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Comment choisir le meilleur trépied photo!

Comment choisir son trépied? Est-ce qu’un trépied est indispensable? Quel serait le meilleur trépied pour profiter d’un bon rapport qualité-prix? Quelle est la meilleure marque de trépied? Est-ce que vous devez acheter un trépied haut de gamme?

Ce sont toutes des questions que je me fait poser fréquemment. Et comme pour plusieurs questions d’équipement, il n’y a pas de réponse universelle.

En effet, vos besoins dépendent du type de photos que vous faites, le poids de votre équipement, etc. Considérant cela, je sais que le choix d’un trépied peut être très difficile lorsqu’on ne sait pas exactement ce qu’on cherche.

Mais, ne vous en faites pas. Aujourd’hui, je vous parle de comment choisir votre trépied photo.

Je vous présenterai les fonctions qui existent sur les trépieds et leur utilité. Je vous aiderai à déterminer ce dont vous avez besoin. Enfin, je vous proposerai quelques modèles de trépieds intéressants.

Prêt? C’est parti!

Un trépied, à quoi ça sert?

Il y a plusieurs raisons d’utiliser un trépied. Alors que ce n’est pas obligatoire dans plusieurs créneaux, il est indispensable dans de nombreuses situations.

D’abord, si vous faites de la photo de nuit, vous aurez besoin d’un trépied. Pourquoi? Parce que pour avoir un maximum de qualité dans vos images, vous allez devoir utiliser les poses longues. Or, on ne peut pas faire de pose longue à main levée, au risque d’avoir une photo floue et inutilisable. Il faudra donc stabiliser votre appareil photo sur un trépied!

Si vous faites des photos immobilière ou d’architecture, le trépied est un must. En effet, comme vous ferez des photos dans des situations de grand contraste, il faudra parfois prendre plusieurs photos de la même scène pour obtenir du détail partout. Sans trépied, fusionner plusieurs images en une seule sera un vrai cauchemar!

Si vous avez besoin d’une composition très précise, un trépied vous sera très utile. Vous pourrez peaufiner votre cadrage à souhait, sans bouger entre les clics.

Vous voulez faire mieux qu’un simple selfie? Le trépied sera votre meilleur ami si vous décidez de prendre votre autoportrait.

Si vous utilisez des objectifs lourds sur de longues périodes, comme en photo animalière, ou que vous avez un grand besoin de précision, notamment pour la macro, le trépied deviendra votre meilleur ami.

Enfin, en vidéo, le trépied ou un support quelconque est non négociable, à moins que le style caméra épaule qui tremble vous plaise...


L’importance de choisir le bon trépied


À ce propos, je vais vous raconter une histoire qui m’est arrivé l’an dernier.

J’étais en train de bâtir mon portfolio pour la photographie d’architecture. Alors que je photographiais la salle à manger d’une maison contemporaine très intéressante, j’ai voulu déplacer une chaise.

Quelques secondes avant le désastre...

Alors que je m’exécutais, j’ai entendu le son qu’aucun photographe ne veut entendre : BANG.

Mon coeur a arrêté de battre. J’ai vu des étoiles. Mon estomac s’est resserré. Avec horreur, j’ai constaté que mon petit trépied venait de tomber, emportant avec lui mon précieux 14-24mm et mon D750… pire encore, mon zoom ne bougeait plus. Complètement bloqué.

Après plusieurs envois chez Nikon et quelques soumissions, le verdict tombe: bris de la monture de l’appareil et blocage complet du zoom du à une déformation des bagues. C’est réparable. Pour 1500$.

Après cet événement, je me suis dit que je ne prendrait plus jamais mon trépied à la légère. J’achetai donc un réputé trépied Manfrotto, le 055 CX pro en fibre de carbone, et une rotule à crémaillères 410 Junior. Extrémiste? Peut-être. Que voulez vous, je suis émotive!

Maintenant, avez-vous besoin d’un trépied et d’une rotule de cette gamme? Probablement pas. Ceci étant dit, c’est avec beaucoup d’empathie et de bienveillance que je veux vous dire la vérité : un trépied, on ne «niaise» pas avec ça!


Comment faire son choix : les critère des sélection


Après avoir lu mon histoire, je suis certaine que vous êtes convaincu que de faire un bon choix de trépied est essentiel.

Mais comment?

Après tout, si vous faites un peu de tous les styles de photo, ou que vous êtes débutants, ou que vous avez des limites de budget, comment allez-vous savoir ce dont vous avez besoin? 

Ne vous inquiétez pas, il y a des critères plus importants que d’autres dans le choix d’un trépied.

Si vous ne voulez pas vivre, comme moi, l’horreur d’un trépied qui tombe, il faudra tenir compte de sa stabilité. Est-il solide? Peut-il supporter le poids de votre équipement? Qu’arrive-t-il si vous l’accrochez? Sera-t-il immobile même si il vente, pleut, neige, ou que vous êtes debout au milieu d’une rivière?

Ensuite, selon l’usage que vous en faites, vous devrez également songer à son poids et son encombrement. Après tout, si vous devez le transporter, il faudra avoir un trépied qui soit raisonnablement compact!

Enfin, vous devrez aussi penser à vos besoins spécifiques, selon les types de photos que vous faites. Si vous faites de tout, essayez de choisir un trépied polyvalent, sécuritaire et peu cher. Ainsi, vous pourrez tester ce que vous aimez ou non sur un trépied, et vous pourrez investir un peu plus une fois que vous aurez les idées claires!


Critère numéro un dans le choix d’un trépied : la charge maximale acceptable


Avant de faire l’achat d’un trépied, informez-vous sur le poids que ce trépied peut accepter sans problèmes.

Ensuite, additionnez le poids de votre boîtier et de votre objectif le plus lourd. Vous pouvez trouver ces informations avec une petite recherche sur google ou carrément le site du fabricant ou du revendeur.

Puis, multipliez ce poids par deux. Ainsi, si vous achetez un énorme téléobjectif un peu plus tard, vous ne serez pas forcé de changer de trépied!

Gardez à l’esprit qu’en règle général, un trépied plus robuste est synonyme d’encombrement. Si vous souhaitez le transporter facilement, il faudra en tenir compte et faire quelques compromis.


Critère numéro deux : les dimensions du trépied


La taille de votre trépied rangé ainsi que sa hauteur maximale et minimale seront importantes pour plusieurs raisons.

D’abord, il faudra en tenir compte pour votre confort. Si vous êtes très grand (ou très petit, comme moi!) trouver un trépied de hauteur convenable peut être un défi supplémentaire.

Ensuite,  la hauteur maximale et minimale seront à considérer pour votre créativité. Vous voulez photographier près du sol? Votre trépied devra descendre très bas.

Enfin, la taille une fois replié sera aussi à considérer pour faciliter le transport et le rangement de votre trépied.


La hauteur maximale de votre trépied


Comme je le disais plus haut, il faut considérer la hauteur maximale de votre trépied pour votre confort.

Il faut, idéalement, que votre trépied puisse être ajusté pour que votre appareil photo soit à la hauteur de vos yeux. Vous serez ainsi beaucoup plus confortable : pas besoin de courber le dos ou de se mettre sur la pointe des pieds!

L’idéal, à mon avis, est d’avoir un trépied qui puisse arriver à cette hauteur sans la colonne centrale. Ainsi, si vous souhaitez photographier un sujet plus grand que vous en studio, par exemple, vous pourrez le faire sans grimper sur une échelle!

Parlant de la colonne centrale… elle est indispensable. Normalement, vous en trouverez une sur la majorité des trépieds. Cependant, si vous en voyez un qui n’a pas cette fonction, sauvez vous en courant! Imaginez avoir besoin d’ajuster la longueur des 3 pattes pour changer la hauteur de votre trépied à tout bout de champ… ugh. Non merci!

Bref, la hauteur maximale du trépied est importante à considérer pour être confortable, autant que pour varier facilement la hauteur et multiplier vos possibilités créatives!

La hauteur minimale de votre trépied


Pour certains types de photographie, avoir un un trépied qui puisse descendre très bas est très utile.

Pas exemple, en photo de paysage, de pouvoir placer votre trépied très bas peut donner des effets spectaculaires. Ce sera très utile aussi pour la macro si vous photographiez des champignons, des fleurs, des insectes, etc.

Pour qu’un trépied descendre très bas, il y a quelques moyens d’y arriver. Entre autres, si les pattes peuvent être très ouvertes, vous pourrez faire descendre votre trépied très bas.

Une autre fonction pratique est d’avoir une colonne qui peut pivoter, voir même s’inverser! Attention cependant à la stabilité! Si la colonne amène l’appareil plus loin du centre du trépied, la stabilité sera beaucoup réduite!

La taille du trépied une fois rangé


Si vous voyagez, vous aurez besoin d’un trépied qui se range dans une valise ou votre sac photo. Pour y arriver, votre trépied aura besoin d’être assez petit une fois replié.

Pour qu’un trépied soit très compact une fois rangé, il aura plus de sections de pattes qui s’imbriquent les une dans les autres. C’est logique quand on y pense. Une patte divisé en 5 plutôt qu’en 2 prendra moins de place.

Par contre, cette fonction ne vient pas sans inconvénients. D’abord, plus il y a de sections de pattes, plus elles seront fines, et donc, moins stables. De plus, il faudra plus de temps pour les déployer complètement.

Troisième critère : le matériau du trépied


Les trépieds sont fabriqués dans plusieurs matériaux différents, et tous ces matériaux ne sont pas créés égaux. Parmi les plus communs, on retrouve le plastique, le fer, l’aluminium ou le carbone.

D’abord, évitez les trépieds en plastique. Je sais, ils sont peu chers… mais beaucoup trop légers et peu durables! À mon avis, ça ne vaut même pas la peine d’y songer!

Les trépieds de fer sont presque disparus, et pour bonne cause : ils sont tellement lourds qu’ils sont pratiquement impossibles à transporter. Solides, mais peu pratiques.

L’aluminium est un matériau durable et robuste, qui conviendra à la plupart des portefeuilles. C’est aussi le matériau le plus répandu.

Enfin, le carbone est le meilleur matériau. Durable, solide, léger, il résiste mieux aux vibrations et est généralement plus stable que l’aluminium. Si vous voulez avoir un trépied léger, mais stable, c’est le matériau à privilégier. Cependant, il est beaucoup plus cher que l’aluminium.

Quatrième critère : le système de blocage des pattes


Il existe trois système de blocage des pattes : les clapets, les vis papillon et les vis «twist lock».

Les clapets sont simple d’utilisation et rapides : vous les soulevez pour débloquer les pattes, vous les pressez pour les bloquer. À moins d’être dans un état d’usure avancé, ce système ne vous jouera pas de tours, garanti! C’est mon système préféré.

Les vis papillon sont en voie de disparition pour les trépieds plus récents. Elles sont plus souvent utilisées sur les supports d’éclairage. Le désavantage avec ce système, c’est qu’il faut minutieusement serrer les vis de chaque section, sur chaque patte, ce qui peut être beaucoup plus long. Imaginez serrer les vis une à une sur un trépied à 5 sections… ça fait 15 vis à serrer avant d’arriver à sécuriser votre trépied. Et si vous en oubliez une… votre trépied risque de tomber. Pas cool.

Les vis twist lock sont plus communes que les vis papillon et fonctionnent sur le même principe. On les serre pour bloquer les pattes. Elles ont cependant le même désavantage que les vis papillon. 


Les autres fonctions à considérer


Mis à part la taille, les matériaux, les sections et les systèmes de blocage d’un trépied, il y a plusieurs accessoires et fonctions à considérer. Voici les plus importantes.


Le type de rotule (ou de tête de trépied)


La rotule du trépied, c’est la partie où vous placez votre appareil et qui vous permet de modifier l’angle de l’appareil. Il en existe plusieurs types, qui ont toutes leur utilité. La rotule peut être achetée séparément ou en kit avec votre trépied, un peu comme les duo appareil-objectif.

Il existe plusieurs types de rotule : la rotule balle (ball head), la rotule 3D et la rotule à crémaillère (geared head).

La rotule 3D


Ce type de rotule permet d’ajuster l’angle de l’appareil sur 3 axes séparément. Il y a une poignée qui permet de régler chacun des axes séparément.

Ce n’est pas le système le plus rapide, mais il est assez précis. Il est donc à privilégier dans les contextes où la précision est plus importante que la rapidité, comme en immobilier où les verticales doivent être impeccables, ou en paysage, pour une composition précise.

Attention, ce système peut prendre beaucoup de place!


La rotule balle


La rotule balle, qu’on appelle aussi ball head, est l’une des plus rapides à utiliser. L’appareil est positionné sur une boule, ce qui permet d’ajuster les 3 angles en même temps. Pour maintenir la boule en place, la plupart des trépieds auront une vis à serrer.

Il existe aussi des rotules balle avec une poignée. Vous serrez la poignée pour débloquer la boule et vous la lâchez pour serrer. C’est le summum de la rapidité! C’est un système que je recommande si vous débutez et que vous cherchez un système peu coûteux et polyvalent.

Ceci étant dit, la rotule balle peut vous frustrer si vous cherchez la précision. Un problème commun est d’avoir la position parfaite, puis de la perdre aussitôt que la vis est serrée. Certains s’en fichent, d’autre vont trouver cela extrêmement frustrant. Vous êtes averti!


La rotule à crémaillères


La rotule à crémaillères (ou geared head) fonctionne sur 3 axes, comme la rotule 3D. Toutefois, elle a un avantage sur cette dernière : elle est beaucoup plus précise. Au lieu de dévisser les poignées pour débloquer les axes et les ajuster pour ensuite les resserrer, la rotule à crémaillères vous permet d’ajuster les axes en vissant. C’est le summum de la précision. C’est cependant un système un peu plus lent, en règle générale.

Cependant, la rotule 410 junior possèdent aussi un système de verrouillage qui permet de relâcher complètement chaque axe. Ceci permet d’ajuster chaque axe rapidement, pour ensuite parfaire les réglages avec les crémaillères. Le bonheur.


Le système d’attache rapide (ou Quick release)


Le nom dit ce qu’il a à dire. Le système d’attache rapide (ou Quick release) vous permet d’attacher et de détacher rapidement votre appareil de votre trépied. Essentiellement, votre appareil est attaché à une plaquette, qui est fixé sur votre trépied.

Si vous achetez un trépied neuf, il aura certainement un système d’attache rapide. Par contre, ce sera à surveiller sur les modèles de seconde main qui datent un peu plus. Je vous garanti qu’un trépied sans système d’attache rapide vous donnera des cauchemars…


Autres fonctions pratiques pour votre trépied


Il y a d’autres fonctions qui peuvent vous être utiles selon les type de photographie que vous souhaitez faire.

Si vous prévoyez faire des photos en plein air, un crochet sur la colonne centrale peut être pratique pour stabiliser votre trépied. Si vous êtes au vent ou dans le courant d’une rivière, vous aurez l’esprit tranquille.

Dans le cas des sols glissants comme la glace ou le sol d’un boisée couvert d’épines de sapin, des pattes à pointes rétractables peuvent vous assurer plus de stabilité.

Si vous recherchez un maximum de précision, regardez si la tête de votre trépied comporte un niveau.

Finalement, si vous cherchez un monopode, sachez que certains trépieds offre la possibilité de décrocher une patte de votre trépied pour en faire un monopode. C’est une bonne idée si vous souhaitez économiser!


Quelles sont les meilleures marques de trépied?


Je pourrais vous recommander une tonne de marques et des dizaines de modèles de trépieds. Par contre, pour vous faciliter la vie, je vous conseille de vous concentrer sur les marques les plus répandues et les plus reconnues : Manfrotto et Vanguard.

Est-ce que ce sont les deux seules marques légitimes? Non! Par contre, comme elles sont très répandues, vous pourrez en trouver plusieurs modèles en boutiques et les essayer avant de les acheter, même si vous faites un achat en ligne.

Parlant des achats en ligne, je vous suggère de vérifier si le revendeur est un revendeur autorisé du fabricant. Dans le doute, posez la question! Ce sera très important si jamais vous devez envoyer votre trépied en réparation sous garantie.


Quels sont les meilleurs modèles de trépieds?


Si vous ne voulez pas vous casser la tête, voici mes suggestions!  Je vous donnerai, dans chacune des marques le très bien, l’excellent et le meilleur, à mon avis! Allons y!


Le très bien : Manfrotto Befree et Vanguard VEO (235AB, 235 AP ou 265 AB)


Ces deux trépieds sont d’excellents modèles de voyage! Compacts, léger, mais résistants, ils sont d’excellents choix.

Le Manfrotto Befree supporte jusqu’à  8.8 lbs. Il est donc mieux adapté pour les appareils qui ne sont pas particulièrement lourds, comme les hybrides par exemple.

J’ai aussi testé le Vanguard VEO et côté portabilité, il est incroyable! L’avantage de celui-ci par rapport au Manfrotto Befree est que celui-ci peut supporte jusqu’à un incroyable 17.6 livres pour le modèle 265 AB! À 128$ sur amazon, c’est un choix abordable qui ne compromet pas la qualité pour autant!


L’excellent : Manfrotto série 190 et Vanguard série Alta Pro


La réputation du Manfrotto série 190 n’est plus à faire! Il est le choix de nombreux amateurs confirmés à travers le monde et est très solide. Je l’utilisais fréquemment pendant mes études en photos et il est tout sauf décevant. Il supporte jusqu’à 13,2 livres. Le seul hic : celui en aluminium est un peu lourd, alors je le recommande un peu moins pour les voyages ou les longues randonnées.

Chez vanguard, le Alta Pro se démarque. Gagnant de la mention choix d’Amazon, il est extrêmement bien coté! Il peut supporter entre 11 et 15 lbs selon le modèle choisi!


Le meilleur : Manfrotto série 055 et Vanguard série Abeo Pro

J’ai un parti pris pour le 055 de Manfrotto, et pour une bonne raison : il est incroyablement robuste, d’une qualité impressionnante et peut monter assez haut pour la majorité des types de photos. Je l’ai testé en photographie immobilière et en scolaire et il ne m’a jamais déçu! Même si quelqu’un s’accroche dessus, il ne se renverse pas! Il peut supporter pas moins de 19 lbs! Si vous êtes prêt à investir sur ce trépied, je vous recommande aussi de choisir la tête qui conviendra le mieux à vos besoins!

Le Vanguard Abeo Pro est aussi un excellent choix! Il supporte jusqu’à 17,6 livres!


Conclusion


J’espère que ce guide d’achat vous aura aidé à choisir un trépied qui saura satisfaire vos besoins!

En résumé, nous avons vu les critères les plus importants dans le choix d’un trépied.

Le plus important est sans doute la charge maximale supportée et la robustesse du trépied. À ce chapitre, les trépieds un peu moins compacts en fibre de carbone ont la cote! Si vous cherchez une alternative plus abordable, choisissez un trépied en aluminium, qui sera toutefois un peu plus lourd.

Ensuite, le système de blocage des pattes peut avoir un impact sur la rapidité d’installation, en plus du nombre de sections de pattes. À moins de chercher un trépied de voyage, je recommande de garder le nombre de sections au minimum et de choisir un système de blocage à clapets.

La tête (ou rotule) que vous choisirez dépend du type de photo que vous faites. Pour plus de rapidité, optez pour une rotule balle. Pour plus de précision, une rotule 3D sera préférable, et pour la précision ultime, considérez aussi la rotule à crémaillères (geared head)!

Enfin, j’ai parlé d’autres option utiles, qui, bien que facultatives, peuvent vous aider!

Finalement, j’ai recommandé quelques trépieds de différentes gammes et budgets. Je vous invite donc à leur porter un attention particulière lors de vos recherches!

Sur ce, je vous dit à la prochaine, et bon shopping! 


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Pourquoi vous devez copier les autres photographes

Pinterest, Instagram, magazines... L'inspiration peut être trouvée partout. Qu'on se l'avoue ou non, nous avons tous, tôt ou tard, copié la photo d'un autre photographe...ou tenté de le faire. En apparence, tout le monde semble condamner ce genre de pratique. Mais est-ce vraiment aussi diabolique qu'on le dit? Au risque de choquer les puristes du droit d'auteur, voilà mon opinion sur la question : oui, vous DEVEZ copier les autres photographes.

Quoi?

Attention, je ne vous dit pas de copier les photos des autres dans les moindres détails, de l'éclairage aux réglages en passant par le décor, le concept, la pose, voir même le physique du modèle lui-même!

Par contre, le fait de savoir analyser une image que vous aimez vous aidera énormément à progresser et à établir votre propre style.

Alors, comment reproduire les effets qui vous plaisent sans plagier? Comment devriez-vous analyser des images? En quoi copier les autres photographes peut vous aider à développer votre style? Aujourd'hui, je vous donne quelques pistes de solutions.

Copier les autres photographes sans plagier : quelques mots sur les droits d'auteurs

Avant de copier les photos d'autres photographes, il est important de faire mention des droits d'auteurs. Attention, je ne suis pas avocate. Je ne peux donc pas vous donner de conseils légaux, mais voici mon opinion sur la question.

Depuis 2012, au Québec, la loi sur le droit d'auteur accorde automatiquement aux photographes le droit d'auteur sur leurs images, du moment qu'ils appuient sur le déclencheur.

Donc, techniquement, si vous reproduisez la photo d'un autre, mais avec votre propre appareil, vous êtes propriétaire du droit d'auteur sur cette nouvelle image, n'est-ce pas?

Ce n'est pas aussi simple que cela. Aux États-Unis, le Copyright Act prévoit la protection des oeuvres basées sur d'autres oeuvres. À titre d'exemple, une chanson remixée ou une peinture imitée avec une variante ne sont pas considérées comme des violations du droit d'auteur aux yeux de la loi.

Une oeuvre dérivée d'une autre est ainsi protégée par la loi sur le droit d'auteur, en autant qu'elle contienne assez d'éléments nouveaux. C'est là qu'il y a beaucoup de place à l'interprétation.

Dans cet article publié sur Peta Pixel, il est question du cas d'un photographe dont la photo a été imitée par une agence de publicité. Selon l'auteur de l'article, Adam Remsen, avocat, l'agence de publicité n'est pas fautive, puisqu'il y a assez d'éléments différents entre les deux.

Légal, peut-être, mais pas éthique à mon avis.

Si vous voulez vous faire votre propre opinion, voici les deux images :

Mais au Canada, comment ça marche?

La loi canadienne sur le droit d'auteur ne prévoit pas de clauses particulières concernant les oeuvres dérivées. Il ne semble pas non plus y avoir de directives claires pour déterminer si une oeuvre a été plagiée.

Cependant, cela pourrait être appelé à changer! Le cas de Claude Robinson servira forcément d'exemple pour la suite des choses.

Pour faire une histoire courte, celui-ci avait présenté à Cinar son concept d'émission pour enfant intitulé Robinson Curiosité. Après une mésentente entre Robinson et Cinar, la compagnie de production a lancé Robinson Sucroe, une série copiant les personnages, la trame de l'histoire, le thème, etc. Les dessins originaux ont été refaits différemment, mais malgré cela, la cour suprême du Canada a donné raison à Robinson, après un combat de près de 20 ans.

La photographe Cindy Hains a voulu connaître la position de la cour quant au plagiat de concepts photo. Voyant qu'une de ses photos avait été imitée par une autre photographe, elle a intenté une poursuite pour plagiat.

La cour des petites créances lui a octroyé 2500$ pour la copie et la publication d'une photo presque identique à la sienne à des fins commerciales (la photographe fautive ayant produit la photo dans le cadre d'une séance photo payante). Pour avoir plus de détails sur ce cas, vous pouvez lire l'article publié sur le blogue de Francis Vachon.

Bref, inspirez-vous des autres photographes pour comprendre leurs techniques. Mais, lorsque vous faites des photos qui seront publiées, assurez-vous d'amener assez d'éléments nouveau en terme de pose, de cadrage, etc. Votre créativité s'améliorera beaucoup plus, et vous vous éviterez beaucoup de problèmes...

Que devriez-vous analyser pour reproduire vos photos préférées?

Comme je l'ai expliqué précédemment, l'objectif ici n'est pas de reproduire une photos dans ses moindres détails. En réalité, il s'agit plutôt de reconnaître ce que vous aimez dans une image pour ensuite le réutiliser dans vos photos. Comme le dit très bien Jake Hicks dans cet article, votre seul objectif devrait être de créer une copie évoluée de ce que vous avez vu. Je vous invite à aller consulter les images d'exemples qu'il a utilisées. Vous verrez que les photos ne sont jamais des copies conformes des originales!

Mais alors, si vous ne copiez pas la photo dans son ensemble, comment devriez-vous copier les autres photographes?

L'idée est d'observer d'abord l'éclairage, puisque c'est ce qui a le plus d'importance pour l'ambiance d'une image. Si vous êtes capable de reproduire l'éclairage d'une image, il ne restera plus qu'à utiliser votre créativité pour obtenir de superbes photos!

Trouver l'éclairage utilisé dans une photo : le secret est dans les yeux!

Le première étape pour découvrir quel éclairage a été utilisé pour une photo est d'observer la forme et l'emplacement des catchlights dans les yeux.  Pour en savoir plus à propos des catchlights, je vous recommande d'aller lire mon article sur la retouche des yeux! 

Voyons quelques exemples.

Dans cette photo, la réflection de la lumière dans les  yeux est en forme d'anneau. Donc, on peut déduire que cette photo a été prise avec un ring light

Comme le catchlight est presque en plein centre de l'oeil de la modèle,  cela nous indique que l'éclairage était positionné directement devant elle. La lumière est très douce et il n'y a presque aucune ombre sur le visage de la mannequin.

Pour avoir une lumière aussi douce,  il faut avoir une source de lumière très grande en relation avec le sujet. Dans ce cas ci, comme la plupart des ring lights sont plutôt petits en général, le photographe a du positionner la lumière très près du sujet. 

Pour l'effet halo derrière le sujet, il y a deux possibilités. L'effet a peut-être été créé à la retouche dans Photoshop. Sinon, il y a de bonnes probabilités que le photographe ait utilisé un flash pointé vers le fond, avec une grille en nid d'abeille pour contrôler l'étendue de la lumière. 

Contrairement à l'image précédente, celle-ci est beaucoup plus contrastée. Le reflet de la lumière dans l'oeil semble être en forme de croissant, et est située un peu plus à droite. 

Vous allez me dire qu'il n'y a pas de modificateurs de lumière en forme de croissant, et c'est tout à fait juste. En fait, si on observe  de plus près, on voit qu'il s'agit en fait du flash qui cache une partie du parapluie dans lequel il se réfléchit! 

Comme je ne vois pas  d'autres réflexions dans les yeux, je ne crois pas qu'il y ait de réflecteur. Comme les ombres ne sont pas complètement bouchées, je me risquerais à dire que la lumière qui se réfléchit sur les bras de la mannequin est ce qui éclaircit les ombres.

Enfin, à voir la couleur de fond, je crois que la modèle était assez loin de ce dernier. Le fond a probablement été éclairée de la même façon que pour la photo précédente, à faible intensité.

Comment copier l'éclairage d'une image prise en lumière naturelle? 


En lumière naturelle, vous trouverez des catchlights très indistincts, ou au contraire, vous saurez au premier coup d'oeil qu'il s'agissait du soleil. Les deux photos de cette publication sur instagram sont un bon exemple. Pour voir la deuxième image, cliquez sur la publication!

Sur la première image, la lumière est très douce et on ne distingue pas de forme précise pour le reflet de lumière dans les yeux.  À mon avis, cette photo a été prise alors qu'un nuage passait devant le soleil, ou à l'ombre, en gardant une partie du ciel visible dans les yeux.  

Pourquoi pas dos au soleil? Parce que si ça avait été le cas, il y aurait eu beaucoup plus de lumière dans l'arrière-plan et dans les cheveux de la mannequin.

Sur la deuxième photo, en revanche, c'est le soleil qui est la source de lumière principale. Remarquez comme le reflet dans les yeux est petit et rond. L'ombre du nez de la modèle est aussi très découpée. Une lumière aussi dure est souvent créée par le soleil ou un flash nu.

Il y a deux raisons qui me font dire que c'est le soleil et non un flash. La première, c'est que l'arrière plan est éclairée de la même façon et dans la même direction que le sujet. Si un flash avait été utilisé, l'arrière plan aurait probablement eu l'air plus sombre. La deuxième, c'est que la couleur de la photo dans son ensemble nous indique que la photo a probablement été prise au coucher du soleil. Ceci justifie donc que le catchlight soit plus bas dans les yeux.

Comment analyser l'éclairage lorsque les yeux ne sont pas visibles?


Vous avez vu une superbe photo que vous aimeriez reproduire, mais vous ne voyez pas de reflets? Dans ce cas, il faudra observer la direction et la qualité de la lumière! 

Prenons cette superbe photo de nouveau-né comme exemple. 

D'abord, on remarque que la photo est plus claire du coté gauche que du côté droit. Donc, la source de lumière principale est forcément de ce côté. 

Ensuite, la lumière est extrêmement douce. Il est presque impossible de dire avec certitude où les ombres commencent et où elles s'arrêtent. Pour obtenir un éclairage aussi doux et diffus, il faut une source de lumière très grande par rapport au sujet.

Dans ce cas-ci, j'aurais tendance à penser que la photo a été prise près d'une grande fenêtre. Si la fenêtre n'st pas une option pour vous, je vous recommande fortement d'utiliser  un gigantesque parapluie muni d'un diffuseur. Plusieurs photographes portraitistes très talentueux en font l'éloge régulièrement! 

Pour cette image, la lumière est diffuse et vient du côté gauche de l'image, puisque c'est ce côté qui est plus lumineux. Pour diffuser l'éclairage, la photographe a probablement utilisé un softbox de bonne dimension. 

L'ombre sous le nez de la mannequin laisse croire que le flash était positionné presque à la hauteur du visage, légèrement à gauche. 

Enfin, comme le côté droit de l'image n'est pas complètement noir, je crois qu'un réflecteur a été utilisé, ou encore un flash a plus faible intensité. Il semble y avoir beaucoup de jaune dans cette zone de l'image. On peut supposer qu'un réflecteur doré a été utilisé. Ou, peut-être que c'est le maquillage qui donne cet effet!  

Copier les autres photographes pour apprendre et trouver son style

Si vous essayez de reproduire l'éclairage des photos qui vous plaisent, vous allez apprendre énormément dans le processus! 

Les essais et erreur que vous allez faire vont vous permettre d'observer votre éclairage et de découvrir plusieurs possibilités. Vous verrez ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, ce que vous aimez, ce que vous n'aimez pas... 

Petit à petit, vous allez trouver les types d'images et d'éclairage que vous préférez. Ce sont ces préférences qui vont forger votre style unique! 

Conclusion


Bref, même si le fait de copier les autres photographes peut sembler mauvais ou non éthique, c'est un processus qui peut être extrêmement formateur! 

Il ne s'agit pas de reproduire entièrement une photo. Ce serait du plagiat. L'idée de base est plutôt d'analyser ce que font les autres et de créer votre version améliorée de ce que vous aimez.

Pour trouver quel genre d'éclairage a été utilisé, observez les catchlights dans les yeux des modèles. Cela vous donnera une foule d'informations sur l'éclairage utilisé. 

Observez aussi la qualité et la direction de la lumière. Est-elle diffuse? Est-elle dure? Est-elle directement devant le modèle? Derrière? De côté? Les ombres sont-elles découpées ou estompées? Sont-elles complètement noires ou plus claires?

Se sont toutes des questions que vous pouvez poser afin de reproduire la lumière que vous préférez!

Bref, j'espère que cet article vous sera utile pour améliorer vos photos et créer un style qui vous est propre!  Vous avez des photos que vous aimeriez que j'analyse? Mettez le lien dans les commentaires!

À la prochaine, et bonnes photos! 


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Focales et perspective

Vous êtes vous déjà retrouvé devant votre sac photo, en ne sachant pas quel objectif apporter avec vous en prise de vue? Vous êtes vous déjà demandé quel objectif acheter pour combler vos besoins, pour finalement vous retrouver plus mélangé qu'autre chose? Vous avez déjà entendu l'expression « longueur focale », mais vous n'êtes pas certain de ce que cela signifie?

Le fait de connaître ce que signifie le terme « longueur focale » vous sera absolument essentiel lorsque viendra le moment de vous procurer un nouvel objectif. Imaginez arriver à la boutique photo plein de confiance en sachant exactement ce qu'il vous faut!

De plus, la focale a plusieurs effets qui vous seront très utiles pour exercer votre créativité! Vous pourrez truquer la distance entre les objets dans vos photos, changer leurs proportions, et beaucoup plus!

Nous allons donc voir toutes les bases de la focales, le fonctionnement du zoom et son impact sur la perspective.

Qu’est-ce que la longueur focale?

La longueur focale, souvent exprimée en millimètres (mm), détermine à quel point vous serez « zoomé » dans vos photos. Plus le nombre de millimètres est élevé, plus votre objectif sera zoomé.

Le comment et le pourquoi des longueurs focales

Le très grand angle

Les objectifs se situant dans les plages de longueurs focales comprises entre 10 et 24 millimètres sont considérées comme des objectifs à très grand angle.

L’angle en question, c’est l’angle de vue de l’objectif. Lorsqu’on regarde des photos prises avec une objectif à grand angle, on peut avoir l’impression qu’elles sont étirées, surtout sur les côtés.

Nous verrons des exemples un peu plus loin. Les objectifs à très grand angle sont considérés comme des objectifs spécialisé, dont les focales se retrouvent très rarement sur les objectifs de kit.

Ils sont utilisées principalement pour les photos d’immobilier, pour les événements ou pour les paysages. Ils sont cependant rarement utilisés pour les portait, car ils déforment les proportions des sujets.

Le cheval de la photo de gauche semble avoir d’étranges proportions : sa tête semble énorme en relation avec le reste de son corps. C’est à cause de la focale utilisée (environ 16 à 18 millimètres). Pour réussir à photographier la grue en entier sur l’image de droite sans introduire d’éléments superflus, il fallait avoir recours à une très grand angle tout en restant près du sujet. Focale utilisée : 20 millimètres.

Le cheval de la photo du haut semble avoir d’étranges proportions : sa tête semble énorme en relation avec le reste de son corps. C’est à cause de la focale utilisée (environ 16 à 18 millimètres). Pour réussir à photographier la grue en entier sur l’image du bas sans introduire d’éléments superflus, il fallait avoir recours à une très grand angle tout en restant près du sujet. Focale utilisée : 20 millimètres.

Le grand angle

Un objectif est considéré comme à grand angle lorsqu’il a une focale qui se situe entre 24 et 35 millimètres. Généralement, les objectifs de kit commencent dans ces plages de focales.

Habituellement, le 24mm est le point où la distorsion sur les côtés des images commence à s’estomper. Ces focales sont souvent utilisées dans des situation où le photographe souhaite inclure un maximum d’informations par rapport au contexte de la situation photographiée, tout en conservant un aspect naturel.

Dans ces deux images, j’ai utilisé une focale d’environ 24mm. Dans les deux cas, le grand angle m’a permis de donner de l’information au spectateur sur le contexte de chaque situation. À gauche, le tournage d’un vidéoclip. À droite, une séance de signature d’autographes.

Dans ces deux images, j’ai utilisé une focale d’environ 24mm. Dans les deux cas, le grand angle m’a permis de donner de l’information au spectateur sur le contexte de chaque situation. En haut, le tournage d’un vidéoclip. En bas, une séance de signature d’autographes.

L’objectif standard

Les objectifs dits « standards » ont généralement des longueurs focales situées entre 35 et 70 millimètres. Les objectifs standards portent cette appellation parce que ce sont eux qui se rapprochent le plus de la vision humaine (outre la vision périphérique).

Ces objectifs sont parfait pour les portrait pris de près, ou les plein pieds. Ce sont des objectifs polyvalents. C’est la raison pour laquelle la plupart des objectifs de kit se situent dans cette plage de focales. Si toutefois vous cherchez à vous ajouter des possibilités en termes d’ouverture, un objectif à focale fixe comme le 50mm f/1.8 est un excellent choix pour une solution de qualité à faible coût.

D’ailleurs, plusieurs photographes professionnels qui oeuvrent dans le portrait ne jurent que par les objectifs fixes, puisqu’en enlevant la complexité d’un zoom, les fabricants arrivent à une qualité optique remarquable.

Ces deux photos ont été prises avec un 50mm. Comme il s’agit d’un objectif à très grande ouverture, il est possible de photographier même dans des situations de très faible lumière.

Léger téléobjectif

C’est à ce point que la majorités lentilles de kit arrêtent. On qualifie de léger téléobjectif les focales de 70 à 105 millimètres. Les meilleures lentilles de portrait se retrouvent habituellement parmi les légers téléobjectifs puisque la perspective demeure naturelle.

Téléobjectif

Les téléobjectifs sont les objectifs qui se situent dans les focales entre 105 et 300 millimètres (ou plus). Ils sont utilisés principalement pour les sujets distants, comme pour la photographie de nature et animalière, la photographie de sport, la photographie de spectacles ainsi que la photographie de presse.

Pour ces deux images du Festival d’Été de Québec, j’ai utilisé un objectif 70-200mm. Cela m’a permis de remplir le cadre de mes photos tout en créant un beau flou d’arrière plan.

Comment la focale influence-t-elle la perspective dans une photo?

La perspective fait référence à la dimension des objets ainsi que la distance entre eux. 

Plus un objet est près de l’appareil photo, plus il sera perçu comme « gros » par rapport aux autres, et vice versa. Avec un objectif, un peu truquer la perspective et donner l’illusion que certains objets sont plus loin, ou plus près les uns des autres.

Avec un grand angle, on « étire » la perspective,  ce qui donne l'impression que les objets dans l'image sont très loin les uns des autres. 

Inversement, avec un téléobjectif, on compresse les plans, ce qui donne l’impression que les objets dans la photos sont plus près les uns des autres, presque empilés.

Pour bien comprendre, imaginez que vous marchez dans la rue où vous habitez. Les voitures stationnées sur un coté sont « loin » de celles stationnées de l’autres coté de la rue, n’est-ce pas? Si par contre vous retournez chez vous et vous observez la rue à partir de votre fenêtre, les voitures semblent collées les une par dessus les autres.

C’est un peu le même phénomène qui se produit avec un objectif. Avec un grand angle, on est plus près du sujet, tandis qu’avec un téléobjectif, on se trouve en réalité plus loin du sujet, ce qui donne cette impression de proximité entre les plans.

Tout cela peut sembler bien abstrait, alors voici un exemple visuel de ce phénomène.

Même si la taille du kiwi est restée la même dans ces 4 photos, la taille des bananes a beaucoup changé entre la première et la dernière image. Je vous promet qu’aucun des objets n’a bougé! En fait, ces différences sont entièrement créées par la focale utilisée. De gauche à droite : 24mm, 35mm, 50mm, 200mm.

Même si la taille du kiwi est restée la même dans ces 4 photos, la taille des bananes a beaucoup changé entre la première et la dernière image. Je vous promet qu’aucun des objets n’a bougé! En fait, ces différences sont entièrement créées par la focale utilisée. De haut en bas : 24mm, 35mm, 50mm, 200mm. 

Pour terminer

En résumé, nous avons vu la différence entre les différentes longueurs focales, ainsi que leur effet sur la perspective dans vos images. 

En gros, la focale est exprimée en millimètres. Plus le nombre est petit, plus on dézoom : nous avons alors affaire à un grand angle. Plus le nombre est grand, plus on zoom : nous avons alors un téléobjectif.

Le grand angle permet d'inclure plus d'éléments dans votre photo pour aider à la mise en contexte. Par contre, il tend à étirer la perspective, c'est-à-dire donner l'impression que les différents plans dans l'image son plus loin les uns des autres. 

Au contraire, le téléobjectif vous permet de vous rapprocher virtuellement de votre sujet et donner l'impression que les différents plans sont plus près les uns des autres.

D'ailleurs, en portrait, il est préférable d'utiliser une focale plus longue pour éviter de déformer le visage de votre modèle...


J’espère que cet article vous aura aidé dans votre compréhension ce de phénomène et qu’il vous inspirera à aller prendre des photos en tirant avantage de la perspective!

N'hésitez pas à me laisser vos impressions et questions dans les commentaires!

Sur ce, je vous dis à la prochaine et bonnes photos!


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Comment choisir son objectif pour le portrait?

Si vous faites de la photo depuis un moment, vous avez sans doute commencé à vous découvrir un intérêt particulier pour certains genres de photos. Le portrait, entre autres, fait beaucoup d’adeptes. Qui ne rêve pas de prendre de superbe photos de ses amis et de ses proches? Mais, il y a une question qui vous trotte dans la tête : quel est le meilleur objectif de portrait?

Si vous avez fouillé sur le net ou demandé à des photographes professionnels, vous avez certainement eu toute sortes de réponses.

Certains vous diront que vous avez absolument besoins d’une objectif de portrait à focale fixe, comme un 50mm, 85mm ou 100mm.

D’autres vous diront qu’un zoom est plus pratique, mais que vous avez besoin d’une grande ouverture, comme f/2.8, par exemple.

D’autres encore diront que peu importe l’ouverture, en autant que la focale est longue…

Tout cela est bien, mais, pourquoi avez vous besoin de ce genre d’objectif? Comme s’y retrouver parmi les opinions de photographes et les faits? Par quel objectif de portrait commencer? Comment s’en tirer sans devoir acheter un objectif à 3000$? Pourquoi y a-t-il autant d’objectifs sur le marché?

Dans cet article, je vais tenter de vous donner toute l’information possible, pour vous permettre de faire un choix éclairé. Pour la version vidéo, par ici! 

La base d’un bon objectif de portrait : vos réels besoins

Avant de commencer à discuter de l’objectif idéal pour faire de beaux portrait, il faudrait définir ce que ça signifie de faire un beau portrait. Non seulement ça, mais aussi de connaître le rôle de l’objectif pour arriver à votre but.

Faire des portraits en studio, ou à l'extérieur?

La première chose à considérer, c’est l’endroit où vous allez faire vos portraits. Est-ce que vous souhaitez photographier en studio, ou à l’extérieur? L’espace est-il illimité, ou plutôt restreint?

Supposons que vous faites des photos principalement en studio. Comme vous commencez, vous aurez probablement un espace un peu plus restreint. Si vous ne possédez qu’un objectif 85mm fixe, vous ne pourrez définitivement pas créer de plein pied, même en vous éloignant le plus possible de votre sujet. Il faudra donc penser à avoir sous la main un zoom ou un objectif fixe qui vous permet d’aller chercher un angle plus large si vous en avez besoin.

À l’extérieur, comme l’espace n’est généralement pas un problème, vous pourrez cadrer à votre guise dans la majorité des situations, que votre objectif soit un zoom, ou un objectif fixe.

Comment avoir un arrière-plan flou en portrait?

Ensuite, il est souvent préférable d’avoir un arrière plan plutôt flou dans les photos de portrait. Ceci permet de mieux détacher le sujet de l’arrière plan. Pour créer un arrière plan flou, vous aurez besoin de deux choses, principalement : une grande ouverture, et/ou une longue focale.

Quelle focale choisir pour un objectif de portrait?

Il faut savoir que certains objectifs ont tendance à déformer les perspective. Comme vous ne voulez pas déformer le visage de vos modèles, il est préférable d’utiliser une focale d’au minimum 50 mm, surtout pour les plans plus serrés.

Ce portrait a été pris avec un objectif  à grand angle, ce qui a tendance à déformer le visage du modèle.

Quel budget prévoir pour un bon objectif de portrait?

Quel est votre budget? Il y a des objectifs de tous les prix, de 100$ à plus de 3000$. Les objectifs fixes sont généralement moins chers, en bas de 1000$. Les zooms, eux, sont généralement plus dispendieux. Ne vous en faites pas, cependant, il existe plusieurs alternatives aux objectifs plus onéreux!

Et maintenant, quelles sont les possibilités pour remplir tous ces besoins? Voici quelques pistes de solution!


L’objectif fixe : pourquoi les photographes de portrait l’adorent

Beau, bon, pas cher. Ce qu’il faut savoir des objectifs fixes, c’est que la qualité de l’optique est généralement meilleure que celle des zooms, à prix égal. De plus, ils offrent des ouvertures plus grandes, pour moins cher que les zooms. Qui dit grande ouverture dit magnifique bokeh!

Par exemple, j’utilise régulièrement le Nikon 24-70mm f/2.8  (Canon ici) pour mes photos de portrait en studio, parce que ce zoom est très polyvalent et d’une qualité remarquable. Par contre, c’est un objectif à 1800$… En revanche, le Nikon 50mm f/1.4  (Canon ici) vous offre pas moins de 2 stops de lumière supplémentaire, pour le tiers du prix! Lorsque j’ai commencé à faire des portraits, j’utilisais la Nikon 50mm f/1.8 , qui se vend seulement 250$. Si vous avez un boîtier canon, vous trouverez l’équivalent au prix ridicule de 175$ alors profitez-en!

D’ailleurs, vous devrez prendre en considération la taille de votre capteur. Sur un appareil photo plein capteur, le 50mm sera réellement un 50mm, tandis que sur un capteur APS-C, vous vous approcherez du 80mm. Ce sera à garder en tête, surtout si l’espace est restreint pour votre prise de photo!

Il y a également d’autres objectifs fixes très appréciés pour le portrait. La Nikon 85mm f/1.8, pour 600$, peut être une très bonne option. Encore une fois, les utilisateurs Canon ont de la chance, puisque l’équivalent se vend 100$ de moins.

Quels sont les les avantages et désavantages d'un objectif fixe?

Les objectifs fixes ont l’avantage d’offrir un excellent rapport qualité-prix. Ils vous permettent d’avoir dans votre arsenal un objectif à grande ouverture pour faire des portraits avec un magnifique bokeh, sans vider complètement votre compte en banque!

Cependant, ils ont le désavantage de ne pas dézoomer. Ainsi, pour cadrer plus serré ou plus large, vous devrez utiliser vos jambes, ou changer carrément d’objectif, ce qui ne sera pas toujours possible, selon les situations. Si vous voulez avoir plus de flexibilité, les zooms seront peut-être mieux adaptés à vos besoins.


Utiliser les zooms pour le portraits pour plus de flexibilité

Personnellement, j’utilise surtout des zooms pour mes portraits. La raison principale est la flexibilité, mais aussi le fait que, lorsque je fais autre chose que du portrait, les zooms conviennent mieux à mes besoins.

Ainsi, j’ai 3 objectifs qui me servent pour la vaste majorité de mon travail : la Nikon 14-24 f/2.8 (ou Canon 16-35), la Nikon 24-70 F/2.8 et la Nikon 70-200 f/2.8 (Canon ici).

Parmi ces objectifs, mon objectif de portrait préféré est sans aucun doute le 70-200mm. Avec cet objectif, le bokeh est absolument magnifique, surtout à 200mm. La plage de focales de cet objectif est aussi idéale pour avoir les proportions les plus réalistes possibles. Cependant, il faut s’éloigner un peu plus de ses sujets pour arriver à faire des cadrages plus larges.

Le hic, c’est que les zooms de cette qualité on quelques désavantages. Non seulement ces objectifs sont souvent hors de prix pour les photographes débutants, ils sont aussi plutôt lourds à transporter à la longue.

Si vous aimeriez profiter de la flexibilité d’un zoom, sans les contraintes de prix et de poids, voici mes suggestions.

Comment se procurer de bons zooms pour moins cher?

Pour 1000$ de moins que la version 2.8, le Nikon 70-200 f/4 (version Canon ici) est très avantageux. Même s’il a une ouverture maximale moins importante, cet objectif vous donnera un excellent bokeh quand même au delà de 100mm.

Si vous ne voulez pas sacrifier l’ouverture, vous pouvez envisager des marques comme Sigma ou Tamron qui offrent des zooms à caractéristiques semblables pour moins cher.

Certain d’entre vous me demanderont probablement pourquoi je ne parle pas des objectifs comme le 18-300, le 55-200, et compagnie. Il y a deux raisons à cela. La première, c’est que ce sont des objectifs conçus pour les appareils à capteur APS-C. Si vous changez un jour votre boîtier pour avoir un plein capteur, votre objectif ne pourra pas être utilisé sur votre nouvel appareil. Vous devrez alors le revendre. Comme le prix initial était peu élevé, la valeur de revente sera faible.

De plus, l’objectif a un rôle très important à jouer dans la qualité de vos images, autant sinon plus que l’appareil lui-même. Ainsi, tant qu’à investir, autant payer un peu plus pour avoir un objectif de bonne qualité, qui restera à jour beaucoup plus longtemps que votre boîtier, de toute façon.

Comment arriver à de beaux portraits avec l’objectif de kit?

Vous n’êtes pas certain de vouloir vous consacrer pleinement à la photo de portrait? Il est possible que vous ne soyez pas encore prêt à investir dans un objectif fixe ou un zoom de qualité.

Si c’est votre cas, ne vous en faites pas. Si vous possédez un objectifs de kit comme un 18-105, vous arriverez à des effets intéressants quand même.

Comment?

Utilisez l’ouverture maximale que vous permet votre objectif, et utilisez le zoom à son maximum, dans la mesure du possible. Si vous gardez votre sujet loin de l’arrière plan et que vous faites des plans plus rapprochés, vos verrez que le sujet sera quand même bien isolé du contexte.

Puis, n’oubliez pas qu’un beau portrait ne dépend pas que de l’objectif! Il faut savoir bien diriger le modèle, et bien l’éclairer!

Conclusion : quel est le meilleur objectif de portrait?

Il aurait été trop facile de vous dire d’acheter un objectif en particulier, sans tenir compte de vos besoins réels.

En effet, avant de choisir un objectif pour portrait, il faut déterminer plusieurs choses. Avez-vous beaucoup d’espace pour travailler? Faites-vous d’autre types de photo? Avez-vous un petit, moyen ou gros budget?

En règle générale, le meilleur rapport qualité-prix se trouvera parmi les objectifs fixes. Ce sont d’ailleurs les objectifs fixes qui vous donneront l’ouverture la plus grande.

Si vous êtes à l’aise avec le fait qu’il faut s’avancer ou s’éloigner du sujet pour modifier le cadrage, je vous conseille de vous procurer au moins deux objectifs fixes : un pour les plans rapprochés, et un pour les plans plus larges.

Quand vous faites plusieurs types de photos et que vous avez besoin de la flexibilité d’un zoom (ce qui est mon cas, d’ailleurs), je vous conseille alors d’investir dans un bon zoom à ouverture fixe.

Si votre budget vous le permet, optez pour une ouverture de f/2.8, qui vous donnera de fantastiques bokeh!

Si, par contre, vous préférez économiser, vous pouvez opter pour une ouverture de f/4, ou simplement vous diriger vers des marques qui fabriquent des objectifs semblables à ceux des grandes marques, à moindre coût.

Enfin, si vous n’êtes pas prêt à faire l’achat d’un nouvel objectif, certains objectifs de kit, comme le 18-105, vous donneront de bons résultats selon certaines conditions.

J’espère que ce article vous aura aidé à faire un choix éclairé! N’hésitez pas à m’écrire si vous avez des questions!

Sur ce, je vous dit à la prochaine… et bon magasinage!


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

3 éclairages essentiels pour votre premier studio photo maison!

Dans le dernier article, nous avons discuté de toutes les pièces d’équipement dont vous avez besoin pour monter votre premier studio photo maison pour pas cher. Si vous n’avez pas encore votre matériel, allez vite le lire! 

Cela vous aura donné un énorme coup de pouce pour vous guider dans vos achats. En effet, au lieu de partir à la chasse sans savoir ce que vous cherchiez, vous avez eu droit à un guide complet pour bâtir votre inventaire d’équipement photo.

Et maintenant? Les flashs de studio, comment ça fonctionne? Comment faire pour éclairer vos sujets? Comment arriver à une bonne exposition?

Aujourd’hui, je vais répondre à toutes ces questions. Nous allons voir comment monter et assembler les pièces de votre nouveau mini studio photo. Ensuite, je vous montrerai comment faire pour arriver à un bel éclairage, le plus simplement possible.

Pour voir le tout, regardez cette vidéo! 


Première étape : l’installation de votre mini studio photo

Commencez par trouver un endroit où installer votre matériel. Vous aurez besoin d’un espace d’un minimum de 6 pieds (deux mètres) de profondeur pour du portrait, et la largeur de l’espace dépendra de la largeur de votre fond de papier.

Si vous avez opté pour un fond de 5 pieds, comme dans mon exemple, l’espace nécessaire sera beaucoup moins important. La profondeur, elle, sert à garder un jeu entre votre sujet et le fond. Cela vous permettra d’éviter de voir l’ombre de votre sujet sur le fond, pour un résultat plus uniforme. Je vous recommande au moins 3 pieds (un mètre) de distance.

Commencez par installer votre fond. Si vous utilisez un mur pour supporter votre fond de papier, déposez le rouleau par terre, et déroulez-en un bout. C’est cette partie que vous collerez au mur suffisamment haut pour avoir un jeu au-dessus de votre sujet. Pour éviter que votre papier bouge, utilisez des pinces sur les côtés du rouleau.

Si vous photographiez des produits sur une table, collez la table à un mur. Ensuite, scotchez une extrémité du fond sur le mur. Utilisez des pinces pour attacher le rouleau à la table. Vous pouvez aussi découper une partie de votre rouleau pour éviter qu ce dernier bloque certains angles de vue. Gardez ensuite cette partie pour vos autres séances de photos de produits!

Une fois le fond installé, marquez l’endroit où se trouvera votre sujet avec du ruban à masquer. Ceci vous permettra de garder un éclairage constant.

Ensuite, installez les flashs. Posez les adaptateurs pour flash sur le dessus des pieds. Ensuite, insérez le récepteur sur l’adaptateur, puis posez le flash sur ce dernier. Ajoutez un parapluie en insérant la tige dans le trou prévu à cet effet dans l’adaptateur. Votre flash devra pointer vers le parapluie. Si vous avez choisi un parapluie blanc, la lumière traversera le parapluie. Dans le cas du parapluie argent, la lumière se réfléchira dans le parapluie. Enfin, répétez ces étapes pour l’autre flash.

Deuxième étape : régler votre appareil photo pour obtenir une bonne exposition

Dans l’article sur l’exposition, nous avons vu qu’il était primordial d’avoir une quantité adéquate de lumière dans vos photos. Lorsque vous utilisez des flashs, l’exposition doit être réglée entièrement manuellement. Pourquoi? Parce que l’appareil photo ne peut pas faire sa lecture d’exposition si la lumière utilisée n’apparaît qu’à la dernière fraction de seconde.

Le mode manuel peut faire peur, mais croyez-moi, cela n’a rien de compliqué.

La première chose à faire est de programmer votre appareil à 1/125 de seconde. Ceci permet au flash et à l’appareil de se synchroniser. Si vous utilisez une vitesse trop rapide, vous vous retrouverez avec une bande noire dans vos photos. Si, au contraire, votre vitesse est trop lente, l’éclairage ambiant influencera le résultat : cela n’est pas souhaitable. Notez que la vitesse n’influence pas l’exposition lorsque vous utilisez des flashs. C’est pour cette raison qu’une vitesse de 1/125 de seconde fonctionne toujours lorsque vous faites de la photo de studio à l’intérieur.

Ensuite,  gardez l’ISO au minimum, puisque la lumière des flashs suffira amplement pour que le capteur enregistre l’exposition correctement.

Enfin, réglez votre ouverture autour de f/8. Cela vous donnera une bonne netteté.

Troisième étape : régler les flashs

À ce point-ci, si vous prenez une photo, elle sera complètement noire. Il faut donc allumer les flashs et les émetteurs-récepteurs. Assurez-vous que ces derniers soient tous les deux sur le même signal radio. Autrement, la communication ne se fera pas entre les unités, et les flashs ne se déclencheront pas.

Ensuite, vous devez choisir une puissance sur vos flashs qui vous permettra d’obtenir une photo bien éclairée en rapport avec les réglages que vous venez de choisir sur votre appareil photo.

Vous vous demandez probablement comment choisir ces paramètres. Le comment peut sembler assez complexe lorsqu’on débute, alors je me contenterai de simplement vous donner une recette qui fonctionne bien dans les petits espaces, selon les utilisations que vous allez en faire.

Pour un éclairage sans ombres, idéal pour les photos de vêtements sur mannequins

Placez votre flash principal à environ 1,5 mètre de votre sujet et réglez-le à 1/4 de sa puissance, en mode manuel. Pour avoir une lumière bien diffuse, assurez-vous que le zoom de votre flash soit réglé à 24mm. Ceci donnera un rayon de lumière plus large.

Utilisez votre second flash pour obtenir un éclairage sans ombre.

Placez-le à la même distance de votre sujet que le premier flash, de façon symétrique, et réglez-le exactement de la même façon, ou à une puissance légèrement inférieure, selon l’effet recherché.

Pour éclairer un sujet sur une table : ma méthode pour des photos de produits sans ombres

Lorsque vous photographiez votre sujet sur une table, un éclairage à deux flashs, comme dans l’exemple précédent, peut parfois créer des ombres indésirables de chaque côté du sujet. Pour remédier à ce problème, vous pouvez simplement n’utiliser qu’un seul flash, positionné directement devant le sujet, en hauteur. L’ombre se retrouvera alors derrière le sujet.

Pour faire de beaux portraits dans votre studio maison

Je vais vous parler de l’éclairage de portrait classique, qui sera un bon point de départ pour de beaux portraits!

Utilisez le premier flash comme dans l’exemple des photos de vêtements, c’est à dire, à environ 1,5 mètre du sujet, à 1/4 de sa puissance. Si vous utilisez votre deuxième flash comme éclairage pour les cheveux de votre sujet, placez le du coté opposé, à environ 1 à 1,5 mètre de votre sujet.

Enlevez le parapluie et réglez le zoom du flash à au moins 70mm, pour concentrer le rayon de lumière. Si vous recherchez un effet intense, réglez ce flash à 1/4 de sa puissance. Pour un effet plus subtil, réduisez la puissance jusqu’à trouver un résultat satisfaisant.

Pour éclaircir les ombres sur votre sujet, utilisez un réflecteur. Plus le réflecteur sera près du sujet, plus les ombres seront éclaircies.

Quatrième étape : amusez-vous!

Vous savez maintenant comment installer votre matériel et effectuer les réglages de base pour votre mini studio photo. Il ne vous reste qu’à vous exercer pour prendre des photos qui vont vous plaire, et plairont à vos clients! Avec les trucs que je vous ai donnés, vous serez certainement en mesure de produire de belles photos autant pour le loisir que pour l’image de votre entreprise.

Conclusion

Bref, je vous ai donné, dans cet article, plusieurs trucs et astuces pour utiliser votre kit de studio photo sans trop de tracas.

Évidemment, je ne peux vous garantir que tous les réglages que je vous ai donnés fonctionneront pour tous les projets dans toutes les situations. Mon objectif ici était de vous donner un point de départ.

Pour utiliser adéquatement votre nouvel équipement, vous n’avez qu’à régler votre appareil à 1/125 de seconde, iso 100, f/8. Ensuite, placez vos flashs à 1,5 mètre de votre sujet et réglez-les à 1/4 de leur puissance, avec ou sans parapluie, selon la diffusion que vous souhaitez avoir. Ajustez le zoom de votre flash à 24mm pour une couverture plus large, ou 70mm et plus pour une couverture plus restreinte.

Naturellement, je n’ai pas couvert dans cet article tous les éclairages possibles ainsi que toutes les façons de modifier et de contrôler la lumière. Ce sera pour une prochaine fois!

En attendant, n’hésitez pas à me poser vos questions dans les commentaires!

À la prochaine, et bonnes photos! 


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi! 

Comment équiper son studio photo maison pour pas cher!

Vous avez certainement déjà eu le rêve de vous aménager un mini studio photo. Que ce soit dans les locaux de votre entreprise ou directement chez vous, avoir votre propre studio photo serait tellement pratique pour vous prendre en photo vous-même, photographier vos employés et vos produits, ou carrément vous générer un petit revenu en photographiant vos amis.

Mais, vous êtes découragé. Vous êtes allé chez un détaillant d’équipement, seulement pour ressortir de la boutique avec plus de questions que de solutions. Vous aimeriez trouver des aubaines, mais vous ne savez pas quoi chercher. De toute façon, c’est tellement cher… et après tout, vous ne savez pas comment ça marche! En plus de tout cela, louer un local est impensable pour vous et vous n’avez aucune idée où vous pourriez tout installer…

Et si avoir votre mini studio professionnel était plus facile que vous ne le croyez? Si je vous disais que c’était possible de le faire pour pas cher… vraiment pas cher? Si en plus de tout cela je vous disais que vous pouvez avoir un kit de studio photo 100% transportable, que vous pouvez monter et démonter en un rien de temps, et ranger dans un petit coin de rien du tout?

C’est exactement ce que je vais vous montrer aujourd’hui! Nous allons voir exactement quoi faire pour vous équiper pour votre mini studio photo. Non seulement cela, mais je vous donnerai des tas d’aubaines!

Si vous êtes prêts à devenir autonomes pour vos photos, la suite vous plaira assurément!

La base : de quoi avez-vous besoin pour votre mini studio photo et pourquoi?

Je vais commencer par vous dire une phrase bien plate que vous avez sûrement déjà entendue : ça dépend. Oui, mais ça dépend de quoi? Ça dépend de ce que vous souhaitez photographier. Par contre, soyez rassuré! Que votre but soit de photographier des gens ou des produits, la base de votre kit de studio restera la même. Voici donc la liste des essentiels pour votre mini studio photo.

Un appareil photo équipé d’une griffe porte-accessoires (hotshoe)

Bon. Si vous êtes en train de lire un article sur la façon de vous monter un mini studio photo, je suppose que vous avez déjà un appareil photo numérique équipé d’un hotshoe. Sinon, cela risque d’être difficile d’arriver à vos fins!

Blague à part, une griffe porte accessoire est essentielle pour contrôler votre éclairage. Pourquoi? Parce que c’est par le biais du hotshoe que vous allez parvenir à faire déclencher vos flashs et votre appareil photo en même temps. Comment? Avec des déclencheurs émetteurs-récepteurs. Nous y reviendrons.

D’ailleurs, vous n’avez absolument pas besoin du modèle d’appareil photo le plus sophistiqué sur le marché, à moins de vouloir faire imprimer vos photos sur des panneaux d’autoroute ou d’immenses murales. Un reflex ou un sans-miroir d’entrée de gamme fera la job amplement, même d’occasion!

À titre d’exemple, mon second boîtier est un Nikon D5100, qui se vend actuellement sur les sites de revente pour la modique somme d’environ 400$. Même s’il est sorti en 2011, c’est cet appareil et l’équipement décrit dans le présent article que j’ai utilisés pour l’image de marque du blogue que vous êtes en train de lire. Je parie que vous n’auriez jamais pu le deviner!

En passant, pour les photos en studio, l’objectif de kit vous suffira amplement. Comme vous aurez un éclairage assez puissant, le fait d’avoir une grande ouverture ne vous sera d’aucune utilité. Ce qui m’amène au prochain point…

Les flashs de studio

Pour commencer à faire des photos dans votre mini studio maison, vous allez avoir besoin d’équipement d’éclairage.

Pourriez-vous utiliser un éclairage naturel ou de la lumière continue? Probablement.

Par contre, ces types d’éclairage sont infiniment moins faciles à contrôler à cause de leur manque de flexibilité. Certains kits de lumière continue bon marché n’offrent que deux intensités de lumière, ce qui vous limitera assurément au niveau de votre créativité.

Les flashs que je vais vous proposer vous donnent pas moins de SEPT intensités différentes! De plus, si vous voulez avoir un maximum de lumière pour vous éviter de stresser avec votre ouverture ou votre iso, les flashs vont devenir vos meilleurs amis.

Quels flashs devriez-vous acheter?

Il y a un modèle de flash portatif qui m’a beaucoup impressionné. Il s’agit du Yongnuo YN560 IV.

Sérieusement, pour un peu moins de 100$ par flash, s’en passer serait de la folie! Vous pouvez même le rechercher sur eBay. J’ai réussi à trouver le mien pour environ 80$.

Il est extrêmement fiable, d’une puissance très intéressante, en plus d’être d’une excellente qualité.

Il est manuel, ce qui le rend un peu moins pratique pour être utilisé directement sur l’appareil. En studio, par contre, il est vraiment incroyable! Point bonus : à ce prix, je ne suis pas tellement nerveuse si je l’échappe.

Combien devriez-vous en acheter? Honnêtement, pour la majorité de vos portraits, vous pourrez très bien vous débrouiller avec un seul flash et un réflecteur. Si vous cherchez un peu plus de flexibilité, par exemple pour éclairer votre fond, ajouter un éclairage pour les cheveux ou avoir un éclairage sans ombres pour les produits, alors deux flashs seraient plus appropriés.

Personnellement, j'utilise un flash Nikon SB-910 comme flash principal, puisque je l'avais déjà pour faire de la photo d'événements en mode semi-automatique. Mon flash Yongnuo complète le duo avec brio pour la photo de studio!

Pour déclencher les flashs : les émetteur-récepteurs

Comme je vous l’ai dit précédemment, vous allez avoir besoin d’émetteur-récepteurs. L’émetteur se place sur le hotshoe de votre appareil et transmet un signal radio au récepteur qui se trouve sur le flash.

Ceci permet de synchroniser l’appareil et le flash. De combien en avez-vous besoin? La réponse va certainement vous plaire.

Vous n’avez besoin que d’un seul émetteur… et un seul récepteur, même si vous avez plus qu’un flash! En effet, vous pouvez, sur la plupart des flashs, activer la fonction slave, qui permet au flash de détecter si un autre flash se déclenche, et ainsi se déclencher en même temps.

Voici les options d'émetteur-récepteurs que je peux vous proposer.

L’option la moins coûteuse serait d’utiliser l’émetteur de la marque Yongnuo. Celui-ci, pour seulement 50$, vous permettra non seulement de déclencher tous vos flashs Yongnuo en plus de contrôler leur intensité à distance.

Je n’ai pas testé ce système personnellement, mais les critiques sur Amazon sont assez unanimes! Le seul désavantage de cet émetteur est que si vous décidez d’acheter des flashs d’une autre marque, vous devrez changer d’émetteurs.

Pour éviter ce problème, je vous propose de choisir un kit d’émetteur-récepteur qui sera compatible avec n’importe quel flash.

J’ai personnellement testé la marque Vello, qui est relativement fiable même avec un usage très intense. Pour commencer, le modèle Freewave Fusion Basic vous conviendra très bien.

Actuellement, j’utilise un kit d’émetteur-récepteurs Pocket Wizard Plus-X , qui sont extrêmement polyvalents, mais évidemment, une marque renommée vient avec une étiquette de prix proportionnelle!

Comment positionner l’éclairage de studio : supports et diffuseurs

Une fois que vous avez votre appareil photo, vos flashs et vos déclencheurs, il faut être en mesure de les installer.

Si vous débutez, j’ai une solution toute simple pour vous. Il suffit de vous acheter un kit incluant deux pieds de flash, deux adaptateurs pour flash portatifs et des parapluies.

Pourquoi les parapluies? Non, ce n’est pas pour protéger vos flashs des intempéries. En fait, ceux-ci servent à diffuser la lumière, pour obtenir un éclairage qui avantagera vos modèles.

Ce kit, pour 80$, fera votre bonheur, c’est garanti! Il est petit, facilement transportable et prend très peu d’espace une fois installé. Je vous conseille simplement de scotcher les pieds de flash au sol si vous devez circuler énormément autour, étant donné qu’ils sont très légers et peuvent avoir tendance à vouloir tomber. Vous êtes averti!

Et le courant, dans tout cela?

La beauté d’utiliser un kit comme celui-là, c’est qu’il ne nécessite aucune prise de courant, puisque tout fonctionne avec des pilles! On peut donc l’installer partout!

Quel genre de piles devriez-vous vous procurer? Mon premier conseil est d’acheter des piles rechargeables. Honnêtement, avec un mini studio photo, vos dépenses en piles standards vont augmenter à une vitesse folle, donc, n’y pensez même pas!

Pour les piles rechargeables, je recommande les piles haute performance Eneloop, AA pour les flashs, AAA pour certains émetteur-récepteurs. Avec elles, vous allez pouvoir déclencher vos flashs plusieurs fois de suite sans attendre qu’ils se rechargent, en plus de durer incroyablement longtemps. Elles sont plus chères que les pilles rechargeables standard, mais je vous garantit qu’une fois que vous les aurez essayées, vous ne voudrez rien d’autre! J’utilise les miennes depuis 3 ans et elles n’ont jamais faibli!

Pour un arrière-plan impeccable, utilisez le papier!

Vous serez peut-être tenté d’utiliser le tissu comme toile de fond pour vos photos : c’est facile à transporter, facile à ranger, et très abordable.

Par contre… c’est salissant, ça ramasse la poussière, c’est toujours froissé et la texture est tout sauf lisse. Bref, je déteste le tissu! À mon avis, vous devriez utiliser un fond de papier.

Vous pouvez en acheter en format de 5 pieds de largeur, ou 9 pieds de largeur. Ce qui est bien avec le papier, c’est que lorsque le fond commence à se froisser ou à se salir, vous n’avez qu’à sortir votre exacto et couper la partie qui est trop usée. L’autre MÉGA avantage du papier, c’est que vous n’avez même pas besoin d’un kit de support.

Quoi?

Eh oui, vous pouvez tout simplement scotcher l’extrémité sur un mur avec du ruban à masquer! Vous économiserez alors beaucoup d’espace. Enfin, les fonds de papier sont disponibles en plus de couleurs que vous aurez besoin dans votre vie entière! Vous pouvez vous les procurer chez tout bon détaillant de matériel photographique pour 60$ à 100$.

Si vous voulez vous donner plus de flexibilité et ne pas dépendre des murs pour faire vos photos, vous pouvez vous procurer deux supports à éclairage et un pôle télescopique. Vous pouvez trouver des aubaines intéressantes ici et ici.

Mettons le tout ensemble : autres accessoires essentiels de votre mini studio photo

Voici quelques accessoires qui vous seront très utiles pour compléter votre kit de mini studio:

  • Du ruban à conduits, pour coller vos supports de flash au sol.
  • Du ruban à masquer, pour coller votre fond de papier au sol ou au mur.
  • Des pinces pour tenir vos accessoires et empêcher votre fond de se rouler ou dérouler.
  • Un chargeur de batteries intelligent. Comme vous utiliserez beaucoup de piles (4 par flash et 2 par émetteur-récepteur), un chargeur pour 4 piles vous causera pas mal de frustrations. Je vous conseille de vous procurer un chargeur intelligent, qui permet de recharger jusqu’à 16 piles en même temps sans les endommager. J’utilise ​celui de Titanium Innovations, que j’ai déniché sur eBay pour environ 50$
  • Un réflecteur 5 en 1, pour éclaircir les ombres causées par votre lumière principale.  Vous pouvez aussi, si vous préférez, vous en fabriquer avec des cartons blancs rigides, si vos sujets sont plutôt des produits que vous photographiez sur une table.

Conclusion

Nous avons vu que votre rêve d’avoir votre propre studio photo maison n’était pas hors de votre portée, même si vous ne disposez pas d’énormément d’espace ou d’un budget exorbitant.

En effet, je vous ai présenté des accessoires d’une qualité adéquate, que j’ai testés moi-même, et que vous pouvez tous trouver à un prix inférieur à 100$. Vous aurez donc un système de mini studio photo complet qui vous donnera des résultats d’allure professionnelle, pour environ 400$ au total (sans l’appareil photo). Cela est très abordable, considérant que vous rentabiliserez le tout en à peine 1 ou 2 séances! Pour compléter votre kit de mini studio, pensez à ajouter des pinces, différents types de ruban adhésif et un réflecteur.

Si vous vous demandez encore comment tout cet équipement fonctionne, ne vous en faites pas! Le prochain article vous donnera tous les détails : comment installer votre matériel, comment effectuer les réglages, ainsi que quelques trucs pour bien éclairer vos sujets!

J’espère que vous avez apprécié cet article! N’hésitez pas à ajouter vos suggestions d’équipement abordable dans les commentaires!

Sur ce, je vous dis à la prochaine, et bonnes photos!


à propos de moi

Trois ans après la fin de mes études en photo, je suis toujours aussi passionnée. J’ai pratiqué la photographie dans de nombreux créneaux, du portrait à l’événementiel en passant par l’immobilier, la mode, le mariage, les bals de finissants et la photographie scolaire. J’ai été publiée sur des sites d’actualité musicale, en plus de photographier pour des catalogues de vêtements, de faire vendre des maisons, de travailler dans un studio de portrait et de photographier les élèves du primaire et du secondaire dans tout le Québec. Maintenant, je souhaite partager ma passion avec le plus grand nombre, afin que la photographie devienne accessible à tous et qu’elle vous fasse sentir aussi vivant que moi!