineuse près de votre sujet : une fenêtre, ou une porte ouverte, par exemple.

À l’extérieur, assurez-vous qu’une partie du ciel soit visible dans les yeux de votre modèle. Sinon, utilisez un réflecteur pour renvoyer de la lumière vers les yeux de votre modèle.

Mais, si malgré tout cela, vous n’êtes pas satisfait de la lumière dans les yeux de vos modèles, les logiciels de traitements voleront à votre secours! Ici, j’ai groupé mes meilleures techniques de retouche pour les yeux. Elles peuvent être utilisées toutes ensemble, ou séparément.

Premier truc pour faire retoucher les yeux : augmenter le contraste de l’iris

L’iris de l’oeil est l’endroit où les couleurs se trouvent, avec tous les détails qui sont uniques à chaque personne. Il est rempli de nervures plus pâles et plus foncées. En augmentant le contraste de l’iris, vous allez accentuer ces détails.

Augmenter le contraste de l’iris dans Lightroom

Pour augmenter le contraste de l’iris dans Lightroom, utilisez le filtre radial. Il est simple d’utilisation, flexible, et vous permet de faire vos modifications en quelques clics!

Pour accéder au filtre radial dans Lightroom, il suffit d’aller le chercher dans le panneau de droite du module de développement. Il est illustré par l’icône ronde sous l’histogramme. Vous pouvez aussi l’activer avec la touche shift+M.

Puis, encerclez l’iris de l’oeil avec le filtre radial. Assurez-vous que l’option inverser est cochée. Puis, vous pouvez ajouter du contraste avec le curseur de contraste, ou en jouant avec les curseurs de blanc, hautes lumières, ombres et noirs. La couleur peut aussi être changée avec les curseurs de saturation et de balance des blancs.

Une fois le premier réglage effectué, vous pouvez appliquer le même effet à l’autre oeil en dupliquant le filtre radial du premier oeil. Il suffit de faire un clic droit sur le point gris, de dupliquer, puis de positionner le filtre sur l’autre oeil!

Augmenter le contraste de l’iris dans Photoshop

Dans Photoshop, il y a de très nombreuses façons de s’y prendre pour ajouter du contraste.

Pour l’iris, nous allons utiliser la méthode la plus rapide pour ajouter du contraste : dupliquer le calque d’arrière-plan, et d’utiliser le mode de fusion lumière tamisée.

Comme le contraste s’applique partout, il va falloir ajouter un masque de fusion, pour appliquer l’effet seulement pour l’iris des yeux. Pour ce faire, appuyez sur la touche option ou alt, et cliquez sur le bouton masque de fusion en bas du panneau des calques.

Pour appliquer l’effet, il suffit de peindre en blanc sur le masque à l’endroit désiré.

Normalement, l’effet devrait être suffisant tel quel. Si c’est trop, il suffit de réduire l’opacité du calque. Si ce n’est pas suffisant, vous pouvez dupliquer le calque où se trouve votre effet.

Pour changer le contraste et les couleurs en même temps

Une autre façon d’augmenter le contraste de l’iris dans Photoshop est d’utiliser l’outil courbe. L’avantage de la courbe est que vous pouvez, en même temps que le contraste, modifier la couleur de l’iris, comme on l’a fait dans Lightroom.

Pour ce faire, il faut créer un calque de réglage de courbe, qui est cette icône-ci dans le panneau des réglages.

Si vous ne voyez pas le panneau des réglages, vous pouvez aller le chercher dans le petit menu des calques de réglages au bas du panneau des calques.

Pour ajouter du contraste, vous n’avez qu’à aller dans le petit menu déroulant et choisir contraste accentué. Le contraste sera très intense, mais ce n’est pas un problème puisqu’on peut modifier l’opacité du calque par la suite.

Pour la couleur, il suffit d’aller changer le canal RVB pour un autre canal. Dans Lightroom, on a ajouté un peu de bleu. Donc, on va légèrement augmenter la courbe de bleu, ainsi que la courbe de vert.

L’effet s’applique partout. Pour que notre effet ne s’applique qu’à certains endroits, il va falloir changer le masque blanc pour un masque noir. Il suffit de cliquer sur le masque et d’utiliser le raccourcis clavier cmd ou ctrl I.

Pour appliquer l’effet seulement à l’endroit désiré, on peut procéder de la même façon que tout à l’heure, en peignant en blanc sur ce masque.

L’effet est très intense alors je vais en réduire l’opacité pour le rendre un peu plus naturel.

Vous verrez qu’entre les deux méthodes, l’effet sur le contraste est assez semblable. La courbe nous aura simplement servi à changer un peu les couleurs.

Deuxième truc pour retoucher les yeux : foncer le contour de l’iris

Le contour de l’iris des yeux est souvent plus foncé que le reste de l’oeil. Pour donner un effet spectaculaire au regard, vous pouvez foncer encore plus le contour de l’iris. Ceci aura pour effet de mieux séparer l’iris du blanc de l’oeil et de faire ressortir la couleur en même temps.

Foncer le contour de l’iris dans Lightroom

Pour foncer le contour de l’iris dans Lightroom, il suffit de sélectionner le pinceau de réglages dans le haut du panneau de droite dans le module de développement. Vous pouvez aussi l’activer avec le raccourci clavier K.

Vous n’avez qu’à réduire l’exposition et peintre sur le contour de l’iris avec un rayon suffisamment petit, et voilà!

La beauté du pinceau de retouche, c’est que vous pouvez augmenter ou réduire l’exposition de l’effet, même après l’avoir appliqué.

Foncer le contour de l’iris dans Photoshop

Pour éclaircir ou assombrir n’importe quelle partie de mes photos, j’utilise la technique de Dodge and burn. Il existe plusieurs méthodes pour éclaircir et assombrir. Personnellement, j’utilise deux calques de réglages de courbe. L’un de deux calques servira à assombrir, et l’autre, à éclaircir.

La raison pour laquelle je sépare les deux, c’est que c’est 100% non destructif. On peut revenir en arrière à tout moment, grâce aux masques.

Comme nous souhaitons seulement assombrir pour le moment, nous allons commencer avec une seule courbe. Pour ce faire, il suffit de cliquer sur l’outil courbe dans le panneau de réglage. Si vous ne voyez pas cette icône, vous pouvez aussi cliquer sur l’icône de réglage au bas du panneau des calques et sélectionner la courbe.

Pour foncer l’image, il suffit de cliquer sur un point au centre de la courbe et de le tirer vers le bas.

Comme on ne veut pas que l’effet s’applique partout, nous allons remplir le masque de noir. Pour ce faire, il suffit de cliquer sur le masque, puis d’utiliser le raccourcis clavier cmd ou ctrl I.

Maintenant, vous pouvez peindre l’effet où vous voulez. Je vous recommande d’utiliser un pinceau blanc, mais à très faible opacité, autour de 10%.

On peut en profiter aussi pour foncer un peu la ligne des cils, le coin de l’oeil, comme pour ajouter un maquillage très subtil.

Il se peut que vous remarquiez une variation des couleurs avec cet ajustement. Si c’est le cas, il suffit de changer le mode de fusion du calque de courbe pour luminosité.


TROISIÈME truc pour ajouter de la vie dans les yeux : un peu plus de lumière

Pour rendre les yeux plus vivants, éclaircissez légèrement la partie inférieure de l’iris. Cet effet est subtil, mais saisissant!

Ajouter de la lumière au regard dans Lightroom

Pour ajouter de la lumière dans les yeux avec Lightroom, nous allons encore procéder avec l’outil pinceau de retouche.

Le principe est exactement le même que pour foncer le contour de l’iris. Avec le raccourci K, activez le pinceau de retouche.

Puis, augmentez l’exposition autour de 0,6. Avec un rayon assez petit, peignez dans l’iris juste au-dessus de la ligne plus foncée du contour.

Encore une fois, si l’intensité de l’effet ne vous plaît pas, vous pouvez à tout moment modifier l’exposition de votre outil.

Ajouter de la lumière au regard dans Photoshop

Pour ajouter de la lumière dans les yeux avec Photoshop, nous allons encore une fois utiliser la technique de Dodge and Burn.

Comme nous n’avons créé que la courbe plus sombre tout à l’heure, il faudra créer la courbe plus claire.

Pour ce faire, cliquez sur le réglage de courbe dans le panneau de réglages, ou allez le chercher dans le menu de réglages en bas du panneau des calques.

Sélectionnez un point central dans la courbe et tirez-le vers le haut. Encore une fois, il faudra inverser le masque pour que l’effet ne soit visible qu’aux endroits choisis, et non partout. Pour y arriver, il suffit de cliquer sur le masque, puis d’utiliser le raccourcis clavier cmd ou ctrl I.

Enfin, utilisez un pinceau blanc à faible opacité pour appliquer l’effet.  Vous pouvez en profiter pour éclaircir le coin inférieur de l’oeil, ou le blanc des yeux, ce qui m’amère au prochain point…

Quatrième truc pour retoucher les yeux : éclaircir le blanc des yeux

Souvent, le blanc des yeux peut sembler plutôt gris. Il existe plusieurs façons de le rendre plus blanc. Comme la majorité des techniques de retouche pour accomplir cela donnent généralement un effet beaucoup trop intense et donnent des yeux qui ressemblent à des yeux d’extra-terrestre, je vous suggère d’y aller avec parcimonie.

La meilleure façon de procéder, à mon avis, c’est avec le pinceau de réglage dans Lightroom, et avec les courbes dans Photoshop.

Comme nous avons déjà utilisé ces outils, je ne repasserai pas toutes les étapes en détail.

J’irai simplement avec une suggestion. N’oubliez pas que les yeux sont une boule. Par conséquent, il faut conserver cette impression de trois dimensions lors de la retouche.

Pour ce faire, peignez votre effet plutôt autour de l’iris, en y allant plus léger près des contours de l’oeil. Ainsi, le volume sera préservé.

Cinquième truc pour retoucher les yeux : enlever les veines

Ah, les petites veines dans les yeux! Elles sont si petites, et pourtant, elles peuvent réellement distraire d’un portrait qui aurait pu être absolument magnifique.

Alors, comment faire pour les enlever?

Malheureusement, le truc dont je vais vous parler ne fonctionne que dans Photoshop. Mais, croyez-moi, il est très efficace. J’ai découvert ce truc grâce à Scott Kelby. Celui-ci disait qu’après avoir utilisé l’outil tampon, l’outil correcteur et à peu près tout ce qui est possible, il a arrêté son choix sur un outil qui pourrait vous surprendre.

Il s’agit de l’outil pinceau, tout simplement. Eh oui! Le secret, c’est de sélectionner la couleur la plus près de la veine qu’on cherche à enlever avec la pipette (raccourcis clavier I). Comme les couleurs dans l’oeil varient beaucoup, vous devrez faire plusieurs sélections de couleur.

Ensuite, il suffit de peindre par dessus les veines sur un nouveau claque, à une opacité du pinceau d’environ 20%.

Lorsque vous avez terminé, vous aurez peut-être l’impression que l’oeil semble un peu trop lisse et parfait. Pour remédier à la situation, il suffit d’ajouter un peu de bruit sur le calque de retouche.

Allez dans filtre, bruit, ajout de bruit. Puis, sélectionnez un rayon d’environ 1,5 et le tour est joué!

Conclusion

Bref, dans cet article, j’ai voulu vous montrer les méthodes les plus simples et efficaces pour obtenir un regard envoûtant dans vos portraits, à tous les coups!

Plusieurs chemins sont possibles pour y arriver, mais j’ai décidé de vous montrer les manières les plus simples et rapides d’arriver à de beaux résultats.

En gros, nous avons vu que la retouche des yeux peut impliquer plusieurs retouches différentes, selon les besoins.

Les retouches que j’effectue le plus souvent sont l’ajout de contraste dans l’iris, foncer le contour de l’iris, ajouter de la lumière dans le regard, éclaircir le blanc de l’oeil et enlever les veines.

Dans Lightroom, la plupart de ces effets peuvent être réalisés  l’aide du filtre radial et du pinceau correcteur.

Dans Photoshop, il y a plusieurs options. Pour ajouter du contraste, j’utilise le mode de fusion lumière tamisée sur un duplicata de la photo. Puis, j’utilise deux courbes pour éclaircir et assombrir. Une plus claire et l'autre plus sombe. Pour retoucher les veines, je peins simplement par dessus.

Rien ne vous oblige à faire toutes ces retouches pour chaque photo. Mon but ici était de vous montrer les possibilités, pour vous permettre de choisir!

J’espère sincèrement que cet article vous aidera à donner à vos modèles un regard spectaculaire! Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les écrire en commentaires!

À la prochaine, et bonne retouche!


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Faire plus de projets personnels, s’amuser plus et vivre de la photo!

Avez-vous déjà voulu faire plus de projets personnels sans arriver à les intégrer à votre emploi du temps chargé? Avez vous déjà rêvé d'organiser une exposition de vos plus belles oeuvres, mais abandonné l'idée? Avez-vous déjà voulu vous éclater avec d'autres professionnels, mais vous ne saviez pas comment les approcher? Vous êtes-vous déjà demandé comment faire la transition entre votre emploi et vivre de la photo?

Peu importe les questions qui vous touchent parmi celles-ci, je vous promets que vous allez adorer cet article!

L'article d'aujourd'hui est très spécial parce que c'est la première fois que je reçois une photographe professionnelle en entrevue sur mon blogue.

J'ai rencontré pour vous une jeune photographe de Québec qui est très talentueuse et créative. Elle a su se démarquer grâce à de nombreux projets personnels et ses séances photo conceptuelles.

La photographe dont je vous parle, c'est Sandra Des Trois Maisons, aussi connue sous le nom de Sandra Sunshine.

L’idée de cette entrevue m’est venue quand j’ai écrit un article invité sur Photogeek au sujet de l'importance des projets personnels. La personne qui me revenait constamment en tête pendant de la rédaction, c’était Sandra. J’ai alors voulu l’inviter en entrevue et j’ai été ravie qu’elle accepte mon invitation pour partager son cheminement avec vous!

Pssst! Voici l'entrevue en vidéo :

La naissance d'un projet conceptuel : de l'idée à l'exposition

En avril, Sandra a exposé son projet conceptuel intitulé Glitter Body Projet (voir la photo en début d'article). Le résultat est absolument grandiose. Je l'ai interrogé à savoir comment lui était venue l'idée d'un projet d'une telle originalité.

«En fait, dit-elle, ce projet personnel découle d'une autre séance conceptuelle que j'avais déjà faite dans le passé : la séance paillettes. L'idée de cette séance conceptuelle était d'intégrer des paillettes dans les cheveux, au niveau du maquillage, dans les vêtements. Dans mon enthousiasme, j'ai acheté trop de paillettes! Alors je me suis demandé, simplement, comment je pourrais utiliser ces paillettes que j'avais achetées en trop.»

«Puis, soudainement m'est venue l'idée de faire du body painting avec des paillettes. J'ai donc fait une petite annonce sur Facebook pour trouver des volontaires. J'avais besoin de femmes à l'aise avec leur corps, puisque la séance impliquait de la nudité. Une nudité couverte de paillettes, mais où on devinait clairement les formes du corps tout de même. Un bon nombre de femmes ont répondu à mon annonce. J'ai eu des personnes de tous âges, toutes formes et c'était vraiment intéressant.»

Comment organiser sa propre exposition rapidement, avec peu de moyens

À force de faire des photos dans le cadre de son projet, Sandra voyait le potentiel de ses photos. Comme la durée de vie sur les réseaux sociaux est courte, elle s'est dit que les images étaient trop belles pour n'avoir qu'une vie éphémère. D'autant plus que de nos jours, les photos sont souvent condamnées à ne rester que sur un écran d'ordinateur. Elle souhaitait afficher la beauté et la confiance de ces femmes pour leur rendre hommage. Je lui ai alors demandé comment elle avait organisé sa propre exposition.

Première étape : trouver le lieu

«J'ai commencé par chercher un endroit pour exposer mes oeuvres. Ce n'était pas évident, parce que les lieux d'exposition sont souvent réservés plusieurs mois à l'avance, alors que ma décision d'exposer était arrivée d'un seul coup. Je devais trouver un endroit qui pourrait recevoir un bon nombre de gens, en étant adapté pour afficher des oeuvres. C'est là que j'ai arrêté mon choix sur les Ateliers du Réacteur, à Québec. Le lieu peut être loué à la journée, en plus d'avoir un cachet est vraiment très intéressant.»

Deuxième étape : planifier l'accrochage, les amuses-gueule, la promotion et tout le reste

Interrogée sur ses meilleurs conseils en organisation d'un événement du genre, Sandra nous donne un truc simple, mais efficace : faire des listes!

«Personnellement, j'ai quand même certaines compétences en organisation. Je suis aussi une perfectionniste alors j'ai tendance à vraiment penser à tout. J'ai eu la chance d'avoir de l'aide de ma famille et de mon conjoint. J'ai aussi fait beaucoup de listes, pour m'assurer de ne rien oublier! En plus, c'est tellement satisfaisant de cocher ou barrer les tâches de la liste une fois accomplies!»

Troisième étape : attirer un public

Pour Sandra, l'élément le plus stressant était de savoir si son exposition allait attirer un public. Elle en a fait la promotion sur les réseaux sociaux à l'aide d'un événement Facebook, mais demeurait incertaine quant à la quantité de gens qui se déplaceraient.

« Ce qui m'inquiétait le plus, c'était de savoir s'il y aurait des gens. Sur les événements Facebook, les gens disent qu'ils sont intéressés ou qu'ils viennent,  mais finalement, personne ne se déplace. Heureusement, ça s'est très bien passé!  J'ai eu entre 60 et 70 personnes pendant la soirée. Il y avait des gens que je ne connaissais pas, il y avait aussi des clients. Ce n'était pas que la famille et les amis alors je suis vraiment satisfaite! Ce fut vraiment une belle réussite pour moi, d'autant plus que j'ai vendu la moitié de mes oeuvres! »

Trouver l'inspiration pour ses projets personnels et séances conceptuelles

En date d'écriture de cet article, Sandra compte déjà une quinzaine de projets conceptuels à son actif. Je l'ai donc interrogé à savoir comment elle trouvait toutes ses idées. Voici ce qu'elle m'a raconté:

«Tout a commencé avec l'émission America's Next Top Model. Le but de l'émission est de créer une nouvelle modèle américaine. À chaque émission, il y avait une séance photo thématique. Comme j'aime les belles coiffures, le maquillage et les vêtements, ça m'attirait beaucoup.»

«Au début, je reprenais les idées qu'il y avait dans cette émission-là. Inspirée d'une séance faite dans l'émission, une de mes premières séances conceptuelles était sur les 7 péchés.»

«Pour trouver mes collaborateurs, j'écrivais un petit mot sur Facebook et je demandais à mes amis si quelqu'un était disponible pour la coiffure, le maquillage, le modeling, ou simplement pour prêter des vêtements ou accessoires en lien avec le thème. Ce n'était pas encore très professionnel, je n'avais pas encore suivi mon cours en photographie quand j'ai commencé. De fil en aiguille, ça s'est rodé. J'ai fait mon cours et les photos étaient de meilleure qualité. Éventuellement, les gens étaient prêts à payer pour vivre cette expérience et avoir des photos qui sortent de l'ordinaire!»

Maximiser son temps pour faire plus de projets personnels : organisation, accessoires et décors

Pour arriver à faire autant de séances conceptuelles, Sandra nous dit que le secret est dans la préparation. Comme elle fait toutes les prises de vue en un week-end, tout doit être planifié à l'avance. Je lui ai donc demandé quel était son processus créatif.

« Officiellement, je fais une séance conceptuelle tous les deux mois. Seulement pour la préparation, il me faut parfois plus d'un mois pour trouver tous les accessoires dont j'ai besoin. Je crée aussi des vêtements, des bijoux ou des accessoires. J'invite parfois des designers et artisans québécois à prêter de leurs créations en échange de la visibilité. J'utilise aussi beaucoup d'éléments de seconde main. Ainsi, c'est plus économique, tout en évitant la surconsommation. Les magasins comme Emmaüs ou le Village des Valeurs sont de bons endroits où trouver des accessoires originaux pour un univers donné.»

Je lui ai demandé comment elle choisissait ses accessoires et comment elle faisait sa recherche. Elle m'a alors parlé de Pinterest. Pour chaque séance, elle prépare un tableau d'inspiration, non seulement pour les décors, mais également les poses, maquillages et coiffures. Elle m'a expliqué que ces tableaux servaient non seulement à l'inspirer, mais aussi à aider ses modèles moins expérimentés à se préparer pour leur séance.

L'art de transformer une séance photo en expérience mémorable : l'importance du travail d'équipe

Le secret d'une séance réussie, selon Sandra, c'est une collaboration à toute épreuve entre tous les intervenants d'un même projet. Quand je lui ai demandé à quoi ressemblait le déroulement typique d'une de ses séances conceptuelles, voici ce qu'elle m'a répondu : «Les séances sont ouvertes à tous. Alors j'ai des modèles expérimentés et moins expérimentés. J'ai même des clientes qui participent à presque toutes les séances! J'en suis à me demander si je devrais faire une carte fidélité!»

«Lorsque les filles arrivent pour leur séance, elles ont une heure de préparation avec la maquilleuse et la coiffeuse. On en profite au même moment pour choisir comment elles intégreront le concept, selon les vêtements qu'elles ont. Il y a beaucoup de place à l'interprétation. À partir des vêtements ou des accessoires qu'elles vont apporter, on va ajouter des choses que j'ai et on va construire le tout avec la coiffeuse et la maquilleuse.»

«Ce sont vraiment de belles journées. Tout le monde est content. Les filles (et parfois les gars) qui participent sont vraiment dorlotées comme des vedettes et sortent de la séance avec un boost de confiance en eux!»

Comment trouver les bons collaborateurs pour vos projets conceptuels

Sandra a débuté avec des amis, pour le plaisir. Maintenant que les séances ont pris beaucoup d'ampleur, elle travaille désormais avec d'autres professionnels. Je l'ai donc interrogé pour connaître sa façon de recruter des collaborateurs.

« En fait, je pense qu'être photographe c'est beaucoup un métier de contacts. Donc, beaucoup se fait par le bouche-à-oreille. Les gens parlent de leur expérience, alors cela amène de nouveaux clients...et de nouveaux collaborateurs aussi! Je connais beaucoup de photographes, de maquilleuses et de coiffeuses. Quand tu es dans le domaine, il ne faut pas avoir peur d'être ami avec les autres, de s'entraider, je pense que c'est important. Après cela, quand on cherche quelque chose, c'est vraiment plus facile de trouver ce dont on a besoin.»

Dans notre discussion, j'abondais dans le même sens qu'elle. Lorsque c'est un climat d'entraide qui prédomine, les gens sont plus enclins à vous aider dans vos projets, en sachant que vous leur rendrez la pareille. Le fait de publier vos images régulièrement peut aussi attirer des collaborateurs. Bref, les séances conceptuelles sont un bon prétexte pour réseauter.

Trouver des modèles, créer une relation de confiance et retenir les clients

Depuis ses débuts, Sandra a réussi à bâtir un groupe Facebook de plus de 200 abonnés, tous intéressés à participer à ses séances photo. Comment est-elle arrivée à se résultat? La réponse risque de vous surprendre :

«Souvent, pour les idées que j'avais au niveau de la photographie, je postais sur ma page Facebook personnelle pour trouver un modèle qui correspondait à ma vision. Éventuellement, je me suis dit que ce serait préférable de créer un groupe. Ainsi, chaque fois que je chercherais quelqu'un en particulier, ou que j'aurais besoin de quelqu'un qui soit disponible une telle journée pour un projet, ça serait plus facile à gérer, plutôt que d'importuner les gens qui s'en foutent de la photo ou qui ne veulent pas être modèles. Donc, cela permet de centraliser les gens qui ont une envie d'être modèle ou de participer à des séances photo plus créatives.»

Créer des relations qui durent

Lorsque je lui ai demandé comment elle créait une relation de confiance avec ses clients pour faire en sorte qu'ils reviennent sans cesse vers elle, Sandra est restée bien modeste.

«Je crois que cela se fait naturellement. Quand tu es photographe, tu dois être à l'écoute des gens pour être en mesure de créer une image qui corresponde à leurs besoins. Si tu es une bonne personne et que tu as à coeur le bien-être de tes sujets, la confiance s'installera d'elle-même.»

«Je pars avec l'idée que chaque personne a une beauté ou est belle à sa manière et mon rôle est de travailler autour de cette beauté là, finalement. Si tu trouves que la personne est belle, la personne, lorsqu'elle verra ses photos, n'aura pas le choix de se trouver belle!»

Il faut aussi garder à l'esprit que d'être portraitiste, ce n'est pas de montrer toute la personnalité d'une personne dans une photo, mais plutôt notre interprétation artistique de celle-ci.

Comment aller chercher beaucoup de visibilité, sans se casser la tête

Lorsque je lui ai demandé comment elle faisait pour aller chercher de la visibilité, Sandra Sunshine m'a dit que l'essentiel demeure assez simple : il suffit de publier. Simple en théorie, parfois moins simple en pratique, elle a pourtant vraiment insisté sur l'importance de montrer le fruit de son travail.

«L'important, c'est de ne jamais arrêter de faire des photos. Plus tu produis, plus tu publies. J'ai eu des stagiaires de l'école où j'ai étudié et je le dis aux filles : PUBLIE! Oui, c'est beau, tu as fait la photo, elle est belle, mais montre là! Il ne faut pas avoir peur de montrer ce qu'on fait et de le publier , pour que les gens le voient et que les modèles se voient aussi. Si tu fais plein de photos, mais que tu ne publies jamais, les modèles vont se demander où sont leurs photos. Il faut que ça vaille la peine de faire tous ces efforts, et ça ne sert à rien si personne ne voit ton travail!»

Bref, pour être vu, il faut avoir quelque chose à montrer. On ne peut pas avoir de clients si ces derniers ne savent pas qu'on existe!

Gérer le stress de publication

Comme le moment de la publication peut être un moment de vulnérabilité pour les artistes, je lui ai demandé comment elle gérait sa nervosité avant de publier.

«Je pense qu'il faut avoir confiance en soi et en ce qu'on fait. Il y a toujours un petit stress d'appuyer sur le bouton publier. Tout à coup que les gens se disent  «mais qu'est-ce que c'est que ça» ou qu'ils pensent que je me suis plantée. Mais, il faut dire que la photographie c'est un art et que ça reste subjectif. Tout le monde ne peut pas aimer mon travail et c'est tout à fait normal. Il ne faut pas s'arrêter à ça. Si vous avez des idées et que vous voulez les créer, les monter, faites-le! Ne vous arrêtez pas à ce que les gens disent, parce que peut-être que votre cercle qui est plus près de vous aime moins ce que vous faites, alors qu'en dehors de ce cercle-là, il y a gens qui vont vous adorer et qui vont vouloir participer à vos projets!»

Créer un buzz autour de son travail

Suite à ses séances conceptuelles, Sandra publie toutes ses photos en même temps. L'effet d'anticipation et de surprise pour les participants est tel que la publication des photos crée à chaque fois un certain engouement. Intriguée par le phénomène, je lui ai demandé si elle y avait songé comme une stratégie marketing. Voici sa réponse :

«Pour la publication, ce n'est pas vraiment une stratégie en fait. Par contre, les séances ont toutes un concept qui ne sera fait qu'une seule fois. Donc, si les gens voient un thème qui leur plaît, c'est à ce moment-là qu'ils doivent participer. Cela permet une certaine exclusivité, un effet de rareté, en quelque sorte. Les gens ont aussi très hâte de voir leurs photos, surtout pour les séances conceptuelles. Il y a beaucoup de travail qui est fait en post-production. Il me faut parfois un mois pour terminer, à travers mes autres contrats. Je modifie les photos dans Photoshop, j'ajoute des choses, donc les gens ont très hâte de voir ce que ça va donner. Il est là, l'engouement! »

D'ailleurs, la séance qui a créé les plus belles surprises pour les modèles, c'est la séance Galaxie. Pour celle-ci, Sandra a ajouté des étoiles et des nébuleuses autour des modèles, alors que celles-ci avaient été photographiées sur un simple fond noir. Le succès de la séance a été phénoménal.

«Je publie tout en même temps parce que ces gens-là sont tous passés sous ma lentille en même temps. Alors pourquoi est-ce que je publierais la photo d'une personne une semaine avant et l'autre personne devrait attendre? C'est un peu par souci d'équité que les personnes reçoivent toutes leurs photos en même temps.» 

Comment se garder passionné à jamais

L'un des secrets pour rester passionné en photo, c'est de faire des projets qui nous passionnent et qui nous inspirent. Pour Sandra, la liste de séances conceptuelles ne s'achèvera jamais.

«J'ai des idées pour les 20 ans à venir! Si ce n'était que de moi, je ferais une séance conceptuelle à chaque deux semaines! Mais, j'ai le souci du détail alors c'est vraiment important pour moi de prendre le temps de bien construire ces idées-là. Cela me permet d'avoir un résultat final qui est à la hauteur de mes attentes et des attentes de gens aussi. Parce que oui, les gens aiment l'expérience, mais pour moi, le résultat est aussi important que l'expérience elle-même.»

«Si tu donnes ton 100%, tu ne peux pas avoir de regrets. C'est pour cela aussi que j'ai fait le saut pour travailler à temps plein en photo cette année. Avant, j'avais un deuxième emploi qui m'assurait une stabilité financière. Mais, je me suis dit que  je ne mettais pas tous mes efforts et tout mon temps à 100% dans la photographie, je ne pouvais pas récolter 100% de ce qui était possible d'avoir.»

Faire la transition vers une carrière en photo : lentement, mais sûrement!

Devenir photographe est une décision qui doit être réfléchie. Pour Sandra, la transition s'est fait lentement, en prenant soin de tenir compte de ses chiffres d'affaires et de ses besoins.

«C'est certain que c'est bien d'avoir des rêves et d'avoir confiance en soi, mais il faut penser quand même sur le long terme et à l'avenir. Je me suis appuyée sur mes chiffres d'affaires en me disant qu'à ce point, je pouvais presque en vivre. J'ai la chance d'avoir un conjoint qui me soutient dans cette aventure et qui rend le tout possible.»

«Lorsqu'on se lance à temps plein, il faut s'assurer d'avoir au moins quelques clients réguliers. Je fais beaucoup de photos pour des particuliers, ce qui est plutôt aléatoire. Par contre, j'ai des clients réguliers comme des designers comme Akroche Tatuk, Violette et  Putré-Fashion. Ces clients reviennent plusieurs fois par année et m'assurent une certaine stabilité en plus des séances conceptuelles qui reviennent chaque 2 mois.»

Bref, il est normal de ne pas pouvoir vivre de la photo dès le jour 1. Il aura fallu 4 ans à Sandra avant de faire la transition.

Conclusion

En conclusion, Sandra nous aura donné une bonne dose d'inspiration, pour nous pousser à faire plus de projets personnels et d'oser publier.

«N'ayez pas peur de suivre vos idées. Il arrive souvent que ça ne plaise pas à tout le monde, mais si ça vous plaît à vous, c'est sur que ça va plaire à d'autres. Donc, n'ayez pas peur de foncer, d'avoir confiance en vous! N'ayez pas peur non plus de demander conseil à des photographes professionnels, de demander de l'aide à d'autres professionnels de la coiffure ou du maquillage. Si vous voyez une certaine modèle dans un concept, écrivez-lui. Le pire qui va arriver c'est qu'elle vous dise non!»

Bref, j'espère que cette entrevue vous a plu! Pour voir plus du travail de Sandra, visitez sa page Facebook et son site web!

Sur cette belle dose de motivation, je vous dis à la prochaine, et bonnes photos!


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

This content is for members only

3 photographes, 1 modèle : mes photos décryptées de A à Z!

Avez vous déjà regardé les photos de d’autres photographes en vous demandant comment ils faisaient ?

Avez-vous déjà cherché à décrypter leurs images pour trouver le secret de leur réussite ?

Si c’est le cas, vous allez adorer l'article d’aujourd’hui, parce que je vous amène en coulisses d’une de mes séances photos !

Je vous dévoilerai exactement comment j’ai pris mes photos, les décrypter de A à Z!

Si vous voulez tout connaître, de l’ange aux réglages en passant par l’équipement utilisé, lisez tout de suite ce qui suit!

Vous pouvez aussi regarder la version vidéo ici! 

3 photographes, 1 modèle, 3 lieux

J’ai récemment participé au défi 3 photographes, 1 modèle. 

L’idée est simple. Trois photographes se réunissent avec une modèle. Chacun des photographes choisi un lieu pour les photos. Puis, pour chacun des 3 lieux, chaque photographe a 15 minutes pour réaliser une séance photo de la modèle.

Ainsi, pour chaque lieu, on se retrouve avec 3 photos complètement différentes, qui démontrent le style et la vision unique de chaque photographe.

L’expérience a été très enrichissante. Chacun d’entre nous avait une façon différente de travailler, et le simple fait de voir les photos des autres nous a ouvert de nouveaux horizons.

Les deux autres photographe qui m’accompagnaient sont tous les deux bourrés da talent.

Le premier est portraitiste. Il se spécialise dans la photographie de mode et éditoriale, et photographie principalement des femmes en lumières naturelle. L’aspect humain de la photographie le fascine, et il a une passion pour la féminité. 

Ensuite, Christian a son propre studio depuis 2013. As de la lumière artificielle, il photographie régulièrement des modèles pour des séances de portraits. Il se spécialise dans les photos de style cinématographiques et la production vidéo. Pour voir plus de ses photos, visitez sa page Facebook

Bref, j’avais de la compétition !

Curieux de voir ce que ça a donné ? Voici les résultats du défi ! À gauche, les photos de Christian, au centre, les miennes, et à droite, celles du 3e photographe.

5 photos déryptées

Comme nous avions 2 mannequins avec nous, nous avons produit plus que les 3 photos prévues au départ.

Je vais donc décortiquer toutes les photos pour vous.

Pour l’équipement, j’ai utilisé un Nikon D750. Pour l’objectif, comme je travaille souvent avec des zooms pour les portraits, j’ai décidé de me donner un défi et de prendre toutes mes photos avec un 50mm fixe. J’ai aussi fait bon usage de mon réflecteur et diffuseur 5 en 1, comme vous le verrez dans mes prochains exemples!

Enfin, j’ai utilisé le mode priorité à l’ouverture durant la séance. Comme nous avions  plusieurs décors différents et plusieurs conditions d’éclairage différentes, j’ai décidé d’opter pour le monde priorité à l’ouverture. Cela m’a permis de me concentrer uniquement sur la profondeur de champ de mes images, le cadrage, et la direction des modèles.

Dompter la lumière du soleil avec un diffuseur

Pour la première photo, Christian nous a amené dans une ruelle du vieux Québec. Les murs des bâtiments étaient tous assez différents, ce qui nous donnait beaucoup d’options différentes de décors. La ruelle était majoritairement plongée dans l’ombre et ensoleillée par endroits.

Comme j’aime les photos plutôt minimalistes pour mettre en valeur mes sujets, j’ai choisi le mur extérieur d’un condominium comme arrière-plan. Le gris bleuté du mur faisait un beau contraste avec la teinte rosée du chemisier de notre mannequin.

Par contre, la lumière était très dure à cet endroit puisque nous étions en plein soleil.

Pour rendre la lumière plus belle, j’ai utilisé un diffuseur. Le concept du diffuseur est simple. Il suffit de le placer entre votre sujet et le soleil pour réduire l’intensité de la lumière. Cela a pour effet d’adoucir énormément la lumière.

Voici une photo prise par Christian, qui démontre exactement comment nous avons placé le diffuseur pour faire nos photos à cet endroit.

Et voici le résultat obtenu :

Pour les réglages de l’appareil, j’étais à 1/320 de seconde, f/4, ISO 100.

L’arrière plan ne vous plaît pas ? Utilisez le ciel !

Pour la deuxième photo, mon deuxième collègue a été attiré par un édifice de briques roses.  La texture était très intéressante, en plus d’avoir une couleur originale!

Le mur de briques donnait un effet tout de même intéressant, mais j’ai eu envie de créer un look complètement différent.

Donc, à la place, la modèle et moi avons fait volte face, et je l’ai invité à s’appuyer sur la barrière de la terrasse. Comme l’arrière plan était assez chargé, j’ai décidé de l’épurer au maximum en me couchant par terre. Ainsi, c’est le ciel qui occupait toute la place !

Comme nous étions en plein soleil, j’ai utilisé la même tactique que pour la photo précédente : un diffuseur juste au dessus de la tête de mon sujet pour réduire l’intensité du soleil.

Pour mes réglages, j’étais alors à 1/2500 de seconde, f/2.8, ISO 100.

Pour des compositions intéressantes, encadrez votre sujet avec des éléments du décor !

Pour le troisième lieu, j’ai choisi de faire les photos devant l’édifice Norplex, sur la rue Saint-Paul.

L’architecture de ce bâtiment est très intéressante. En effet, les colonnes, les escaliers, les barrières de fer et les lourdes portes en bois massif nous donnaient une foule de possibilités.

En plus, la lumière était magnifique à cet endroit. Nous étions à l’ombre, mais le soleil se réfléchissais sur le sol en pavé et les bâtiments avoisinants, ce qui nous permettait de contrôler la direction de la lumière.

Comme nous avions deux mannequins avec nous, nous avons décidé de faire une photo de chacune d’elles, puis les deux ensembles.

Pour la première photo, le côté technique demeurait assez simple.

À l’ombre, l’éclairage était superbe. Mais, le seul point à surveiller était la vitesse d’obturation. Comme c’était plus sombre qu’en plein soleil, il fallait m’assurer que ma vitesse ne descendrait pas sous 1/60 de seconde, au risque d’avoir des photos floues.

Pour le cadrage de cette photo, j’ai choisi d’encadrer mon sujet avec les éléments du décor. La colonne à côté de mon sujet était idéale pour réussir l’effet que je recherchais.  ​

Je me suis approchée le plus possible de la colonne et j’ai rempli un tiers du cadre avec cette dernière. J’ai décidé de traiter ma photo en noir et blanc, parce que je trouvais que l’émotion dans l’image s’y prêtait bien.

Réglages de l’appareil : 1/125 de seconde, f/5, ISO 100.

Ton sur ton : la meilleure façon d’éliminer les distractions

Comme notre deuxième modèle était vêtue de bleu et noir, j’ai pensé que de la placer dans un décors bleuté donnerait un rendu intéressant.

Je l’ai donc installée dans les escaliers devant l’édifice, à l’ombre. Puis, au traitement, j’ai ajouté un peu de bleu dans les ombres pour garder un aspect homogène dans mon image.

Le résultat? Des tons chauds pour la peau et les cheveux qui font un beau contraste avec les tons plus froids des vêtements et du fond.

Réglages de l’appareil photo : 1/160 de seconde, f/5, ISO 100.

Pourquoi se soucier de l’arrière-plan lorsqu’on peut l’éliminer complètement ?

Pour la photo finale,  il y avait plusieurs possibilités de faire de belles photos avec nos deux modèles. Après plusieurs essais, je trouvais que mes images avaient un fond un peu trop chargé.

J’ai donc décidé d’épurer au maximum, en supprimant carrément l’arrière plan! Je trouve le résultat intéressant.

Cependant, si je devais recommencer cette photo, j’utiliserais une focale plus longue.

Pourquoi?

Parce que, malheureusement, les objectifs comme le 50mm ont tendance à déformer les perspectives, surtout sur un appareil plein capteur. Ce n’est pas souhaitable pour les portraits puisque cela peut changer l’apparence du visage de vos sujets.

Bref, le 50mm peut être une belle focale pour travailler avec des plans plus larges, mais il faut y faire plus attention pour les plans rapprochés!

Faire des photos avec d’autres photographes : apprendre par l’observation

Peu importe votre niveau en photo, le fait de prendre des photos avec d’autres photographes peut être très formateur.

Pendant le défi, l’une des règles était de ne pas intervenir dans les photos des autres et de les laisser travailler. En plus, on ne pouvait pas regarder les photos des autres avant retouche!

Par contre, rien ne nous empêchait d’observer leur moindres gestes! Il fallait tenter de deviner le résultat de chacun en fonction des angles utilisés, des poses etc.

Cela ajoutait une anticipation très intéressante. Honnêtement, j’avais plus hâte de voir les photos des autres que de retoucher les miennes!


Conclusion

En conclusion,  je vous ai partagé certains de mes meilleurs trucs pour les photos en lumière naturelle.

D’abord, le diffuseur peut réellement être votre meilleur allié lorsque vous faites des photos en plein soleil.  En le plaçant entre le soleil et votre modèle, vous adoucirez significativement les ombre et lumières, ce qui rendra l’éclairage beaucoup plus flatteur.

Ensuite, votre point de vue par rapport à votre sujet peut changer complètement l’apparence de votre photo. Avec une forte contre-plongée, il est possible de supprimer complètement l’arrière-plan pour ne garder que le ciel, par exemple.

Pour tirer profit de votre environnement, utilisez-le pour encadrer vos sujets. Ceci vous donnera des compositions très intéressantes!

Finalement, retenez que less is more. Parfois, il suffit de garder un nombre très limité de couleurs dans l’arrière-plan, voir d’éliminer presque complètement l’arrière-plan!

J’espère que cet article vous aura aidé à réaliser de meilleurs portraits! Laissez-moi savoir dans les commentaires si vous avez apprécié ce genre de thème!

À la prochaine, et bonne photos! 


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Améliorer les couleurs de vos images grâce au color grading

Si vous vous êtes déjà demandé comment améliorer les couleurs d’une photo, vous n’êtes certainement pas seul. Mais, vous n’avez probablement rien trouvé à part quelques tutoriels sur comment régler la teinte et la saturation d’une image, ou ajouter des filtres qui ne sont pas nécessairement très attrayant. Frustrant, non?

La première fois que j’ai vu une image aux couleurs absolument sublimes, avec un contraste et un éclat bien particulier, c’est lorsque j’ai vu une publicité des action Photoshop de Greater Than Gatsby sur Facebook.

Je trouvais ses photos tellement magnifiques, presque mythiques. Et j’étais d’autant plus fascinée de voir ses photo avant et après traitement!

Je me suis donc lancée dans une quête sans relâche pour découvrir ses secrets. À force de persévérance et de discussions avec d’autres photographes, pour savoir comment sublimer mes images, j’ai fini par trouver la réponse à mes questions dans l’univers du cinéma!

La technique du color grading est utilisée par les professionnels du cinéma pour ajouter un certain look and feel (pardonnez les anglicismes) aux séquences des films pour accompagner la trame de l’histoire.

Figurez-vous que le terme color grading compte pas moins de 18 000 recherches mensuelles sur Google.

Par contre, à mon grand désespoir, il me semble qu’aucun équivalent en français n’existe pour ce terme. Pas étonnant qu’on ne trouve rien sur le sujet en français!

Mais, soyez assurés qu’après cet article, vous allez tout savoir pour améliorer les couleurs dans vos images! En passant, je vous conseille fortement d'aller voir ma vidéo Youtube. C'est un véritable cours 101 sur les couleurs : vous ne voulez pas rater ça! 

Améliorer les couleurs dans vos images grâce à la théorie des couleurs

Avant de commencer à vous expliquer comment améliorer les couleurs de vos photos, il faudrait savoir à quelles couleurs on a affaire, et quelles couleurs utiliser.

Nous allons donc faire un voyage dans le temps pour retourner à la maternelle!
Comme tous les enfants, vous avez certainement appris quelles étaient les couleurs primaires et secondaires quand vous étiez petit. On vous a certainement présenté la fameuse roue chromatique en même temps, question de vous aider à organiser votre boîte de crayons de couleur.

Petit rappel : le rouge, le jaune et le bleu sont considérés comme des couleurs primaires. Le orange, le violet et le vert sont les couleurs secondaires. Toutes les couleurs se trouvant entre les primaires et secondaires sont appelées couleurs tertiaires.

Mais, ce n’est qu’un plus plus tard qu’on vous a parlé des couleurs complémentaires, analogues et triadiques…ou pas!

Pour faire une histoire courte, les couleurs complémentaires sont celles qui sont opposées sur la roue chromatique. Les couleurs triadiques sont les couleurs qui sont situés à égale distances les unes des autres. Finalement, les couleurs analogues sont celles qui sont côte à côte sur la roue chromatique.

Pour en savoir plus sur le sujet, je vous invite à aller consulter cet article sur la théorie des couleurs.

Sachez que ces notions sont profondément ancrées en nous et nous influencent constamment. Les professionnels de l’image et du marketing le savent, et ils utilisent couramment ces notions pour nous influencer! Ils se basent sur les couleurs complémentaires, analogues et triadiques pour construire des palettes de couleur plaisantes pour les yeux qui capteront votre attention.

Et maintenant, c’est à votre tour de les utiliser pour capturer l’attention de vos spectateurs!

Comment appliquer la théorie des couleurs pour améliorer la couleur dans vos images?

C’est bien beau toute cette théorie des couleurs, mais à quoi ça rime pour VOS photos?

Lorsque vous faites des photos de portraits, vous aurez toujours une couleur chaude, à cause de la couleur de la peau. Ensuite, pour les autres couleurs dans votre photo, vous devrez penser à la palette de couleur que vous allez utiliser.

Allez-vous utiliser des couleurs complémentaires, en photographiant votre modèle devant un mur plutôt bleuté, ou des conifères par exemple? Ou allez vous plutôt utiliser des couleurs analogues en photographiant votre modèle dans un décor de couleurs plus chaudes?

Pour mieux comprendre, nous allons regarder deux exemples de photos de portrait.

Pour cette photo, nous avons un bel exemple de couleurs complémentaires. La lumière de fin de journée, plutôt orangée, a affecté la couleur du métal du wagon de train. Cela fait contraste au graffiti bleu-vert. Donc, c’est déjà une très bonne base que nous allons utiliser pour régler les couleurs.

Pour la deuxième image, tout a été prévu pour que les couleurs soient très proches les unes de autres. On appelle cette approche le ton sur ton. Donc, la palette de couleur est basée sur des couleurs analogues, comme le rose, le brun et le crème.

L’idée, lorsqu’on choisi les couleurs à accentuer ou à ajouter dans l’image, c’est d’y aller en subtilité pour que le tout demeure naturel.

Donc, vous n’avez pas besoin d’utiliser les couleurs à leur saturation maximale pour réussir votre effet. Toutes les variantes d’une couleur, de foncé à pale et de saturé à moins saturé, peut être utilisé.

Améliorer les couleurs d'une photo avec le color grading, comment ça marche?

Pour améliorer les couleurs dans vos images, il y a deux étapes : la correction des couleurs, et le color grading.

La correction des couleurs, c’est l’étape à laquelle on réglera la balance des blancs et qu’on supprimera les dominantes de couleurs. Le color grading, c’est l’étape où les images prennent vie!

Le color grading, c’est l’art d’ajouter de la couleur de façon bien précise dans les hautes lumières, les tons moyens et les ombres de votre image. En gros, on ajoute une teinte subtile à des endroits stratégique dans l’image, en tenant compte d’une palette de couleur aussi harmonieuse que possible.

Il est possible d’améliorer les couleurs de votre image avec le Color Grading dans Lightroom ainsi que dans photoshop. Nous allons voir les deux méthodes.

 

Comment retoucher les couleurs d'une image avec le color grading?

Il existe deux outils pour vous aider à faire du color grading dans Lightroom. Il y a d'abord le virage partiel, et la courbe de tonalités. Ces deux outils affectent les couleurs de façon plus générale pour le virage partiel, et un peu plus précise pour la coubre

Accentuer les couleurs avec l'outil virage partiel dans Lightroom

Nous allons commencer par construire les fondations de notre retouche de couleurs avec le virage partiel. Le virage partiel est un outil qui va vous permettre d'ajouter une teinte particulière au hautes lumières et aux ombres.

Pour y arriver,  il suffit de cliquer sur la couleur dans le rectangle à droite au dessus des curseurs, puis d'aller chercher la couleur qui nous intéresse avec la pipette.

Pour mettre en valeur la lumière dorée de cette photos, nous allons ajouter une teinte orangée dans les hautes lumières.

Vous pouvez facilement ajuster l'intensité de votre effet avec le curseur de saturation. Quand vous voyez la petite main apparaître, vous pouvez simplement faire glisser la souris pour réduire votre effet.

Pour la teinte à appliquer dans les ombres, il suffit de procéder de la même façon. Cette fois-ci, nous utiliserons un bleu foncé.

Souvent, je préfère y aller de façon très subtile avec le virage partiel, puisque c'est avec la courbe que nous allons appliquer la majorité des réglages de couleurs. Par contre, le virage partiel permet d'appliquer un effet très intense, si on le souhaite, comme dans cet exemple : 

Comment retoucher les couleurs avec la courbe de tonalité

Vous allez voir qu'il y a plusieurs façons de travailler avec la courbe.

D'abord, vous avez la couche RVB, qui va agir sur toutes les couleurs en même temps et donc, l'effet va agir plutôt au niveau de la luminosité et des contrastes. Ensuite, vous avez l'option de travailler sur chaque couche de couleur indépendamment, qui est très utile lorsque vient le temps de retoucher les couleurs.

Ajouter du contraste avec la courbe de tonalité

Avec l'outil courbe, vous pouvez facilement ajouter du contraste à votre image.

Pour ce faire, il suffit de changer l'emplacement du point le plus pâle et du point le plus foncé de la courbe. Évidemment, l'idée c'est de rester dans le bon goût et la modération. Il est toujours préférable de garder un minimum de détail dans les extrêmes, même lorsqu'on cherche à augmenter le contraste.

Voilà ce qui arrive lorsqu'on va un peu trop loin avec la courbe. N'essayez pas cela à la maison! 😉 

Appliquer un color grading avec les couches de rouge, vert et bleu de la courbe de tonalité

La courbe de chacune des couleurs fonctionne exactement de la même façon que la courbe RVB.

Les points aux extrémités vont être au point le plus foncé et au point le plus pâle. Lorsque vous changez l'empalement d'un de ces points, vous allez chercher la couleur de la courbe ou sa couleur opposée.

Disons que vous travaillez avec la courbe qui affecte le rouge. Si vous tirez la courbe vers le haut, vous augmenterez la quantité de rouge dans votre image. À l'opposé, si vous amenez la courbe vers le bas, vous enlèverez du rouge. À ce moment là, c'est le cyan, opposé du rouge, qui dominera.

Dans les ombres, on va ajouter un petit peu de cyan et dans les hautes lumières, on va ajouter un peu de rouge. Pour faire cela, on va descendre un petit peu le rouge dans les ombres, mais on va l'augmenter dans les hautes lumières.

Maintenant, on va faire le même exercice pour toutes les autres courbes de couleurs. Pour le vert, nous allons l'augmenter dans les ombres, sans toucher aux hautes lumières. Pour le bleu, nous allons l'augmenter dans les ombres, mais le diminuer dans les hautes lumières.

À ce point-ci, on a fait un énorme bout de chemin. Si on compare les images avant et après, le résultat est vraiment très intéressant. Le contraste ajouté avec la courbe RVB est vraiment accentué par les couleurs complémentaires qui viennent de s'ajouter.

Améliorer les couleurs d'une image avec Photoshop

Photoshop nous donne vraiment une panoplie de possibilités pour faire toute sortes de retouches. La retouche des couleurs ne fait pas exception! Donc,  je vais vous montrer plusieurs outils pour faire vos réglages de couleurs.

Vous pouvez utiliser tous les outils que je m'apprête à décrire ici, ou les utiliser séparément. À vrai dire, ils sont, à mon avis, tous assez puissants pour vous donner un bon résultats lorsque vous les utilisez seuls.

Modifier les couleurs d'une image avec la courbe de transfert de dégradé

Pour commencer la retouche de cette image, j'aimerais avoir un effet un peu plus mat au niveau des noirs.

Pour arriver à cet effet, je vais utiliser le réglage courbe de transfert de dégradé. Pour trouver ce réglage, il suffit de cliquer au bas du panneau de réglage, puis de prendre courbe de transfert de dégradé dans le menu qui apparaît.

Le fonctionnement de cet outil est relativement simple. À l'extrémité gauche du dégradé se trouvent les ombres, tandis que l'extrémité droite représente les hautes lumières.

Pour obtenir notre effet de noir mat, il suffit de choisir une dégradé de noir vers le blanc, puis de remplacer le noir par un gris foncé.

Vous verrez que l'image est maintenant en noir et blanc. Pour retrouver la version couleur, il suffit de réduire l'opacité de notre calque noir et blanc.

Si vous souhaitez utiliser la courbe de transfert de dégradé pour appliquer un color grading, c'est très simple. Il suffit d'appliquer la même logique qu'avec notre effet de noir mat, et le tour est joué!

Ajuster les couleurs avec l'outil balance de couleurs

L'outil balance de couleur, que vous pouvez trouver dans le panneau des réglages ou dans le menu des réglages, fonctionne un peu comme la courbe de tonalité. Toutefois, il est, à mon avis, plus facile à comprendre pour les débutants, car il est très visuel.

Avec cet outil, vous avez l'option de travailler les tons foncés, les tons moyens et les tons clairs.

Dans l'image actuelle, nous allons rendre les ombre plus violacées, les tons moyens plutôt rose orangé, et les hautes lumières plus jaunes.

Pour ce faire, il suffit de travailler les tons séparément, en faisant glisser les curseurs vers les couleurs désirées.


Ajouter la couleur de façon précise avec le calque de couleur unie

Maintenant, on va commencer à ajouter des couleurs à des endroits très précis dans l'image avec le calque de réglage couleur unie. Le but de ce calque c'est très simple, c'est qu'on remplit simplement un calque avec avec une couleur unie, puis on va pouvoir l'appliquer à des endroits très précis dans notre photo, à faible opacité.

Pour accéder au réglage de couleur unie, il suffit d'aller trouver l'icône de réglage dans le bas du panneau des claques, puis de sélectionner couleur unie.

Vous n'avez qu'à sélectionner la couleur qui vous intéresse avec la pipette. Vous verrez que la couleur a rempli l'image en entier. Alors, vous devrez baisser l'opacité du calque.

Mais, vous remarquerez que le calque s'est appliqué partout et pas seulement des zones qui vous intéressent. Alors, il va falloir dire à Photoshop de ne l'appliquer qu'à l'endroit qu'on veut.

Sélectionner les zones affectées par le calque de couleur unie avec les options de fusion

Pour choisir précisément où on veut appliquer l'effet de la couleur unie, il suffit de faire un clique droit sur le calque, et de sélectionner options de fusion.

Option de fusion vous donne la possibilité de dire à Photoshop comment vous souhaitez faire interagir votre calque de couleur avec le calque du dessous, grâce à deux curseurs. Celui du dessus représente le calque de couleur tandis que celui du bas représente le calque d'en dessous.

Si vous glissez le curseur de droite vers le centre sur la barre du dessous, vous verrez que les hautes lumières commencent à ne plus être affectées. Cependant, il y a une démarcation entre les ombres et le reste de l'image. Pour éviter cela, il suffit de séparer le curseur en deux. Ceci va indiquer à Photoshop de créer une transition entre les deux parties du curseurs.

Pour y arriver,il faut appuyer sur la touche option ou alt puis le faire glisser jusqu'à ce que le résultat soir intéressant.

Puis, il suffit de répéter ces étapes pour toute autre couleur que vous aimeriez ajouter.Vous pouvez aussi, à tout moment, ajouter un masque de fusion à votre calque pour retoucher l'endroit où vous voulez que les couleurs s'appliquent.

Voici l'image finale : 

Conclusion

En conclusion, le Color Grading est définitivement l’une des meilleures façon d’améliorer la couleur dans vos photos.

D’abord, nous avons parlé les bases de la couleur, et comment les couleurs interagissent entre elles. Pour résumer, une palette de couleurs harmonieuse sera composée de couleurs complémentaires, triadiques ou analogues.

Les couleurs complémentaires se situent à l’opposée l’une de l’autre sur la roue chromatique. Les couleurs triadiques se trouvent à distance égales l’une de l’autre sur la roue chromatique. Enfin, les couleurs analogues sont celles qui sont côté à côte sa roue des couleurs.

Lorsque vous souhaitez améliorer les couleurs dans vos photos, il faut d’abord y réfléchir à la prise de vue. Ensuite, vous pourrez accentuer l’effet dans un logiciel de traitement grâce à la technique du Color Grading.

Le color grading est une technique qui vous permet d’ajouter différentes teintes à des endroits stratégiques de votre image pour accentuer une palette de couleur harmonieuse.

Lightroom vous permet de le faire grâce au panneau virage partiel et la courbe de tonalité.

Dans photoshop, les possibilités sont infinies. On peut procéder par un calque de courbe de transfert de dégradé, un calque de réglage de balance des couleurs, ou des calques de couleur unie.

J’espère que cet article va vous avoir aidé à comprendre l’impact de la couleur dans vos images, tout en vous donnant une tonne d’inspiration.
Pour plus de tutoriels qui vont vous aider à faire de meilleures photos, visitez ma chaîne Youtube, et n’oubliez pas de vous abonner!
 
Sur ce, je vous dis à la prochaine, et bonnes photos!


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

This content is for members only

Comment choisir son objectif pour le portrait?

Si vous faites de la photo depuis un moment, vous avez sans doute commencé à vous découvrir un intérêt particulier pour certains genres de photos. Le portrait, entre autres, fait beaucoup d’adeptes. Qui ne rêve pas de prendre de superbe photos de ses amis et de ses proches? Mais, il y a une question qui vous trotte dans la tête : quel est le meilleur objectif de portrait?

Si vous avez fouillé sur le net ou demandé à des photographes professionnels, vous avez certainement eu toute sortes de réponses.

Certains vous diront que vous avez absolument besoins d’une objectif de portrait à focale fixe, comme un 50mm, 85mm ou 100mm.

D’autres vous diront qu’un zoom est plus pratique, mais que vous avez besoin d’une grande ouverture, comme f/2.8, par exemple.

D’autres encore diront que peu importe l’ouverture, en autant que la focale est longue…

Tout cela est bien, mais, pourquoi avez vous besoin de ce genre d’objectif? Comme s’y retrouver parmi les opinions de photographes et les faits? Par quel objectif de portrait commencer? Comment s’en tirer sans devoir acheter un objectif à 3000$? Pourquoi y a-t-il autant d’objectifs sur le marché?

Dans cet article, je vais tenter de vous donner toute l’information possible, pour vous permettre de faire un choix éclairé. Pour la version vidéo, par ici! 

La base d’un bon objectif de portrait : vos réels besoins

Avant de commencer à discuter de l’objectif idéal pour faire de beaux portrait, il faudrait définir ce que ça signifie de faire un beau portrait. Non seulement ça, mais aussi de connaître le rôle de l’objectif pour arriver à votre but.

Faire des portraits en studio, ou à l'extérieur?

La première chose à considérer, c’est l’endroit où vous allez faire vos portraits. Est-ce que vous souhaitez photographier en studio, ou à l’extérieur? L’espace est-il illimité, ou plutôt restreint?

Supposons que vous faites des photos principalement en studio. Comme vous commencez, vous aurez probablement un espace un peu plus restreint. Si vous ne possédez qu’un objectif 85mm fixe, vous ne pourrez définitivement pas créer de plein pied, même en vous éloignant le plus possible de votre sujet. Il faudra donc penser à avoir sous la main un zoom ou un objectif fixe qui vous permet d’aller chercher un angle plus large si vous en avez besoin.

À l’extérieur, comme l’espace n’est généralement pas un problème, vous pourrez cadrer à votre guise dans la majorité des situations, que votre objectif soit un zoom, ou un objectif fixe.

Comment avoir un arrière-plan flou en portrait?

Ensuite, il est souvent préférable d’avoir un arrière plan plutôt flou dans les photos de portrait. Ceci permet de mieux détacher le sujet de l’arrière plan. Pour créer un arrière plan flou, vous aurez besoin de deux choses, principalement : une grande ouverture, et/ou une longue focale.

Quelle focale choisir pour un objectif de portrait?

Il faut savoir que certains objectifs ont tendance à déformer les perspective. Comme vous ne voulez pas déformer le visage de vos modèles, il est préférable d’utiliser une focale d’au minimum 50 mm, surtout pour les plans plus serrés.

Ce portrait a été pris avec un objectif  à grand angle, ce qui a tendance à déformer le visage du modèle.

Quel budget prévoir pour un bon objectif de portrait?

Quel est votre budget? Il y a des objectifs de tous les prix, de 100$ à plus de 3000$. Les objectifs fixes sont généralement moins chers, en bas de 1000$. Les zooms, eux, sont généralement plus dispendieux. Ne vous en faites pas, cependant, il existe plusieurs alternatives aux objectifs plus onéreux!

Et maintenant, quelles sont les possibilités pour remplir tous ces besoins? Voici quelques pistes de solution!


L’objectif fixe : pourquoi les photographes de portrait l’adorent

Beau, bon, pas cher. Ce qu’il faut savoir des objectifs fixes, c’est que la qualité de l’optique est généralement meilleure que celle des zooms, à prix égal. De plus, ils offrent des ouvertures plus grandes, pour moins cher que les zooms. Qui dit grande ouverture dit magnifique bokeh!

Par exemple, j’utilise régulièrement le Nikon 24-70mm f/2.8  (Canon ici) pour mes photos de portrait en studio, parce que ce zoom est très polyvalent et d’une qualité remarquable. Par contre, c’est un objectif à 1800$… En revanche, le Nikon 50mm f/1.4  (Canon ici) vous offre pas moins de 2 stops de lumière supplémentaire, pour le tiers du prix! Lorsque j’ai commencé à faire des portraits, j’utilisais la Nikon 50mm f/1.8 , qui se vend seulement 250$. Si vous avez un boîtier canon, vous trouverez l’équivalent au prix ridicule de 175$ alors profitez-en!

D’ailleurs, vous devrez prendre en considération la taille de votre capteur. Sur un appareil photo plein capteur, le 50mm sera réellement un 50mm, tandis que sur un capteur APS-C, vous vous approcherez du 80mm. Ce sera à garder en tête, surtout si l’espace est restreint pour votre prise de photo!

Il y a également d’autres objectifs fixes très appréciés pour le portrait. La Nikon 85mm f/1.8, pour 600$, peut être une très bonne option. Encore une fois, les utilisateurs Canon ont de la chance, puisque l’équivalent se vend 100$ de moins.

Quels sont les les avantages et désavantages d'un objectif fixe?

Les objectifs fixes ont l’avantage d’offrir un excellent rapport qualité-prix. Ils vous permettent d’avoir dans votre arsenal un objectif à grande ouverture pour faire des portraits avec un magnifique bokeh, sans vider complètement votre compte en banque!

Cependant, ils ont le désavantage de ne pas dézoomer. Ainsi, pour cadrer plus serré ou plus large, vous devrez utiliser vos jambes, ou changer carrément d’objectif, ce qui ne sera pas toujours possible, selon les situations. Si vous voulez avoir plus de flexibilité, les zooms seront peut-être mieux adaptés à vos besoins.


Utiliser les zooms pour le portraits pour plus de flexibilité

Personnellement, j’utilise surtout des zooms pour mes portraits. La raison principale est la flexibilité, mais aussi le fait que, lorsque je fais autre chose que du portrait, les zooms conviennent mieux à mes besoins.

Ainsi, j’ai 3 objectifs qui me servent pour la vaste majorité de mon travail : la Nikon 14-24 f/2.8 (ou Canon 16-35), la Nikon 24-70 F/2.8 et la Nikon 70-200 f/2.8 (Canon ici).

Parmi ces objectifs, mon objectif de portrait préféré est sans aucun doute le 70-200mm. Avec cet objectif, le bokeh est absolument magnifique, surtout à 200mm. La plage de focales de cet objectif est aussi idéale pour avoir les proportions les plus réalistes possibles. Cependant, il faut s’éloigner un peu plus de ses sujets pour arriver à faire des cadrages plus larges.

Le hic, c’est que les zooms de cette qualité on quelques désavantages. Non seulement ces objectifs sont souvent hors de prix pour les photographes débutants, ils sont aussi plutôt lourds à transporter à la longue.

Si vous aimeriez profiter de la flexibilité d’un zoom, sans les contraintes de prix et de poids, voici mes suggestions.

Comment se procurer de bons zooms pour moins cher?

Pour 1000$ de moins que la version 2.8, le Nikon 70-200 f/4 (version Canon ici) est très avantageux. Même s’il a une ouverture maximale moins importante, cet objectif vous donnera un excellent bokeh quand même au delà de 100mm.

Si vous ne voulez pas sacrifier l’ouverture, vous pouvez envisager des marques comme Sigma ou Tamron qui offrent des zooms à caractéristiques semblables pour moins cher.

Certain d’entre vous me demanderont probablement pourquoi je ne parle pas des objectifs comme le 18-300, le 55-200, et compagnie. Il y a deux raisons à cela. La première, c’est que ce sont des objectifs conçus pour les appareils à capteur APS-C. Si vous changez un jour votre boîtier pour avoir un plein capteur, votre objectif ne pourra pas être utilisé sur votre nouvel appareil. Vous devrez alors le revendre. Comme le prix initial était peu élevé, la valeur de revente sera faible.

De plus, l’objectif a un rôle très important à jouer dans la qualité de vos images, autant sinon plus que l’appareil lui-même. Ainsi, tant qu’à investir, autant payer un peu plus pour avoir un objectif de bonne qualité, qui restera à jour beaucoup plus longtemps que votre boîtier, de toute façon.

Comment arriver à de beaux portraits avec l’objectif de kit?

Vous n’êtes pas certain de vouloir vous consacrer pleinement à la photo de portrait? Il est possible que vous ne soyez pas encore prêt à investir dans un objectif fixe ou un zoom de qualité.

Si c’est votre cas, ne vous en faites pas. Si vous possédez un objectifs de kit comme un 18-105, vous arriverez à des effets intéressants quand même.

Comment?

Utilisez l’ouverture maximale que vous permet votre objectif, et utilisez le zoom à son maximum, dans la mesure du possible. Si vous gardez votre sujet loin de l’arrière plan et que vous faites des plans plus rapprochés, vos verrez que le sujet sera quand même bien isolé du contexte.

Puis, n’oubliez pas qu’un beau portrait ne dépend pas que de l’objectif! Il faut savoir bien diriger le modèle, et bien l’éclairer!

Conclusion : quel est le meilleur objectif de portrait?

Il aurait été trop facile de vous dire d’acheter un objectif en particulier, sans tenir compte de vos besoins réels.

En effet, avant de choisir un objectif pour portrait, il faut déterminer plusieurs choses. Avez-vous beaucoup d’espace pour travailler? Faites-vous d’autre types de photo? Avez-vous un petit, moyen ou gros budget?

En règle générale, le meilleur rapport qualité-prix se trouvera parmi les objectifs fixes. Ce sont d’ailleurs les objectifs fixes qui vous donneront l’ouverture la plus grande.

Si vous êtes à l’aise avec le fait qu’il faut s’avancer ou s’éloigner du sujet pour modifier le cadrage, je vous conseille de vous procurer au moins deux objectifs fixes : un pour les plans rapprochés, et un pour les plans plus larges.

Quand vous faites plusieurs types de photos et que vous avez besoin de la flexibilité d’un zoom (ce qui est mon cas, d’ailleurs), je vous conseille alors d’investir dans un bon zoom à ouverture fixe.

Si votre budget vous le permet, optez pour une ouverture de f/2.8, qui vous donnera de fantastiques bokeh!

Si, par contre, vous préférez économiser, vous pouvez opter pour une ouverture de f/4, ou simplement vous diriger vers des marques qui fabriquent des objectifs semblables à ceux des grandes marques, à moindre coût.

Enfin, si vous n’êtes pas prêt à faire l’achat d’un nouvel objectif, certains objectifs de kit, comme le 18-105, vous donneront de bons résultats selon certaines conditions.

J’espère que ce article vous aura aidé à faire un choix éclairé! N’hésitez pas à m’écrire si vous avez des questions!

Sur ce, je vous dit à la prochaine… et bon magasinage!


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi!